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Haut-Katanga : Le gouverneur Martin Kazembe promet de relancer la RTNC provinciale

Le gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a reçu officiellement, le jeudi 31 juillet 2025, le directeur provincial de la RTNC/Haut-Katanga, Christophe Lokangu Lilemo. Cette première rencontre depuis la nomination de ce dernier a permis de dresser un état des lieux alarmant de la chaîne publique dans la province : équipements vétustes, signal affaibli, bâtiments délabrés et plus de 24 mois d’arriérés de subvention.

Face à ces difficultés, le gouverneur Kazembe a exprimé sa volonté ferme d’agir. Il a annoncé un accompagnement progressif de la relance de la RTNC, avec un accent mis sur la réhabilitation technique et la régularisation des dettes laissées par l’ancienne administration.

« Je ne suis pas venu continuer l’indifférence. Je suis là pour apporter des solutions. La RTNC, c’est la voix de l’État, elle doit retrouver sa place », a-t-il déclaré.

Cette promesse d’appui a été saluée par la délégation de la RTNC comme un signe fort de changement. Pour plusieurs observateurs, cet engagement traduit une volonté du nouveau gouverneur de restaurer l’autorité et la visibilité des services publics dans une province confrontée à de nombreux défis de gouvernance.

Cedrick Katay Kalombo

Procès Kabila : Les honoraires des avocats de l’État dépassent 2 millions de dollars

Plus de deux millions de dollars ont été débloqués pour les honoraires de sept cabinets d’avocats chargés de représenter l’État congolais dans le procès intenté contre l’ancien président Joseph Kabila. Ce montant, révélé dans le cadre de cette affaire hautement médiatisée, a suscité une vive controverse au sein de l’opinion publique.

Lors d’un point de presse tenu le vendredi 1er août 2025, Maître Kabengela Ilunga, membre du collectif d’avocats, a défendu le caractère « raisonnable » de cette rémunération. Selon lui, les fonds engagés sont proportionnels à la complexité du dossier et aux risques encourus. Il a notamment évoqué la « dangerosité » de l’ancien chef de l’État, accusé de liens avec le mouvement rebelle M23, ainsi que les menaces dont seraient victimes les avocats de la République.

Le procès de Joseph Kabila, ouvert le 25 juillet 2025, fait suite à la levée de son immunité parlementaire le 22 mai. Il porte sur des charges de haute trahison et de crimes contre la paix. À la demande des avocats de l’État, les audiences ont été renvoyées au 7 août, dans un climat politique particulièrement tendu.

Guyvanant Misenge

Ventora conteste vigoureusement le rapport du CNPAV sur la mine de Mutanda

Le Groupe Ventora a réagi avec fermeté au rapport publié ce jeudi 1 août par le Centre national de prévention et d’alerte sur la corruption (CNPAV), dénonçant des « inexactitudes significatives » et une « méthodologie lacunaire ». Dans une déclaration transmise à la presse, l’entreprise rejette catégoriquement les conclusions du rapport et critique le recours massif à des sources internes au CNPAV, au détriment d’évaluations indépendantes, notamment celle de BNP Paribas commandée en 2010 par la Gécamines.

Ventora rappelle que l’opération de cession des actifs miniers de Mutanda Mining avait été menée dans la transparence, avec un prix supérieur à l’estimation officielle disponible. L’entreprise met également en avant l’impact économique positif du projet Mutanda, qui a permis la mobilisation de milliards de dollars d’investissements, la création de milliers d’emplois et plus d’un milliard de dollars de recettes fiscales pour l’État congolais, positionnant ainsi la RDC comme leader mondial du cobalt.

Déplorant l’absence de réponse à ses sollicitations de clarification méthodologique avant la publication du rapport, Ventora y voit une volonté d’exclure le dialogue et s’interroge sur les motivations du CNPAV. Elle appelle les parties prenantes à faire preuve de prudence face à ce qu’elle considère comme des « allégations non fondées », et réaffirme son engagement aux côtés du peuple congolais pour un développement économique durable et transparent.

Gilbert Ngonga

Haut-Katanga : Justicia Asbl alerte sur une crise institutionnelle généralisée

La province du Haut-Katanga est plongée dans une crise politique aiguë touchant simultanément les trois principales institutions provinciales : l’Assemblée provinciale, le gouvernorat et la mairie de Lubumbashi. Dans un communiqué publié ce vendredi 1ᵉʳ août, l’organisation de défense des droits humains Justicia Asbl dénonce une situation de blocage institutionnel dont les répercussions pourraient gravement compromettre la gouvernance et la stabilité provinciale. À l’Assemblée, la vice-présidente Liliane Khomba est la cible d’une pétition controversée, tandis qu’au gouvernorat, l’intérim décrété par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur est remis en cause par le retour à Kinshasa du gouverneur Jacques Kyabula.

La mairie de Lubumbashi, pour sa part, est secouée par un conflit d’autorité opposant deux figures de l’Union sacrée. Le 17 juillet 2025, le Conseil d’État a réhabilité Joyce Tunda Chansa au poste de maire intérimaire, en contradiction avec l’arrêté du VPM de l’Intérieur désignant Patrick Kafwimbi. Cette dualité de pouvoir reflète un dysfonctionnement profond des institutions locales, selon Justicia Asbl, qui déplore une gestion confuse des décisions administratives et judiciaires au sein même des structures de l’État.

L’organisation note par ailleurs une montée inquiétante des tensions politiques internes à la coalition au pouvoir. Des personnalités politiques, partis, mouvements de jeunes et associations socioculturelles s’affrontent publiquement à travers des manifestations rivales à Lubumbashi. Justicia Asbl appelle les autorités nationales à intervenir de manière urgente et impartiale pour rétablir l’ordre institutionnel et prévenir tout risque de confrontation violente.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Bosolo Télévision suspend ses productions en direct pour raisons techniques

Le Groupe de Presse Bosolo a annoncé ce samedi 1 août, par un communiqué officiel, la suspension temporaire de toutes les productions en direct de sa chaîne Bosolo Télévision. Cette interruption, prévue pour une durée de deux semaines, est motivée par des travaux de rénovation technique actuellement en cours au sein de l’entreprise.

Pour pallier cette suspension, la Direction Générale a mis en place un dispositif permettant la diffusion de productions enregistrées en différé, tout en assurant la rediffusion en boucle des éditions précédentes des journaux télévisés. Ce plan vise à garantir une continuité partielle de l’offre médiatique, malgré l’arrêt temporaire des émissions en direct.

La Direction Générale du Groupe de Presse Bosolo a présenté ses excuses aux fidèles téléspectateurs pour les désagréments occasionnés, tout en réaffirmant son engagement à offrir un service de qualité une fois les travaux achevés. Elle invite par ailleurs le public à rester connecté aux différents canaux pour suivre l’évolution de la situation.

Gilbert Ngonga

Lubumbashi : Le Centre Hospitalier Tshisekedi Tshilombo se positionne comme une référence médicale régionale grâce à la CNSS

Grâce aux efforts soutenus de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), le Centre Hospitalier Tshisekedi Tshilombo (CHTT) s’affirme comme un pôle d’excellence en Afrique centrale. Doté d’un plateau technique de pointe, dont un système de neuro navigation unique dans la région, cet établissement public illustre une volonté claire de réduire l’exode médical à l’étranger en offrant des soins spécialisés de qualité en République démocratique du Congo.

Fruit d’une stratégie sanitaire ambitieuse, le CHTT/CNSS combine expertise médicale, équipements modernes et vision managériale durable. Cette combinaison a récemment permis au Dr Kabulo et son équipe de réaliser avec succès une intervention chirurgicale complexe sur un enfant victime d’un traumatisme crânien, démontrant ainsi l’efficacité de la technologie médicale avancée déployée au sein de l’hôpital.

Avec ce centre, la CNSS dépasse le cadre traditionnel de la protection sociale pour s’engager activement dans le développement du système de santé national. L’expérience de Lubumbashi constitue un modèle prometteur de gestion publique des soins spécialisés, appelé à être reproduit dans d’autres provinces pour renforcer l’offre de santé sur tout le territoire congolais.

Gilbert Ngonga

Lualaba : Affrontements entre FARDC et Garde républicaine paralysent Kisankala

La cité minière de Kisankala, située dans le territoire de Mutshatsha (province du Lualaba), a été le théâtre de violents affrontements, jeudi 31 juillet, entre des éléments des FARDC et de la Garde républicaine. Ces heurts ont éclaté autour du contrôle de la concession minière « Sierra », exploitée par la société COMIDE-SWANAMINE. La tension serait née de tentatives de remplacement des militaires déjà en poste, accusés de couvrir une exploitation jugée irrégulière, et soupçonnée d’être liée à des proches du pouvoir.

Selon des sources locales, cette rivalité sécuritaire serait alimentée par des intérêts économiques divergents, dans un contexte de compétition féroce entre coopératives minières opérant dans la zone. La société civile dénonce une instrumentalisation des forces de l’ordre, contribuant à l’aggravation de l’insécurité et à la fragilisation de l’autorité de l’État dans une région stratégique pour l’économie nationale.

Les conséquences de ces affrontements ont été immédiates : paralysie totale des activités, fermeture des commerces, interruption des opérations minières, et manifestations d’artisans miniers excédés, descendus dans les rues pour exprimer leur colère. Face à cette situation préoccupante, les acteurs locaux appellent à une intervention rapide des autorités provinciales et nationales pour restaurer l’ordre et éviter une escalade de la violence.

Cedrick Katay Kalombo

Lubumbashi : Le Conseil d’État confirme la suspension de Patrick Kafwimbi à la tête de la mairie

Le Conseil d’État a tranché, jeudi 31 juillet 2025, en confirmant la suspension de l’arrêté ayant nommé Patrick Kafwimbi Mumamba comme maire intérimaire de Lubumbashi. Dans son ordonnance, la haute juridiction administrative a rejeté la requête introduite par l’intéressé, la jugeant « recevable mais non fondée » en raison de l’absence « d’éléments nouveaux probants », a indiqué le juge des référés René Sibu Matubuka.

Cette décision conforte l’ordonnance de référé-suspension n° ROR 1308 du 19 juillet 2025. Elle demeure exécutoire dès sa notification aux parties concernées et sera publiée au Journal Officiel de la République ainsi que dans le Bulletin des décisions et publications des juridictions de l’ordre administratif, a précisé le Conseil d’État.

Cette nouvelle donne judiciaire pourrait amener le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, à reconsidérer son arrêté. Par ailleurs, la réhabilitation récente de Joyce Tunda par la même juridiction ouvre la voie à son retour à la tête de l’exécutif urbain de Lubumbashi, dans l’attente d’un jugement sur le fond.

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : 747 personnes interpellées et 14 sacs de chanvre saisis lors d’un bouclage conjoint FARDC–PNC

Une opération de bouclage sécuritaire d’envergure a été menée jeudi 31 juillet 2025 à Kinshasa par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC). Cette intervention, organisée en réponse aux plaintes récurrentes des habitants, a abouti à l’interpellation de 747 personnes, dont 27 femmes, ainsi qu’à la saisie de plusieurs bidons d’alcool frelaté et de 14 sacs de chanvre.

Le bouclage s’est concentré autour des ports fluviaux longeant l’avenue des Poids Lourds, dans la commune de la Gombe, identifiés comme des zones à haut risque de criminalité. Selon le commissaire provincial de la PNC Kinshasa, Israël Kantu, cette action vise à restaurer la sécurité et à répondre à la détresse des riverains.

« Le travail d’aujourd’hui est une réponse à l’appel de la population, victime de l’insécurité », a-t-il souligné.

Parmi les interpellés figurent des Kuluna (délinquants urbains), des consommateurs de chanvre et des manutentionnaires non identifiés. Ils seront soumis à un processus d’identification et de vérification avant d’être traduits devant les juridictions compétentes. Les autorités assurent que d’autres opérations similaires seront menées dans les prochains jours pour renforcer la sécurité dans la capitale.

Cedrick Katay Kalombo

Processus de paix : RDC et Rwanda activent le mécanisme de supervision à Washington

La République Démocratique du Congo et le Rwanda ont tenu, le jeudi 31 juillet 2025 à Washington, la première réunion du Comité conjoint de supervision de l’accord de paix signé le 27 juin dernier. Cette instance a pour mission d’assurer la mise en œuvre de l’accord, de prévenir les violations et de résoudre les différends entre les deux pays.

Au cours de cette session inaugurale, les délégations ont désigné les présidents du comité, adopté un cadre de référence pour ses travaux futurs et passé en revue les premiers progrès réalisés. Elles ont également préparé la tenue prochaine du mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, qui constituera une étape clé dans le processus de normalisation des relations bilatérales.

La réunion s’est déroulée en présence d’observateurs internationaux, notamment les États-Unis, le Qatar et le Togo, ce dernier agissant comme facilitateur mandaté par l’Union africaine. Ces partenaires ont salué l’initiative et réaffirmé leur engagement à accompagner les deux pays sur la voie du dialogue et de la paix durable.

Guyvanant Misenge