L’Organisation des Nations Unies (ONU) a dressé, mardi 19 août 2025, un bilan alarmant à l’occasion de la Journée mondiale de l’humanitaire : 383 travailleurs humanitaires ont perdu la vie en 2024, soit une hausse de 31% par rapport à 2023. L’ONU qualifie 2024 d’« année noire » pour l’action humanitaire, en grande partie à cause de la guerre à Gaza et du conflit au Soudan.
La République démocratique du Congo (RDC) n’a pas été épargnée. Rien qu’en 2024, le Bureau de coordination humanitaire (OCHA) a recensé 428 incidents de sécurité, ayant causé la mort de neuf humanitaires, blessé 46 autres et entraîné de nombreux enlèvements. La tendance s’est aggravée en 2025, avec quatre humanitaires tués dans l’Est du pays, dont des employés de l’ONG suisse ex-Expert en février à Rutshuru (Nord-Kivu) et un membre de Médecins sans frontières (MSF) décédé de ses blessures après une attaque à Goma.
Depuis 2020, le cumul est particulièrement lourd en RDC : plus de 40 humanitaires ont été tués, 150 blessés et 170 enlevés. OCHA confirme que le pays figure parmi les environnements les plus dangereux au monde pour les acteurs humanitaires.
Rodriguez Kikamba
