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RDC : Jacquemain Shabani obtient un engagement des institutions provinciales pour renforcer la gouvernance

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Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a clôturé mercredi 3 septembre à Kinshasa l’atelier consacré aux mécanismes de fonctionnement et de stabilisation des institutions provinciales. Ces assises visaient à trouver des solutions durables aux crises récurrentes qui fragilisent la gouvernance dans les provinces.

À l’issue des travaux, un acte d’engagement a été signé par les gouverneurs et les présidents des assemblées provinciales en présence du VPM Shabani. Ce document prévoit la mise en place d’un cadre permanent de concertation interne et interinstitutionnel, la résistance collective aux manipulations politiques, ainsi que le respect strict des moyens de contrôle parlementaire prévus par la Constitution, en n’ayant recours aux motions de censure ou de défiance qu’en dernier ressort.

Pendant deux jours, les participants — gouverneurs, vice-gouverneurs, présidents et membres des bureaux des assemblées des 25 provinces et de Kinshasa — ont diagnostiqué les causes de l’instabilité institutionnelle et proposé des mécanismes de stabilisation. Dans son discours de clôture, Jacquemain Shabani a exhorté les responsables provinciaux à passer des engagements aux actes pour renforcer la gouvernance locale.

Blanchi Lungala M.

RDC-Rwanda : Lenteur dans la mise en œuvre de l’accord de Washington déplorée

Le comité mixte de suivi de l’accord de Washington s’est réuni mercredi 3 septembre à Washington pour évaluer la mise en œuvre des dispositions signées entre Kinshasa et Kigali le 27 juin dernier. Les délégations congolaises, rwandaises, américaines, qataries et togolaises (en tant que facilitateur de l’Union africaine) ont regretté la lenteur observée dans le respect des clauses.

Les participants ont souligné l’urgence d’assurer l’exécution complète et rapide de l’accord afin de promouvoir la paix dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. La RDC et le Rwanda ont réaffirmé leur engagement à faciliter le retour des réfugiés et à ne pas soutenir de milices non étatiques.

La prochaine réunion devrait se concentrer sur l’accélération de la neutralisation des FDLR et sur les efforts du Rwanda pour lever ses mesures restrictives. L’accord de paix, signé sous médiation américaine, peine ainsi à produire les résultats escomptés en raison de retards persistants dans sa mise en œuvre.

Charles Mapinduzi

Kwamouth : Les FARDC libèrent cinq femmes enlevées par les rebelles Mobondo

Les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont libéré, mercredi 3 septembre, cinq femmes cultivatrices enlevées depuis le 1er septembre par les rebelles Mobondo dans la ferme Bidimu, à 17 kilomètres au nord du village Camp Banku. L’opération, de type raid, a permis leur libération sans affrontements majeurs.

Selon le porte-parole des opérations Ngemba dans l’espace Grand-Bandundu, les victimes ont été enlevées alors qu’elles travaillaient dans les champs. Les cinq femmes ont ensuite été remises à leurs familles par la société civile locale, qui a salué l’action rapide de l’armée.

Le capitaine Anthony Mwalushay a rassuré que les FARDC resteront aux côtés de la population pour assurer sa sécurité, malgré le contexte d’attaques récurrentes des rebelles Mobondo dans le territoire de Kwamouth.

Bienvenu Musoy

RDC : Claude Mbuyi prend la tête du Conseil National de la Jeunesse

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Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) a officiellement accueilli sa nouvelle équipe dirigeante lors d’une cérémonie de passation de pouvoir mercredi 3 septembre 2025 au secrétariat général du ministère de la Jeunesse et de l’Éveil Patriotique. L’ambassadeur William Mukambila, président sortant, a cédé ses fonctions à l’ambassadeur Claude Mbuyi, élu président du CNJ le 31 août dernier, marquant ainsi la première transition pacifique à la tête de cette organisation.

Dans son discours, William Mukambila a dressé le bilan de son mandat, saluant le travail de son équipe et souhaitant succès à ses successeurs. De son côté, Claude Mbuyi a promis de poursuivre les actions engagées tout en insufflant une nouvelle dynamique axée sur la participation des jeunes au développement du pays, notamment dans les domaines de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de l’éducation.

Le nouveau président a appelé à l’implication de tous pour la réussite de son mandat et s’est dit ouvert aux critiques et suggestions. Il a affirmé sa détermination à placer la jeunesse congolaise « au centre de la gouvernance » et à faire du CNJ un porte-voix constructif et efficace pour les jeunes du pays.

Guyvenant Misenge

Tanganyika : 600 ex-combattants démobilisés pour renforcer la paix

Le village de Tumbwe, à une dizaine de kilomètres au sud de Kalemie, a accueilli la démobilisation officielle d’environ 600 ex-combattants issus des groupes armés Fimbo na Fimbo, Kilima, Ngoma Pasuka et Biloze Bishambuke, dans le cadre du Programme Désarmement, Démobilisation, Relèvement communautaire et Stabilisation (P-DDRCS). La cérémonie a été présidée par le gouverneur de la province.

Marie Chantal Lumba, coordonnatrice adjointe du P-DDRCS en charge des opérations, a souligné que cette initiative reflète la volonté du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, de restaurer la sécurité et la stabilité dans la région. Elle a rappelé que cette démarche constitue un pas concret vers la pacification et la consolidation de l’ordre public.

La démobilisation marque le début de la réintégration de ces ex-combattants au sein de la société, contribuant à l’apaisement des communautés locales et au développement socio-économique du Tanganyika. Cette opération s’inscrit dans un effort global visant à assurer une paix durable dans cette partie du pays.

Guyvenant Misenge

Finances : Doudou Fwamba annonce des recettes supérieures aux prévisions en août avec 103%

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-botayi, a présidé le 2 septembre 2025 à Kinshasa la première réunion de mobilisation des recettes depuis l’installation du gouvernement Suminwa II. L’objectif était d’évaluer les performances fiscales du mois d’août et de définir les stratégies pour atteindre les prévisions annuelles. Pour ce mois, les recettes totales ont atteint 1 955,6 milliards de CDF, dépassant la prévision de 1 901,2 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 103%. La DGDA a collecté 634,5 milliards de CDF (105% de ses prévisions), la DGI 970,8 milliards de CDF (108%), tandis que la DGRAD a enregistré 350,2 milliards de CDF (88%).

Malgré cette performance positive, un déficit global de 10 239,7 milliards de CDF reste à combler d’ici la fin de l’année, réparti entre la DGI (5 782,5 milliards), la DGDA (2 354,9 milliards) et la DGRAD (2 102,3 milliards). Le ministre a insisté sur l’accélération des réformes fiscales et parafiscales, notamment la digitalisation des procédures, la réforme de la facture normalisée axée sur la TVA et l’actualisation du plan stratégique de mobilisation des recettes.

Fwamba a rappelé que la mobilisation des recettes est un levier essentiel de croissance économique et de stabilité budgétaire, nécessitant discipline, gouvernance et engagement de toutes les régies financières. Cette réunion a permis de dresser un bilan et de réaffirmer les priorités du gouvernement, sous l’impulsion du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour doter le pays des moyens nécessaires à son développement.

Guyvenant Misenge

Diplomatie : Jean-Pierre Lacroix attendu à Kinshasa

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Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de paix, est attendu ce jeudi 4 septembre à Kinshasa pour une visite officielle de cinq jours en République Démocratique du Congo (RDC), qui s’achèvera le 8 septembre. Il s’agit de sa seconde visite dans le pays cette année, après un déplacement en février-mars. Selon la MONUSCO, cette mission vise à « réaffirmer l’engagement des Nations Unies en faveur des processus de paix en cours et de la protection des civils, dans la perspective d’une paix durable et d’une stabilité renforcée en RDC et dans la région des Grands Lacs ».

Durant son séjour à Kinshasa, M. Lacroix rencontrera le président Félix Antoine Tshisekedi, ainsi que des représentants de l’opposition et de la société civile. Les discussions porteront sur la situation politique et sécuritaire du pays ainsi que sur les activités de la MONUSCO.

Le secrétaire général adjoint de l’ONU se rendra également à Bunia, dans la province de l’Ituri, où il rencontrera les autorités provinciales, les acteurs de la sécurité, les communautés locales et le personnel de la MONUSCO, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.

Guyvenant Misenge

Crise parlementaire en RDC : Entre luttes d’intérêts et menace sur la cohésion nationale

Le Parlement congolais est au cœur d’un bras de fer politique aux ramifications profondes. Les présidents des deux chambres, Sama Lukonde au Sénat et Vital Kamerhe à l’Assemblée nationale, font l’objet de pétitions de destitution simultanées. Officiellement motivées par des griefs de mauvaise gestion, ces offensives interviennent dans un climat de fortes tensions politiques et identitaires, mettant à l’épreuve la stabilité de l’Union sacrée et la cohésion nationale.

Des accusations aux allures de règlement de comptes

Les pétitions visant Vital Kamerhe pointent une gestion opaque des fonds, le non-paiement des émoluments et des soins de santé des députés, ainsi qu’un déficit de leadership. Si ces revendications traduisent un certain malaise, leur simultanéité avec la contestation contre Sama Lukonde laisse entrevoir un agenda politique plus large.

Derrière les accusations de mauvaise gouvernance, se dessine une stratégie de repositionnement : certains « nouveaux ministres » chercheraient à redistribuer les cartes au sein de l’Union sacrée, afin de placer des alliés de confiance à des postes clés. Cette manœuvre reste risquée, d’autant que Kamerhe, figure centrale de la coalition, reste marqué par l’affaire des « 100 jours », dont les échos continuent de hanter la vie politique congolaise.

Quand les intérêts des élus éclipsent ceux du peuple

Un élément frappe dans ces revendications : les préoccupations des parlementaires tournent quasi exclusivement autour de leurs avantages financiers. Ils dénoncent le paiement « en miettes » de leurs émoluments et la suppression de leurs soins médicaux, alors que la population croupit dans une misère chronique.

Routes, eau potable, électricité, écoles et hôpitaux manquent cruellement dans le pays. Mais ces réalités ne figurent pas dans les pétitions. Le contraste illustre un décalage inquiétant entre les élus et leurs électeurs, renforçant la perception d’une élite politique déconnectée et centrée sur ses privilèges.

Un risque de fracture identitaire et régionale

La spécificité de cette crise réside dans l’origine des deux figures visées : Vital Kamerhe et Sama Lukonde sont issus de l’Est, de l’espace swahili. Leur mise à l’écart simultanée pourrait être interprétée comme une marginalisation régionale.

Dans un contexte où les rébellions exploitent déjà les frustrations identitaires, une telle perception pourrait nourrir les discours de division. Kamerhe, souvent vu comme un pont entre l’Est et l’Ouest, incarne un équilibre fragile. Son éventuel départ risquerait de fragiliser davantage la cohésion nationale et de compliquer la réponse militaire et diplomatique aux conflits dans l’Est.

Tshisekedi face à un choix crucial

Cette situation place le président Félix Tshisekedi dans une position d’arbitre délicat. Laisser les pétitions suivre leur cours pourrait accentuer les fractures au sein de l’Union sacrée et alimenter les tensions régionales. Mais intervenir trop directement risquerait d’être perçu comme une ingérence dans l’autonomie du Parlement.

Au-delà des personnes, la crise révèle la fragilité institutionnelle congolaise : la multiplication des motions de destitution traduit une gouvernance instable. Une réflexion s’impose sur les mécanismes de régulation politique, afin d’éviter que chaque désaccord interne ne dégénère en crise nationale.

Une épreuve décisive pour la cohésion nationale

La double offensive contre Kamerhe et Lukonde constitue un test majeur pour l’Union sacrée et pour la RDC elle-même. Sa résolution déterminera la capacité du pays à dépasser les luttes d’intérêts et à préserver son unité dans un contexte déjà miné par l’insécurité et les inégalités sociales.

La question centrale reste : l’Union sacrée saura-t-elle surmonter ses querelles internes sans mettre en péril la stabilité du pays et la cohésion nationale ?

Guyvenant Misenge

TP Mazembe : Aliou Faty opéré en Belgique, longue absence en vue

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Coup dur pour le TP Mazembe. Le gardien sénégalais Aliou Faty Badara a subi, ce mercredi 3 septembre en Belgique, une intervention chirurgicale au pied gauche, au niveau du genou. Blessé depuis mai dernier lors d’une séance d’entraînement au stade des Martyrs, le portier de 27 ans n’avait jamais pu retrouver pleinement ses sensations malgré plusieurs tentatives de reprise.

Titulaire indiscutable et véritable spécialiste des tirs au but, Aliou Faty s’était imposé comme l’un des piliers de la défense des Corbeaux. Son absence, estimée à plusieurs semaines, représente une perte majeure pour l’équipe, aussi bien sur le plan sportif que psychologique, tant son leadership dans le vestiaire était devenu essentiel.

En attendant un retour espéré d’ici la fin de l’année, le staff technique de Mazembe devra revoir ses plans pour débuter la saison sans son dernier rempart. Le club de Lubumbashi est désormais confronté au défi de trouver des solutions temporaires pour pallier ce vide dans ses cages.

Voldy Matiafu

Dialogue de paix en RDC : Pretoria révèle plus la fracture que la réconciliation

Un dialogue crucial pour la paix en RDC s’est ouvert à Pretoria sous l’égide de la Fondation Thabo Mbeki. Mais l’absence de Kinshasa et les accusations d’entraves à la participation de l’opposition ont transformé l’initiative en une tribune amère. Loin de rassembler, cette rencontre a surtout exposé la méfiance persistante et la fracture profonde qui minent la classe politique congolaise.

Le grand absent : Kinshasa et ses raisons

Le gouvernement congolais a affiché un boycott unanime. Les invitations adressées à des figures comme le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, ou le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani, sont restées sans réponse. En cause : la méfiance vis-à-vis de Thabo Mbeki, jugé trop proche de l’ancien président Joseph Kabila, poursuivi en justice pour complicité avec les rebelles du M23/AFC. Pour Kinshasa, participer équivalait à cautionner une démarche « suspecte ».

Une opposition divisée et entravée

L’opposition n’a pas non plus parlé d’une seule voix. Le PPRD de Joseph Kabila a envoyé une délégation pour « regarder la crise congolaise en face », tandis que le parti de Moïse Katumbi a dépêché des représentants pour « décrisper l’atmosphère ». Mais d’autres ont dénoncé des entraves. Jean-Marc Kabund a affirmé avoir été privé de visa sous pression de Kinshasa, y voyant une « violation des droits humains ». Jean-Claude Kibala a vu son passeport diplomatique confisqué par la DGM. Quant au parti de Matata Ponyo, il a déclaré que ses délégués n’avaient pas obtenu de visas. Ces blocages ont affaibli la crédibilité du processus.

L’ombre des rebelles et les absents

La présence controversée de l’opposition armée a renforcé les suspicions. Le coordonnateur de l’AFC/M23, Corneille Nangaa, a dépêché une forte délégation, confirmant les craintes de Kinshasa. De son côté, Martin Fayulu a décliné l’invitation, jugeant l’initiative trop floue et plaidant pour un processus « inclusif local » piloté par les Églises.

Une confiance introuvable

L’objectif de la Fondation Thabo Mbeki de « recréer la confiance entre acteurs congolais » semble avoir échoué avant même de commencer. Pretoria aura davantage mis en évidence la défiance mutuelle qu’une volonté de réconciliation. La paix, en RDC, ne peut venir de l’extérieur sans une volonté sincère des principaux protagonistes.

Guyvenant Misenge