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Mercato : Brentford ferme la porte à un départ de Yoane Wissa

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Convoité par plusieurs clubs de Premier League, dont Newcastle, l’international congolais Yoane Wissa ne devrait pas quitter Brentford cet été. Selon des sources proches du dossier, le club londonien se montre inflexible, non pas pour des raisons financières, mais par choix stratégique : il ne souhaite pas perdre un élément clé de son effectif à ce stade du mercato.

Une décision d’autant plus étonnante que Brentford vient récemment de recruter Dango Ouattara, un profil offensif censé densifier son attaque. Malgré cette arrivée, les dirigeants estiment ne pas disposer du temps nécessaire pour trouver un remplaçant du niveau de Wissa, et préfèrent sécuriser leur saison avec l’actuel groupe.

De son côté, l’attaquant congolais a multiplié les signes de mécontentement, allant jusqu’à supprimer ses photos liées au club sur Instagram et afficher une photo de profil noire. Mais à moins de deux semaines de la clôture du marché des transferts, Brentford campe sur sa position : Yoane Wissa restera sous les couleurs des Bees.

Voldy Matiafu

RDC-M23 : Kinshasa appelle au respect de la résolution 2773 de l’ONU

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Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence ce vendredi 22 août 2025 à la demande des États-Unis, après la multiplication des attaques des groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les experts onusiens ont confirmé que le Rwanda et le M23 continuent de bloquer l’application de la résolution 2773, adoptée pour évaluer et sanctionner tout manquement aux engagements pris.

À cette occasion, l’ambassadeur Zenon Mukongo Nkay, représentant permanent de la RDC à l’ONU, a exhorté le Conseil à assumer ses responsabilités face au non-respect des engagements par Kigali. Il a souligné que le texte de la résolution 2773 impose une évaluation stricte de son application et des mesures concrètes en cas de violations.

Le diplomate congolais a par ailleurs dénoncé les tentatives du Rwanda de discréditer les rapports accablants de l’ONU sur les exactions du M23, tout en rejetant les accusations infondées visant la RDC. Il a réaffirmé les preuves du soutien actif de Kigali à la rébellion et évoqué l’exploitation illégale des ressources congolaises comme véritable motivation. Mukongo Nkay a réitéré l’attachement de la RDC à la vérité, à la souveraineté nationale et à une paix durable dans la région.

Blanchi Lungala M

RDC : Francine Muyumba dénonce la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila

Le réquisitoire du ministère public demandant la peine capitale contre l’ancien président Joseph Kabila, ce vendredi 22 août à la Haute Cour militaire, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise. Accusé de participation à un mouvement insurrectionnel, trahison, viol, torture, homicide intentionnel, déportation et occupation illégale de la ville de Goma, l’ex-chef de l’État fait face à l’un des procès les plus lourds de l’histoire politique du pays.

Parmi les voix critiques, la sénatrice Francine Muyumba, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), a vivement dénoncé cette réquisition. Sur son compte X, elle estime que « la haine tribale vient d’être officiellement institutionnalisée en République démocratique du Congo » et que « la cohésion nationale vient d’être enterrée », accusant l’État d’avoir choisi « la fragmentation au détriment de l’unité ».

Cette sortie politique traduit la fracture profonde que ce procès risque d’accentuer dans un pays déjà marqué par des tensions sécuritaires et communautaires persistantes, particulièrement dans l’Est. L’affaire Kabila pourrait donc devenir un nouveau point de rupture au sein de la classe politique congolaise et fragiliser davantage la cohésion nationale.

Bienvenu Musoy

RDC : Raïssa Malu échange avec les syndicats de l’Éducation sur les engagements de Bibwa

À quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a rencontré, le jeudi 21 août 2025 au Collège Boboto de Kinshasa, les leaders syndicaux nationaux du secteur. Cette réunion a permis d’évaluer les engagements pris lors des assises de Bibwa en août 2024 et de discuter des solutions à mettre en œuvre pour améliorer les conditions des enseignants.

Le président de l’intersyndical, Godefroid Matondo, a salué cette initiative, soulignant qu’il s’agissait de la première rencontre directe entre la ministre et l’ensemble des syndicats. Il a rappelé que les syndicats avaient soumis plusieurs préoccupations, notamment la question du traitement équitable des enseignants et la nécessité de trouver des réponses consensuelles pour répondre aux attentes de la base.

Les échanges ont également porté sur la mission de contrôle des effectifs lancée par le ministère afin d’identifier les enseignants réellement en fonction, en vue de résoudre le problème des « NP » (non payés) et des « NU » (nouvelles unités). Les deux parties ont convenu de travailler ensemble pour améliorer la prise en charge des enseignants et garantir une rentrée scolaire 2025-2026 réussie.

Blanchi Lungala M.

RDC : La peine de mort requise contre Joseph Kabila

L’ancien président congolais, Joseph Kabila, fait face à l’une des procédures judiciaires les plus lourdes de l’histoire politique du pays. Ce vendredi 22 août 2025, l’auditeur général des Forces armées de la RDC, le général Lucien René Likulia, a demandé à la Haute Cour militaire la peine capitale contre l’ex-chef de l’État, poursuivi pour de graves violations liées à la sécurité nationale et à des crimes contre l’humanité. L’ancien dirigeant est jugé par contumace, en son absence.

Parmi les charges retenues figurent la participation présumée à un mouvement insurrectionnel, la trahison, le viol, la torture, ainsi que l’occupation forcée de Goma. L’accusation évoque également des crimes d’homicide intentionnel et de déportation, des faits qui, selon les parties civiles, ont plongé des millions de Congolais dans l’insécurité et le traumatisme au cours des dernières décennies.

La République démocratique du Congo, aux côtés des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, s’est constituée partie civile et réclame 24 milliards de dollars américains à titre de réparation. Ce procès, qui marque un tournant dans la justice congolaise, soulève de vifs débats sur la responsabilité des anciens dirigeants et sur la capacité des institutions judiciaires à solder les comptes du passé tout en consolidant l’avenir démocratique du pays.

Cedrick Katay Kalombo

Sud-Kivu : L’armée abat un drone du M23 à Nzimbira

L’armée congolaise a annoncé avoir abattu ce vendredi 22 août vers 15h un drone kamikaze du M23 à Nzimbira, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu). Selon le secteur opérationnel Sokola 2, l’aéronef visait à bombarder les positions des FARDC dans la localité.

Le communiqué des forces armées indique que le drone a été détruit lors d’une riposte menée par une unité du 3309e régiment. Cette opération s’inscrit selon l’armée en réponse aux multiples provocations du M23 et de ses alliés Twirwaneho et Ngumino, qui continuent de mener des incursions malgré les accords de cessez-le-feu.

Malgré le processus de paix en cours, les affrontements se poursuivent dans plusieurs localités du Nord et Sud-Kivu, notamment à Walungu et Walikale. Les délégations des deux camps ont regagné Doha (Qatar) pour la reprise des pourparlers, dans un climat de méfiance persistante depuis la signature d’un pré-accord le 19 juillet dernier.

Jean Ngaviro

Équateur : Naufrage d’une balenière près de Basankusu, 400 rescapés vivent dans des conditions précaires

Une balenière en provenance de Mbandaka a chaviré mardi 19 août 2025 à 65 kilomètres de Basankusu, dans la province de l’Équateur, après avoir heurté un arbre vers 3 heures du matin. Le naufrage a fait un mort et a laissé 400 rescapés, dont 130 femmes, 122 hommes et 150 enfants, ainsi que 7 membres d’équipage. Toute la cargaison, comprenant notamment des fournitures scolaires, a également été perdue.

Alertée vendredi 22 août 2025, la Société civile locale, par la voix de son président Jean Louis Walengela, a dénoncé les conditions très précaires dans lesquelles vivent les rescapés. Selon lui, le câble de guidance de la balenière s’est rompu, entraînant la perte de contrôle de l’embarcation avant le choc contre l’arbre. La plupart des victimes se trouvent encore sur le site, dans un environnement pollué et insalubre.

La Société civile appelle les autorités à intervenir rapidement afin de prévenir la propagation de maladies hydriques et d’assurer la prise en charge des rescapés dans de meilleures conditions.

Rodriguez Kikamba

RDC : Le CSAC convoque Gaz Fabilouss pour propos jugés désobligeants

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a convoqué l’artiste musicien et acteur social Fabrice Ndongidila, alias Gaz Fabilouss, à se présenter devant son secrétariat d’instruction le jeudi 28 août 2025 à 11h. La convocation, signée ce vendredi 22 août 2025 par le président du CSAC, Me Bosembe Lokando Christian, fait suite au rapport du Centre de Monitoring des Médias Congolais (CMMC) qui reproche à l’artiste d’avoir diffusé des propos jugés « désobligeants » lors de ses récentes interventions médiatiques, notamment dans un extrait de son single devenu viral sur les réseaux sociaux.

Le CSAC estime que ces propos constituent une violation des bonnes mœurs et de la législation en matière de communication en RDC. L’institution rappelle à Gaz Fabilouss son obligation de présenter ses moyens de défense, conformément à l’article 62 de la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011, sous peine de sanctions prévues par la loi.

Cette convocation intervient alors que l’artiste est très suivi sur les réseaux sociaux, et que ses propos font l’objet de vives discussions dans l’opinion publique. Le CSAC souligne l’importance de respecter le cadre légal pour toute communication publique afin d’éviter toute sanction.

Fabrice Kabamba

Doha face au paradoxe congolais : Négociations de paix sous les bombes du Kivu

Les pourparlers de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) ont repris cette semaine à Doha, au Qatar, dans un climat de tensions extrêmes sur le terrain. Alors que la diplomatie tente de poser les bases d’un accord durable, les affrontements s’intensifient de manière alarmante dans l’est du pays, particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Les délégations des deux parties sont arrivées à Doha le jeudi 21 août. La présence de médiateurs internationaux, notamment du Qatar et des États-Unis, illustre l’urgence de la situation. Ces négociations s’appuient sur un projet d’accord global transmis aux deux camps, censé servir de feuille de route pour une résolution pacifique du conflit. Washington, par la voix de son conseiller spécial pour l’Afrique, Massad Boulos, a salué cette reprise des discussions, y voyant une étape cruciale pour l’avenir de la région. Cette démarche diplomatique fait suite à un accord conclu le 27 juin à Washington entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir le M23.

La réalité du terrain : un bilan tragique

Pourtant, cette dynamique diplomatique semble déconnectée de la violence qui règne sur le terrain. Depuis le 20 août, des affrontements d’une intensité rare opposent les forces du M23 à plusieurs groupes armés, notamment les miliciens locaux surnommés Wazalendo, ainsi que des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Les combats les plus violents se concentrent dans la localité de Kahumiro, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Le bilan de ces affrontements est lourd. Bien que le nombre exact de victimes soit difficile à établir en raison de l’insécurité, des sources locales font état de pertes significatives des deux côtés et de civils pris au piège des combats. La situation humanitaire s’est dramatiquement dégradée, avec des déplacements massifs de populations. Des milliers de familles ont dû abandonner leurs foyers, leurs champs et leurs biens, rendant l’accès de l’aide humanitaire presque impossible.

Une escalade qui défie les accords de paix

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont dénoncé une série d’attaques du M23/AFC, les qualifiant de « violation flagrante » des récents accords de paix. Ces attaques ciblent leurs positions militaires tant au Nord-Kivu qu’au Sud-Kivu, remettant en question la volonté de la rébellion de s’engager de bonne foi dans les négociations. Sous le commandement de Sultani Makenga, le M23 semble avoir intensifié ses opérations, notamment une campagne de traque contre les FDLR dans le parc national des Virunga, ce qui ajoute une dimension complexe et explosive au conflit.

L’avenir de la paix dans l’est de la RDC dépendra de la capacité des négociations à Doha à obtenir un cessez-le-feu immédiat. Si ces pourparlers échouent, la situation pourrait rapidement dégénérer. Le manque de confiance entre les parties et la persistance des combats constituent les principaux obstacles. La communauté internationale, en particulier les États-Unis et le Qatar, devra faire preuve de fermeté et de persévérance pour contraindre les belligérants à respecter leurs engagements.

L’attente angoissée d’une population épuisée

La population du Kivu, épuisée par des décennies de violence, reste suspendue à l’issue de ces discussions. Pour elle, la question n’est plus seulement celle d’une paix diplomatique, mais de savoir si Doha marquera enfin la fin d’un cycle sanglant ou s’il ne s’agira que d’un répit avant une nouvelle flambée de violence.

Guyvenant Misenge

L’Ombre qui plane sur les Motards de Kinshasa : La « Drogue du sommeil »

Les rues de Kinshasa sont le théâtre d’un nouveau fléau, une insécurité grandissante qui s’abat sur les motards, ces héros du quotidien qui zigzaguent entre les embouteillages pour faire vivre leurs familles. Un phénomène pernicieux, surnommé la « drogue du sommeil », sème la terreur et la misère parmi eux. Des récits glaçants de motards de Kintambo Magasin, qui fréquentent les axes de Pompage, la DGC et l’UPN, dessinent le tableau d’une ville où le danger se cache dans un simple service rendu.

Loin des braquages violents, cette nouvelle technique de vol s’apparente à une trahison silencieuse. Un passager au visage amical, une boisson offerte, et la vie bascule. L’hospitalité, valeur cardinale dans la culture kinoise, est ici détournée pour devenir une arme de dépouillement. Le motard s’effondre, et à son réveil, ne reste que le vide : la moto, l’outil de travail, l’espoir d’un avenir meilleur, a disparu.

Des récits douloureux et un désespoir grandissant

« Je me suis arrêté pour acheter de l’eau », raconte Jean, le regard perdu dans le vague. « Un monsieur très poli m’a offert un jus. J’ai bu. Et c’est le trou noir. Je me suis réveillé plusieurs heures plus tard dans un petit poste de police… On m’avait tout pris : mon téléphone, mon argent, et ma moto. C’est comme si on m’avait volé ma vie. »

Un autre motard, Merveille, un jeune homme à l’énergie débordante, confie sa peur.

« La moto, c’est mon gagne-pain. C’est avec ça que j’envoie mes petits frères à l’école. Maintenant, on se méfie de tout le monde. On a peur de prendre un client, peur de s’arrêter… L’insécurité est partout. On se bat pour rien. »

Ces voix témoignent d’une souffrance qui dépasse le simple préjudice matériel. C’est la dignité qui est atteinte, la confiance qui est brisée. Les victimes de ces vols se retrouvent démunies, sans recours, face à un système qui semble impuissant à les protéger. L’ombre de la « drogue du sommeil » plane sur chaque course, transformant chaque client en un suspect potentiel et chaque transaction en un risque mortel.

Une lutte pour la survie et un appel à l’aide

Face à cette menace invisible, la solidarité entre motards s’organise. Ils se donnent des consignes de vigilance, se partagent les informations sur les méthodes des voleurs, mais la peur reste palpable. L’économie informelle des motards, un pilier de la survie à Kinshasa, est mise à rude épreuve par cette vague d’agressions.

Les motards lancent un appel vibrant aux autorités et à la population. Ils ne sont pas seulement des transporteurs, mais des pères, des frères, des soutiens de famille. Ils demandent aux forces de l’ordre de prendre ce problème au sérieux et de mener des enquêtes pour démanteler ces réseaux. Ils exhortent les Kinois à la vigilance et au respect, rappelant que derrière chaque moto, il y a une histoire, une vie, un rêve brisé par la « drogue du sommeil ».

Ce phénomène, si répandu, pourrait-il être le symptôme d’un problème plus profond de pauvreté et de désespoir dans la capitale ?

Guyvenant Misenge