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Médias : Netic-News, de l’online à l’écran, un parcours sinueux porté par la foi d’un homme

Un nouveau-né fait son entrée dans le paysage médiatique congolais : Netic-News Télévision. Depuis son lancement sur YouTube, lundi 20 avril 2026, la chaîne fait déjà forte impression, notamment avec le passage sur son plateau de figures emblématiques du microcosme sociopolitique congolais.

Mais cette aventure ne date pas d’hier. Elle remonte à juillet 2014, lorsqu’un homme, Gauthier Sey Tshiang, porte une vision : créer un média en ligne. Avec le concours de quelques amis, il se lance dans un secteur encore en pleine structuration en République démocratique du Congo, sans en maîtriser tous les contours. Une aventure dont il ignore encore la destination, mais qu’il entreprend avec foi et détermination.

Une volonté de réussir

Animé par une volonté farouche de réussir, Gauthier Sey s’installe dans un modeste local situé aux anciennes Galeries Présidentielles. Le “bureau” du média n’est alors qu’un petit réduit, équipé d’une table et de quelques chaises de fortune. C’est dans ce décor précaire, entre galère, dénuement et incertitudes, que le projet prend forme.

Alors que beaucoup n’y voient aucune issue, l’initiateur de Netic-News continue d’y croire. Mais face aux difficultés, certains compagnons de départ finissent par abandonner, notamment Mike Mukebayi et Armel Langanda.

Les balbutiements

Quelques années plus tard, Netic-News déménage dans un espace un peu plus grand, composé de quatre pièces. Certains y voient les prémices du succès. Pourtant, le média est encore loin d’être tiré d’affaire. En 2022, une difficulté majeure contraint l’équipe à quitter les lieux. S’ouvre alors une période de grande précarité : le média se retrouve sans bureau, et la plupart des collaborateurs s’en vont, souvent sans réclamer leur dû.

La traversée du désert

Cette période difficile devient pourtant un tournant. Malgré le manque de moyens, Netic-News se distingue par la qualité de ses analyses et de ses dossiers. Le travail repose essentiellement sur trois figures engagées : Gauthier Sey, St Augustin Kinienzi et quelques collaborateurs déterminés.

Les réunions se tiennent parfois sous un arbre, dans un bistrot, ou dans tout autre cadre propice à la réflexion. C’est à cette époque que le média commence à attirer l’attention de partenaires. En coulisses, Henock Bongi, le webmaster, assure la mise en ligne, souvent malgré un manque de moyens, notamment de connexion internet.

La relance

En 2023, Netic-News renaît avec une nouvelle implantation à Gombe, en plein cœur du quartier administratif, à proximité de la maison communale. Les perspectives s’améliorent. Le média prend de l’ampleur et lance Netic-News Journal, dont la première édition paraît le 16 septembre 2024.

Le journal papier est publié de manière hebdomadaire pendant un certain temps, avant de s’arrêter, en raison de coûts de production trop élevés par rapport aux recettes. Toutefois, la plateforme en ligne, pilier du projet, continue de se développer jusqu’à aboutir, en avril 2026, au lancement d’une chaîne de télévision sur YouTube.

Les ambitions

Désormais structuré autour de trois supports — online, presse écrite et télévision — Netic-News nourrit l’ambition de devenir une chaîne diffusée en clair et, à terme, un véritable groupe de presse.

Gauthier Sey rêve de bâtir un empire médiatique comparable à ceux qu’ont été L’Avenir, Le Potentiel ou Le Palmarès, aujourd’hui en perte de vitesse. Jeune entrepreneur, il entend éviter les erreurs de ses prédécesseurs, tout en s’inspirant de leurs réussites.

Son objectif est clair : devenir un patron de presse influent, respecté et admiré, capable de marquer durablement le paysage médiatique congolais.

NETIC-NEWS

Bandundu respire : Les prix des denrées chutent jusqu’à 50 % !

Le panier de la ménagère connaît un soulagement inédit dans la ville de Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu. Un constat effectuée ce jeudi 23 avril 2026 sur le marché local révèle une baisse de prix atteignant les 50 % sur des produits de base essentiels tels que le maïs en grains et le manioc. Cette déflation marquée transforme le quotidien des consommateurs locaux, après des mois de pression sur les prix des produits agricoles.

Cette tendance baissière s’explique par la conjonction de deux facteurs majeurs : une abondance de l’offre provenant des villages environnants et l’impact direct de la stabilité du franc congolais sur le marché des changes. Selon les témoignages des dépositaires locaux, le sac de maïs (« Mbata »), autrefois vendu à 100 000 FC, se négocie désormais entre 47 000 FC et 50 000 FC. De même, le sac de manioc (« Mbadi »), qui frôlait les 60 000 FC en mars dernier, s’échange actuellement autour de 30 000 FC.

Ce recul des prix dans l’une des principales provinces agricoles du pays illustre une amélioration de la sécurité alimentaire par l’accessibilité financière. Le dynamisme des récoltes saisonnières, couplé à la politique monétaire rigoureuse menée à l’échelle nationale, permet ainsi de stabiliser le marché intérieur et de renforcer le pouvoir d’achat des populations du Sud-Ouest de la République démocratique du Congo.

Guyvenant Misenge

Kwango : Le gouvernement lance une opération de distribution de boutures de manioc

Face à un taux de famine jugé préoccupant par la Banque mondiale, la République démocratique du Congo intensifie ses actions de terrain pour garantir sa souveraineté alimentaire. Dans la province du Kwango, au sud-ouest du pays, une opération d’envergure vient d’être lancée jeudi 23 avril 2026 avec la mise à disposition de 688 000 mètres linéaires de boutures de manioc au profit des producteurs locaux. Cette initiative du ministère national de l’Agriculture vise à transformer le potentiel agricole de la région en une réponse concrète aux besoins nutritionnels de la population.

La distribution, confirmée par l’inspecteur semencier provincial Lino Mukonso, cible prioritairement les coopératives, les associations et les ménages agricoles. Le choix du manioc, aliment de base en RDC, n’est pas fortuit : il s’agit de maximiser la production locale pour réduire la dépendance aux importations et stabiliser les prix sur les marchés ruraux. Cette stratégie d’urgence s’inscrit dans une volonté globale de relancer les filières productives dans les zones les plus vulnérables du pays.

Cette dotation en intrants de qualité représente un levier essentiel pour inverser les courbes de la précarité alimentaire signalées par les institutions internationales. En renforçant les capacités techniques des agriculteurs du Kwango, le gouvernement espère créer un effet d’entraînement qui, au-delà de la simple subsistance, contribuera à la croissance économique rurale et à la résilience des communautés face aux chocs alimentaires.

Guyvenant Misenge

RDC : Le PIB attendu à 123,41 milliards USD en 2026, selon le FMI

La République démocratique du Congo s’apprête à franchir un cap économique historique. Selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI) relayées par la Banque centrale du Congo (BCC) jeudi 23 avril 2026, la production de richesses du pays devrait bondir pour atteindre 123,41 milliards USD en 2026, contre 92,83 milliards en 2025. Cette performance remarquable repose sur le dynamisme du secteur extractif, porté par le cuivre et le cobalt, mais bénéficie également d’une impulsion significative des secteurs des télécommunications, de la construction et des services.

Sur le plan technique, la BCC prévoit une croissance réelle de 5,9 % pour l’exercice 2026. Toutefois, l’augmentation spectaculaire du PIB nominal en dollars — une hausse de près de 32,9 % — ne s’explique pas uniquement par la production brute. L’institution souligne que cet écart majeur résulte d’effets nominaux importants et, surtout, d’une évolution favorable du taux de change, illustrant une transformation structurelle de la valorisation de l’économie nationale sur le marché mondial.

Cette solidité financière est indissociable de la reprise en main de la monnaie nationale. Sous l’impulsion du nouveau gouverneur, André Wameso, l’application rigoureuse de la législation de change a permis au franc congolais de se raffermir de manière spectaculaire à l’automne 2025. En l’espace de deux mois, la devise est passée de 2 850 CDF à 2 100 CDF pour un dollar, offrant ainsi une base monétaire stable nécessaire pour soutenir les ambitions de croissance chiffrées par le FMI.

Guyvenant Misenge

Séisme à la Linafoot : Le DCMP chute en Ligue 2, une première historique !

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Le football congolais est secoué par une nouvelle retentissante : le DC Motema Pembe (DCMP), monument du sport national, est officiellement relégué en Ligue 2. Une information confirmée les organisateurs du championnat, ce jeudi 24 avril. Les « Immaculés » ont terminé à la 13e place du groupe B avec seulement 10 points en 25 matchs, scellant ainsi une saison catastrophique. Une chute brutale pour ce club mythique, longtemps habitué aux sommets et respecté sur toute la scène nationale.

Fondé en 1936, le DCMP quitte pour la première fois de son histoire moderne l’élite du football congolais, un événement vécu comme un véritable séisme par les amoureux du ballon rond. Cette descente est le résultat d’une saison marquée par de profondes turbulences, entre crises administratives répétées et performances sportives décevantes. Mais le coup fatal reste sans doute la lourde sanction de 24 points perdus sur tapis vert, qui a irrémédiablement compromis toute chance de maintien.

Malgré cette situation critique, certains observateurs n’excluent pas d’éventuels recours administratifs susceptibles d’offrir un improbable sursis au club kinois. Une perspective encore floue, qui ne suffit pas à apaiser la douleur des milliers de supporters. Cette relégation marque un tournant historique pour le DCMP et ouvre une période de reconstruction délicate, où tout reste à rebâtir pour espérer un retour rapide au sommet.

Voldy Matiafu

Fuite ou maladie ? Charly Solo brise le silence depuis la France et rétablit la vérité

Le guitariste soliste de l’orchestre Get 7 de Ferré Gola, Charly Solo, est finalement sorti de son silence ce jeudi 23 avril dans la soirée depuis la France, afin de mettre un terme aux rumeurs persistantes annonçant sa supposée fuite après le concert de son patron à l’Accor Arena (ex-Bercy). Face à la polémique grandissante sur les réseaux sociaux, l’artiste a tenu à rétablir la vérité et clarifier sa situation, visiblement mal interprétée par une partie de l’opinion.

Après plus de 20 ans passés au sein de l’orchestre de Ferré Gola, Charly Solo affirme catégoriquement qu’il n’a jamais quitté le groupe de manière clandestine. Il explique plutôt avoir prolongé son séjour en France pour des raisons de santé, évoquant un problème qui le dérange depuis longtemps et qui nécessite une prise en charge médicale appropriée. Une précision qui vient calmer les spéculations autour d’un éventuel départ conflictuel.

Dans la foulée, le musicien révèle avoir informé directement Ferré Gola de sa situation par message. Selon ses propos, l’artiste lui aurait répondu avec bienveillance : « merci, que Dieu te bénisse ». Une réaction qui témoigne de la bonne entente entre les deux hommes. Charly Solo rassure par ailleurs ses fans en annonçant son retour imminent à Kinshasa dès la fin de son hospitalisation, réaffirmant ainsi son attachement à l’orchestre Get 7.

Voldy Matiafu

RDC : Les levées de fonds sur le marché des titres publics en progression au T1 2026

Au cours des trois premiers mois de 2026, le gouvernement congolais a maintenu un rythme soutenu de mobilisation des ressources sur le marché intérieur des titres publics. D’après les statistiques de la Banque centrale du Congo, les adjudications de bons et obligations du Trésor ont affiché une dynamique constante, traduisant une présence active de l’État tant en monnaie locale qu’en devises.

Dans le détail, les émissions ont évolué de manière contrastée selon les mois. En janvier, elles se sont établies à 87,3 millions USD et 304 milliards CDF, avant d’atteindre 93 millions USD et 29,4 milliards CDF en février. La tendance s’est poursuivie en mars avec 100 millions USD et 143,3 milliards CDF. Au total, le volume brut des émissions en devises sur le trimestre s’élève à 280,3 millions USD, un niveau supérieur à certaines estimations nettes parfois avancées. Cet écart s’explique notamment par la prise en compte, dans les calculs nets, des opérations de remboursement ou de rachat de titres, qui ne sont pas toujours détaillées dans les données publiques. En francs congolais, le cumul brut atteint 476,7 milliards CDF sur la même période.

Si cette activité soutenue permet de couvrir les besoins immédiats de financement de l’État, elle n’est pas sans implications pour les finances publiques. Le recours accru aux emprunts, en particulier en devises, expose le pays à plusieurs risques, notamment celui de l’alourdissement du coût de la dette en cas de taux d’intérêt élevés. À cela s’ajoute la contrainte du refinancement permanent des titres arrivant à maturité, ainsi que le risque de change lié à une éventuelle dépréciation du franc congolais. Dans un contexte où la dette intérieure avait déjà atteint environ 16 milliards USD fin 2025, selon Adolphe Muzito, la soutenabilité de cette stratégie dépendra largement de la capacité de l’État à renforcer ses recettes et à maîtriser ses engagements budgétaires.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Trois présumés braqueurs devant le tribunal militaire en audience foraine à Barumbu

Trois présumés braqueurs ont comparu ce jeudi 23 avril, devant le tribunal militaire de Kinshasa/Gombe, siégeant en audience foraine à la maison communale de Barumbu. Cette audience d’ouverture s’inscrit dans le cadre de l’opération « Ndobo », initiative des autorités visant à lutter contre la criminalité urbaine. Les prévenus, arrêtés le 9 avril dernier par la Police Nationale Congolaise, sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre et vol à main armée.

La séance s’est tenue en présence du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Shabani Lukoo Bihango Jacquemain, dont la participation souligne la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité dans la capitale Kinshasa et dans les grandes agglomérations du pays. Par cette démarche, l’exécutif entend envoyer un signal fort quant à sa détermination à endiguer le phénomène de banditisme urbain.

L’instruction du dossier se poursuivra ce vendredi 24 avril, avec la suite des auditions devant la juridiction militaire. Les autorités judiciaires et sécuritaires espèrent que ce procès contribuera à dissuader les réseaux criminels et à restaurer un climat de sécurité durable pour les populations.

Jérémie Ngunga Léman

Motion de défiance : Jacquemain Shabani Lukoo sur un siège éjectable ce 27 avril

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La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a inscrit à l’ordre du jour de la plénière du lundi 27 avril l’examen de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo. Cette décision ouvre la voie à un débat parlementaire à forts enjeux, dans un contexte politique marqué par des tensions au sein de la majorité.

Déposée le 13 avril par le député Laddy Yangotikala, élu de Kisangani (Tshopo) et membre de l’Union sacrée de la nation, la motion accuse le ministre d’incompétence face à l’insécurité persistante, d’entrave au contrôle parlementaire, d’atteinte à la séparation des pouvoirs et d’abus d’autorité à des fins partisanes. Malgré des blocages internes signalés, la Conférence des présidents a choisi de laisser la plénière se prononcer souverainement sur ce dossier.

La procédure a toutefois été émaillée de controverses, notamment des pressions alléguées sur certains signataires, le retrait d’au moins une signature et une plainte pour faux en écriture déposée contre l’initiateur. En réaction, le camp Shabani dénonce des manœuvres politiques attribuées à certains cadres de l’UDPS, y voyant l’expression de luttes d’influence au sein de la majorité.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Un militaire de la Task force abat deux membres d’une même famille à N’sele

Un drame s’est produit le 6 avril 2026 au quartier Badara, sur l’avenue Ambu, dans la commune de la N’sele à Kinshasa. Un militaire de la Task force, ancien kuluna connu sous le sobriquet de « Nzube 2 bidons », a ouvert le feu sur une famille, tuant deux personnes : Léonard Kandeke, le père, et son fils John Kalonda.

À l’origine de cette tragédie, un conflit de limite parcellaire opposant la famille Kandeke à leur voisine, Marie Muambela. Selon les proches des victimes interrogés ce jeudi 23 avril 2026 par la rédaction de Netic-News, un mur érigé par cette dernière aurait empiété sur leur parcelle, alimentant des tensions récurrentes. Deux de ses enfants, Alain et Martin Mulumba, proches du militaire incriminé, auraient sollicité son intervention, qui a viré au drame. Après les faits, le suspect a pris la fuite, emportant une vingtaine de téléphones trouvés dans une cabine cellulaire appartenant à la famille.

Saisie de l’affaire, la justice peine jusque-là à donner une suite favorable, selon les proches des victimes. Au micro de Netic-News, fils et neveux de Léonard Kandeke appellent les autorités à garantir une justice équitable. Ce drame relance le débat sur les bavures impliquant des hommes en uniforme dans la capitale congolaise, ainsi que sur les conditions de recrutement et de formation au sein des forces de sécurité.

Blanchi Lungala M