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Mazembe conteste l’arrêt du championnat, la FECOFA maintient sa position devant le TAS

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Le Tout-Puissant Mazembe a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour contester la décision de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) relative à l’arrêt du championnat national. Le club de Lubumbashi dénonce le mode de désignation des représentants congolais aux interclubs de la CAF pour la saison à venir.

De son côté, la FECOFA affirme que la suspension du championnat avait été acceptée par l’ensemble des clubs, y compris le TP Mazembe, dans un contexte exceptionnel. Bien que cette décision ne soit pas conforme aux règlements classiques, elle aurait été prise de manière consensuelle afin de préserver l’intégrité du calendrier sportif national.

Malgré la contestation de Mazembe, la FECOFA a déjà transmis à la CAF la liste des clubs engagés : les Aigles du Congo et le FC Saint Éloi Lupopo pour la Ligue des Champions, Maniema Union et l’AS Simba pour la Coupe de la Confédération.

Voldy Matiafu

RDC : Suspension de la Cellule de paie à la Fonction publique pour fraude à grande échelle

La Fonction publique congolaise est au cœur d’un vaste scandale de corruption. Le 4 août 2025, le Vice-Premier ministre en charge de ce secteur, Jean-Pierre Lihau, a suspendu l’ensemble de la Cellule technique d’engagement de la paie, accusée de monnayer illégalement la mécanisation des agents de l’État. Ce droit, pourtant fondamental et gratuit, était transformé en business lucratif au sein de cette structure devenue, selon les autorités, l’épicentre d’un réseau de fraudes.

Les premières investigations révèlent une situation alarmante : plus de 631 000 agents dits « non payés » attendent encore d’être mécanisés, tandis que 182 000 fonctionnaires déjà intégrés auraient été illégalement écartés du circuit de paie. Un sabotage que Jean-Pierre Lihau qualifie de délibéré, avec des conséquences graves sur les secteurs sociaux clés comme la santé et l’éducation. La Cellule incriminée est accusée d’avoir exigé des pots-de-vin à des fonctionnaires, certains en attente depuis plus de vingt ans.

Face à cette crise, un dispositif temporaire a été mis en place pour assurer la continuité du service, tandis que des audits internes sont en cours afin de mesurer l’ampleur du préjudice et d’identifier tous les complices. Le gouvernement entend ainsi restaurer la crédibilité de l’administration publique, assainir la gestion des ressources humaines et mettre fin à l’impunité.

Guyvanant Misenge

Examen d’État 2025 : Quand l’innovation technologique se heurte à la méfiance populaire

Depuis la publication rapide des premiers résultats de l’Examen d’État 2025, la République démocratique du Congo est secouée par une vague de réactions contrastées. Si certains saluent un exploit technologique inédit, d’autres dénoncent une fraude déguisée. Au cœur de la controverse : la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, accusée de manipulation.

En cause, la vitesse de la correction : à peine trois jours après la dernière épreuve, les premiers résultats ont été rendus publics. Une situation inédite dans l’histoire du pays, habitué à attendre plus d’un mois avant toute proclamation officielle. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une opération de communication politique.

« Comment peut-on publier les résultats pendant que les malles d’items traînent encore dans les provinces ? »,

s’interroge un internaute du Nord-Kivu. Le prêtre Jean Bosco Bahala, quant à lui, évoque un « manque de respect à notre intelligence » en fustigeant une « correction miraculeuse » rendue possible, selon le ministère, par la numérisation des copies et l’utilisation de scanners ultrarapides.

Le contexte politique tendu alimente également les soupçons. Des internautes accusent la ministre Malu d’avoir favorisé les finalistes de l’espace Kasaï, région d’origine du chef de l’État, en leur accordant massivement des distinctions leur ouvrant l’accès à des bourses postsecondaires. Une accusation que les autorités rejettent, mettant en avant des réformes techniques telles que la correction décentralisée et l’instauration du diplôme électronique.

Mais au-delà des accusations, c’est une interrogation plus profonde qui émerge : la RDC a-t-elle horreur du changement ? Habituée à la lenteur administrative, la population peine à croire qu’une réforme puisse produire des effets aussi rapides. Pourtant, dans d’autres pays, les innovations numériques permettent la proclamation des résultats électoraux le jour même du vote. La question reste donc entière : faut-il se méfier des avancées technologiques ou apprendre à les intégrer, malgré les résistances ?

Charles Mapinduzi

Réforme numérique de l’Exetat : Lubumbashi exulte après une publication record des résultats

Une vague d’euphorie a déferlé sur la ville de Lubumbashi dans la nuit du 4 au 5 août, après l’annonce des résultats de la 58ᵉ édition de l’Examen d’État. Les rues ont résonné de klaxons, de chants, de vuvuzelas et de cris de joie, traduisant l’immense soulagement des finalistes de la province éducationnelle du Haut-Katanga 1. Entre centre-ville et périphérie, certains arboraient fièrement leurs résultats imprimés sur leurs vêtements, dans une atmosphère digne d’un jour de fête nationale.

Ce climat festif s’explique non seulement par les performances enregistrées, mais surtout par la rapidité inédite de la publication des résultats : à peine quatre jours après la fin des épreuves. Le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté attribue cette célérité à l’introduction de technologies intelligentes. « Elle permet désormais de traiter entre 80 et 160 items par minute, contre seulement 8 à 16 copies corrigées dans le même laps de temps auparavant », précise un communiqué. Une révolution technologique saluée comme un pas décisif vers la modernisation et la transparence du système éducatif congolais.

Outre l’intelligence artificielle, la décentralisation du Centre national de correction avec des antennes implantées, entre autres, dans le Haut-Katanga 1 et au Kasaï-Oriental 1, a contribué à cette efficacité. Selon les chiffres officiels, ces deux provinces, ainsi que Kinshasa Mont-Amba, affichent un taux de réussite de 72 %. Un signal fort en faveur de la réforme, qui semble désormais faire école.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Fermeture de l’avenue Kasa-Vubu au niveau du pont Cabu pour deux mois de travaux

Le ministère provincial des Infrastructures et Travaux publics de Kinshasa annonce la fermeture complète de l’avenue Kasa-Vubu à hauteur du pont Cabu, du mercredi 6 août au dimanche 5 octobre 2025. Cette mesure temporaire s’étendra sur une durée de soixante jours calendaires.

Selon le communiqué officiel, cette fermeture s’inscrit dans le cadre des travaux d’urgence de réhabilitation du pont Cabu, initiés pour garantir la sécurité des usagers et améliorer durablement la qualité des infrastructures routières dans la capitale congolaise.

Le ministère invite la population à prendre en compte cette restriction dans leurs déplacements et précise que les voies de déviation seront communiquées dans l’intégralité du communiqué affiché aux lieux habituels et consultable auprès des services compétents.

Jérémie Ngunga Léman

Grand Lac : Les ambitions du Rwanda, un péril pour la RDC ?

Le Rwanda, surnommé le « pays des mille collines », est un petit État d’Afrique centrale, enclavé et densément peuplé. Avec une superficie de seulement 26 338 km² et une population d’environ 14,5 millions d’habitants en 2025, sa densité de population est l’une des plus élevées au monde, à plus de 541 habitants par km². Le pays fait face à une forte pression démographique, accentuée par une population très jeune et un taux de croissance annuel de 2,2 %. Cette réalité démographique, combinée à une vision politique et économique ambitieuse, soulève de sérieuses questions sur les motivations profondes de Kigali, en particulier vis-à-vis de la République Démocratique du Congo (RDC).

Une diplomatie migratoire à double tranchant

Récemment, le Rwanda a signé un accord avec les États-Unis pour accueillir jusqu’à 250 migrants expulsés. Cet accord, signé en juin, prévoit que ces personnes bénéficieront d’une formation professionnelle, de soins et d’une aide au logement pour faciliter leur réinsertion. Selon la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, cette initiative s’appuie sur les « valeurs sociétales » du pays et son expérience des déplacements de population.

Cet accord n’est pas un cas isolé. On se souvient de l’entente avec le Royaume-Uni pour l’accueil de demandeurs d’asile, finalement abandonnée. Ces initiatives diplomatiques mettent en lumière une stratégie singulière de la part de Kigali, qui cherche à se positionner comme une terre d’accueil pour les migrants expulsés par les pays occidentaux.

Cependant, il est difficile d’ignorer la question fondamentale : pourquoi un pays déjà surpeuplé, dont les infrastructures et les ressources naturelles sont soumises à une forte tension, chercherait-il à accueillir des populations supplémentaires, qu’elles soient américaines ou britanniques ?

Le Kivu, une cible de longue date

Ces accords de déportation, bien qu’apparemment humanitaires ou économiques, doivent être analysés à la lumière de l’historique de l’instabilité dans la région des Grands Lacs, et plus particulièrement dans l’est de la RDC. Depuis des décennies, la région du Kivu est en proie à des conflits armés où l’implication du Rwanda est largement documentée. De nombreux analystes et rapports de l’ONU pointent du doigt le soutien de Kigali à des groupes armés, tels que le M23.

L’objectif de cette politique expansionniste semble clair : déstabiliser l’est de la RDC pour y exercer une influence politique et économique, tout en tirant profit de ses immenses ressources naturelles. Les ambitions territoriales du Rwanda ne sont pas nouvelles, et le Kivu, avec ses terres fertiles et ses minerais, représente une perspective alléchante pour un pays à l’étroit sur son propre territoire.

Dans ce contexte, les accords d’accueil de migrants ne sont peut-être qu’une facette de cette stratégie expansionniste. Accueillir des populations étrangères permet de renforcer sa position sur la scène internationale, de justifier une politique de développement qui pourrait, à terme, être utilisée comme prétexte pour chercher de « l’espace vital » au-delà de ses frontières.

En conclusion, la démarche du Rwanda, avec ses accords de déportation et son historique d’implication dans les conflits du Kivu, semble constituer un péril majeur pour la RDC. La pression démographique interne du Rwanda, combinée à une vision politique agressive, suggère que la RDC pourrait bien être la solution que Kigali recherche pour ses propres défis. Face à cette situation, il est crucial que la communauté internationale prenne conscience de la menace que représente cette politique pour la stabilité de toute la région.

Guyvanant Misenge

Fiston Mayele confirme son engagement avec Pyramids FC pour la saison 2025-2026

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L’attaquant congolais Fiston Mayele a annoncé qu’il restera au sein de Pyramids FC pour la saison 2025-2026. Quelques semaines après avoir remporté la Ligue des Champions africaine, le buteur des Léopards entend poursuivre l’aventure en Égypte, déterminé à écrire un nouveau chapitre de sa carrière.

« Je suis déterminé à redevenir meilleur buteur et je vais tout donner pour ça », a déclaré Mayele à la presse égyptienne ce lundi 4 août.

Sous contrat pour encore une saison, il affirme rester concentré sur son objectif : contribuer aux succès du club cairote et viser tous les titres possibles.

Avec un mental de compétiteur, Fiston Mayele veut faire taire les doutes et s’imposer à nouveau comme l’un des meilleurs attaquants du continent.

« L’objectif est clair : se battre pour chaque trophée », a-t-il insisté, affichant une ambition sans faille pour la saison à venir.

Voldy Matiafu

Kinshasa abritera la 47e Assemblée Générale de la CAF en octobre 2025

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La capitale de la République Démocratique du Congo accueillera le 6 octobre 2025 la 47e Assemblée Générale de la Confédération Africaine de Football (CAF). Un rendez-vous de premier plan qui réunira les présidents des 54 associations membres ainsi que plusieurs figures majeures du football africain.

Au cœur de cette rencontre, des échanges sur les défis actuels du football continental, le renforcement de la coopération entre fédérations, et la définition des grandes orientations pour l’avenir du sport roi en Afrique. L’événement s’annonce stratégique pour le développement du football africain.

Le ministère congolais des Sports et Loisirs, qui assure l’organisation, salue cette initiative comme une reconnaissance du rôle croissant de la RDC sur la scène sportive africaine. Il y voit également une occasion de valoriser les capacités logistiques du pays à l’échelle internationale.

Voldy Matiafu

UDPS : Augustin Kabuya et Eteni Longondo vers la réconciliation interne

Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS-Tshisekedi), Augustin Kabuya, a reçu ce lundi dans son quartier général l’ancien ministre de la Santé, Eteni Longondo. Cette rencontre marque un pas vers l’apaisement des tensions internes au sein du parti présidentiel, après plusieurs mois de rivalités.

Avant ce tête-à-tête, Eteni Longondo avait échangé avec Deo Bizibu, qui revendique également le poste de secrétaire général du parti. L’ancien ministre plaide pour une réorganisation de l’UDPS afin de soutenir le chef de l’État dans la lutte contre l’insécurité dans l’Est du pays et l’amélioration des conditions sociales. Il appelle à l’unité en vue des élections de 2028, avec pour ambition de « remporter la victoire et continuer à diriger le pays ».

Plusieurs cadres du parti, dont Jean-Pierre Kalombo et Victor Wakuenda, ancien président de la Convention démocratique du parti (CDP), ont réaffirmé leur soutien à Augustin Kabuya. Une rencontre élargie entre Kabuya et Deo Bizibu est annoncée dans les prochains jours au siège du parti, dans le but de renforcer la cohésion interne.

Jérémie Ngunga Léman

Kasaï : Les enseignants s’indignent du service rendu par Afriland First Bank de Kamonia et appellent à une réaffectation

Impayés depuis deux mois, les enseignants de Tshikapa au Kasaï appellent le gouvernement central à les réaffecter dans une autre banque de la place pour la paie. Dans une déclaration faite, lundi 04 août 2025, ils déplorent le calvaire qu’ils traversent pour percevoir leurs sommes, auprès d’Afriland First bank du territoire de Kamonia.

Selon des sources, ces professionnels de la craie ont reçu un message dimanche dernier, confirmant le versement d’un seul mois de leurs salaires, chose qui les a poussés à réagir et dénoncer avec amertume le traitement qu’ils subissent auprès de la banque.

Ils appellent ainsi le gouvernement à répondre favorablement à leur demande, afin de leur permettre de bien organiser la rentrée scolaire 2025-2026 qui se pointe à l’horizon. Plus loin, ils estiment que le montant annoncé est insuffisant pour couvrir les frais engagés et préparer la rentrée scolaire de leurs enfants.

Jérémie Ngunga Léman