La Société Civile Force Vive (SCFV) a salué, dans un communiqué rendu public mercredi 20 août, les réformes initiées par le gouvernement congolais avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour lutter contre l’exploitation minière illégale. Ces mesures incluent la formalisation du secteur artisanal via l’agrément des coopératives, la création de zones dédiées à l’exploitation artisanale, la mise en place de mécanismes de traçabilité et la tarification des initiatives régionales et internationales. La SCFV a également souligné l’intérêt de la communauté internationale pour la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles et le rétablissement de la paix dans les zones affectées par l’insécurité.
Cependant, l’organisation dénonce l’exploitation anarchique de l’or par certains opérateurs étrangers, notamment chinois, qui utilisent des équipements industriels sous couvert d’activités artisanales, étouffent les coopératives congolaises légales, détruisent l’environnement et opèrent dans des zones interdites à tout contrôle. La SCFV déplore que certains de ces opérateurs bénéficient parfois de la protection des forces régulières FARDC-PNC, en violation des dispositions légales interdisant la présence militaire sur les sites artisanaux, révélant ainsi l’existence d’un réseau d’exploitation illégale impliquant acteurs étatiques et groupes armés.
Après analyse du dernier rapport des experts des Nations unies sur la RDC du 6 mai 2025, la SCFV relève que ses conclusions sont parfois utilisées de manière abusive, aggravant la précarité socio-économique, notamment en Ituri où des opérateurs font face à des tracasseries, arrestations arbitraires et extorsions. L’organisation recommande aux parties prenantes d’examiner le rapport avec objectivité et aux experts de compléter leurs recherches de manière impartiale, en couvrant l’ensemble du territoire de l’Ituri et en mettant l’accent sur l’exploitation minière par les entreprises chinoises et la responsabilité de l’État.
Jérémie Ngunga Léman
