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Équateur : Naufrage d’une balenière près de Basankusu, 400 rescapés vivent dans des conditions précaires

Une balenière en provenance de Mbandaka a chaviré mardi 19 août 2025 à 65 kilomètres de Basankusu, dans la province de l’Équateur, après avoir heurté un arbre vers 3 heures du matin. Le naufrage a fait un mort et a laissé 400 rescapés, dont 130 femmes, 122 hommes et 150 enfants, ainsi que 7 membres d’équipage. Toute la cargaison, comprenant notamment des fournitures scolaires, a également été perdue.

Alertée vendredi 22 août 2025, la Société civile locale, par la voix de son président Jean Louis Walengela, a dénoncé les conditions très précaires dans lesquelles vivent les rescapés. Selon lui, le câble de guidance de la balenière s’est rompu, entraînant la perte de contrôle de l’embarcation avant le choc contre l’arbre. La plupart des victimes se trouvent encore sur le site, dans un environnement pollué et insalubre.

La Société civile appelle les autorités à intervenir rapidement afin de prévenir la propagation de maladies hydriques et d’assurer la prise en charge des rescapés dans de meilleures conditions.

Rodriguez Kikamba

RDC : Le CSAC convoque Gaz Fabilouss pour propos jugés désobligeants

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a convoqué l’artiste musicien et acteur social Fabrice Ndongidila, alias Gaz Fabilouss, à se présenter devant son secrétariat d’instruction le jeudi 28 août 2025 à 11h. La convocation, signée ce vendredi 22 août 2025 par le président du CSAC, Me Bosembe Lokando Christian, fait suite au rapport du Centre de Monitoring des Médias Congolais (CMMC) qui reproche à l’artiste d’avoir diffusé des propos jugés « désobligeants » lors de ses récentes interventions médiatiques, notamment dans un extrait de son single devenu viral sur les réseaux sociaux.

Le CSAC estime que ces propos constituent une violation des bonnes mœurs et de la législation en matière de communication en RDC. L’institution rappelle à Gaz Fabilouss son obligation de présenter ses moyens de défense, conformément à l’article 62 de la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011, sous peine de sanctions prévues par la loi.

Cette convocation intervient alors que l’artiste est très suivi sur les réseaux sociaux, et que ses propos font l’objet de vives discussions dans l’opinion publique. Le CSAC souligne l’importance de respecter le cadre légal pour toute communication publique afin d’éviter toute sanction.

Fabrice Kabamba

Doha face au paradoxe congolais : Négociations de paix sous les bombes du Kivu

Les pourparlers de paix entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) ont repris cette semaine à Doha, au Qatar, dans un climat de tensions extrêmes sur le terrain. Alors que la diplomatie tente de poser les bases d’un accord durable, les affrontements s’intensifient de manière alarmante dans l’est du pays, particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Les délégations des deux parties sont arrivées à Doha le jeudi 21 août. La présence de médiateurs internationaux, notamment du Qatar et des États-Unis, illustre l’urgence de la situation. Ces négociations s’appuient sur un projet d’accord global transmis aux deux camps, censé servir de feuille de route pour une résolution pacifique du conflit. Washington, par la voix de son conseiller spécial pour l’Afrique, Massad Boulos, a salué cette reprise des discussions, y voyant une étape cruciale pour l’avenir de la région. Cette démarche diplomatique fait suite à un accord conclu le 27 juin à Washington entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir le M23.

La réalité du terrain : un bilan tragique

Pourtant, cette dynamique diplomatique semble déconnectée de la violence qui règne sur le terrain. Depuis le 20 août, des affrontements d’une intensité rare opposent les forces du M23 à plusieurs groupes armés, notamment les miliciens locaux surnommés Wazalendo, ainsi que des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Les combats les plus violents se concentrent dans la localité de Kahumiro, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Le bilan de ces affrontements est lourd. Bien que le nombre exact de victimes soit difficile à établir en raison de l’insécurité, des sources locales font état de pertes significatives des deux côtés et de civils pris au piège des combats. La situation humanitaire s’est dramatiquement dégradée, avec des déplacements massifs de populations. Des milliers de familles ont dû abandonner leurs foyers, leurs champs et leurs biens, rendant l’accès de l’aide humanitaire presque impossible.

Une escalade qui défie les accords de paix

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont dénoncé une série d’attaques du M23/AFC, les qualifiant de « violation flagrante » des récents accords de paix. Ces attaques ciblent leurs positions militaires tant au Nord-Kivu qu’au Sud-Kivu, remettant en question la volonté de la rébellion de s’engager de bonne foi dans les négociations. Sous le commandement de Sultani Makenga, le M23 semble avoir intensifié ses opérations, notamment une campagne de traque contre les FDLR dans le parc national des Virunga, ce qui ajoute une dimension complexe et explosive au conflit.

L’avenir de la paix dans l’est de la RDC dépendra de la capacité des négociations à Doha à obtenir un cessez-le-feu immédiat. Si ces pourparlers échouent, la situation pourrait rapidement dégénérer. Le manque de confiance entre les parties et la persistance des combats constituent les principaux obstacles. La communauté internationale, en particulier les États-Unis et le Qatar, devra faire preuve de fermeté et de persévérance pour contraindre les belligérants à respecter leurs engagements.

L’attente angoissée d’une population épuisée

La population du Kivu, épuisée par des décennies de violence, reste suspendue à l’issue de ces discussions. Pour elle, la question n’est plus seulement celle d’une paix diplomatique, mais de savoir si Doha marquera enfin la fin d’un cycle sanglant ou s’il ne s’agira que d’un répit avant une nouvelle flambée de violence.

Guyvenant Misenge

L’Ombre qui plane sur les Motards de Kinshasa : La « Drogue du sommeil »

Les rues de Kinshasa sont le théâtre d’un nouveau fléau, une insécurité grandissante qui s’abat sur les motards, ces héros du quotidien qui zigzaguent entre les embouteillages pour faire vivre leurs familles. Un phénomène pernicieux, surnommé la « drogue du sommeil », sème la terreur et la misère parmi eux. Des récits glaçants de motards de Kintambo Magasin, qui fréquentent les axes de Pompage, la DGC et l’UPN, dessinent le tableau d’une ville où le danger se cache dans un simple service rendu.

Loin des braquages violents, cette nouvelle technique de vol s’apparente à une trahison silencieuse. Un passager au visage amical, une boisson offerte, et la vie bascule. L’hospitalité, valeur cardinale dans la culture kinoise, est ici détournée pour devenir une arme de dépouillement. Le motard s’effondre, et à son réveil, ne reste que le vide : la moto, l’outil de travail, l’espoir d’un avenir meilleur, a disparu.

Des récits douloureux et un désespoir grandissant

« Je me suis arrêté pour acheter de l’eau », raconte Jean, le regard perdu dans le vague. « Un monsieur très poli m’a offert un jus. J’ai bu. Et c’est le trou noir. Je me suis réveillé plusieurs heures plus tard dans un petit poste de police… On m’avait tout pris : mon téléphone, mon argent, et ma moto. C’est comme si on m’avait volé ma vie. »

Un autre motard, Merveille, un jeune homme à l’énergie débordante, confie sa peur.

« La moto, c’est mon gagne-pain. C’est avec ça que j’envoie mes petits frères à l’école. Maintenant, on se méfie de tout le monde. On a peur de prendre un client, peur de s’arrêter… L’insécurité est partout. On se bat pour rien. »

Ces voix témoignent d’une souffrance qui dépasse le simple préjudice matériel. C’est la dignité qui est atteinte, la confiance qui est brisée. Les victimes de ces vols se retrouvent démunies, sans recours, face à un système qui semble impuissant à les protéger. L’ombre de la « drogue du sommeil » plane sur chaque course, transformant chaque client en un suspect potentiel et chaque transaction en un risque mortel.

Une lutte pour la survie et un appel à l’aide

Face à cette menace invisible, la solidarité entre motards s’organise. Ils se donnent des consignes de vigilance, se partagent les informations sur les méthodes des voleurs, mais la peur reste palpable. L’économie informelle des motards, un pilier de la survie à Kinshasa, est mise à rude épreuve par cette vague d’agressions.

Les motards lancent un appel vibrant aux autorités et à la population. Ils ne sont pas seulement des transporteurs, mais des pères, des frères, des soutiens de famille. Ils demandent aux forces de l’ordre de prendre ce problème au sérieux et de mener des enquêtes pour démanteler ces réseaux. Ils exhortent les Kinois à la vigilance et au respect, rappelant que derrière chaque moto, il y a une histoire, une vie, un rêve brisé par la « drogue du sommeil ».

Ce phénomène, si répandu, pourrait-il être le symptôme d’un problème plus profond de pauvreté et de désespoir dans la capitale ?

Guyvenant Misenge

Nord-Kivu : 14 condamnations à mort pour association de malfaiteurs à Beni

Le tribunal militaire de garnison de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a condamné jeudi 21 août 2025 quatorze personnes à la peine de mort pour association de malfaiteurs, vol qualifié et tentative de vol qualifié. Sur les 18 prévenus jugés depuis une semaine, 6 sont de nationalité ougandaise et 8 congolais, dont 4 femmes. Deux mineurs ont été acquittés. Le procès était présidé par le lieutenant-colonel Nyembo Mulenda Guy.

Selon le porte-parole des opérations Sokola 1 Grand-Nord, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, les condamnés écopent également de dix ans de servitude pénale pour vol et tentative de vol qualifié. Ils sont accusés d’avoir attaqué, entre avril et août 2025, plusieurs coopératives, commerces et maisons de transfert de fonds, emportant d’importantes sommes en dollars américains et en francs congolais.

Par ailleurs, certains des prévenus ont été arrêtés à Ndindi en possession d’une arme de guerre de type AK-47 et poursuivis pour vol à main armée. Ce jugement illustre la volonté de la justice militaire de lutter contre la recrudescence d’actes criminels dans le Grand Nord du Nord-Kivu.

Bienvenu Musoy

Haut-Katanga : Jacques Kyabula sur les traces de Richard Muyej

Convoqué par sa hiérarchie, l’ancien gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, séjourne à Kinshasa, loin de son fauteuil provincial qu’il doit désormais apprendre à oublier. Sa situation rappelle celle de Richard Muyej, ex-gouverneur du Lualaba, rappelé lui aussi dans la capitale sans jamais regagner son poste, laissant son intérimaire s’installer durablement à la tête de la province.

Selon des indiscrétions, Jacques Kyabula serait maintenu à Kinshasa sous haute surveillance et interdit de sortie. Les autorités le soupçonnent de collusion avec le mouvement rebelle M23, allié à l’AFC et au RDF, ce qui expliquerait les restrictions imposées à sa liberté de mouvement.

L’affaire trouve son origine dans sa dernière sortie médiatique au cours de laquelle il avait exprimé publiquement son soutien à Corneille Nangaa et à l’ancien président Joseph Kabila. Une prise de position qui aurait précipité sa disgrâce et renforcé les soupçons de sa hiérarchie.

Christian Ntole

Université d’été de la France Insoumise : Christelle Vuanga attendue comme oratrice à Paris

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La députée nationale de la Funa, à Kinshasa, Christelle Vuanga, prend part à l’université d’été de la France Insoumise, organisée à Paris. L’élue congolaise a annoncé sa participation sur son compte X en ces termes :

« En route vers les #Amfis2025. J’aurai l’honneur d’intervenir à l’université d’été organisée par la #FranceInsoumise, parti de l’opposition française. »

Lors de ces assises, la députée interviendra sur le thème : « La Francophonie, langue commune pour des causes communes ». Cette prise de parole s’inscrit dans les réflexions sur le rôle de la langue française comme outil de dialogue et de coopération dans l’espace francophone.

Christelle Vuanga partagera le panel avec Aurélien Taché, député du Val-d’Oise, ainsi qu’avec Abdourahman Waberi, écrivain franco-djiboutien. Sa présence illustre l’implication de parlementaires congolais dans des débats internationaux portant sur les enjeux culturels et politiques de la Francophonie.

St Augustin K.

RDC – Poursuite contre Joseph Kabila : entre procès pénal, politique et identitaire

Le procès contre l’ex-président continue de faire couler beaucoup d’encre. Poursuivi pour ses connivences présumées avec le M23, groupe armé actif au Nord et au Sud-Kivu, Joseph Kabila est en passe de passer du statut honorable d’ancien chef de l’État à celui de paria politique aux origines contestées, accusé d’avoir espionné la RDC pendant plus de 18 ans. En moins d’un mois d’une procédure judiciaire très médiatisée, la Haute Cour a servi aux Congolais trois lectures : le pénal, le politique et l’identitaire.

Le procès pénal

Après avoir annoncé son retour au pays par Goma, à l’issue d’une année d’exil, Joseph Kabila a aussitôt été visé par une procédure judiciaire aux allures de flagrance. En si peu de temps, en marge des voies prévues par les lois congolaises, la justice a obtenu du Sénat la levée des immunités de ce sénateur à vie.

Accusé d’être le véritable commanditaire d’une rébellion déstabilisatrice dans l’Est, Kabila devrait ainsi être poursuivi à l’instar d’autres acteurs déjà arrêtés dans le même dossier.

Pour étayer sa démarche, la Cour a énuméré plusieurs griefs, lourds de conséquences, dont serait auteur l’ancien chef d’État : trahison pour avoir collaboré avec le Rwanda, pays qualifié d’agresseur ; crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en lien avec des massacres supposés de civils ; participation à un mouvement insurrectionnel ; homicides intentionnels par balles ; apologie de la violence ; viols et tortures ; déportation de populations civiles ; occupation militaire d’entités congolaises ; soutien à l’AFC, etc.

Pour l’opinion congolaise, qui voit pour la première fois un ancien président encore en vie traîné devant les juridictions pour de tels faits, ce procès devait révéler le degré d’implication du prédécesseur de Félix Tshisekedi. Si les responsabilités étaient établies, Joseph Kabila devrait être condamné conformément aux lois de la République. À ce stade, le procès avait donc une connotation clairement pénale.

Du pénal au politique

Cependant, très vite, la démarche judiciaire qui se voulait pénale a pris les allures d’un règlement de comptes. Les poursuites contre l’ex-chef d’État ont été engagées alors qu’au même moment, à Doha, le régime de Kinshasa venait de donner son approbation pour des négociations directes avec le M23, dont Kabila est accusé d’être le commandant en chef.

Dans une déclaration de principes signée le 19 juillet à Doha, le gouvernement a même convenu avec la rébellion de suspendre toutes les démarches judiciaires engagées contre les acteurs soupçonnés d’accointances avec le M23. Pourtant, cela n’a pas empêché les autorités congolaises d’accélérer la procédure contre le sénateur à vie.

Ce décalage entre les discours officiels et les faits sur le terrain a semé le doute. Aux médias, Kinshasa affirme que Kabila est l’architecte de la déstabilisation menée par le M23, alors que dans les pourparlers au Qatar, son rôle n’a jamais été évoqué.

Nombre d’observateurs en concluent que ce procès est avant tout politique. Le régime Tshisekedi, qui redoute toujours l’influence de l’ancien président radicalisé dans l’opposition, chercherait à l’anéantir pour ne conserver que des adversaires plus faciles à maîtriser.

Kabila, qui a dirigé le pays pendant 18 ans, connaît mieux que quiconque les rouages du pouvoir. Il demeure le seul capable de créer de véritables ennuis au régime en place. Félix Tshisekedi, en le neutralisant par un procès sous couvert pénal, préparerait le terrain pour l’après-2028, marqué par l’incertitude entre une éventuelle modification de la Constitution et la persistance de la menace sécuritaire à l’Est.

Un procès identitaire

Alors que beaucoup s’attendaient à des preuves irréfutables contre l’ancien dirigeant, les avocats de la République se sont livrés à des démonstrations hasardeuses. Des accusations fortuites, parfois sans fondement, ont été présentées à la Cour sans convaincre l’opinion publique.

Lors des plaidoiries du jeudi 21 août, le procès a pris une tournure inattendue : les avocats de la partie civile ont tenté de prouver que Kabila n’est ni le fils de Laurent-Désiré Kabila et de Sifa Mahanya, ni même Congolais de souche.

Ainsi, d’un procès pénal, on est passé à un procès identitaire, visant à renier à Kabila ses origines, sans aucun test ADN ni désaveu formel de Sifa Mahanya, veuve de l’ancien président et toujours en vie.

Pour ses partisans, la démarche est « diffamatoire, discriminatoire et dangereuse ». Elle nourrirait un clivage Est-Ouest, laissant croire que les habitants de l’Est seraient des « Rwandais ».

Afin d’éviter les soupçons et crédibiliser la procédure, le procès devrait se concentrer uniquement sur l’aspect pénal, avec des preuves irréfutables du rôle de Kabila. Autrement, comme de nombreux internautes le craignent déjà, il risque de tourner en une parodie judiciaire, sacrifiant l’État de droit tant prôné.

Charles Mapinduzi

Dans les coulisses de la réforme à l’EDUNC : Jacks Ngalangala, cerveau numérique visé par une campagne d’intox

Sincèrement, le changement est difficilement accepté par tous, surtout à son lancement. C’est seulement lorsqu’il porte ses fruits que la communauté commence à comprendre ce qui se mijotait.

Les réformes initiées au cœur du système éducatif congolais tardent à être comprises par bon nombre de compatriotes, certains allant jusqu’à tirer à boulets rouges sur chaque avancée. Des personnes mal intentionnées ont juré de semer le doute et de salir les efforts entrepris dans le sous-secteur de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté. Le temps est venu de rétablir la vérité face aux rumeurs folles orchestrées par les détracteurs du changement.

Au terme d’une enquête menée sur la personne de Jacks Ngalangala, conseiller en sécurité informatique de la Ministre d’État, Ministre en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, il s’avère que toutes les accusations relayées sont infondées. Contrairement aux allégations faisant état d’une manipulation et d’une publication des résultats de l’Examen d’État 2025 depuis le Canada, M. Ngalangala réside bel et bien à Kinshasa, capitale de la RDC.

Un pionnier discret mais décisif

Nos investigations montrent que Jacks Ngalangala n’en est pas à son premier exploit dans le domaine de l’informatique appliquée à l’éducation. Discret mais redoutablement efficace, cet expert Hi-Tech a déjà marqué l’histoire du système éducatif congolais.

Avant son arrivée au ministère de l’Éducation nationale en 2007, la publication des résultats de l’Examen d’État pouvait prendre jusqu’à six mois. Grâce à ses premières interventions techniques, ce délai avait été réduit à quelques semaines, suscitant admiration et étonnement à l’époque. Aujourd’hui, la publication en seulement 72 heures déconcerte certains esprits peu habitués à la révolution numérique et qui développent des mécanismes de résistance à l’innovation.

Mais comme toujours, le changement bouscule avant de convaincre. Ce que certains accusent à tort d’« anomalie » est en réalité une performance technique, rendue possible par des outils numériques modernes et un encadrement rigoureux.

Un professionnel intègre et engagé

Professionnel rigoureux, intègre et engagé, Jacks Ngalangala poursuit ses fonctions avec discrétion et efficacité, loin du tumulte artificiellement créé sur les réseaux sociaux.

Les accusations de détournement portées contre lui sont non seulement infondées, mais aussi juridiquement incohérentes, car il n’est ni gestionnaire ni ordonnateur de dépenses. Ces attaques relèvent d’une tentative grossière de détourner l’attention des réformes structurelles en cours.

L’artisan d’une révolution numérique

C’est bien là que se trouve le nœud du problème : ce conseiller est l’un des principaux artisans de la révolution numérique qui modernise l’Examen d’État. Sous sa coordination technique, le logiciel S-Note Manager, basé sur l’intelligence artificielle, a été conçu et déployé avec succès.

Ce logiciel a permis :

Une lecture rapide et fiable des copies ;

Une notation objective et automatisée ;

Une transparence accrue des résultats ;

Une fiabilité sans précédent, au bénéfice des élèves et de la Nation.

Cette transformation numérique constitue un jalon historique pour l’éducation congolaise, plaçant la RDC parmi les pionniers en matière de gestion numérique des évaluations nationales.

Une innovation qui dérange

Ce qui dérange aujourd’hui, ce n’est pas un scandale, mais bien l’innovation, l’efficacité, la rigueur et la vision. Ce qui effraie certains, c’est l’émergence d’un ministère modernisé, piloté avec méthode et détermination. Voilà la vérité, et aucune calomnie ne pourra l’effacer.

Une équipe engagée à instaurer une nouvelle normalité

Avec l’équipe menée par la Ministre d’État Raïssa Malu, une nouvelle normalité émerge : celle de l’efficacité, de la transparence et de la transformation digitale du secteur éducatif. Il s’agit d’un changement de paradigme qui, bien qu’inconfortable pour certains, est irréversible.

L’histoire nous enseigne que toute révolution rencontre ses opposants. Mais elle finit toujours par rendre justice à ceux qui osent faire bouger les lignes.

Éliminatoires Mondial 2026 : Desabre convoque 25 Léopards pour défier le Soudan du Sud et le Sénégal

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Le sélectionneur-manager de la République démocratique du Congo, Sébastien Desabre, a publié ce vendredi 22 août la liste des 25 joueurs retenus pour la trêve internationale de septembre 2025. Les Léopards affronteront le Soudan du Sud le 5 septembre à Juba, avant de recevoir le Sénégal le 9 septembre au Stade des Martyrs de Kinshasa, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Deux rendez-vous décisifs pour confirmer les ambitions de qualification.

Ce groupe, alliant expérience et jeunesse, compte des cadres bien connus comme Chancel Mbemba, Cédric Bakambu, Théo Bongonda et Samuel Moutoussamy. Desabre innove aussi avec des renforts de taille, notamment Aaron Wan-Bissaka, Axel Tuanzebe (Burnley), Steve Kapuadi ainsi que Simon Banza, en pleine ascension. Ces choix traduisent une volonté de renforcer l’ossature de l’équipe et d’élargir les options tactiques face aux adversaires de haut niveau.

Face au Sénégal, favori du groupe, la RDC sera soumise à un test grandeur nature, après le déplacement délicat au Soudan du Sud. Pour Desabre et ses hommes, l’enjeu est clair : engranger le maximum de points pour rester solidement en course vers la Coupe du Monde 2026. La réponse du terrain est attendue dès le 5 septembre.

Voldy Matiafu