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RDC : Doudou Fwamba défend l’émission d’un Eurobond devant l’Assemblée nationale

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a été entendu ce vendredi 24 avril 2026 devant l’Assemblée nationale, à la suite d’une question d’actualité lui adressée par le député national Guy Kabongo, portant sur l’émission d’un Eurobond, une opération visant à mobiliser des ressources financières sur les marchés internationaux. Face aux préoccupations des élus, l’argentier national a souligné que la République démocratique du Congo ne met pas seulement en avant le montant levé, mais surtout la reconnaissance internationale de la crédibilité de sa signature.

Répondant aux interrogations des députés, notamment sur la régularité de la démarche, les conditions financières de l’emprunt et ses effets macroéconomiques, Doudou Fwamba a assuré que cette initiative s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de réduire la précarité et d’améliorer les conditions de vie des populations. Il a précisé que les fonds mobilisés seront orientés vers le financement de projets structurants, principalement dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie, considérés comme essentiels à la transformation économique du pays.

Sur le plan macroéconomique, le ministre des Finances a mis en avant des indicateurs jugés solides pour justifier cette opération, notamment un déficit public maîtrisé à 2,4 % du PIB et une dette publique contenue à 18,1 %. Selon lui, l’émission de cet Eurobond s’inscrit dans la dynamique de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement de la crédibilité économique de la RDC sur les marchés internationaux.

Blanchi Lungala M

Tshimbulu : Ambroise Wishiye, assistant à l’ISTM, décède foudroyé dans sa maison

Une pluie brève, presque anodine, a viré au drame à Tshimbulu, dans le territoire de Dibaya au Kasaï-Central Jeudi 23 avril, Ambroise Wishiye, assistant à l’Institut supérieur des Techniques Médicales, a été frappé mortellement par la foudre alors qu’il se trouvait assis dans sa maison aux côtés de son épouse.

Alertés par les cris de détresse, les voisins ont tenté de lui porter secours, mais le jeune homme d’environ 25 ans a succombé après son transfert au centre de santé.La disparition brutale de cet enseignant, décrit comme respecté et engagé, laisse une famille dévastée.Dans le quartier Tshimayi, l’émotion est vive face à une mort survenue dans des circonstances jugées incompréhensibles par de nombreux habitants.

Ce drame ravive une inquiétude persistante dans la région, où les cas de foudroiement suscitent souvent interrogations et interprétations mêlant phénomènes naturels et croyances locales.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : La Banque centrale reconnaît des faiblesses de transparence et annonce des réformes pour moderniser l’économie

Le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dressé un bilan contrasté de la situation économique du pays dans un entretien accordé à Jeune Afrique ce vendredi 24 avril. Il a souligné certains progrès récents, notamment une amélioration de la confiance des partenaires financiers, favorisée par des opérations réussies sur les marchés internationaux. Il a également relevé la relative stabilité du franc congolais ainsi que la baisse de l’inflation, qui contribuent à améliorer le pouvoir d’achat de certains citoyens, malgré la persistance de nombreux défis économiques.

Toutefois, le gouverneur a reconnu l’existence de faiblesses structurelles importantes dans le système économique congolais. Il a notamment pointé du doigt le manque de transparence dans la circulation des flux financiers, particulièrement en devises étrangères, qui échappent souvent au contrôle des autorités. Pour y remédier, la Banque centrale prévoit de renforcer le suivi des transactions en limitant progressivement l’usage du cash et en promouvant les paiements électroniques. Il a précisé que ces mesures ne visent pas la suppression du dollar, mais une meilleure organisation de son utilisation dans l’économie nationale.

Enfin, André Wameso a affirmé que ces réformes s’inscrivent dans une dynamique globale de consolidation économique. Il a évoqué la coopération continue avec le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que la volonté de réduire la dépendance du pays au secteur minier. Le gouverneur a également réaffirmé l’indépendance de la Banque centrale, assurant qu’elle ne finance pas directement les dépenses de l’État et qu’elle œuvre pour une gestion plus rigoureuse et crédible de l’économie nationale.

Charles Mapinduzi

Kongo-Central : La dégradation avancée de la RN16 inquiète les usagers et freine les échanges économiques

La Route Nationale n°16, reliant Kinshasa à l’Angola via le Kongo-Central, demeure un axe stratégique pour la République démocratique du Congo. Elle assure notamment la desserte d’une partie importante de la capitale et facilite les échanges entre le Kongo-Central et le Grand Bandundu, en traversant des localités clés telles que Kisantu, Ngidinga et le territoire de Kimvula. Cependant, depuis plusieurs années, cet axe routier est dans un état de délabrement avancé, rendant la circulation difficile et dangereuse pour les usagers.

Contacté par Netic-News, Jean Roger Rosenhan Makimuena Kikeba, activiste et notable de la zone, exprime son profond désarroi face à cette situation persistante. Malgré plusieurs correspondances adressées aux autorités en charge des infrastructures, notamment sous les gouvernements successifs de Sama Lukonde et de l’actuelle Première ministre Judith Suminwa, aucune réponse concrète n’a encore été apportée. Cette dégradation entraîne des conséquences graves : pertes de marchandises, hausse des coûts de transport et insécurité accrue pour les populations.

Face à cette situation, il lance un appel pressant aux autorités compétentes pour une réhabilitation urgente de la Route Nationale 16. Selon lui, la réhabilitation de cet axe vital est indispensable pour garantir la sécurité des usagers, faciliter les échanges économiques et contribuer au développement durable de la région.

Rabat Batalungu Ramazani

Enseignement : La craie blanche, un outil pédagogique aux risques discutés

L’usage de la craie blanche dans les salles de classe, bien qu’ancré dans les pratiques pédagogiques traditionnelles, présente des risques non négligeables pour la santé des enseignants. La poussière qu’elle dégage, principalement composée de carbonate de calcium, peut provoquer des irritations oculaires, voire des troubles de la vision. Sylvie Otoke Ramazani, enseignante de chimie au collège Saint Théophile à Lemba, alerte sur les effets de ces particules qui affectent non seulement la vue, mais aussi les conditions d’enseignement au quotidien.

Au-delà des atteintes oculaires, l’exposition prolongée à la poussière de craie peut également entraîner des problèmes respiratoires. Inhalées régulièrement, ces particules fines peuvent irriter les voies respiratoires et favoriser l’apparition de maladies pulmonaires. Les enseignants, exposés pendant de longues heures dans des salles souvent peu ventilées, figurent parmi les plus vulnérables. La question de la qualité de l’environnement d’apprentissage se pose ainsi avec acuité.

Face à ces risques, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à la modernisation des équipements scolaires. L’introduction de tableaux numériques ou de solutions alternatives pourrait limiter l’usage de la craie et améliorer les conditions de travail. Un tel investissement traduirait une volonté de protéger la santé des enseignants tout en renforçant la qualité de l’enseignement. La problématique mérite une attention urgente des autorités compétentes.

Rabat Batalungu Ramazani

Kinshasa : Décès de M’Pania wa M’Pania Hiro, frère de l’honorable Mike Mukebayi, le deuil organisé à Lingwala

Un deuil frappe la famille de l’honorable Mike Mukebayi Nkoso. Son frère propre, M’Pania wa M’Pania Hiro, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi aux environs de 22 heures, selon un communiqué nécrologique rendu public par les proches du défunt.

Le deuil est organisé dans la commune de Lingwala, au quartier Isangi, sur l’avenue 278, au domicile paternel. Famille biologique, amis, collègues et connaissances sont attendus pour rendre un dernier hommage au disparu et exprimer leur solidarité à la famille éprouvée.

Dans ce moment de douleur, plusieurs messages de compassion affluent pour soutenir l’honorable Mike Mukebayi et ses proches.

La rédaction de NETIC NEWS TV adresse également ses condoléances les plus attristées à la famille, en souhaitant le repos éternel à l’illustre disparu.

Gilbert Ngonga

FECOFA : Guy Mafuta explique les raisons de son absence dans la course à la présidence

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Invité sur Netic News TV ce vendredi 24 avril, Guy Mafuta Kabongo a clarifié sa position concernant la course à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association. Le président de l’AC Dibumba a expliqué qu’il n’a pas postulé à ce poste stratégique, mettant ainsi fin aux spéculations autour de sa candidature dans un contexte électoral très animé au sein du football congolais.

Au cours de son intervention, l’homme politique et avocat a justifié ce choix par un agenda particulièrement chargé. Entre ses responsabilités à l’Assemblée nationale, ses activités professionnelles en tant qu’avocat, ainsi que la gestion de son club, il estime ne pas disposer du temps nécessaire pour assumer pleinement une telle fonction. Fidèle à sa ligne de conduite, Guy Mafuta Kabongo a insisté sur son refus de « faire les choses à moitié », privilégiant la rigueur et l’efficacité dans ses engagements.

Par ailleurs, il a tenu à rappeler les exigences élevées liées à la direction de la FECOFA. Selon lui, le futur président devra disposer d’un solide réseau relationnel et d’une parfaite maîtrise des rouages du football.

« On ne peut pas diriger la FECOFA sans connaître les ABC du football. On ne peut pas devenir président et commencer à chercher les contacts de Gianni Infantino ou de Patrice Motsepe », a-t-il martelé, appelant ainsi à une gouvernance compétente et expérimentée à la tête de l’instance.

Voldy Matiafu

Lutte contre l’insécurité en RDC : Deux autres numéros verts mis à la disposition de la PNC

C’est depuis quelque temps que l’insécurité a pris une autre tournure inquiétante en RDC, surtout dans les principales villes du pays. De Kinshasa à Lubumbashi en passant par Matadi, Mbandaka, Goma et Bunia, aucune ville n’est actuellement en sécurité. Face à la montée de ce phénomène, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication, PT-NTIC, José Panda Kabangu, a remis deux numéros verts, dont le126 et le 164, aux autorités ayant en charge la sécurité de la population. C’était lors d’une cérémonie organisée, jeudi 23 avril 2026. Selon lui, ces deux numéros viennent s’ajouter au premier numéro, le112 qui existe déjà.

La remise de ces numéros a été faite en présence du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, du VPM en charge de l’Intérieur, Jaquemain Shabani, et du représentant du Commissaire général de la Police nationale congolaise, PNC, que le ministre a remis les deux numéros : le 126 et le 164, au VPM de l’Intérieur Jacquemain Shabani.

« Nous avons suivi la communication du président de la République, Félix Tshisekedi, qui a rappelé au gouvernement, lors d’un conseils des ministres du banditisme dans la ville de Kinshasa. Il a été question que l’administration soit proche de la population. C’est ainsi que j’ai eu à mobiliser l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo, ARPTC, et les opérateurs cellulaires pour mettre à la disposition du gouvernement d’autres numéros verts, à part le 112 qui existe déjà. C’est comme cela que l’ARPTC, en concertation avec les quatre opérateurs qui oeuvrent en RDC, ont produit ces numéros « , a fait savoir le ministre José Panda. Avant de renchérir que les deux numéros seront bientôt disponibles pour toutes les provinces de la RDC.

Il faut noter que plusieurs villes de la RDC font face à une insécurité qui met à mal la quiétude des gens. Le mode opératoire est le même : braquages, enlèvements, casse des murs et tueries. Mais la ville de Kinshasa vient en première position, où des criminels opèrent même en plein jour, sans aucune crainte. Face à cette situation, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre pour lutter contre cette insécurité, mais cela n’a produit aucun résultat escompté. La dernière en expérimentatiin est l’opération Ndobo.

Rodriguez Kikamba

RDC : Le HCR signale un faible taux de retour des réfugiés depuis le Burundi

Le processus de rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant au Burundi reste encore très limité. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), seuls 470 réfugiés sur environ 66 000 installés à Ruhigi ont accepté de regagner la République démocratique du Congo. Cette situation a été évoquée ce vendredi 24 avril 2026 à Uvira, dans le Sud-Kivu, lors d’une cérémonie de rapatriement organisée à la frontière de Kavimvira.

La représentante du HCR, Brigitte Mukanga-Eno, a rappelé que l’organisation privilégie des retours volontaires, sûrs et dignes. Elle a insisté sur le fait que les rapatriements ne peuvent se faire que vers des zones jugées sécurisées, afin de garantir un retour durable. Les personnes concernées doivent pouvoir rentrer chez elles en toute sécurité et reprendre normalement leurs activités quotidiennes.

Ce faible taux de retour s’explique notamment par la persistance de l’insécurité dans plusieurs zones de l’est de la RDC. De nombreux réfugiés préfèrent ainsi rester au Burundi malgré des conditions de vie difficiles. Les autorités congolaises et les organisations humanitaires appellent toutefois à une amélioration durable de la situation sécuritaire afin de favoriser un retour plus massif et durable des populations déplacées.

Blanchi Lungala M

Kinshasa : La 9ᵉ Semaine française relance les ambitions économiques entre la RDC et la France

Kinshasa abrite du 22 au 24 avril la 9ᵉ édition de la Semaine française de Kinshasa (SFK), placée sous le thème « RDC–France : perspectives partagées ». Après une pause l’année dernière, cet événement revient comme un cadre majeur de dialogue économique entre les deux pays. Pour l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, cette édition traduit la volonté de renforcer une coopération jugée stratégique.

Le diplomate français a indiqué que la SFK vise principalement à accroître la présence des entreprises françaises en RDC et à mieux faire connaître le potentiel d’un marché encore insuffisamment exploré. Il a rappelé que si certaines entreprises sont déjà installées depuis longtemps, d’autres viennent, surtout pour découvrir des opportunités et identifier des partenaires locaux, dans un contexte où la diaspora congolaise en France joue un rôle de relais économique important.

Rémi Maréchaux a également présenté l’état actuel des investissements français, estimés à 65 entreprises implantées en RDC, avec environ 8 milliards de dollars investis et près de 5 000 emplois créés. Une délégation de 25 entreprises, conduite par le MEDEF International, participe à cette édition, aux côtés de parlementaires français engagés dans la réflexion d’un futur accord de coopération économique. Organisée par la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise, avec l’appui de l’ambassade de France, la SFK reste une plateforme essentielle de mise en relation et de promotion des opportunités économiques entre les deux pays.

Fulgence Mavula