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RDC : Le ministre John Banza inspecte les travaux sur la RN4 à Kisangani

En mission d’itinérance dans la province de la Tshopo, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué ce mardi 2 septembre une descente à Kisangani pour évaluer l’avancement des travaux sur la route nationale numéro 4 (RN4). Il a notamment inspecté la construction d’un dalot cadre ainsi qu’un canal d’évacuation de 4 x 4 mètres.

Sur place, le ministre a rappelé l’importance stratégique de cette route, essentielle pour le ravitaillement en carburant et en denrées alimentaires jusqu’à Kinshasa. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées, il a insisté sur l’accélération du rythme des travaux, le respect des conditions de travail des ouvriers et la rigoureuse gestion de la première tranche de financement déjà disponible.

John Banza a souligné que cette inspection illustre la volonté du président Félix Tshisekedi et l’engagement du gouvernement à concrétiser des projets d’infrastructures majeures, considérées comme des leviers du développement national.

Blanchi Lungala M

RDC : Joseph Kabila dénonce un procès politique et plaide pour un dialogue inclusif

L’ancien président de la République, Joseph Kabila, est sorti de son silence dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique le 1er septembre 2025. Poursuivi pour trahison, crimes de guerre et meurtres, il a rejeté catégoriquement les accusations portées contre lui, qualifiant son procès de « faux » et dénonçant une manœuvre du pouvoir en place visant à l’écarter de la scène politique.

Kabila estime que son dossier judiciaire, conjugué aux arrestations de plusieurs hauts cadres civils et militaires, révèle une « crise plus profonde de leadership, de justice et de direction nationale ». Selon lui, aucune preuve tangible ne justifie les poursuites engagées. Il accuse les autorités actuelles de vouloir détourner l’attention de leurs propres responsabilités en instrumentalisant la justice.

Dans ce contexte, l’ancien chef de l’État a lancé un appel à un dialogue politique inclusif afin d’éviter une aggravation des tensions. Il insiste sur la nécessité, pour les acteurs politiques, de dépasser les accusations mutuelles et de faire preuve de courage pour unir le peuple congolais autour de ses véritables besoins.

Blanchi Lungala M

Condamnation de Constant Mutamba : La défense appelle à la paix et rejette le verdict

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Les avocats de l’ancien ministre de la Justice et Garde des sceaux, Constant Mutamba, ont exprimé leur désaccord avec l’arrêt rendu par la Cour de cassation, condamnant leur client à trois ans de servitude pénale et cinq ans d’inéligibilité.

Dans une interview accordée à Netic-News ce mardi 2 septembre après le verdict, maître Yves Kisombe a estimé que la décision repose sur « une motivation sévère ».

« Sans circonstance atténuante formelle, on arrive à condamner un prévenu à trois ans de prison. Mais la motivation reste sévère. Il y a matière à réflexion là-dessus », a-t-il déclaré.

De son côté, maître Paul Okito a rappelé les propos du chef de l’État, Félix Tshisekedi, sur « une justice malade » en République démocratique du Congo. Selon lui, « la Cour veut faire de Constant Mutamba le gestionnaire d’une société qui profite de l’argent public ». Il a souligné que la justice « ne doit pas servir des réseaux ou des amis, mais demeurer impartiale et indépendante ».

Le collectif des avocats de Constant Mutamba a, par ailleurs, lancé un appel au calme, exhortant la population à éviter tout acte de vandalisme en réaction au jugement. La Cour a également ordonné la restitution des sommes détournées dans les comptes de l’État.

Bienvenu Musoy

RDC : Le VPM Shabani lance un atelier sur la stabilisation des institutions provinciales

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Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a procédé ce mardi 02 septembre, au Palais du Peuple, à l’ouverture de l’atelier consacré aux mécanismes de fonctionnement et de stabilisation des institutions provinciales. Ces assises réunissent les Bureaux des Assemblées provinciales et les Exécutifs provinciaux pour réfléchir sur les causes de l’instabilité institutionnelle et proposer des solutions durables.

Dans son allocution, le VPM Shabani a salué l’engagement du Président Félix Tshisekedi en faveur de la paix et de l’unité nationale, tout en dénonçant les crises persistantes entre Assemblées provinciales et Gouvernorats, souvent marquées par des motions de défiance et de censure. Selon lui, ces pratiques récurrentes fragilisent la gouvernance, nourrissent les conflits communautaires et freinent le développement socio-économique. Il a rappelé que si ces mécanismes sont constitutionnels, leur usage abusif entraîne une instabilité chronique.

Les travaux, qui se poursuivront ce mercredi 3 septembre, devraient aboutir à un acte d’engagement collectif assorti d’un chronogramme clair. L’objectif affiché est d’assurer la stabilité des institutions provinciales afin de renforcer la cohésion nationale et garantir aux populations les bénéfices attendus de l’action publique et du développement.

Gilbert Ngonga

RDC : Constant Mutamba condamné à 3 ans de prison pour détournement de fonds

La Cour de cassation a rendu ce mardi 2 septembre son verdict dans l’affaire du détournement des fonds destinés à la construction d’une maison carcérale à Kisangani, dans la province de la Tshopo. L’ancien ministre de la Justice et Garde des sceaux, Constant Mutamba, a été condamné à trois ans de servitude pénale. La Cour a également prononcé une interdiction de cinq ans du droit de vote et d’éligibilité à son encontre.

Dans son arrêt, la Cour de cassation a établi que Constant Mutamba avait détourné les fonds tout en violant les procédures de passation des marchés de gré à gré et le processus administratif, qualifié de « frauduleux ». Selon la Cour, le prévenu avait l’intention d’enrichir la société Zion Construction SARL. Mutamba était accusé d’avoir détourné près de 19 millions de dollars.

Tout au long du procès, l’ancien ministre a nié les accusations, affirmant que les fonds du projet n’avaient jamais été retirés de la banque. Le ministère public avait requis une peine de dix ans de prison contre lui.

Bienvenu Musoy

RDC : Félix Tshisekedi, entre paix souhaitée et paix contrôlée

Depuis près de quatre ans, le président Félix Tshisekedi ne contrôle plus certains pans entiers du territoire national. La cause principale : la guerre imposée au pays par Kigali via ses proxies du M23, qui se sont emparés de plusieurs agglomérations dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Malgré l’appui des Forces armées congolaises par des troupes partenaires de l’EAC, de la SADC, du Burundi, de la MONUSCO, de mercenaires roumains et de résistants locaux Wazalendo, la menace rebelle reste intacte. Les efforts militaires n’ont jusqu’ici pas suffi à inverser la situation.

Entre politique et diplomatie

Face aux revers sur le terrain, Kinshasa s’est engagée sur les fronts politique et diplomatique pour tenter d’obtenir une désescalade. De Nairobi à Luanda, en passant par Addis-Abeba, plusieurs processus de paix africains ont été sollicités, sans résultats probants.

La menace que font peser les rebelles sur son pouvoir a même conduit le chef de l’État à recourir à Washington, contre des concessions sur les gisements miniers congolais. Le 27 juin dernier, un accord inattendu a été signé entre la RDC et le Rwanda pour tenter de mettre fin à des violences qui durent depuis près de trente ans.

Parallèlement, Kinshasa s’est engagée sur un autre front à Doha, où le Qatar participe à des pourparlers avec la RDC. Bien que les prémices d’une sortie de crise ne soient pas encore visibles, le gouvernement congolais espère que l’émir qatari réussira à convaincre le M23 de revenir à la paix.

Comme il l’affirmait dès son accession au pouvoir en 2019, Félix Tshisekedi se considère pleinement président seulement lorsque la paix sera effective en RDC. Il semble aujourd’hui engagé sur tous les fronts pour réimposer l’autorité de l’État.

La paix à tout prix… mais sous conditions

Contrairement à ses prédécesseurs, Mobutu et Joseph Kabila, qui n’hésitaient pas à « serrer la main du diable » pour maintenir l’unité du pays, Félix Tshisekedi recherche une paix qu’il peut contrôler.

Sa sortie médiatique lors du dernier congrès de l’Union sacrée a surpris plus d’un :

« Je ne me laisserai pas distraire par des initiatives venant de l’extérieur. Le dialogue est permanent en RDC et les Congolais n’ont pas besoin de facilitateurs », a-t-il déclaré, en réponse aux invitations de la Fondation Thabo Mbeki à participer à un cadre de dialogue du 3 au 6 septembre.

Selon plusieurs analystes, dans le contexte actuel où toutes les voies ont été vainement explorées, le retour de la paix devrait primer sur toute considération de provenance : de Kagame, de Kabila, de Katumbi, de Kinshasa, de Washington ou de Doha. Toute démarche visant à restaurer l’autorité de l’État mériterait soutien et accompagnement.

En affirmant que

« les Congolais veulent reconstruire leur pays et le sortir de la crise et non avec des Congolais inféodés au diktat des pays voisins », le président semble vouloir la paix, mais uniquement celle qu’il contrôle.

Une posture aux conséquences imprévisibles

Cette position comporte toutefois des risques. En écartant les facilitateurs internationaux, Félix Tshisekedi pourrait discréditer les multiples processus de paix en cours et décourager les partenaires extérieurs.

De plus, la sélection stricte des solutions pourrait radicaliser certains Congolais, accusés – à tort ou à raison – de collusion avec les pays agresseurs, et compromettre toute initiative de paix inclusive. Le président doit donc s’interroger sur la paix dont il a réellement besoin : la paix des braves ou la paix triomphante qui ferait de lui le héros.

Dans le contexte actuel, où le M23 demeure en position de force, la recherche d’une paix triomphante risque d’être improductive.

Charles Mapinduzi

Ngaliema : Pillage de magasins indiens et élèves libérés de l’école Saint Cyprien alors que le verdict du procès Mutamba approche

Des scènes de tension ont été observées ce mardi 2 septembre dans le quartier Sola, commune de Ngaliema, où plusieurs magasins appartenant à des commerçants indiens ont été pillés par des jeunes en colère. Ces derniers protestent contre le verdict attendu dans le procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, accusé de détournement de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani.

Selon les témoignages recueillis sur place, aucune décision officielle n’a encore été rendue par la Cour de cassation, mais les manifestants craignent une condamnation de l’ancien ministre. À proximité, le Centre Supérieurs Militaire abrite un important dispositif de soldats, qui, pour l’heure, n’est pas intervenu. Aucun dégât humain n’a été signalé.

Par ailleurs, à Sola, les élèves de l’école Saint-Cyprien ont été libérés en urgence sur décision du préfet, afin de leur permettre de rentrer chez eux sous pression. Une mesure similaire a été appliquée à l’école Sainte-Thérèse.

Le verdict du procès Constant Mutamba pourrait être prononcé dans les heures qui suivent, sauf imprévu, et devrait déterminer l’issue d’une affaire qui suscite une forte tension dans la capitale et au sein de l’opinion publique.

Gilbert Ngonga

Sankuru : Trois personnes ont trouvé la mort lors d’une évasion de prisonniers à Lodja

Trois morts et plusieurs blessés, tel est le bilan d’une évasion enregistrée à la prison de Lodja, dans la province du Sankuru. Selon le directeur de la prison, Pascal Dimandja, qui a annoncé lundi 1er septembre 2025 cette nouvelle, les fugitifs avaient forcé la porte principale avant de disparaitre dans la nature. Entre-temps, des avis de recherche ont été lancés pour les retrouver.

Pascal Dimandja déplore ainsi, le nombre insuffisant des forces de l’ordre commis à la sécurité de cette maison carcérale.

« La prison centrale de Lodja est grande mais le comble ce que les autorités militaires envoient un militaire, tandis que les autorités policières envoient trois policiers », a-t-il alerté.

Plusieurs voix se sont ensuite levées pour dénoncer les mauvaises conditions de vie au sein de cette maison carcérale. De son côté, Albert Anieme, de la Société civile de Lodja, a évoqué son délabrement et appelle à la réhabilitation de cette prison construite entre 1932-1933 par le belge Daniel, à l’époque commandant de la police.

Rodriguez Kikamba

RDC : Ensemble pour la République dit oui au dialogue proposé par la fondation Thabo Mbeki

Ensemble pour la république de l’opposition Moïse Katumbi, a tiré l’épingle du jeu. Par la voix de Christian Mwando, cadre du parti, le parti a annoncé lundi 1er septembre 2025, sa participation au dialogue proposé par la fondation Thabo Mbeki en Afrique du Sud, prévu en date du du mercredi 3 au 6 septembre prochain.

Mwando estime que cette rencontre n’est pas une occasion d’être en contact avec les rebelles et l’absence de Kinshasa ne peut empêcher les autres de réfléchir sur les causes du pays.

« Il s’agit de réfléchir sur la sécurité en Afrique, étant donné que la RDC est en guerre, il est important que nous Ensemble nous allions réfléchir avec les autres compatriotes sur ce que nous devons faire pour rétablir la paix en RDC », a dit Christian Mwando.

Le Gouvernement Congolais a refusé de répondre à cette invitation de Thabo Mbeki, justifiant cela par son rapprochement avec Joseph Kabila accusé de soutenir les rebelles du M23/AFC. De son côté, Martin Fayulu a également rejeté cet appel. Cependant, l’autre partie de l’opposition estime que ce dialogue pourrait être une occasion pour ceux qui se considèrent égarés de revenir à la raison.

Rodriguez Kikamba

Affaire Constant Mutamba : Vers une condamnation inévitable de l’ex-ministre de la Justice ?

Constant Mutamba aura beau multiplier des stratégies de tout genre pour tenter d’influencer la décision de la justice congolaise dans le dossier qui l’implique, rien ne semble jouer en sa faveur.

Alors que la Cour de cassation doit rendre son verdict dans l’affaire de détournement présumé de près de 20 millions de dollars, dont l’ex-Garde des Sceaux congolais serait responsable, les signaux ne laissent entrevoir aucune issue favorable pour l’ancien opposant.

Le chien aboie, la caravane passe

Depuis une semaine, des veillées en soutien à Constant Mutamba ont été organisées à sa résidence, où de nombreux acteurs politiques et sympathisants se sont succédé. Des chants hostiles ont été entonnés contre des officiels congolais, accompagnés de calicots dénonçant notamment Vital Kamerhe de l’Assemblée nationale, Firmin Mvonde de la Cour de cassation et la Première ministre.

Dans un geste symbolique, Constant Mutamba s’est rendu le dimanche au mausolée d’Étienne Tshisekedi, puis, le lundi, a rendu hommage à Félix Tshisekedi. Pour de nombreux observateurs, ces scènes, dignes d’une pièce de théâtre, pourraient bien peser sur la décision des juges.

« Constant Mutamba pense influencer la justice en s’appuyant sur le public ou par des mises en scène surréalistes. Pourtant, les juges pourraient décider d’alourdir sa peine pour affirmer que la justice est au-dessus de tout. Il doit arrêter cela », commente un avocat.

Malgré le soutien de ses partisans, la mobilisation des services de sécurité démontre que « le chien a aboyé, mais la caravane est passée ». Des veillées ont été perturbées, et une manifestation en faveur du prévenu a été rapidement dispersée à Kinshasa la semaine dernière.

Les dés semblent jetés

Le tableau est pour le moins inquiétant pour Constant Mutamba. Tous les signaux semblent indiquer que l’ex-opposant pourrait finir derrière les barreaux, malgré le soutien de ses sympathisants. Le report in extremis du verdict et l’assaut mené à sa résidence dans la nuit de lundi à mardi par la police et l’armée n’augurent rien de bon.

Les forces de sécurité ont également été mobilisées ce mardi pour contrôler plusieurs quartiers de la commune de la Gombe, où le verdict doit être rendu. En un mot comme en mille, sauf retournement de situation surprenant, il paraît quasi certain que Constant Mutamba passera sa première nuit à la prison de Makala.

Charles Mapinduzi