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Vital Kamerhe marginalisé ? L’UNC, victime collatérale des tensions au sommet de l’État

Colistier stratégique de Félix Tshisekedi en 2018 et acteur clé de sa réélection en 2023, Vital Kamerhe semble désormais relégué à l’arrière-plan du régime en place. Un effacement progressif qui s’illustre clairement à travers la configuration du gouvernement Suminwa 2, révélatrice des tensions encore feutrées entre le chef de l’État et l’autorité morale de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC).

Une présence réduite à une illusion ?

Contrairement à d’autres plateformes politiques, l’UNC n’a officiellement obtenu aucun quota dans le gouvernement remanié. Officieusement, Aimé Boji Sangara et Molendo Sakombi, reconduits à leurs postes ministériels, seraient censés représenter le parti rouge-blanc. Mais cette lecture est contestée en interne.

« Les deux, Boji et Molendo, sont là par la seule volonté de Fatshi, et contre les intérêts de l’UNC », confie à Netic-News un cadre du parti, proche du secrétaire général.

Cette situation alimente la perception d’un Vital Kamerhe de plus en plus écarté des grandes orientations. Ignoré ostensiblement par le président de la République, ce dernier n’hésite plus, selon certains observateurs, à débaucher au sein même de l’UNC pour affaiblir son allié d’hier devenu, peut-être, un rival de demain.

Le prix d’une parole libre ?

Qu’est-ce qui a valu cette mise à l’écart au président de l’Assemblée nationale ? Ces derniers mois, Vital Kamerhe s’est démarqué par des prises de position audacieuses, parfois jugées dérangeantes pour le pouvoir en place. Face à la crise du M23, il a appelé, bien avant les processus de Doha et de Washington, à des négociations directes avec les rebelles pour éviter une escalade. Il s’est aussi exprimé contre la radicalisation du discours gouvernemental, estimant que cela ne faisait que creuser les fractures au sein de la nation.

Sur le plan judiciaire, il a soutenu Matata Ponyo dans ses déboires avec la justice et a exhorté les autorités à ne pas abandonner les populations vivant dans les zones occupées. Ces interventions, bien que saluées par de nombreux Congolais, ont été perçues comme de véritables provocations dans un environnement politique peu tolérant aux divergences internes.

L’ombre d’un pouvoir autoritaire ?

Depuis six ans, l’espace politique congolais semble fonctionner à sens unique. Toute voix discordante est rapidement stigmatisée, voire réprimée. La guerre contre le M23 en a été un révélateur : toute posture critique, même constructive, a été assimilée à une trahison. Certains citoyens, y compris des personnalités politiques, ont été injustement accusés, parfois arrêtés, sur la simple base d’une opinion divergente.

Dans ce contexte, les déclarations de Vital Kamerhe apparaissent comme des actes de bravoure, mais aussi comme des prises de risque périlleuses. Au point que certains partisans du régime ont appelé à sa destitution, l’accusant de rouler pour l’opposition.

Rester ou s’effacer ?

Dès lors, une question s’impose : Vital Kamerhe peut-il continuer à jouer son rôle d’homme d’État sans risquer la marginalisation ? Pour certains analystes, la survie politique de l’UNC dépendra désormais de la capacité de son leader à naviguer avec prudence dans les méandres d’un régime de plus en plus méfiant envers toute voix autonome.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Les sinistrés des inondations sommés de quitter le site d’accueil du Stade Tata Raphaël

Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a effectué, jeudi 7 août 2025, une visite au Stade Tata Raphaël où sont hébergées les victimes des inondations des 4 et 5 avril derniers. Cette descente visait à évaluer les conditions de prise en charge des sinistrés encore présents sur le site.

À l’issue de sa visite, l’autorité provinciale a annoncé la fin prochaine de leur séjour sur ce site d’accueil. Il a informé les concernés qu’ils devront regagner leurs domiciles dans les jours à venir, précisant que les procédures administratives sont désormais achevées. Le gouverneur a également exhorté les sinistrés à éviter de retourner dans les zones à risque.

Conformément aux instructions du président Félix-Antoine Tshisekedi, les gouvernements national et provincial prévoient une aide financière pour permettre aux sinistrés de se réinstaller dans des zones plus sûres et paisibles.

Blanchi Lungala M

Gouvernement remanié : Le M23 et l’aile dure de l’opposition snobés par Tshisekedi, que dire de la cohésion nationale et de processus de paix en cours?

Après une longue attente où l’opinion s’est perdue en conjectures, le gouvernement remanié de Judith Suminwa a été publié dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 juillet 2025 : des permutations, des reconductions et quelques nouveaux entrants dont les plus emblématiques sont Adoph Muzito, ex-premier ministre et désormais ancien opposant au régime, ou encore Anzuluni, jadis activiste pro-démocratie, également hostile au pouvoir en place.

Le rêve d’une large ouverture brisé

Même si le M23 est resté total méfiant vis-à-vis du pouvoir en place, son absence au sein du gouvernement remet en question la vraie intention de Félix Tshisekedi de mettre fin à la guerre. À ce stade du conflit, la rébellion se sentira toujours non concernée par les enjeux politiques dans le pays et ne fera que radicaliser sa position de combattre le régime alors que sa présence au sein de Suminwa 2 aurait probablement réduit ses intentions.

Ou, dans l’hypothèse où, comme il l’a toujours clamé, le M23 ne se sent pas disposé à communier avec les autorités de Kinshasa, le président congolais aurait bien jouer sur le temps, accentuer les efforts en faveur d’une issue heureuse du processus de Doha et s’assurer de former une équipe beaucoup plus représentative qu’il en est le cas aujourd’hui.

Dans le fond, nonobstant les annonces du président congolais, il ressort que l’équipe bis de Suminwa n’a été qu’un simple remaniement technique, plutôt qu’un gouvernement de large ouverture. Depuis que le dirigeant congolais avait annoncé son intention de rallier de nombreux de ses adversaires politiques ou encore des acteurs de la société, les Congolais espérait un résultat différent.

D’autant que si l’on s’en tient à la rhétorique développée par Kinshasa, le souhait était de rallier le plus de monde (allusion faite à l’opposition et à la société civile) à l’action gouvernementale en vue de constituer un front commun contre la crise sécuritaire dans l’Est ou mener une lutte contre les divisions intestines qui déchirent le pays à ce moment trouble. Hélas! La configuration de l’équipe remaniée ne colle pas avec les promesses faites. Hormis Adolphe Muzito qui, du reste se montrait déjà trop rapproché du régime, ou encore Floribert Anzuluni, la quasi-totalité des membres sont issus de la coalition formée autour de Félix Tshisekedi. Martin Fayulu, très attendu, n’a pas fait surface, ni même l’un de ses proches.

Plus curieux encore et, même si on le redoutait déjà, les grosses pointures de l’aile radicale de l’opposition, qu’elle soit armée ou non armée, sont littéralement absents : ni Kabilistes, Katumbistes, ni pro-Matata, Kikuni, Lubaya, Diongo, Mukwege alors que l’ouverture politique annoncée avait des visées sur la cohésion nationale. Dans le même ordre d’idées, la branche armée à la base de l’instabilité dans le Nord et Sud-Kivu a religieusement été snobée de sorte qu’il est légitime de s’interroger sur la nécessité et les retombées de l’équipe Suminwa II, sur la crise multiforme dans le pays. Le tableau ainsi peint souligne le fait que la nouvelle composition ministérielle est tout, sauf une large ouverture.

Charles Mapinduzi

Musique: Werrason prêt à répondre à l’invitation de Koffi Olomide

L’artiste musicien congolais et patron du groupe Wenge Musica Maison Mère, Werrason a surpris les mélomanes, en exprimant clairement sa volonté de collaborer avec le patron du Quartier latin, Koffi Olomide. Dans une interview accordée à la presse locale, jeudi 7 août 2025, le Roi de la forêt s’est montré ouvert à l’invitation lancée par Mopao Mokonzi, pour son grand concert prévu le 6 septembre prochain à l’ING Arena de Bruxelles.

« Si mon agenda me le permet, je serai là », a déclaré Werasson, laissant planer un vent d’espoir sur une possible réconciliation publique entre ces deux figures majeures de la rumba congolaise. Une déclaration inattendue alors que les fans s’attendaient à un refus catégorique.

Ce geste pourrait marquer une nouvelle ère dans la musique congolaise, portée par l’unité et la reconnaissance mutuelle. Il ne reste plus qu’à savoir si l’emploi du temps de Werrason donnera lieu à cette collaboration historique, qui pourrait définitivement sceller la paix entre ces deux légendes longtemps rivales.

Voldy Matiafu

Gouvernement Suminwa II : Attentes déçues !

L’équipe gouvernementale Suminwa II a été dévoilée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2025. Ce, au terme d’une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) par Tina Salama, porte-parole du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Un coup d’oeil rapide sur sa composition permet de relever, à première vue, que c’est une équipe inutilement éléphantesque et budgétivore, avec 6 vice-Premiers ministres, 12 ministres d’Etat, 24 ministres, 5 ministres délégués et 6 vice-ministres.

C’est exagérément trop pour un pays qui fait face à de grands défis: sécurité a l’Est du pays, infrastructures et social pour l’ensemble du peuple congolais. De plus, de par sa composition, c’est une équipe qui va continuer sur les voies de l’inefficacité pour autant qu’à ce gouvernement manque du sang neuf capable de sortir des sentiers battus. Tshisekedi a repris les mêmes, pour les mêmes résultats, à l’exception de trois nouvelles figures: Muzito, Ngefa et Anzuluni.

Le gouvernement Suminwa II est boudé par Martin Fayulu et son Camp de la patrie, ainsi que les figures de proue de la Société civile. En outre, Tshisekedi n’a pas respecté sa parole donnée aux leaders de l’Union sacrée de la Nation: une équipe constituée de moins de 50 membres. La réalité démontre qu’on est resté dans les limites de l’équipe Suminwa I forte de 54 membres. Mathématiquement, c’est 54-1=53. C’est du sur-place avec des charges multipliées, avec autant de vice-Premiers ministres et ministres d’Etat. Le peuple est déçu, car cette équipe est loin de répondre aux deux grands défis : sécurité et social des Congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Le chef de l’Etat ferait mieux d’ouvrir simplement des pourparlers inclusifs que de susciter de vains espoirs qui n’ont pas été rencontrés. Le peuple reste sur sa soif de sécurité, social et justice distributive du revenu national.

Gauthier Sey

Gouvernement Suminwa II : Attentes déçues!

L’équipe gouvernementale Suminwa II a été dévoilée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2025. Ce, au terme d’une ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) par Tina Salama, porte-parole du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Un coup d’oeil rapide sur sa composition permet de relever, à première vue, que c’est une équipe inutilement éléphantesque et budgétivore, avec 6 vice-Premiers ministres, 12 ministres d’Etat, 24 ministres, 5 ministres délégués et 6 vice-ministres.

C’est exagérément trop pour un pays qui fait face à de grands défis: sécurité a l’Est du pays, infrastructures et social pour l’ensemble du peuple congolais. De plus, de par sa composition, c’est une équipe qui va continuer sur les voies de l’inefficacité pour autant qu’à ce gouvernement manque du sang neuf capable de sortir des sentiers battus. Tshisekedi a repris les mêmes, pour les mêmes résultats, à l’exception de trois nouvelles figures: Muzito, Ngefa et Anzuluni.

Le gouvernement Suminwa II est boudé par Martin Fayulu et son Camp de la patrie, ainsi que les figures de proue de la Société civile. En outre, Tshisekedi n’a pas respecté sa parole donnée aux leaders de l’Union sacrée de la Nation: une équipe constituée de moins de 50 membres. La réalité démontre qu’on est resté dans les limites de l’équipe Suminwa I forte de 54 membres. Mathématiquement, c’est 54-1=53. C’est du sur-place avec des charges multipliées, avec autant de vice-Premiers ministres et ministres d’Etat. Le peuple est déçu, car cette équipe est loin de répondre aux deux grands défis : sécurité et social des Congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Le chef de l’Etat ferait mieux d’ouvrir simplement des pourparlers inclusifs que de susciter de vains espoirs qui n’ont pas été rencontrés. Le peuple reste sur sa soif de sécurité, social et justice distributive du revenu national.

Gauthier Sey

Budget national : Muzito, le sauveur tant attendu ?

La nomination d’Adolphe Muzito au poste de Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, au sein du gouvernement Suminwa 2, suscite un regain d’espoir dans un pays en proie à une crise économique persistante. Ancien Premier ministre et président du parti Nouvel Élan, Muzito hérite d’un portefeuille stratégique, dans un contexte de tensions budgétaires, d’inflation galopante et de défiance généralisée face à la gestion des finances publiques.

Connu pour son expertise économique et son franc-parler, il est attendu sur plusieurs fronts : restauration de la discipline budgétaire, lutte contre les détournements, amélioration de la transparence, et réorientation des dépenses publiques vers les secteurs sociaux de base. Le défi est de taille, tant les obstacles structurels sont nombreux, entre faibles recettes, gouvernance contestée et pressions politiques internes.

Pour réussir, Adolphe Muzito devra imposer une ligne claire, allier rigueur et indépendance, et surtout regagner la confiance d’un peuple épuisé par les promesses non tenues. Sa nomination marque un tournant décisif pour les finances publiques de la RDC, dans l’attente d’une relance budgétaire durable et inclusive.

Voldy Matiafu

Le dialogue direct entre Kinshasa et le M23 reporté à Doha

Le dialogue direct entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23, prévu ce vendredi 8 août à Doha dans le cadre du processus de paix initié par le Qatar, n’a finalement pas eu lieu. Cet échange devait marquer une étape importante après la signature d’un accord de principes le 19 juillet dernier. Toutefois, aucune des deux parties ne s’est rendue à Doha, en raison de désaccords persistants sur la mise en œuvre des engagements préalables.

Le M23 conditionne sa participation au processus par la libération de plus de 700 prisonniers qu’il considère comme détenus pour leur supposée affiliation avec le mouvement rebelle. Lors d’une déclaration faite le jeudi 7 août, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, a également indiqué qu’aucune invitation formelle n’avait été adressée par la médiation qatarie pour cette nouvelle phase de discussion. Du côté de Kinshasa, les autorités restent silencieuses sur la question, bien que la rébellion attende la libération d’une centaine de prisonniers comme signal fort.

Alors que la signature d’un accord de paix était envisagée pour le 18 août, l’impasse actuelle compromet sérieusement l’agenda du processus. Malgré tout, la médiation du Qatar affirme poursuivre ses efforts pour relancer les négociations et rapprocher les deux camps, afin d’éviter un échec de ce dialogue crucial pour la stabilité dans l’est de la RDC.

Charles Mapinduzi

Kasaï Central : la Société civile saisit la justice pour un détournement présumé de 300 millions USD

Forces vives du Kasaï Central a officiellement saisi le Procureur général près la Cour de cassation à Kinshasa pour dénoncer un détournement présumé de 300 millions de dollars américains destinés à des projets d’intérêt public dans la province. Dans une lettre datée du 6 août 2025, les délégués Monique Nzeba Kabeya et Daniel Kapuka Kabole évoquent des faits graves impliquant la mauvaise gestion des fonds alloués à la lutte contre les érosions, la voirie urbaine, l’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que la réhabilitation d’infrastructures administratives.

Selon la dénonciation, plus de 90 % des montants prévus auraient été décaissés sans que les projets ne soient exécutés sur le terrain. Parmi les cas cités, 128 millions USD auraient été affectés à la réhabilitation de 54 km de voirie urbaine à Kananga sans la moindre route achevée, tandis que 11,5 millions USD ont été engloutis dans un barrage hydroélectrique resté à l’état de projet. L’ancien gouverneur John Kabeya Shikayi et des structures comme BECCO, OVD et SAFRIMEX sont mentionnés comme superviseurs ou exécutants, bien que certaines entreprises citées demeurent inconnues du public.

Déplorant une gouvernance locale paralysée et une population livrée à elle-même, la société civile exige l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante, des poursuites impartiales contre les présumés responsables, la restitution des fonds publics, et la protection des lanceurs d’alerte. Elle accuse en outre certaines autorités de bloquer les mécanismes de contrôle parlementaire en soutenant un bureau dissident à l’Assemblée provinciale.

Gilbert Ngonga

Ministère de la Jeunesse : Grâce Kutino s’engage pour une mission collective

La nouvelle ministre de la Jeunesse, Grâce Kutino, a réagi ce vendredi 8 août à sa nomination au sein du gouvernement Suminwa II. Sur son compte X, elle a d’abord remercié Dieu, le Président de la République Félix Tshisekedi, et la Première ministre Judith Suminwa pour cette marque de confiance. Elle a salué « le leadership inspirant » de la cheffe du gouvernement et la vision présidentielle qui fait de la jeunesse un pilier de l’avenir congolais.

Grâce Kutino a ensuite dédié cette responsabilité à la jeunesse congolaise, affirmant qu’il s’agit d’une « mission collective » plutôt qu’un privilège personnel. Elle a appelé les jeunes à faire preuve d’audace, de foi, de discipline et d’amour pour la patrie, afin de construire ensemble un avenir meilleur.

Se disant prête à être « une oreille, une voix, une main tendue, un pont », la ministre s’est engagée à servir les jeunes Congolais avec « honneur, lucidité et loyauté », tout en plaçant son mandat sous le sceau de la grâce divine.

Bienvenu Musoy