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Rentrée scolaire 2025-2026 : Le gouvernement réaffirme la gratuité de l’enseignement primaire public

Le Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a publié, ce mercredi 3 septembre 2025, un communiqué rappelant le caractère irréversible de la gratuité de l’enseignement primaire public en République démocratique du Congo. Cette mesure, inscrite dans la Constitution, demeure intangible et non négociable.

Le gouvernement s’engage à assurer le financement intégral de son application à travers la prise en charge des frais de fonctionnement, des salaires et des primes des enseignants, bureaux gestionnaires et établissements concernés, sur l’ensemble du territoire national. Le ministère insiste qu’aucun frais ne peut être exigé aux parents, toute dérogation constituant une pratique illégale et contraire à l’esprit de l’État.

Ce rappel intervient trois jours après la rentrée scolaire 2025-2026. À travers ce message, l’exécutif congolais réitère sa détermination à consolider cette avancée historique, considérée comme un pilier central de la vision éducative du Président Félix Tshisekedi.

Blanchi Lungala M.

Kalemie : Plus de 11.400 déplacés confrontés à une crise humanitaire au site de Kikongo

Plus de 11.400 déplacés internes vivent dans des conditions alarmantes sur le site de Kikongo, situé à 7 kilomètres de Kalemie, dans la province du Tanganyika. Ouvert en février dernier, ce camp fait face à une absence totale d’eau potable, de toilettes et de nourriture suffisante. Selon le secrétaire du site, Christian Tulinabo Kikuni, la situation a déjà provoqué la mort de 14 personnes, dont plusieurs enfants.

Les maladies hydriques et infectieuses telles que la rougeole, le choléra et le paludisme se propagent rapidement parmi les déplacés. Faute de soins appropriés, de nombreux malades sont transférés au centre de santé de Kifungo, distant de 3 kilomètres. Toutefois, le manque criant de médicaments dans cette structure et la difficulté d’accès entraînent de nombreux décès, notamment d’enfants qui succombent en cours de route.

À cette crise sanitaire s’ajoute une urgence éducative : la majorité des enfants déplacés risquent de ne pas aller à l’école cette année faute de moyens financiers. Les responsables du camp lancent un appel pressant aux autorités et aux organisations humanitaires pour une intervention rapide afin de prévenir une catastrophe humanitaire de grande ampleur.

Rodriguez Kikamba

Affaire Constant Mutamba : Pourquoi la prison est devenue incontournable après sa condamnation

La condamnation de Constant Mutamba par la Cour de cassation, prononcée mardi 2 septembre, a relancé le débat sur l’application stricte des peines en République démocratique du Congo. Si son assignation à résidence avant le verdict répondait à son statut particulier de membre du gouvernement, son incarcération après la sentence est désormais une obligation légale, rappellent plusieurs juristes.

Avant d’être condamné, Constant Mutamba bénéficiait d’un privilège de juridiction qui justifiait la résidence surveillée plutôt qu’une détention préventive. Le mandat de dépôt émis par le procureur général près la Cour de cassation visait alors uniquement à garantir sa présence au moment du verdict.

« Mais la situation change radicalement après la condamnation », explique un expert en droit pénal. La décision de la Cour de cassation, rendue en premier et dernier ressort, est immédiatement exécutoire. Mutamba n’est plus un prévenu mais un condamné. « Dès lors, la résidence surveillée n’a plus lieu d’être », souligne-t-il, rappelant que la sanction doit s’appliquer sans délai.

Le précédent Oly Ilunga : un cadre juridique clair

L’opinion publique s’interroge souvent sur la peine de travaux forcés, dont les modalités pratiques semblent floues. Or, la jurisprudence congolaise assimile systématiquement cette peine à une servitude pénale, donc à une incarcération ferme.

Le cas d’Oly Ilunga, ex-ministre de la Santé condamné à cinq ans de travaux forcés pour détournement de fonds liés à la riposte contre Ebola, reste la référence. Sa condamnation s’est traduite par un séjour effectif en prison, établissant un précédent juridique indiscutable.

Pour les avocats, le cas Mutamba ne saurait faire exception. Toute tentative de maintien en résidence surveillée après condamnation serait perçue comme un traitement de faveur, en contradiction avec le principe d’égalité de tous devant la loi.

L’incarcération de Constant Mutamba apparaît ainsi non pas comme une option, mais comme une exigence légale incontournable pour préserver la crédibilité de l’État de droit en RDC.

Guyvenant Misenge

RDC : Processus de paix enlisé, l’AFC/M23 dénonce une médiation américaine à double agenda

Un accord de paix avait été signé sous l’égide des États-Unis entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda pour tenter de résoudre le conflit dans l’est du pays. Parallèlement, l’administration Trump, par l’entremise de son conseiller Afrique, Massad Boulos, soutient le processus de Doha, qui vise à instaurer un dialogue direct entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), sous la supervision du Qatar. Mais malgré ces efforts, les discussions semblent au point mort tandis que la situation sécuritaire se dégrade. Les deux camps s’accusent de violer le cessez-le-feu, alimentant la méfiance de l’AFC/M23 quant aux véritables intentions de Washington.

Diplomatie bloquée : les limites des accords de Washington et de Doha

Après l’occupation de Goma et Bukavu par l’AFC/M23, la communauté internationale a redoublé d’efforts diplomatiques pour calmer les tensions. L’accord de Washington, impulsé par les États-Unis, et le processus de Doha, conduit par le Qatar, étaient censés se compléter afin de ramener la paix dans l’est de la RDC.

Toutefois, les engagements issus de la déclaration de principes restent sans suite. Les mesures de confiance nécessaires à la reprise des pourparlers n’ont pas été appliquées, compromettant le calendrier initial qui prévoyait la relance des discussions avant le 8 août 2025 et la signature d’un accord global le 17 août 2025.

L’AFC/M23 soupçonne Washington de viser les minerais

Lors d’une conférence de presse à Goma, lundi 1er septembre, Corneille Nangaa, coordonnateur politique de l’AFC/M23, a mis en doute les motivations réelles de l’administration Trump. Selon lui, l’intérêt américain ne serait pas d’abord la paix, mais les ressources minières congolaises.

« Trump, c’est le président américain que tout le monde semble craindre, il a sa méthode, son approche. Mais est-ce lui ou ses conseillers qui voient le dossier congolais comme une opportunité de business ? », a-t-il déclaré, estimant que même un contrôle accru des minerais ne résoudrait pas les causes profondes du conflit : la discrimination des Tutsis et l’effondrement de l’État congolais.

Une rébellion déterminée à rester sur place

Corneille Nangaa a exclu tout retrait des zones actuellement contrôlées par l’AFC/M23. Pour lui, le retour en exil est une option définitivement écartée.

« Nous avons dit qu’on ne vivra plus en exil. C’est terminé. Nous sommes chez nous aujourd’hui. Ceux qui pensent qu’on va se retirer d’ici, on ira où ? Même si Trump fait ses affaires, nous n’irons nulle part », a-t-il martelé.

Le mouvement insiste que la solution ne se trouve pas dans des « arrangements économiques » mais dans la reconnaissance des causes politiques et sociales de la crise.

« Le problème reste entier. Que ceux qui veulent des minerais prennent les minerais. Mais nous, nous avons une cause : vivre chez nous avec dignité. Notre problème, c’est l’absence d’État. Tshisekedi a détruit les FARDC, ce n’est plus une armée, il a détruit la justice », a conclu Nangaa.

Guyvenant Misenge

Lubumbashi : Shabani confirme Kafwimbi comme maire et dénonce l’insubordination

Le gouvernement a tenu à clarifier la confusion institutionnelle qui secoue la mairie de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Au cours d’un point de presse conjoint avec son collègue de la Communication, Patrick Muyaya, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a affirmé mardi 2 septembre que Patrick Kafwimbi demeure le maire en fonction. Il a précisé que seule la justice est habilitée à notifier toute décision concernant sa charge pour exécution.

Cette réaction intervient après l’installation de la maire adjointe Joyce Tunda comme intérimaire par la justice, alors qu’un autre intérimaire avait déjà été désigné par le ministère de l’Intérieur. Pour Jacquemain Shabani, cette confusion relève d’un problème de discipline administrative.

« Les maires des villes sont des territoriaux placés sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Malheureusement, à Lubumbashi, nous faisons face à des incidents d’insubordination », a-t-il regretté.

Le patron de l’Intérieur a enfin rassuré la population lushoise que cette crise ne s’éternisera pas. Il a évoqué « un manque d’expérience » comme possible cause de la situation et appelé les habitants ainsi que les médias à garder leur calme, le temps que le gouvernement apporte une solution définitive.

Cedrick Katay Kalombo

RDC et Qatar : 18 protocoles d’entente signés dans les secteurs stratégiques

La République démocratique du Congo et le Qatar ont conclu, mardi 2 septembre 2025 à Kinshasa, dix-huit protocoles d’entente couvrant plusieurs secteurs clés, dont l’énergie, la santé, les finances et l’agriculture. La cérémonie officielle s’est tenue sous la présidence du vice-Premier ministre en charge des Transports, représentant le gouvernement congolais.

Selon un communiqué du ministère, ces accords visent à renforcer la coopération bilatérale et à stimuler le développement socio-économique de la RDC.

« Les mémorandums d’entente que nous avons signés sont au nombre d’environ 18. Ils couvrent plusieurs secteurs (…) Nous voulons construire des hôpitaux et produire des médicaments pour la population », a déclaré M. Nidal Ammache, conseiller de Son Altesse Royale Sheikh Mansour Bin Jabor Bin Jassim Al Thani.

Ces engagements devraient ouvrir la voie à des projets concrets dans les prochaines semaines, avec pour objectif de moderniser les infrastructures, d’améliorer l’accès aux soins et de renforcer la productivité agricole. Le gouvernement congolais espère ainsi créer de nouvelles opportunités économiques et sociales grâce à ce partenariat stratégique avec Doha.

Fabrice Kabamba

RDC : Jean-Marc Kabund attribue son refus de visa en Afrique du Sud aux pressions de Kinshasa

L’opposant congolais Jean-Marc Kabund-à-Kabund a dénoncé, ce 2 septembre, le refus de visa qui l’a empêché de participer à une conférence organisée par la fondation Thabo Mbeki en Afrique du Sud. Selon lui, cette décision résulterait de pressions exercées par le gouvernement de Kinshasa afin de l’empêcher de prendre part à cette rencontre panafricaine d’envergure.

Ancien proche collaborateur du président Félix Tshisekedi devenu l’un de ses principaux détracteurs, Kabund a exprimé sa colère sur son compte X (ex-Twitter), qualifiant cet empêchement de « violation des droits humains » et « d’ingérence dans les affaires internes de la RDC ». Il accuse également Pretoria d’avoir cédé à l’influence du régime congolais, y voyant une atteinte à l’héritage démocratique de Nelson Mandela.

Ce refus de visa relance le débat sur les conditions d’exercice des droits des opposants congolais à l’étranger. Si l’ambassade d’Afrique du Sud à Kinshasa n’a pas encore réagi, les déclarations de Kabund mettent en lumière les tensions persistantes entre pouvoir et opposition en République démocratique du Congo.

Guyvenant Misenge

RDC vs Sénégal : Ismaïla Sarr forfait avant le choc du 9 septembre à Kinshasa

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À quelques jours du match très attendu entre la République Démocratique du Congo et le Sénégal, prévu le 9 septembre au stade des Martyrs de Kinshasa, les Lions de la Teranga enregistrent un nouveau forfait. Après Assane Diao (Como) et le gardien titulaire Édouard Mendy (Al Hilal), Ismaïla Sarr, attaquant de Crystal Palace, a été contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure, selon la Fédération Sénégalaise de Football.

Ces absences viennent fragiliser l’équipe dirigée par Aliou Cissé, déjà en préparation pour ce duel décisif dans la course aux qualifications pour la Coupe du Monde 2026. La sélection sénégalaise, championne d’Afrique 2022, voit ainsi son ossature perturbée avant un déplacement crucial à Kinshasa.

Pour les Léopards, ces forfaits constituent une opportunité à saisir. Soutenue par un public nombreux attendu au stade des Martyrs, l’équipe congolaise espère profiter de cette situation pour réaliser l’exploit et donner un tournant à sa campagne qualificative.

Voldy Matiafu

Mondial 2026 : Les Léopards de la RDC entament leur préparation à Juba

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La sélection nationale de la RDC a officiellement lancé sa préparation pour les 7e et 8e journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Ce mardi 2 septembre 2025, vingt-et-un joueurs ont pris part à la première séance d’entraînement sur le terrain de Juba, capitale du Soudan du Sud, sous la direction du staff technique.

Dans une ambiance studieuse et concentrée, le groupe a entamé les réglages en vue du premier match face au Soudan du Sud, prévu le 5 septembre, avant d’affronter le Sénégal le 9 septembre au stade des Martyrs. Les cadres de l’équipe se sont montrés particulièrement impliqués afin de donner le ton de ce regroupement crucial.

D’autres joueurs sont attendus dans les prochaines heures pour compléter l’effectif et poursuivre la préparation avec un objectif clair : ramener six points de ces deux rencontres décisives.

Voldy Matiafu

Divorce de Peter Mutumosi : Le joueur congolais s’exprime sur les réseaux sociaux

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Le milieu de terrain congolais Peter Mutumosi, actuellement sous les couleurs de Zed FC en Égypte, a surpris ses abonnés ce mardi 2 septembre en annonçant publiquement son divorce via sa page officielle Facebook. Le joueur, international congolais, a écrit :

« Ça été un plaisir d’être avec toi, on n’a pas pu aller loin dans ce mariage. Que chacun se cherche maintenant, fin de relation. »

Dans un second message, Peter Mutumosi a expliqué que cette séparation lui avait évité de graves conséquences personnelles :

« Cette rupture m’a sauvé de quelque chose de grave qui aurait bouleversé ma vie, mais Dieu m’a épargné d’une grave erreur que j’allais regretter toute ma vie. »

Cette annonce, intervenue peu après le premier anniversaire de leur mariage, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Si certains reprochent au joueur de mêler vie privée et page professionnelle, d’autres saluent sa franchise. En pleine saison avec Zed FC, Peter Mutumosi devra désormais gérer ce tournant personnel tout en restant concentré sur ses objectifs sportifs.

Voldy Matiafu