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RDC : Le gouvernement prolonge les restrictions sur l’importation des sacs et emballages pour soutenir l’industrie locale

Le ministre du Commerce extérieur a signé un nouvel arrêté prolongeant les mesures limitant l’importation des sacs et emballages, notamment ceux utilisés pour le ciment et les minerais dans le sud-est de la République démocratique du Congo. Cette décision vise à protéger l’industrie locale en favorisant les produits fabriqués sur place et en renforçant la compétitivité des entreprises nationales face à la concurrence étrangère.

Selon une note du ministère publiée ce jeudi 23 avril, le gouvernement prévoit toutefois des exceptions pour certaines zones du pays où ces produits restent difficiles à trouver. Dans ces cas, les opérateurs économiques peuvent solliciter une autorisation spéciale d’importation. Cette dérogation, accordée gratuitement par le ministre du Commerce extérieur, est soumise à des conditions précises afin d’éviter toute perturbation dans l’approvisionnement des régions concernées.

Pour bénéficier de cette autorisation, les demandeurs doivent suivre une procédure bien définie. Ils sont tenus d’indiquer dans leur requête le lieu exact de destination des marchandises ainsi que les caractéristiques du lot concerné, tout en joignant les documents validés par le Guichet unique intégral du commerce extérieur (SEGUCE-RDC). Le non-respect de ces exigences peut entraîner le rejet de la demande. À travers cette mesure, les autorités entendent mieux encadrer les importations tout en stimulant la production nationale.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Une demande d’annulation de mariage pour impuissance sexuelle examinée par la justice

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À Kinshasa, un mariage célébré en février 2026 fait déjà l’objet d’une procédure judiciaire devant le tribunal de paix d’Assosa. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), le parquet a soutenu, mercredi dernier, la requête introduite par l’épouse, qui sollicite l’annulation de cette union en raison de l’impuissance sexuelle présumée de son mari. D’après les éléments présentés, le couple n’aurait jamais entretenu de relations conjugales normales depuis la célébration du mariage.

Devant la juridiction, le ministère public a indiqué que la demande repose sur l’absence totale de rapports sexuels entre les conjoints depuis leur union. Il s’appuie notamment sur un rapport médical de l’hôpital de Monkolé, faisant état d’une diminution du volume des testicules chez l’époux, susceptible d’entraîner une faible production de spermatozoïdes et une infertilité. La plaignante, Mme Owale, affirme ne pas avoir été informée de cette situation avant le mariage et évoque une dissimulation de la part de son conjoint, ajoutant que toutes les tentatives de résolution sont restées infructueuses.

De son côté, la défense rejette la demande d’annulation, estimant que leur client ne saurait être tenu pour responsable de son état de santé. Les avocats s’opposent à la dissolution de l’union, invoquant notamment les engagements déjà pris dans le cadre du mariage, tout en contestant certaines accusations formulées par l’épouse. Après examen du dossier, le tribunal de paix d’Assosa a pris l’affaire en délibéré, et sa décision est attendue dans les prochains jours, selon la même source.

Jean Ngaviro

Il y a 24 ans jour pour jour : Étienne Tshisekedi créait la surprise en s’alliant au RCD-Goma

Il y a 24 ans, le 23 avril 2002, Étienne Tshisekedi prenait une décision politique inattendue en s’alliant à la rébellion du RCD-Goma ainsi qu’à d’autres forces politiques. Cette alliance donna naissance à l’Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue intercongolais (ASD), une plateforme créée dans un contexte de fortes tensions autour du Dialogue intercongolais. La ville de Kisangani, alors sous contrôle du RCD-Goma, fut choisie comme quartier général de cette coalition, selon l’historien Benjamin Babunga.

Pour comprendre cette alliance, il faut remonter au lancement du Dialogue intercongolais, le 25 février 2002 en Afrique du Sud. Ces discussions réunissaient plusieurs acteurs congolais, notamment le gouvernement de Joseph Kabila, les groupes rebelles, l’opposition politique et des représentants de la société civile. L’objectif était de trouver une issue à la crise que traversait le pays. Mais, comme le rappelle Benjamin Babunga, les échanges ont rapidement révélé de profondes divisions entre les parties prenantes.

À la veille de la clôture des négociations, prévue le 18 avril 2002, aucun accord global n’avait été trouvé. Le 19 avril, un compromis est signé dans la nuit entre le gouvernement de Joseph Kabila, le MLC de Jean-Pierre Bemba et d’autres composantes. Cet accord, dit « Accord des Cascades », prévoyait une transition avec Kabila comme président et Bemba comme Premier ministre. Toutefois, plusieurs acteurs majeurs, dont l’UDPS de Tshisekedi et le RCD-Goma, n’avaient pas été associés à cette entente.

Cette exclusion provoqua une vive réaction. Trois jours plus tard, le 23 avril 2002, les parties écartées décidèrent de se regrouper pour former une nouvelle alliance politique. L’ASD fut ainsi créée avec pour objectif de s’opposer à la mise en place d’un gouvernement issu d’un accord conclu sans leur participation. Étienne Tshisekedi prit la tête de cette plateforme, rassemblant, en plus du RCD-Goma, plusieurs mouvements politiques et figures de l’opposition.

Selon Benjamin Babunga, cette alliance réunissait notamment Raphaël Katebe Katoto, Adolphe Onusumba et Azarias Ruberwa. Kisangani devint alors le centre de coordination de leurs actions. Quelques mois plus tard, Étienne Tshisekedi s’y rendra pour consolider ses relations avec ses alliés du RCD-Goma, dans un climat politique toujours très tendu.

Face aux blocages, la communauté internationale intervint pour relancer les discussions. Des démarches furent entreprises afin de ramener les différentes parties autour de la table. Ce processus aboutira finalement à un nouvel accord signé en décembre 2002, puis validé en 2003, ouvrant la voie à une transition politique dirigée par un président assisté de quatre vice-présidents.

Malgré cette évolution, Étienne Tshisekedi resta en dehors des institutions mises en place durant la transition. Le poste réservé à l’opposition politique fut attribué à une autre personnalité. En réaction, il appela au boycott de certaines étapes politiques majeures, avant de revenir sur la scène électorale plusieurs années plus tard, rappelle l’historien Benjamin Babunga.

Jean Ngaviro

Kalemie : Quatre personnes tuées dans des cas présumés de justice populaire en moins d’une semaine

Quatre personnes ont été tuées par la population à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, en l’espace de moins d’une semaine. Les victimes étaient accusées par des habitants d’être impliquées dans des actes d’insécurité, notamment des vols à main armée et des agressions à l’aide d’armes blanches et à feu.

L’annonce a été faite mercredi 22 avril 2026 par Tarcisse Ngondo, coordonnateur et porte-parole de la société civile locale. Celui-ci appelle les autorités provinciales à renforcer les patrouilles de sécurité dans les zones sensibles de la ville, notamment sur l’avenue Mamba, dans le quartier Joseph, commune de Lukuga, où la population vit dans une inquiétude permanente face à l’insécurité.

La société civile dénonce la recrudescence des cas de justice populaire à Kalemie, qu’elle attribue à un manque de confiance entre la population et les autorités. Selon Tarcisse Ngondo, cette situation pousse certains habitants à se faire justice eux-mêmes, au risque de tuer des innocents soupçonnés à tort.

Rodriguez Kikamba

Kinshasa : Lenteur des travaux de l’avenue 24 Novembre, la colère monte chez les usagers

Bientôt deux ans après le lancement des travaux de réhabilitation de l’avenue 24 Novembre, reliant la place Mandela dans la commune de la Gombe au rond-point UPN à Ngaliema, le chantier peine toujours à avancer normalement. Les travaux progressent par intermittence, suscitant la colère et l’indignation de la population. Sur le tronçon compris entre le rond-point Moulaert (Bandalungwa) et la place UPN (Ngaliema), l’avenue est aujourd’hui fortement dégradée, aggravée par les pluies qui rendent la circulation particulièrement difficile pour les usagers.

Selon le constat fait par Netic News le mercredi 22 avril 2026, l’avancement des travaux reste très lent, alors que cette voie constitue un axe stratégique pour de nombreux habitants de l’UPN, Cité Verte, Maman Mobutu et environs, qui l’utilisent comme raccourci vers le centre-ville. Si entre le rond-point Moulaert et l’arrêt Bambole, le taux d’exécution atteint environ 80 % avec des caniveaux déjà aménagés, la situation devient chaotique au-delà de ce point jusqu’à Selembao, où le chantier est quasiment à l’arrêt. La circulation y est devenue risquée, notamment pour les motos, avec des chaussées dégradées et des passages difficiles, entraînant une hausse du prix du transport.

Plusieurs autres points critiques aggravent la situation, notamment à l’UPN où un important bassin d’eau s’est formé au rond-point, ainsi que des trous béants à l’arrêt Camping Dana et à Kinsala, dans la commune de Selembao, coupant parfois la chaussée en deux. Ces dégradations provoquent d’importants embouteillages et favorisent l’insécurité, avec des cas de vols signalés aux abords des arrêts. À proximité de l’Hôpital général de référence de Makala et du croisement des avenues 25 Novembre et Manifeste, la circulation demeure également très perturbée, plongeant les usagers dans un véritable calvaire quotidien.

Rodriguez Kikamba

Transfert vers la RDC : Des Afghans disent non et contestent le projet américain

Des ressortissants afghans actuellement installés au Qatar s’opposent au projet des autorités américaines visant leur transfert vers la République démocratique du Congo (RDC). Ces anciens collaborateurs de l’armée américaine durant la guerre en Afghanistan vivaient jusqu’ici dans un camp en attente d’une réinstallation aux États-Unis. Ils affirment avoir appris que Washington envisagerait désormais leur envoi vers certains pays africains, dont la RDC, ce qu’ils contestent fermement.

Dans un message transmis à la presse ce jeudi, ces Afghans justifient leur refus par plusieurs raisons. Ils soulignent n’avoir aucun lien avec la RDC, ni famille, ni statut juridique, ni maîtrise de la langue. Ils expriment également leurs craintes de se retrouver dans un environnement qu’ils jugent instable, après avoir déjà fui les violences en Afghanistan. Par ailleurs, ils rappellent qu’un retour dans leur pays d’origine reste impossible, en raison des risques de représailles liés à leur collaboration passée avec les forces américaines.

Cette position intervient dans un contexte de critiques croissantes autour du projet américain. Certaines organisations estiment que la proposition de la RDC comme destination pourrait pousser ces personnes à refuser le transfert, afin de faciliter leur éventuel renvoi vers l’Afghanistan. En RDC, cette annonce suscite également des interrogations, notamment sur les contours de cet accord jugé flou, en particulier concernant la durée du séjour et les modalités de prise en charge dans un pays confronté à des défis sécuritaires persistants dans sa partie orientale.

Charles Mapinduzi

RDC : La levée du moratoire sur la peine de mort relance les inquiétudes sur les droits humains

Depuis la levée du moratoire sur la peine de mort en mars 2024, la République démocratique du Congo connaît une hausse significative des condamnations capitales. Selon un rapport d’organisations de défense des droits humains publié en avril 2026, plus de 480 personnes ont été condamnées à mort en 2024, contre un peu plus d’une centaine en 2023. Cette évolution ravive les inquiétudes sur l’ampleur des exécutions potentielles dans le pays.

Les mêmes sources estiment que plus de 900 détenus se trouvent actuellement dans le couloir de la mort à travers le territoire national. Elles dénoncent plusieurs irrégularités dans le système judiciaire, notamment la célérité de certains procès, des allégations de torture lors des interrogatoires ainsi que l’insuffisance de l’assistance judiciaire pour les personnes poursuivies. À cela s’ajoutent des conditions de détention jugées précaires, notamment dans des établissements pénitentiaires surpeuplés comme la prison centrale de Makala.

Face à cette situation, les organisations de défense des droits humains appellent les autorités congolaises à rétablir le moratoire sur les exécutions et à ouvrir un débat sur l’abolition définitive de la peine de mort. Elles estiment que son application actuelle pose de sérieux enjeux en matière de respect des droits fondamentaux et pourrait accentuer les tensions dans un contexte sécuritaire déjà fragile, notamment dans l’Est du pays.

Jean Ngaviro

RDC : Martin Fayulu s’oppose à l’accueil de migrants afghans et parle de « sabotage »

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Dans une déclaration publiée sur son compte X et consultée jeudi 23 avril par Netic-news.net, l’opposant congolais Martin Fayulu a vivement réagi aux informations faisant état d’un éventuel accueil de migrants afghans en République démocratique du Congo. Cette prise de position intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par l’arrivée récente à Kinshasa d’un premier groupe de migrants refoulés des États-Unis, qui a suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique.

« Après le tollé suscité par l’arrivée des 15 premiers migrants refoulés des États-Unis, si Monsieur Félix Tshisekedi a réellement accepté d’accueillir en RDC des migrants afghans, il faut le dire clairement : cela s’apparente à un acte de sabotage contre notre pays », a déclaré Martin Fayulu. Par ces propos, l’ancien candidat à la présidentielle exprime ses préoccupations quant aux implications politiques, sociales et sécuritaires d’une telle décision, appelant implicitement à plus de transparence de la part des autorités.

Cette sortie médiatique relance le débat sur la politique migratoire de la RDC, alors que le gouvernement n’a pas officiellement confirmé l’existence d’un accord portant sur l’accueil de migrants afghans. Dans un climat marqué par des défis économiques et humanitaires persistants, les réactions politiques se multiplient, illustrant les tensions autour de la gestion de ces dossiers sensibles. L’opinion reste divisée entre impératifs de solidarité internationale et préoccupations liées à la souveraineté nationale et à la capacité d’accueil du pays.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Le marché de Selembao submergé par les immondices, commerçants et clients exposés

La situation est devenue invivable au marché de Selembao, situé dans la commune de Makala. Ce grand centre de négoce, parmi les plus fréquentés de la capitale, est aujourd’hui confronté à une insalubrité alarmante. Entre la station-service située au parking de l’UPN et l’avenue Landu, plus de cinq dépotoirs à ciel ouvert s’accumulent depuis plusieurs semaines. Faute d’espace, des vendeurs étalent leurs marchandises — produits surgelés, légumes, vêtements ou chaussures — directement sur ces tas d’ordures, malgré les risques sanitaires évidents.

Interrogés jeudi 24 avril 2026, plusieurs commerçants reconnaissent être conscients des dangers liés à cette proximité permanente avec les déchets, mais affirment ne pas avoir d’alternative. Ils dénoncent notamment la réduction des espaces marchands, certains ayant été cédés pour la construction de magasins. Par ailleurs, de nombreux vendeurs occupent désormais la chaussée, exposant ainsi leurs activités à des accidents de circulation fréquents. Situé en contrebas d’une colline, le marché enregistre chaque année des incidents liés notamment à des défaillances de freinage, causant parfois des pertes en vies humaines.

Face à cette situation, les habitants s’interrogent sur la gestion des autorités locales, notamment celle du bourgmestre de Makala, responsable de la perception des taxes journalières. L’absence d’assainissement efficace suscite l’indignation, d’autant plus que ces décharges favorisent la propagation de maladies, notamment respiratoires. Après les pluies, le marché devient impraticable, envahi par des eaux stagnantes, de la boue et des déchets plastiques. Dans ces conditions, accéder au marché relève du parcours du combattant, accentué par l’insécurité et les cas de vol signalés par les usagers.

Rodriguez Kikamba

Nord-Kivu : Plus de 3 millions d’enfants ciblés par une campagne de vaccination contre la poliomyélite

La province du Nord-Kivu a lancé, mercredi 22 avril 2026 à Beni, chef-lieu provisoire, une vaste campagne de vaccination contre la poliomyélite, une maladie grave qui touche principalement les enfants. La cérémonie officielle a été présidée par le vice-gouverneur, le commissaire divisionnaire Louis Second Karawa, en présence de plusieurs responsables du secteur de la santé. Les autorités ont souligné que cette initiative vise à renforcer la protection des enfants face à une maladie pouvant entraîner des conséquences irréversibles sur leur santé.

Prévue du 23 au 25 avril 2026, cette campagne ambitionne de vacciner plus de 3 millions d’enfants à travers les 34 zones de santé que compte la province. À cet effet, des équipes sanitaires seront déployées dans les quartiers, villages et structures de santé afin d’atteindre le maximum d’enfants. Selon les sources sanitaires, cette opération s’inscrit dans une stratégie globale de prévention des maladies et d’amélioration de la santé infantile dans le Nord-Kivu.

Les autorités provinciales ont appelé les parents à une forte mobilisation pour faire vacciner leurs enfants. Elles ont également sollicité l’implication des confessions religieuses ainsi que de l’ensemble de la communauté pour sensibiliser les familles et garantir le succès de cette campagne. L’objectif est de réduire significativement les risques de handicap liés à la poliomyélite et de progresser vers son élimination dans la province.

Charles Mapinduzi