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RDC : Six morts et un rescapé dans un crash aérien près de Kisangani

Six personnes, dont un inspecteur de l’Autorité de l’aviation civile, ont péri dans un crash survenu ce samedi 16 août à une trentaine de kilomètres de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Parmi les victimes figurent également deux ressortissants étrangers qui assuraient le pilotage de l’appareil, selon des sources concordantes.

L’information a été confirmée par les autorités aéroportuaires dans un rapport préliminaire. Celles-ci précisent toutefois que l’avion aurait décollé à destination de l’aéroport de Bangboka, à Kisangani, sans l’autorisation préalable de la tour de contrôle.

« À 8 h, lors d’une conversation téléphonique, le pilote a informé la tour de contrôle qu’il attendait un VIP, un colonel des FARDC, et qu’il prévoyait de décoller dans dix minutes. La tour a alors contacté le colonel Lomboto, de la Force aérienne, pour vérifier s’il attendait un avion en provenance de Lubutu. Celui-ci a indiqué ne pas être au courant de cette arrivée. À 11 h 05, le colonel Honoré, de la 31ᵉ région militaire, m’a appelé pour me signaler que ses éléments venaient de l’informer qu’un avion s’était écrasé au PK34, sur la route d’Ituri », témoigne un membre du personnel de l’aéroport de Kisangani.

Selon des sources recoupées, l’appareil impliqué est un Antonov 2 immatriculé 9S-GZP. Les causes exactes du drame ne sont pas encore déterminées. Une seule personne a survécu, alors que l’avion s’est embrasé après l’impact.

Les autorités militaires et politiques se sont rendues sur les lieux pour lancer les premières investigations en vue de déterminer les circonstances de cette tragédie.

Charles Mapinduzi

PALU : un parti en miettes, la bataille judiciaire entre Makiashi et Mazenga s’intensifie

Ce n’est pas encore l’épilogue du conflit de leadership qui oppose les différentes ailes du Parti lumumbiste unifié (PALU), formation politique chère au patriarche Antoine Gizenga. Quelques années après la disparition de celui que les militants appelaient affectueusement Funji, le parti se trouve morcelé en plusieurs factions, chacune se réclamant de la direction.

Le professeur Willy Makiashi se présente comme secrétaire permanent et chef du parti. Godefroid Mayobo, à la tête de son propre PALU, revendique la même légitimité, tout comme Didier Mazenga. Une autre aile est dirigée par le professeur Jean-Claude Mashini.

Le dernier affrontement entre les camps Makiashi et Mazenga est né d’une déclaration faite, samedi 16 août 2025, par Robert Ngambi, porte-parole du PALU version Mazenga. Il a affirmé que la Cour d’appel de Kinshasa, par son arrêt RCA 13802 A 14151, avait confirmé un jugement du Tribunal de grande instance de Matete, validant les résultats du troisième congrès extraordinaire et consacrant Didier Mazenga comme secrétaire général et chef du parti.

Ngambi a ajouté que le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, avait saisi par courrier la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour lui notifier que désormais, Didier Mazenga représenterait le regroupement Action des alliés et le PALU (AAC/PALU) devant toutes les instances électorales.

En réaction, François Wendo, cadre du PALU aile Makiashi, a qualifié cette démarche de « nulle et de nul effet ». Il a rappelé que « Didier Mazenga a été destitué et chassé définitivement par le bureau politique du parti ». Selon lui, « il multiplie les manœuvres dilatoires au nom du PALU, mais cela ne concerne pas les militants d’un parti qui est un patrimoine national, ni à vendre ni à acheter ».

Concernant le regroupement AAC/PALU, Wendo insiste sur le respect des textes et des règlements intérieurs : « Les présidents membres de ce regroupement existent bel et bien. Seul le secrétaire général Willy Makiashi, chef du parti, est habilité à l’engager ». Et de marteler : « Didier Mazenga n’a jamais été membre de l’AAC/PALU».

Rodriguez Kikamba

Kinshasa : Plus de 800 maraîchers expropriés attendent toujours leur indemnisation par la SIDIC depuis deux ans

Me Patrick Ekenga a dénoncé le comportement de la Société d’Investissement et de Développement Industriel du Congo (SIDIC), qui n’est toujours pas parvenue à indemniser plus de 800 maraîchers dont les champs ont été récupérés dans le cadre de la plateforme de la zone économique spéciale, située non loin du mausolée d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

« Au lieu de tenir compte de la liste présentée par sieur Mira, la SIDIC a organisé un simulacre d’indemnisation qui a laissé pour compte plus de 800 ménages, aujourd’hui sans ressources », a déclaré Me Patrick Ekenga.

Ces maraîchers sollicitent l’implication du Président de la République pour que la société ayant procédé à l’expropriation des terres s’acquitte de ses obligations.

Me Ekenga précise que nombre de ces agriculteurs ne savent plus à qui s’adresser, et que des décès ont même été enregistrés parmi les personnes concernées. Il rappelle que, dans la pratique, les occupants devraient être indemnisés dès le lancement des activités de la société, à l’initiative de cette dernière.

Selon lui, l’affaire avait déjà été évoquée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, lors d’une réunion du Conseil des ministres. « Nous avons écrit à la SIDIC et organisé une réunion au cours de laquelle nous avons confronté nos différentes listes, mais elle n’a pas tenu compte de la nôtre », regrette-t-il.

Il rappelle également que tous les sites agricoles de la ville de Kinshasa sont gérés par la Division urbaine de développement rural, qui en assure la gestion technique et administrative. Pour que l’indemnisation se déroule correctement, il aurait fallu associer cette structure ainsi que la division qu’il représente, afin de clarifier la situation.

D’après lui, une fois l’indemnisation effectuée, la Division urbaine pourra relocaliser les maraîchers vers d’autres sites agricoles, car ces familles ne vivent que de l’agriculture.

Rodriguez Kikamba

RDC : Kinshasa rappelle que toute nomination consulaire étrangère requiert son agrément préalable

Kinshasa a rappelé, ce samedi 16 août, que la nomination d’un chef de poste consulaire étranger sur son territoire est soumise à un agrément préalable et à la délivrance d’un exequatur par le ministère des Affaires étrangères. Cette précision intervient après l’annonce par la State House du Kenya de plusieurs nominations diplomatiques, dont celle d’un consul général à Goma.

Le gouvernement congolais a souligné que cette démarche doit respecter le droit international et la Convention de Vienne de 1963. Il a exprimé son étonnement face à la communication faite depuis Nairobi, estimant qu’elle ne saurait être considérée comme valable sans l’aval des autorités congolaises, surtout dans le contexte sécuritaire tendu de Goma, encore sous occupation du M23 soutenu par le Rwanda.

Tout en réaffirmant son attachement à sa souveraineté et aux règles internationales, la RDC appelle à la prudence et au discernement dans les communications publiques afin d’éviter toute apparence de légitimation de l’occupation en cours. Kinshasa dit néanmoins rester disposée à maintenir des relations bilatérales constructives avec le Kenya et à poursuivre la coopération régionale au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Flambée des prix des fournitures scolaires, entre détresse des parents et ventes au ralenti à deux semaines de la rentrée

La rentrée scolaire 2025-2026 s’annonce particulièrement difficile à Kinshasa. À deux semaines de son effectivité, les préparatifs impliquant écoles, parents et élèves avancent à pas lents.

Selon un constat effectué ce samedi 16 août 2025 au marché Ngandu, situé dans la commune de Kimbanseke à l’est de la capitale, de nombreux parents n’ont pas encore acheté les fournitures scolaires.

Face à la flambée des prix dans différents coins de la ville, ces derniers expriment leur désarroi et appellent le gouvernement à intervenir pour faire baisser les coûts.

« Le temps passe si vite. Personnellement, je n’ai pas encore acheté les fournitures scolaires pour mes enfants. La vie chère nous oblige parfois à tout faire à la dernière minute », déplore Sisi Wamba, ménagère.

De leur côté, les vendeurs de fournitures scolaires constatent un faible taux de ventes. Au marché Ngandu, ils espèrent que la situation se redressera à l’approche de la rentrée.
« C’est presque pareil chaque année. Le grand mouvement arrive seulement dans les derniers jours. Pour l’instant, il n’y a pas de vente », confie une commerçante spécialisée dans les uniformes et les cahiers.

Par ailleurs, certains détaillants dénoncent la vente d’uniformes scolaires directement par les écoles, pratique qui, selon eux, leur enlève une part importante du marché.
« Les écoles devraient se limiter à l’éducation des enfants et nous laisser la responsabilité des ventes. Certaines imposent même leurs uniformes à des prix élevés », s’indigne un vendeur.

Prévue pour le lundi 1er septembre 2025, la rentrée scolaire nécessite comme chaque année une préparation rigoureuse : inscriptions, achats de fournitures et organisation logistique. Aucun report n’a été annoncé par le gouvernement, confirmant le maintien de cette date. La prérentrée des enseignants est fixée au vendredi 29 août 2025.

Blanchi Lungala M

Plus de 40 civils tués par l’ADF à Lubero : Le drame persiste dans l’est de la RDC

Dans l’est de la République démocratique du Congo, un nouveau massacre perpétré par les Forces démocratiques alliées (ADF) a coûté la vie à plus de 40 civils entre le 13 et le 14 août derniers à Emelia, un village minier du territoire de Lubero, ainsi que dans les localités environnantes comme Kenge. Ce drame s’ajoute aux violences déjà signalées à Beni et Irumu, où au moins 127 civils ont été tués depuis fin juin, portant le total à plus de 200 victimes dans la région en l’espace d’un mois, selon les sources civiles et un rapport de l’ONU via l’agence OCHA.

Malgré l’ampleur des pertes, le conflit dans l’est reste largement ignoré par les autorités nationales et peu relayé par les médias officiels. Jean-Paul Ngahangondi, ancien député provincial, déplore « le silence et l’inaction du commandant suprême des forces armées », tandis que l’État congolais, les ONGDH et les acteurs politiques semblent démissionnaires face à ce carnage. Contrairement à d’autres crises comme celle du M23, aucun programme d’urgence n’est mis en place pour protéger les populations locales.

Depuis près de dix ans, plus de 15 000 personnes ont péri dans ces violences, selon le suivi des forces vives locales, sans compter les dégâts matériels importants : maisons incendiées, véhicules brûlés, biens pillés, champs abandonnés et économie déclinante. Malgré les appels répétés pour considérer la région comme sinistrée, Kinshasa n’a jamais répondu favorablement. La population locale continue ainsi de se sentir abandonnée face à une violence qui ne faiblit pas.

Charles Mapinduzi

Tête-à-tête Trump et Poutine : «En RDC, les dirigeants préfèrent conserver leur pouvoir au détriment de la paix», déclare Francine Muyumba

La rencontre entre le Président des États-Unis, Donald Trump, et son homologue russe, Vladimir Poutine, suscite des réactions au sein de la classe politique congolaise. Pour Francine Muyumba, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), ce tête-à-tête montre que la paix peut primer sur les divergences politiques. Sur son compte X, elle a déclaré ce samedi 16 août : « Quand deux puissances mondiales acceptent de se rencontrer malgré leurs différends, c’est parce qu’ils placent la paix au-dessus de leurs intérêts personnels. »

L’opposante critique la politique du Président Félix Tshisekedi, qu’elle accuse de privilégier la conservation du pouvoir au détriment de la paix et du dialogue inclusif. « En RDC, les dirigeants préfèrent protéger un fauteuil plutôt que leur peuple. La paix et la stabilité du Congo sont au-dessus des ambitions individuelles », affirme-t-elle.

La question du dialogue national continue de diviser la classe politique congolaise. Si certaines voix estiment que l’initiative de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et de l’Église du Christ au Congo constitue une voie de sortie de crise, le pouvoir en place semble réticent à confier cette responsabilité aux institutions religieuses, soulevant des doutes sur sa volonté réelle de conciliation.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Fermeture temporaire d’un tronçon de l’avenue Wagenia pour travaux d’assainissement

Le Ministère provincial des Infrastructures et Travaux publics de Kinshasa a annoncé la fermeture temporaire, à partir de ce samedi 16 août, d’un tronçon de l’avenue Wagenia, dans la commune de la Gombe. La mesure concerne la portion comprise entre l’avenue des Aviateurs et l’avenue de l’Équateur, en raison de travaux de réhabilitation d’un ouvrage d’assainissement gravement détérioré, responsable de la stagnation d’eaux usées et de perturbations de la circulation.

Ces travaux prévoient la construction d’une nouvelle traversée pour résoudre de manière durable ce problème récurrent et fluidifier la circulation dans cette zone stratégique. « Ces aménagements visent à mettre fin au goulot d’étranglement qui affecte quotidiennement les automobilistes », précise le communiqué du ministère. L’objectif est également de réduire les risques sanitaires liés à l’accumulation des eaux usées.

Présentant ses excuses pour les désagréments occasionnés, l’autorité provinciale appelle la population à la compréhension et à la collaboration. Elle invite par ailleurs les autorités civiles et militaires ainsi que la Police nationale congolaise à assurer la sécurité et le bon déroulement des opérations. Cette intervention s’inscrit dans le programme global de la Ville de Kinshasa visant à moderniser les infrastructures urbaines et renforcer le système d’assainissement.

Par Gilbert Ngonga

Kinshasa : Le Gouvernement entame la fermeture des sites d’hébergement des sinistrés du 5 avril

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, le 13 août 2025, l’opération de fermeture des sites d’accueil des victimes des inondations du 5 avril à Kinshasa. L’annonce a été faite le 15 août, lors du compte rendu de la première réunion du Gouvernement Suminwa II, lu à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Cette initiative a débuté au stade des Martyrs avec le paiement des indemnités aux ménages concernés et leur retour vers leurs destinations, grâce à l’appui logistique de Transco.

Selon le porte-parole du Gouvernement, 689 ménages ont déjà été assistés et ont quitté le stade des Martyrs. Le 15 août, l’opération s’est poursuivie au stade Tata Raphaël, où 357 autres ménages ont bénéficié de la même prise en charge. Toutefois, une centaine de fraudeurs identifiés n’ont pas été inclus dans le processus de paiement.

La désactivation de l’ensemble des sites d’hébergement temporaire devait s’achever le 15 août. Le Gouvernement a assuré suivre attentivement l’opération afin de garantir la transparence et de permettre aux véritables victimes de retrouver une stabilité après plusieurs mois passés dans ces structures d’accueil.

Fabrice Kabamba

Jupiler Pro League : Joris Kayembe s’impose face à William Balikwisha

La 4ᵉ journée de la Jupiler Pro League a offert, ce vendredi 15 août, un duel congolais entre le KRC Genk et Louvain. Genk, avec Joris Kayembe titulaire sur le flanc gauche, s’est imposé 2-1. L’international congolais a disputé l’intégralité de la rencontre, se distinguant par sa solidité défensive et ses montées offensives décisives.

En face, William Balikwisha, récemment transféré à Louvain, est resté sur le banc tout au long du match. Ce choix de l’entraîneur soulève des interrogations sur le rôle que l’ancien joueur du Standard de Liège pourrait jouer dans la suite de la saison avec sa nouvelle équipe.

Cette confrontation illustre une fois de plus la qualité des joueurs congolais évoluant en Europe. Kayembe, en grande forme, confirme son importance à Genk et pourrait prétendre à une place de titulaire chez les Léopards de Sébastien Desabre, tandis que Balikwisha devra saisir les prochaines opportunités pour s’imposer.

Voldy Matiafu