Accueil Blog Page 666

RDC : Le Dr André Nyembwe Musungaie nommé Directeur de Cabinet Adjoint en charge de l’Économie à la Présidence

Par ordonnance présidentielle lue à la RTNC ce mercredi 23 juillet 2025, le Dr André Nyembwe Musungaie a été promu Directeur de Cabinet Adjoint chargé des questions économiques et financières du Président de la République. Cette nomination stratégique s’inscrit dans une série de réajustements au sein du pôle économique de la Présidence, peu après la désignation d’André Wameso à la tête de la Banque Centrale du Congo.

Économiste chevronné et universitaire respecté, le Dr Nyembwe est titulaire d’un doctorat en sciences économiques. Professeur à l’Université de Kinshasa et conférencier invité à l’UCLouvain en Belgique, il est reconnu pour ses recherches sur l’intégration monétaire en Afrique, la démographie économique et l’impact des industries extractives. Ce solide parcours académique, combiné à une fine compréhension des enjeux macroéconomiques congolais et africains, justifie pleinement cette promotion à un poste de haute responsabilité.

Avant cette nomination, il occupait depuis mars 2025 le poste de Conseiller principal en charge de l’économie, des finances, du commerce extérieur et du portefeuille à la Présidence. Cette expérience de terrain au cœur des décisions lui a permis de contribuer activement à l’élaboration des politiques économiques nationales. Sa nouvelle fonction lui confère désormais un rôle clé dans la coordination des grandes orientations économiques de la République démocratique du Congo.

Guyvanant Misenge

RDC : André Wameso nommé gouverneur de la Banque Centrale du Congo

0

Par ordonnance présidentielle lue ce mercredi 23 juillet à la RTNC, André Wameso Nkwaloki a été nommé gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), en remplacement de Malangu Kabedi Mbuyi. Cette décision intervient dans un contexte économique délicat, marqué par la lutte contre l’inflation et les pressions sur le franc congolais.

Avant cette nomination, André Wameso occupait le poste de directeur de cabinet adjoint du président Félix Tshisekedi, chargé des questions économiques et financières. Il dispose d’une solide expérience dans le secteur bancaire, ayant travaillé dans la gestion des risques et l’audit pour des institutions financières de renom. Son profil technique et sa proximité avec la Présidence témoignent d’une volonté claire de renforcer la stabilité macroéconomique du pays.

La mission d’André Wameso à la tête de la BCC sera cruciale : garantir la stabilité monétaire, soutenir la solidité du système bancaire et restaurer la confiance des investisseurs. Ses premiers actes seront scrutés de près, tant au niveau national qu’international, dans un contexte où la performance de la Banque Centrale est déterminante pour le redressement économique de la RDC.

Guyvanant Misenge

Nord-Kivu : Deux écogardes périssent dans un crash d’ULM au parc des Virunga

0

Deux écogardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont trouvé la mort dans un crash d’ULM survenu dans l’après-midi du mardi 22 juillet 2025, à hauteur d’Ishango, dans le parc national des Virunga. L’appareil, de type Bat Hawk, effectuait une mission de surveillance lorsqu’il s’est écrasé. Les victimes ont été identifiées comme étant Claude Nguo, pilote de l’engin, et Daniel Kwamire, son accompagnateur.

Dans un communiqué publié le jour même, l’ICCN précise que le drame est survenu alors que les deux agents assuraient la sécurité d’une opération de terrain menée par leurs collègues à l’intérieur du parc. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de cet accident, qui plonge une nouvelle fois l’institution dans le deuil.

Malgré ce drame, l’Institut congolais pour la conservation de la nature réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la protection du parc des Virunga, classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce site, le plus ancien parc national d’Afrique, est régulièrement confronté à des menaces sécuritaires et environnementales, mais reste un symbole majeur de la biodiversité de la République démocratique du Congo.

Charles Mapinduzi

RDC : Héritier Wata interpellé puis relâché après une audition au parquet de Kinshasa/Gombe

0

L’artiste musicien congolais Héritier Wata a été arrêté dans la matinée du mercredi 23 juillet à son domicile du quartier Basoko, dans la commune de Ngaliema, par quatorze agents de la police judiciaire. Cette interpellation musclée est intervenue dans un contexte de polémique autour de sa chanson Zala et de la danse Magoda, accusées de promouvoir la dépravation des mœurs.

Conduit au parquet de Kinshasa/Gombe, le chanteur y a été auditionné pendant plusieurs heures avant d’être libéré dans l’après-midi. Aucune charge officielle n’a été confirmée à ce stade, mais l’affaire continue de susciter des réactions contrastées dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.

Tandis que ses proches dénoncent un acharnement judiciaire et une atteinte à la liberté d’expression artistique, les autorités, elles, semblent vouloir réaffirmer leur volonté de lutter contre les dérives morales présumées dans les productions culturelles diffusées au grand public.

Voldy Matiafu

RDC–M23 : Adolphe Muzito appelle à un large soutien autour de la déclaration de Doha

Le parti Nouvel Élan de l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito a salué, ce mercredi 23 juillet 2025, la signature de la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23/AFC, intervenue le samedi 19 juillet à Doha, au Qatar. Dans une déclaration parvenue à la rédaction de Netic-News, le Camp Muzito considère cette démarche comme une avancée majeure vers une résolution pacifique de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Tout en félicitant le gouvernement pour son engagement en faveur de la paix, la formation politique appelle les forces politiques, sociales et l’ensemble de la population congolaise à soutenir sans réserve le processus enclenché. Elle insiste néanmoins sur la nécessité d’une vigilance accrue dans la mise en œuvre de cet accord, afin d’en garantir l’efficacité et la durabilité.

Ce texte de Doha est perçu par plusieurs observateurs comme un prélude à un futur accord de cessez-le-feu entre Kinshasa et le M23/AFC. Selon le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, les pourparlers reprendront dans huit jours sous la médiation du Qatar, avec pour objectif d’aboutir à un accord de paix définitif.

Blanchi Lungala M.

RDC : Patrick Muyaya dénonce la stratégie médiatique du Rwanda à l’UNIKIN

Lors d’une conférence-débat organisée ce mercredi 23 juillet 2025 à l’Université de Kinshasa, le ministre congolais de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a vivement critiqué ce qu’il considère comme une stratégie rwandaise de manipulation de l’opinion internationale. Devant une assemblée composée d’étudiants, d’universitaires et d’acteurs politiques, il a accusé Kigali d’orchestrer une campagne de désinformation visant à inverser les responsabilités dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.

Patrick Muyaya a notamment rejeté les accusations selon lesquelles la République démocratique du Congo tiendrait un discours de haine contre les Tutsis. Il a rappelé que plusieurs personnalités issues de cette communauté occupent des fonctions gouvernementales importantes, citant en exemple le ministre d’État Alexis Gisaro. Pour lui, ces accusations sont un prétexte fallacieux utilisé par le Rwanda pour justifier ses interventions militaires sur le sol congolais.

Dans un contexte de tensions croissantes entre Kinshasa et Kigali, le ministre a exhorté les Congolais à rester unis face aux tentatives d’ingérence étrangère et à faire preuve de vigilance face aux récits déformés véhiculés à l’étranger. Cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une campagne gouvernementale visant à renforcer la cohésion nationale et à rétablir la vérité sur le conflit dans la région des Grands Lacs.

Cedrick Katay Kalombo

La RTNC/Haut-Katanga en attente d’équipement pour émettre à la télévision

Le gouverneur ad intérim du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a dirigé, mardi 22 juillet, son tout premier Conseil des ministres dans la salle des banquets du Gouvernorat. Nommé pour assurer l’intérim en raison de l’indisponibilité du titulaire, il a exhorté les membres du gouvernement provincial à travailler dans le respect de la hiérarchie et selon la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a également réaffirmé sa disponibilité à œuvrer en synergie pour le bien-être de la population.

Sur le plan sécuritaire, le ministre provincial de l’Intérieur a fait état d’une situation globalement calme sur l’ensemble de la province, tout en signalant quelques cas de banditisme urbain à Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa. Il a promis un suivi renforcé sur ces zones à risque afin de préserver l’ordre public.

Au titre des divers, le ministre des Sports a annoncé la tenue prochaine des premiers Jeux haut-katangais, qui serviront de qualifications pour la 4e édition des Jeux congolais. Il a également plaidé pour l’équipement de la RTNC/Haut-Katanga, afin de permettre la diffusion télévisée. La ministre du Tourisme a, quant à elle, confirmé l’organisation à Lubumbashi de la Journée nationale du tourisme, prévue du 24 au 27 juillet.

Cedrick Katay Kalombo

Kasaï-Central : Un député provincial sollicite l’appui de Tshipepele pour obtenir les documents du BCECO

Le député provincial du Kasaï-Central, Papy-Noël Kanku Kabamba, a adressé une correspondance à son collègue de l’Assemblée nationale, Marcel Tshipepele Ntumba, afin de solliciter son intervention dans l’affaire des projets de réhabilitation des bâtiments administratifs exécutés par le Bureau Central de Coordination (BCECO). Ce dernier, désigné comme maître d’ouvrage délégué, aurait refusé de transmettre à l’Assemblée provinciale les documents nécessaires à l’exercice du contrôle parlementaire, au motif que ces projets sont financés par le gouvernement central.

Dans sa lettre datée du 23 juillet 2025, l’élu de Demba déplore cette attitude du BCECO et demande à Marcel Tshipepele d’intercéder pour obtenir et transmettre les pièces suivantes : le contrat, le protocole d’accord ainsi que le plan de décaissement. Ces documents concernent notamment les travaux en cours sur le bâtiment administratif provincial, le siège de l’Assemblée provinciale et la Mairie de Kananga.

Pour rappel, lors de la session de mars 2025, une commission d’enquête parlementaire avait été mise en place à l’Assemblée nationale, à la suite d’une motion d’information introduite par le député Tshipepele, afin de faire la lumière sur la gestion des projets exécutés par le BCECO dans la province.

Fabrice Kabamba

Interpellation d’Héritier Wata à Kinshasa : la danse “Magoda” mise en cause

Le mercredi 23 juillet, le chanteur congolais Héritier Wata a été arrêté à son domicile du quartier Basoko, dans la commune de Ngaliema, par quatorze agents de la police judiciaire. Sans opposition ni sommation, il a été conduit au parquet de Kinshasa/Gombe où il attend désormais son audition par un magistrat. Cette arrestation intervient dans un contexte de vives critiques autour de sa chanson Zala et de la danse associée, dite « Magoda », accusée de porter atteinte aux bonnes mœurs.

Le concert de l’artiste à la place Échangeur de Limete, organisé avec l’appui du gouvernement, aurait été l’élément déclencheur. Durant cet événement public très médiatisé, la danse « Magoda » a été massivement exécutée, suscitant l’indignation d’une partie de l’opinion et des autorités, qui y ont vu un acte de provocation. “C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase”, a confié une source judiciaire.

Cette affaire divise l’opinion congolaise entre partisans d’une liberté artistique sans censure et défenseurs d’une régulation plus stricte des contenus culturels diffusés en public. Le sort de l’artiste dépendra désormais de l’appréciation du parquet, tandis que le débat sur les limites de l’expression artistique est relancé.

Voldy Matiafu

RDC : Constant Mutamba affirme que les 19 millions de dollars sont toujours à la banque

Lors de l’audience de son procès tenue ce mercredi 23 juillet à la Cour de cassation, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a réaffirmé que les 19 millions de dollars au cœur des accusations portées contre lui sont bel et bien disponibles à la banque. Il a rejeté toute idée de détournement, dénonçant ce qu’il qualifie d’acharnement judiciaire à son encontre pour avoir tenté, selon ses dires, de « bloquer les circuits de la mafia ».

Maître Mutamba a indiqué qu’il n’a jamais fui ses responsabilités et qu’il est prêt à répondre de ses actes devant la justice.

« On voulait la tête d’un ministre de la Justice qui dérangeait les intérêts de la mafia », a-t-il déclaré devant les juges.

Il affirme faire face à des complots orchestrés contre sa personne depuis la levée de son immunité parlementaire.

Par ailleurs, son collectif d’avocats avait déjà dénoncé des irrégularités dans la procédure, notamment la manière dont l’Assemblée nationale a levé les immunités de leur client, sans lui permettre une défense équitable. Le ministère public, pour sa part, a rejeté ces allégations, estimant qu’elles visent à retarder l’évolution normale du procès.

Bienvenu Musoy