Accueil Blog Page 653

RDC : Le 1er août 2025 déclaré jour chômé et payé sur toute l’étendue du territoire

Le ministère de l’Emploi et du Travail a annoncé, dans un communiqué publié le mardi 29 juillet 2025, que la journée du vendredi 1er août est officiellement déclarée chômée et payée en République démocratique du Congo. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application de l’ordonnance n°23/042 du 30 mars 2023, qui fixe la liste des jours fériés légaux en RDC.

La date du 1er août est dédiée à la célébration de la fête des parents, une journée consacrée à l’hommage rendu au rôle fondamental des parents dans la société congolaise. Le gouvernement tient à marquer cette reconnaissance à travers un jour de repos légal pour les travailleurs du secteur public et privé.

Le ministre de l’Emploi et du Travail, Ephraïm Akwakwa Nametu, a appelé les employeurs, les travailleurs et l’ensemble de la population à se conformer à cette disposition légale, en soulignant l’importance de valoriser la cellule familiale, socle de la cohésion nationale.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Jonathan Makoba claque la porte du MLP de Franck Diongo

Jonathan Makoba Mulumba, ex-secrétaire général adjoint chargé de la communication du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), a annoncé sa démission du parti dirigé par l’opposant Franck Diongo. Dans une correspondance datée du 28 juillet et parvenue à Netic-News.net, il justifie son départ par des pratiques internes qu’il juge contraires aux idéaux démocratiques.

Après 17 ans d’engagement au sein du MLP, Makoba dénonce notamment l’égoïsme politique, l’intérêt personnel, le tribalisme et le népotisme, des dérives qui, selon lui, affaiblissent profondément cette formation de l’opposition congolaise.

« J’ai le regret de vous annoncer solennellement mon abdication au parti ainsi que mes fonctions », écrit-il à l’adresse de Franck Diongo.

Militant déclaré pour un véritable changement en faveur de la population congolaise, Jonathan Makoba promet de clarifier sa nouvelle orientation politique lors d’une conférence de presse annoncée dans les prochains jours.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : La FIKIN revient le 2 août avec plus de 5 millions de visiteurs attendus

Kinshasa accueillera dès le 2 août 2025 la 47e édition de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), relancée officiellement par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Placée sous le thème « Foire de la paix et de l’unité nationale pour la stabilité des échanges commerciaux », cette édition s’inscrit dans la dynamique de la diplomatie économique prônée par le président Félix Tshisekedi. L’événement marquera également le retour de la RDC au sein de l’Union des foires internationales (UFI).

En prélude à l’ouverture, une visite d’inspection s’est tenue le 29 juillet sur le site de Limete, en présence du PCA Kennedy Katasi, du DG Didier Kabampele et des équipes techniques. Le ministre a confirmé la modernisation prochaine du site, confiée à la société chinoise Hunan Construction Company LTD, ainsi que la tenue d’un concert de Werrason sur le podium principal. Objectif annoncé : entre 2 et 5 millions de visiteurs, le double de la fréquentation précédente.

Julien Paluku a aussi évoqué l’élaboration d’une « loi foraine » pour encadrer juridiquement les foires commerciales à l’échelle nationale. Plusieurs provinces ont déjà manifesté leur intérêt pour accueillir des éditions régionales. Avec cette relance ambitieuse, la FIKIN entend redevenir une vitrine économique, culturelle et diplomatique de premier plan pour la RDC.

Gilbert Ngonga

Ituri : Les élus annoncent une assemblée générale à Bunia après le massacre de Komanda

Le massacre survenu à la paroisse catholique Bienheureuse Anuarite de Komanda, dans le territoire d’Irumu (Ituri), ayant coûté la vie à plus de 40 civils, continue de susciter une vive indignation. Le caucus des députés nationaux de l’Ituri s’est exprimé mardi 29 juillet 2025 à Bunia, appelant à la tenue d’une assemblée générale du 5 au 10 août prochains, pour faire la lumière sur les responsabilités militaires et civiles dans la persistance de l’insécurité dans la région.

« Ce drame exhume une réalité connue : l’inefficacité des opérations de la mutualisation contre les terroristes ougandais de l’ADF-Nalu », a déploré le député Pierre Célestin Iribi, dénonçant l’impuissance des autorités sécuritaires malgré l’instauration de l’état de siège. Les parlementaires exigent que des mesures concrètes soient prises pour sécuriser les territoires d’Irumu et de Mambasa, où les populations civiles restent exposées aux attaques meurtrières.

Alors que la population de Komanda reste traumatisée par cette attaque sanglante, les élus entendent faire de cette assemblée générale un cadre de réflexion et d’action. Ils y débattront prioritairement des mécanismes de sécurité, de l’efficacité de la mutualisation des forces et de la reddition de comptes au sein de la chaîne de commandement.

Rodriguez Kikamba

FMMDI organise une conférence sur les défis psychologiques des migrantes congolaises en Afrique du Sud

0

L’organisation non gouvernementale Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), en collaboration avec le ministère sud-africain Basi ya Mabondeli (Femmes de Prière), a organisé le dimanche 27 juillet 2025, à l’hôtel CT de Pretoria, une conférence dédiée à la santé mentale des femmes migrantes, majoritairement congolaises. Placée sous le thème : « S’approprier la transformation personnelle : Santé mentale des femmes migrantes, Comprendre, soutenir et guérir », cette rencontre a réuni plusieurs dizaines de participants dans un esprit de partage et de solidarité.

Intervenant comme oratrice principale, Nathalie Kambala, Directrice Générale de la FMMDI, a mis en lumière les nombreux défis auxquels sont confrontées les femmes migrantes congolaises, notamment sur les plans psychologique, social et économique. Elle a encouragé ces femmes à transformer leurs vulnérabilités en forces, à s’affirmer comme actrices du changement au sein de leurs communautés, et à s’engager activement dans des initiatives de développement local.

La conférence a également servi de tribune pour sensibiliser aux violences basées sur le genre (VBG), en appelant à une meilleure protection des migrantes souvent marginalisées. Mme Kambala a exhorté les participantes à se former, à rejoindre des coopératives ou à s’engager dans le bénévolat, afin de promouvoir leur autonomie économique et sociale.

Fabrice Kabamba

RDC : Clôture solennelle de l’année académique au CHESD et à l’ESAM

Le gouvernement congolais a marqué ce mardi 29 juillet 2025 la fin de l’année académique 2024-2025 et le lancement de celle de 2025-2026 au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) ainsi qu’à l’École Supérieure d’Administration Militaire (ESAM). La cérémonie, organisée dans un cadre solennel, a connu la participation de plusieurs autorités civiles et militaires, dont la ministre d’État des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, celui de la Défense, et le ministre de l’Aménagement du territoire.

En tant que marraine de la promotion sortante, la ministre des Affaires étrangères a salué l’engagement, la rigueur et la discipline des lauréats, tout en soulignant le rôle central de la formation stratégique dans un monde confronté à des mutations sécuritaires constantes. Elle a encouragé le CHESD et l’ESAM à maintenir leurs efforts de professionnalisation, afin de renforcer les compétences des cadres civils et militaires.

Dans un acte à la fois symbolique et pédagogique, Thérèse Kayikwamba Wagner a remis aux diplômés des kits documentaires consacrés à la mandature de la RDC au Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce geste vise à approfondir leur compréhension des enjeux géopolitiques et à mieux les préparer à leur future implication dans les domaines de la défense, de l’administration et des relations internationales.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Le ministre de la Justice par intérim échange avec l’UE sur la réforme du secteur judiciaire

Le ministre intérimaire de la Justice, Samuel Mbemba Kabuya, a reçu en audience, ce mardi 29 juillet à Kinshasa, une délégation de l’Union européenne conduite par Antonio Capone, chargé d’affaires a.i. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre la RDC et l’UE dans le domaine de la justice.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires de réforme, notamment la lutte contre la criminalité transnationale, l’exécution des décisions des juridictions internationales et la bancarisation des frais judiciaires. Ces sujets traduisent la volonté commune de moderniser l’appareil judiciaire congolais et d’en améliorer la transparence.

À l’issue de cet échange, les deux parties ont convenu du lancement, dès le mois d’août, de projets conjoints visant à renforcer les capacités institutionnelles du secteur judiciaire. Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de consolidation de l’État de droit et de coopération durable entre la RDC et l’Union européenne.

Cedrick Katay Kalombo

Kasaï-Central : La Cour d’appel de Kananga appelée à trancher la crise au sein de l’Assemblée provinciale

Plongée dans une crise institutionnelle depuis la session de mars 2025, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central attend le verdict de la Cour d’appel de Kananga, section administrative, pour départager les deux camps rivaux. La crise a éclaté après la déchéance du bureau dirigé par Lucien Lukusa lors d’une plénière convoquée par un bureau d’âge, installée dans un contexte de tension. Le camp Lukusa, qui réunit 18 des 34 députés provinciaux, a boycotté cette séance et a saisi la Cour d’appel pour en contester la régularité.

Le 28 juillet 2025, une audience publique a opposé le bureau Lukusa et le bureau d’âge. La Cour a pris l’affaire en délibéré et rendra son arrêt le 5 août 2025. Dans l’attente de cette décision, la plénière convoquée par le bureau Lukusa pour pourvoir trois postes vacants a été reportée, selon le rapporteur adjoint Jean Mazala Muamba, afin de respecter la procédure judiciaire en cours.

Deux issues sont désormais possibles : si le recours du camp Lukusa est jugé fondé, la déchéance sera annulée et une nouvelle plénière devra être convoquée pour entendre les membres du bureau contesté. En revanche, si la Cour confirme la validité de la résolution du 10 juin, le bureau d’âge poursuivra le processus de reconstitution du bureau définitif.

Fabrice Kabamba

RDC : La CNDH soutient la reconnaissance officielle des crimes qualifiés de génocides

Un colloque sur le Genocost en République démocratique du Congo s’est ouvert mardi 29 juillet 2025 à Kinshasa. L’objectif principal de cette rencontre est de plaider, tant au niveau national qu’international, pour la reconnaissance des crimes graves commis sur le territoire congolais depuis plus de trente ans. Présent à l’ouverture des travaux, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a affirmé le soutien ferme de son institution à cette démarche, estimant qu’elle vise à rétablir la vérité historique, renforcer l’État de droit et restaurer la confiance des victimes dans les institutions publiques.

Paul Nsapu s’est appuyé sur le rapport Mapping publié en 2010 par l’ONU, qui documente 617 incidents susceptibles de constituer des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des actes de génocide. Il a souligné que la reconnaissance officielle de ces atrocités n’est ni un acte de revanche ni une manœuvre politique, mais un impératif moral et juridique pour honorer la mémoire des victimes et éviter que de telles horreurs ne se reproduisent. Il a particulièrement insisté sur les violences subies par les populations dans l’Ituri, le Nord et Sud-Kivu, le Tanganyika et le Maniema, appelant à une analyse approfondie de ces événements pour en déterminer la qualification exacte.

Enfin, le président de la CNDH a insisté sur l’importance du rôle des chercheurs dans la documentation scientifique de ces crimes, estimant que « la science doit être mise au service de la vérité et de la justice ». Il a plaidé pour la création d’une commission ad hoc, soutenue par les mécanismes des Nations unies, la Cour pénale internationale et des experts en droit pénal international, afin d’enquêter rigoureusement sur ces faits. « On ne peut parler de paix sans justice », a-t-il conclu.

Rodriguez Kikamba

Remaniement : les chefs coutumiers du Kasaï réclament deux portefeuilles ministériels

Réunis ce mardi au sein de l’Association nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC), les chefs coutumiers de la province du Kasaï ont exigé l’octroi de deux postes ministériels au sein du prochain gouvernement dénommé « Suminwa II ». À travers une déclaration officielle, ils ont rappelé l’engagement pris par le président Félix Tshisekedi lors de sa tournée dans la région, en faveur d’une représentativité équitable du Kasaï au sein des institutions nationales.

Les chefs coutumiers estiment que cette promesse présidentielle doit se traduire par des actes concrets dans la composition de la future équipe gouvernementale. Selon eux, leur province demeure sous-représentée, malgré son apport à la stabilité du pays. Ils plaident ainsi pour un rééquilibrage régional, notamment par l’attribution de deux portefeuilles ministériels à des ressortissants du Kasaï.

En renouvelant leur soutien au chef de l’État, les autorités traditionnelles affirment leur volonté d’accompagner le Président Tshisekedi dans ses efforts de pacification du territoire national. Elles appellent à la prise en compte de leurs revendications dans un esprit de cohésion et de justice institutionnelle.

Jérémie Ngunga Léman