Le processus de paix de Doha, censé aboutir à la signature d’un accord définitif ce lundi 18 août, est dans l’impasse. Un mois après la déclaration de principes du 19 juillet qui avait suscité de nombreux espoirs, aucun dialogue direct n’a été entamé, contrairement au chronogramme établi par la médiation qatarie et les parties en conflit.
Si le gouvernement congolais et les rebelles du M23 continuent d’affirmer leur volonté de négocier, leurs conditions préalables bloquent toute avancée. La rébellion exige la libération de plus de 700 détenus soupçonnés de complicité avant toute participation, tandis que Kinshasa conditionne ces libérations à la conclusion d’un accord et insiste sur le retrait du M23 des zones occupées dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Cette situation rappelle les blocages observés autour de l’accord de Washington. Entre exigences jugées irréalistes et absence de compromis, les chances d’aboutir rapidement à une sortie de crise paraissent de plus en plus réduites.
Charles Mapinduzi
