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William Balikwisha convaincant pour ses débuts avec OH Louvain

Transféré du Standard de Liège à OH Louvain, William Balikwisha a effectué ses débuts officiels ce dimanche 27 juillet lors de la première journée de la Jupiler Pro League 2025-2026. Titularisé face à Charleroi, l’international congolais s’est distingué par son engagement, sa discipline et sa bonne intégration dans le collectif louvaniste.

Actif sur le front de l’attaque, Balikwisha a pesé sur la défense adverse durant près de 87 minutes avant d’être remplacé sous les applaudissements du public local. Sa prestation solide n’a toutefois pas suffi à permettre à Louvain de décrocher la victoire, le match s’étant soldé par un nul (2-2) à domicile.

Malgré ce résultat frustrant, la performance de Balikwisha laisse entrevoir de belles perspectives pour la suite de la saison. Le Léopard semble bien parti pour s’imposer comme une pièce maîtresse de l’équipe dirigée par Louvain.

Voldy Matiafu

Pour la première journée de la Jupiler Pro League, le KRC Genk s’est incliné (2-1) face au Club Brugge, ce dimanche 27 juillet, à l’issue d’un match disputé. Titulaire sur le flanc gauche, l’international congolais Joris Kayembe a livré une prestation solide malgré la défaite de son équipe.

Présent durant les 93 minutes de jeu, Kayembe s’est illustré par son engagement, sa rigueur défensive et sa capacité de percussion. Une performance encourageante qui confirme son rôle clé dans le dispositif de Genk et attire l’attention en vue des prochaines échéances avec les Léopards.

Le KRC Genk tentera de se reprendre lors de la 2e journée du championnat, prévue le dimanche 3 août, face au Royal Antwerp FC.

Voldy Matiafu

Kinshasa : la localité de Kibambe à Ngaliema gravement menacée par l’avancée des érosions

Kibambe est une localité du quartier Ngomba-Kinkusa, dans la commune de Ngaliema, à l’est de la ville de Kinshasa. Aujourd’hui, elle est au bord de la disparition à cause de la progression alarmante des têtes d’érosion qui l’assaillent. Si rien n’est fait, elle risque de disparaître dès les premières pluies prévues en novembre 2025.

En effet, la localité fait face à plus de dix foyers d’érosion, selon Gustave Sanvua, président des notables de Kibambe. « Chaque avenue a sa propre tête d’érosion. Mais les plus menaçantes se trouvent sur les avenues Lisobe, de la Paix et Nto-Lukunga, où plusieurs habitations ont déjà été englouties », alerte-t-il.

Les autorités, tant provinciales que nationales, ont effectué plusieurs visites sur le terrain. Mais selon les habitants, aucune solution concrète n’a été proposée. « Du bourgmestre de Ngaliema aux députés du district de la Lukunga, en passant par une équipe de l’Office des voiries et drainage (OVD), tout s’est soldé par la célèbre phrase : « Nous prenons acte » », déplore Gustave Sanvua.

La situation est aggravée par les eaux de ruissellement provenant des localités voisines — Buadi, Bumba, Kikusa, Kibambe et Diantete — situées en aval. Ces eaux non canalisées causent d’importants dégâts à Kibambe, qui se trouve en amont.

Face à l’inaction de l’État, la population s’est mobilisée pour construire des caniveaux artisanaux afin de limiter l’avancée des érosions. Si cette initiative donne des résultats encourageants sur l’avenue Nsobe, elle est malheureusement inefficace sur l’avenue Nto-Lukunga, principale voie de drainage des eaux de la localité. « Des milliers de dollars issus des maigres ressources des habitants sont déjà partis dans ces travaux », confie Gustave Sanvua.

Les mois à venir seront décisifs. Selon plusieurs observateurs, de fortes pluies sont attendues en novembre 2025, avec des épisodes pluvieux prolongés jusqu’en mai 2026. Le professeur Albert Kabasele Yenga-Yenga, physicien spatial, prévient : « Kinshasa recevra environ 2.000 millimètres d’eau par an, soit 2.000 tonnes d’eau par hectare. Un seul mois peut enregistrer 200 mm de précipitations, ce qui augmente le risque d’inondation. »

Face à cette urgence, les habitants de Kibambe appellent les autorités à agir sans délai pour sauver ce pan de la capitale.

Par Rodriguez Kikamba

Examen d’État 2025 : 1 073 769 candidats répartis dans 3 165 centres à travers la RDC et 5 pays voisins

Le coup d’envoi officiel de la 58e édition de l’Examen d’État a été donné ce lundi 28 juillet 2025 par Son Excellence Madame Raïssa Malu, Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. La cérémonie s’est tenue au Collège Don Bosco, situé dans la commune de Masina à Kinshasa, marquant ainsi le début d’une étape décisive pour 1 073 769 finalistes issus de tous les coins de la République Démocratique du Congo, et même de la diaspora.

Ces candidats sont répartis dans 3 165 centres d’examen sur l’ensemble du territoire national, preuve d’une organisation logistique d’envergure. Pour les Congolais vivant à l’étranger, 13 centres supplémentaires ont été ouverts dans cinq pays voisins : l’Angola, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie.

Cette édition se distingue également par une innovation technologique majeure : le lancement de la plateforme E-Diplôme. Saluée par la Ministre d’État, cette initiative garantit désormais l’authenticité, la traçabilité et la vérifiabilité des diplômes à travers la technologie blockchain et le QR code. Un bond significatif vers la numérisation du système éducatif congolais, qui place la RDC parmi les pays africains à la pointe de l’innovation en matière de certification académique.

Grâce à cette réforme, les diplômes délivrés dès cette session seront plus sûrs et internationalement reconnus, renforçant la crédibilité du système éducatif congolais et valorisant les efforts de chaque élève. Une avancée stratégique qui redonne espoir et confiance à toute une génération.

Guyvanant Misenge

Kasindi : un couvre-feu instauré pour contrer l’insécurité nocturne

La Police nationale congolaise (PNC) a instauré un couvre-feu strict à Kasindi-Lubiriha, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), afin de lutter contre la recrudescence de l’insécurité nocturne. Depuis près d’une semaine, toute circulation de véhicules et de motos est interdite de 23h00 à 5h30. Cette mesure, mise en place par le commissaire principal Claude Kasereka Kambere, vise à empêcher les déplacements des malfaiteurs qui profitent de l’obscurité pour commettre des actes criminels, notamment dans les quartiers de Mwangaza et Congo ya Sika.

La PNC espère que ce couvre-feu permettra de freiner la criminalité nocturne alimentée par les groupes armés actifs dans la région. Des contrôles renforcés sont effectués la nuit pour identifier les suspects et sécuriser les zones les plus touchées. Les personnes en infraction seront interpellées, soumises à une vérification d’identité et à un interrogatoire afin de justifier leur présence sur la voie publique en dehors des heures autorisées.

Le commissaire Kasereka appelle la population à coopérer pleinement avec les forces de l’ordre et à signaler tout mouvement suspect. Il a également annoncé la mise en place prochaine d’un numéro d’urgence pour les cas de déplacements nocturnes justifiés, notamment d’ordre médical. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement des opérations de sécurisation menées récemment dans cette zone frontalière avec l’Ouganda.

Guyvanant Misenge

Iturie : L’enfer de Komanda, des voix brisées raconte l’exode et le désespoir

Ce 28 juillet, les fils du téléphone brûlent entre la rédaction de NETIC et les milliers de déplacés fuyant l’horreur de Komanda. La cité, dans le territoire d’Irumu, est déserte depuis l’attaque sanglante attribuée aux rebelles ADF dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, qui a emporté une quarantaine de vies civiles. Mais le calvaire ne s’arrête pas là ; il se prolonge sur les routes, où des familles entières se débattent dans un désespoir déchirant.

« On a tout laissé derrière nous, même les photos de nos enfants ! », nous raconte Marie, la voix entrecoupée de sanglots, joignable à Mambasa, en chemin vers Kisangani. « On a marché des heures dans la brousse, les enfants pleuraient de faim. On ne sait pas où dormir ce soir, ni ce qu’on va manger. » À Bunia, le témoignage de Jean-Pierre, un agriculteur, est tout aussi poignant : « Les sites sont bondés, il n’y a pas de place. On est des milliers à dormir dehors, sous la pluie. Mon plus jeune fils a de la fièvre, mais où trouver des médicaments ici ? On est livrés à nous-mêmes. » Plus loin, sur la route de Mungbere vers Isiro, la situation n’est pas moins dramatique. « On a vu des scènes d’horreur », murmure Sarah, une jeune femme que nous avons pu joindre. « Ils ont tout brûlé. On a fui sans rien, juste nos vies. Comment on va se reconstruire ? La peur est toujours là, elle nous colle à la peau. » Ces récits, glanés au gré des communications difficiles, sont autant de cris d’alarme.

Cette nouvelle tragédie vient gonfler les rangs déjà surchargés des déplacés. Bunia et ses environs accueillent déjà plus de 20 000 personnes ayant fui les violences dans le territoire de Djugu. L’Association des déplacés et victimes des guerres de l’Ituri, par la voix de son chargé de communication, Olivier Karba, dresse un tableau alarmant : « Les nouveaux venus ne savent même pas où passer la nuit. S’ils dorment en brousse, c’est par manque d’espace et par peur des attaques. » Les conditions sur les sites existants sont déplorables : abris délabrés, toilettes bouchées, accès quasi inexistant aux soins et aux vivres. « On craint le pire », alerte M. Karba, « des épidémies, des morts par manque d’eau et de nourriture. La situation est intenable. »

Face à l’ampleur de la catastrophe, un appel urgent à l’aide est lancé. La mairie de Bunia rapporte que plus de 2 400 déplacés sont hébergés par des familles d’accueil déjà en grande précarité, exacerbant la crise. Les voix des victimes, celles que NETIC a pu recueillir, résonnent comme un cri de détresse pour le gouvernement congolais et les partenaires internationaux. « Si personne ne réagit rapidement, nous risquons de subir des conséquences très graves », conclut M. Karba. L’heure est à l’action immédiate pour éviter une catastrophe humanitaire encore plus profonde dans cette région déjà meurtrie.

Guyvanant Misenge

Ituri : Le député Gratien Iracan exige des comptes après le massacre de Komanda

Le député national Gratien Iracan a vivement réagi au massacre perpétré à Komanda, dans la province de l’Ituri, où plusieurs civils ont été tués par les rebelles ADF. Dénonçant l’inaction des autorités locales, l’élu a demandé le rappel immédiat du gouverneur militaire de l’Ituri pour « incompétence manifeste » et a exigé la comparution des responsables militaires et sécuritaires devant l’Assemblée nationale.

Gratien Iracan plaide pour l’ouverture d’une enquête indépendante et parlementaire afin d’identifier les responsabilités, d’indemniser les familles des victimes et de requalifier l’état de siège dans cette province meurtrie. Il estime que ces mesures s’imposent au regard des résolutions du Président de la République et de l’Assemblée nationale restées lettre morte jusqu’à ce jour.

« Ces massacres ne sont pas une fatalité. Ils résultent d’un système corrompu marqué par l’impunité, le clientélisme et la trahison », a déclaré le député. Il appelle à ce que justice soit rendue et que des sanctions exemplaires soient infligées aux auteurs, « qu’ils soient en uniforme ou en costume-cravate ».

Bienvenu Musoy

Ituri : Plus de 40 civils tués à Komanda, la MONUSCO demande une enquête rapide

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a condamné, dans un communiqué publié dimanche 27 juillet, l’attaque meurtrière attribuée aux ADF dans la localité de Komanda, à environ 60 km au sud-ouest de Bunia, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Cette incursion, survenue dans la nuit du 26 au 27 juillet, a visé une église où se tenait une veillée de prière. Selon des sources locales, plus de quarante civils ont été tués, certains abattus à bout portant, et plusieurs maisons et commerces incendiés.

Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU et Cheffe par intérim de la MONUSCO, a dénoncé des « attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte », qualifiées de « révoltantes » et contraires au droit international humanitaire. Elle a réaffirmé l’engagement de la mission onusienne à soutenir les autorités congolaises dans la protection des civils.

La MONUSCO exhorte le gouvernement congolais à diligenter une enquête indépendante afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ce massacre. Elle a également relayé l’appel du Secrétaire général des Nations Unies invitant tous les groupes armés étrangers à déposer les armes sans condition et à regagner leurs pays d’origine.

Jérémie Ngunga Léman

Ituri : les FARDC déterminées à traquer les auteurs du massacre de Komanda

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont exprimé leur détermination à poursuivre les auteurs du massacre survenu dans la nuit du 26 au 27 juillet à Komanda, dans le territoire d’Irumu, en Ituri. Dans un communiqué publié ce dimanche 27 juillet, elles affirment traquer sans relâche ces assaillants « jusqu’à leur dernier retranchement », en coordination avec les Forces de défense populaires de l’Ouganda (UPDF).

Les FARDC indiquent que ces « terroristes », mis sous pression par les opérations conjointes en cours, ont ciblé des civils sans défense dans le but de semer la terreur et de détourner l’attention des objectifs militaires. La majorité des victimes ont été tuées à l’arme blanche alors qu’elles se trouvaient dans un lieu de culte. Plusieurs personnes ont également été enlevées, et des habitations ainsi que des commerces incendiés.

Face à cette violence, les autorités militaires appellent la population à une vigilance accrue et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité en dénonçant toute présence suspecte. Ce nouveau drame aggrave une situation humanitaire déjà critique dans la province de l’Ituri, en proie à une insécurité persistante.

Jérémie Ngunga Léman

Nord-Kivu : Treize cas de viol signalés à Butuhe, un militaire suspecté

Dans la chefferie de Bashu, territoire de Beni (Nord-Kivu), treize cas de viol ont été enregistrés en juillet 2025 dans la localité de Butuhe. Les auteurs présumés seraient des hommes en uniforme, appartenant soit aux Forces armées de la RDC (FARDC), soit à des groupes armés actifs dans la région. Le dernier incident en date, survenu le 24 juillet, implique un militaire accusé d’avoir agressé sexuellement une fille de 15 ans.

 

Face à cette situation préoccupante, la société civile locale appelle à une action immédiate. Son président, Maombi Kahongya, demande aux autorités judiciaires et aux organisations de défense des droits humains de poursuivre les auteurs de ces violences, en particulier le militaire impliqué dans le dernier cas. Il plaide pour des sanctions exemplaires afin de dissuader d’éventuels récidivistes et de restaurer la confiance au sein de la population.

Interrogé à ce sujet, le lieutenant Marc Elongo, porte-parole des FARDC pour le secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord, affirme ne pas avoir encore été officiellement saisi. Il annonce néanmoins l’ouverture d’une enquête interne, rappelant la politique de tolérance zéro de l’armée en matière de violences sexuelles et encourage les familles des victimes à porter plainte pour permettre aux juridictions compétentes de faire leur travail.

Guyvanant Misenge