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Kisangani : L’AICPT convoque les États Généraux du BTP pour la zone Est

Dans un élan de redynamisation et de modernisation, l’Association des Ingénieurs Constructeurs de la Tshopo (AICPT) a annoncé, ce lundi 4 août 2025, la tenue des États Généraux du Bâtiment et Travaux Publics (BTP), pour l’ensemble de la zone Est de la République Démocratique du Congo. Conformément à la décision présidentielle n° 001/AICPT/08-2025 signée par le Président Augustin Mulunda, ces assises historiques se tiendront à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

Placées sous le thème « Ingénierie et Développement : Vers une gouvernance responsable des métiers du BTP », ces rencontres visent à insuffler une nouvelle dynamique au secteur de la construction dans une région en pleine reconstruction. L’événement qui rassemblera l’élite de l’ingénierie congolaise, est perçu comme une étape cruciale pour l’avenir des infrastructures dans cette partie du pays.

Ces États Généraux auront pour mission de statuer sur des réformes majeures. Au cœur des débats, la révision des statuts de l’AICPT pour élaborer une proposition de loi ambitieuse : l’institution d’un Ordre des Ingénieurs BTP. Une telle structure permettrait de professionnaliser et de réguler le secteur, garantissant ainsi qualité et éthique dans les projets de construction. Les participants auront également la responsabilité d’élire une nouvelle coordination provinciale et zonale pour la zone Est. Cette équipe, légitime et dynamique, aura pour mandat de porter et de défendre cette réforme auprès des institutions parlementaires nationales.

Outre les discussions statutaires, les assises incluront une importante campagne d’adhésion et de distribution des cartes de membres. Cette phase, qui s’étendra du 5 au 30 août 2025, permettra de valider les nouveaux membres et d’intégrer pleinement les participants aux travaux. La livraison des nouvelles cartes est prévue du 1er au 20 septembre 2025. Ces efforts de structuration visent à renforcer l’AICPT en tant qu’acteur incontournable du développement national.

Guyvanant Misenge

Interpellation du journaliste Glody Ndaya : ACOFEPE s’indigne et exige sa libération immédiate

L’association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) exprime sa vive préoccupation face à l’interpellation, ce lundi 4 août 2025, de Glody Ndaya, journaliste et directeur général de la radio web. Dans un document consulté par notre rédaction, ACOFEPE dénonce une arrestation “brutale et injustifiée »

L’association souhaite obtenir auprès des autorités compétentes des explications claires sur les raisons de cette interpellation et rappelle que les journalistes ne sont pas des criminels, mais des acteurs essentiels dans une société démocratique et transparente «Cette arrestation arbitraire constitue une atteinte grave à la liberté de la presse et à la sécurité des femmes journalistes, déjà exposées à de nombreuses formes de menaces et d’intimidation dans l’exercice de leur métier», indique le document.

ACOFEPE appelle ainsi à la libération immédiate et sans condition de Glody Ndaya, et invite les organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse, tant au niveau national qu’international, à se mobiliser face à cette dérive inquiétante.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : André Wameso prend officiellement les rênes de la Banque Centrale du Congo

André Wameso a officiellement pris ses fonctions de gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), à l’issue d’une cérémonie de remise et reprise, présidée ce lundi 4 août 2025 par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi. Cette cérémonie a ainsi marqué le passage de relais entre Malangu Kabedi Mbuyi et son successeur, désigné par ordonnance présidentielle. Cette transition s’inscrit dans un contexte de profondes mutations économiques, alors que les autorités visent la modernisation du système financier national.

Fort de son expérience comme conseiller principal du Chef de l’État en charge de l’économie et des finances, André Wameso hérite de responsabilités majeures. La maîtrise de l’inflation, la stabilisation du franc congolais, l’élargissement de l’accès aux services financiers et la digitalisation bancaire figurent parmi les priorités de son mandat. Le nouveau patron de la BCC est ainsi appelé à consolider les acquis tout en impulsant une dynamique d’innovation et de stabilité.

Lors de son discours, le ministre des Finances a salué les qualités du nouveau dirigeant, soulignant son « expertise, son patriotisme et sa vision stratégique ». Il a également rendu hommage à la gouverneure sortante pour son engagement au service de la souveraineté monétaire du pays.

« La Banque Centrale est un pilier de notre indépendance économique. Nous avons confiance en la capacité du nouveau Gouverneur à poursuivre les réformes, dans l’intérêt du peuple congolais », a-t-il conclu.

Cedrick Katay Kalombo

Kongo Central : Le ministre Samuel Mbemba en mission de sécurité à Kasangulu après une évasion massive

Le ministre de la Justice par intérim, Samuel Mbemba s’est rendu, ce lundi 4 août 2025, à la prison de Kasangulu, dans la province du Kongo Central, après une évasion spectaculaire survenue dans la nuit du 1er au 2 août dernier dans cette maison carcérale. Cette mission, effectuée sur instruction de la Première ministre Judith Suminwa, a eu pour objectif l’évaluation de la situation sécuritaire et l’affirmation de la détermination du Gouvernement à reprendre le contrôle total de cette prison.

Sur le terrain, le ministre a d’abord tenu une réunion stratégique avec les responsables des services de sécurité, en présence des autorités locales. Il s’est ensuite rendu à l’intérieur de la prison pour constater les conditions de détention, échanger directement avec les détenus, et comprendre les failles ayant conduit à cette évasion massive de 19 prisonniers. La visite s’est également étendue au tribunal de grande instance, où le ministre a assisté à une audience en flagrance de deux évadés récemment capturés.

Cette descente traduit la volonté ferme du gouvernement congolais de renforcer la sécurité dans les établissements pénitentiaires, de prévenir de nouvelles évasions et de réaffirmer l’autorité de l’État. Un audit complet des dispositifs de surveillance et des infrastructures de la prison de Kasangulu est prévu dans les prochains jours, avec des mesures correctives attendues dans l’immédiat.

Cedrick Katay Kalombo

Mpox en RDC : Roger Kamba lance le projet de réponse d’urgence avec l’appui du Japon et de l’UNICEF

Le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a procédé, ce lundi 04 août 2025, à la signature officielle du Projet de Réponse d’Urgence contre l’épidémie de Mpox en République démocratique du Congo. Ce programme, soutenu financièrement par le gouvernement du Japon et mis en œuvre techniquement par l’UNICEF, vise à renforcer la riposte nationale face à cette maladie émergente.

Le projet s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés dans le pays, notamment en matière de prise en charge médicale, de vaccination, de traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë, ainsi que du renforcement des infrastructures de prévention et de contrôle des infections. Il sera déployé dans 12 zones de santé ciblées à travers le territoire national, en tenant compte des zones à haut risque et des besoins prioritaires identifiés par les autorités sanitaires.

Au-delà de l’approche sanitaire, le projet intègre également une dimension communautaire essentielle. Il prévoit la formation et la mobilisation des acteurs locaux, ainsi qu’un accompagnement psychosocial des familles touchées par la Mpox. Cette réponse multisectorielle s’aligne sur le Plan National de Réponse contre la Mpox et reflète l’engagement du gouvernement congolais à renforcer la résilience du système de santé face aux urgences épidémiques.

Cedrick Katay Kalombo

Kasaï-Central : Reprise effective des travaux de la centrale hydroélectrique de Katende

Les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Katende (64 MW) ont officiellement repris, le week-end du 2 août 2025, après près de huit années d’arrêt. Le Gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, s’en est assuré lors d’une visite éclair effectuée sur le chantier, situé à environ 90 kilomètres de Kananga, dans le territoire de Dibaya.

Sur place, les entreprises engagées sur le projet ont présenté l’état d’avancement des opérations. La société Angélique International Limited et son bureau conseil Eco Énergie se chargent de la production de la centrale, tandis que Mining Engineering Service et son bureau conseil Grand International Group travaillent sur la ligne de transport d’électricité. Le gouverneur a parcouru les différentes sections du site après avoir reçu les explications techniques des équipes.

L’ingénieur Rémy Matala Pasu, délégué du ministère des Ressources hydrauliques, a détaillé les travaux en cours.

« Nous avons déjà vidé le canal et construit des digues pour arrêter l’infiltration d’eau. Actuellement, nous renforçons ces digues avant le lancement imminent des ouvrages de génie civil », a-t-il indiqué.

Impressionné par les progrès observés, le gouverneur Kambulu a réaffirmé son engagement à soutenir le projet jusqu’à son achèvement, avant de plaider auprès du ministère des Finances pour obtenir l’exonération d’un lot de machines bloquées, indispensable à l’accélération des travaux. Considérée comme un levier stratégique pour le développement industriel du Kasaï, la centrale hydroélectrique de Katende, devrait être achevée dans un délai de 24 mois si le calendrier est respecté.

Fabrice Kabamba

Mairie de Lubumbashi : Le Bras de fer persiste entre Joyce Ntunda et Patrick Kafwimbi

La tension reste palpable à la mairie de Lubumbashi, deux figures politiques se disputent la fonction de maire intérimaire. Malgré la décision du Conseil d’État rendue le 18 juillet dernier en faveur de Joyce Ntunda, cette dernière n’a toujours pas repris ses fonctions. En attendant la notification officielle du ministère de l’Intérieur, deux camps se forment : les partisans de Joyce Ntunda d’un côté, et ceux de Patrick Kafwimbi, actuellement en poste de l’autre. Le retour en ville de Joyce Ntunda le week-end dernier a ravivé les spéculations sur une possible remise et reprise qui n’a finalement pas eu lieu dans la matinée de ce lundi 4 juillet 2025.

Dans cette atmosphère tendue mais sans heurts, des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont occupé dès 5h du matin de ce lundi les abords et la cour de l’hôtel de ville pour soutenir Kafwimbi.

« Nous sommes ici depuis 5 heures du matin », a témoigné Alexis Mwepu, l’un d’eux.

Selon lui, la mobilisation n’a été orchestrée par personne :

« C’est par notre propre mobilisation. De plus, le maire Patrick Kafwimbi n’a invité personne. Nous avons appris à travers les réseaux sociaux que Joyce Ntunda procéderait à la remise et reprise avec l’actuel maire. »

Ce mouvement spontané visait donc à empêcher ladite cérémonie supposée.

Pour sa part, la cellule de communication de Patrick Kafwimbi affirme que tout fonctionne normalement.

« La situation est calme. Tous les services sont fonctionnels », a indiqué Chanel Shiku.

Il a précisé que le maire était à son bureau dès 8h, avant de se rendre dans la commune de Kampemba pour une activité sur le terrain. Pendant ce temps, les proches de Joyce Ntunda restent confiants :

« Toutes ces agitations vont cesser. De ce fait, Joyce Ntunda reprend ses fonctions comme maire intérimaire. Tôt ou tard, la loi sera respectée. »

Une chose est certaine : la mairie de Lubumbashi traverse une période d’incertitude institutionnelle qui ne laisse personne indifférent.

Cedrick Katay Kalombo

Exétat 2025 : Publication rapide de résultats, un exploit technologique signé Raïssa Malu

C’est une première en République Démocratique du Congo : les résultats de l’examen d’État édition 2025, sont publiés trois jours après la tenue de la dernière épreuve, qui s’est déroulée le 31 juillet. Un exploit logistique et technologique jamais réalisé auparavant. Il porte la signature déterminée et visionnaire de Raïssa Malu Dinanga, Ministre d’Etat, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté.

Depuis sa nomination à la tête de ce portefeuille départemental, la Ministre Malu n’a cessé d’impulser des réformes ambitieuses pour arrimer l’école congolaise dans l’ère du XXIè siècle. Cette année, elle signe un exploit exceptionnel : la mise en place d’un système de correction automatisée, assistée par intelligence artificielle, doublé d’un contrôle rigoureux par des équipes humaines spécialisées

« Ce n’est pas seulement une prouesse technique, c’est une démonstration que notre système éducatif peut être moderne, fiable et efficace quand la volonté politique rencontre la compétence », a déclaré un haut cadre du ministère.

Une chaîne logistique inédite

Le nouveau dispositif mis en place repose sur trois piliers : la numérisation décentralisée et sécurisée des copies, avec traçabilité de chaque lot ; la correction assistée par l’intelligence artificielle et supervisée par des correcteurs humains pour garantir l’exactitude ; et la plateforme de consolidation et de publication des résultats en temps réel, synchronisée avec les centres provinciaux. Cette architecture a permis de réduire de plusieurs semaines à quelques heures le temps de traitement des données, tout en renforçant la transparence du processus.

Une réforme pensée pour durer

Au-delà d’un exploit ponctuel, Raïssa Malu inscrit cette performance dans une vision à long terme. Le système mis en place sera pérennisé, amélioré, et étendu à d’autres examens nationaux, y compris les évaluations intermédiaires. Il ouvre également la voie à une base de données éducatives nationale qui facilitera le suivi des parcours scolaires et la planification des politiques éducatives.

Un signal fort pour la jeunesse

En publiant les résultats aussi rapidement, le ministère envoie un message fort aux élèves et aux parents : le temps de l’attente angoissée et des rumeurs incertaines est révolu. Place à une école rigoureuse et moderne

« Grâce à Mme Malu, nous entrons dans une ère nouvelle. L’école congolaise peut désormais marcher au rythme de grandes nations », confie un inspecteur provincial ému.

Un coup d’arrêt stratégique à la tricherie. La rapidité de la publication des résultats n’a pas seulement surpris l’opinion : elle a court-circuité les réseaux de manipulation post-examen, souvent à l’origine de fraudes et de négociations informelles. En verrouillant le temps entre les épreuves et la sortie des résultats, le ministère ferme la porte à toute interférence malveillante. La transparence devient un outil de dissuasion. Ce mécanisme crée un précédent : désormais, tricher n’est plus rentable, ni même réalisable.

Une ministre et une vision

Raïssa Malu n’en est pas à son premier acte fort. Scientifique de formation, éducatrice passionnée, elle a su conjuguer expertise technique, leadership politique et audace réformatrice pour faire bouger les lignes d’un système longtemps sclérosé. L’exploit de ce 3 août 2025 restera comme une date repère dans l’histoire de l’éducation congolaise. Et désormais, une chose est sûre : le nom de Raïssa Malu est indissociable de cette révolution éducative en marche.

Netic-News

Exil de Matata Ponyo : Jean-Claude Katende s’indigne des failles de services sécuritaires

Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean Claude Katende a réagi face à l’exil forcé de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo, annoncé par son parti le week-end dernier. Dans une déclaration faite ce lundi 4 août 2025, sur son compte X, Katende exprime son soulagement quant à la sécurité de Matata, et met en lumière une question préoccupante : comment l’ancien Premier ministre a-t-il pu quitter le pays sans que les services d’immigration et de renseignement n’en soient informés ?

L’activiste pointe du doigt une défaillance grave, voire une corruption au sein des services de l’État. Selon lui, cette évasion soulève un risque majeur pour la sécurité nationale : si une personne peut sortir du pays sans contrôle, d’autres peuvent y entrer de la même manière. Il conclut son propos en remettant en question la capacité de l’État à protéger ses citoyens, affirmant qu’il ne reste « qu’à compter sur Dieu pour notre sécurité et celle du pays ».

Pour rappel, le parti de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), a récemment brisé le silence deux mois après la disparition de son leader. Dans une déclaration publiée samedi dernier, le LGD a confirmé que Matata Ponyo est vivant et en sécurité, mais qu’il a été contraint à l’exil par les autorités. Le parti dénonce un arrêt de la Cour de cassation jugé « inapplicable » et « à motivation politique », affirmant qu’il viole les droits constitutionnels de leur chef de file.

Guyvanant Misenge

Ituri : Cinq civils tués dans des attaques entre milices à Djugu

Cinq civils ont été tués ce week-end dans le territoire de Djugu, en Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, dans des violences impliquant les milices Zaïre et CODECO. Samedi, trois personnes revenant d’un site minier ont été exécutées à Nizi par des éléments de la milice Zaïre, en collaboration avec la Convention pour la révolution populaire (CRP), les accusant de liens avec CODECO. En représailles, deux autres civils ont été enlevés et tués à la machette dimanche matin dans le village de Kpadolé par des membres présumés de CODECO.

Les auteurs de la deuxième attaque se sont ensuite repliés vers Sesele, tandis que les FARDC sont intervenues pour sécuriser la zone et récupérer les corps. Le président de la société civile locale a dénoncé « un mépris total pour les engagements de paix » et a appelé le gouvernement à des mesures plus fermes pour protéger la population. Ces violences surviennent alors que la région tente encore de stabiliser la trêve issue du dialogue d’Aru 2.

Pour les défenseurs des droits humains, ces événements rappellent la fragilité du processus de paix en Ituri. Le désarmement tant physique que mental reste un défi majeur, et la poursuite des attaques entre milices risque de compromettre définitivement les efforts de réconciliation.

Guyvanant Misenge