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RDC : Constant Mutamba affirme que les 19 millions de dollars sont toujours à la banque

Lors de l’audience de son procès tenue ce mercredi 23 juillet à la Cour de cassation, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a réaffirmé que les 19 millions de dollars au cœur des accusations portées contre lui sont bel et bien disponibles à la banque. Il a rejeté toute idée de détournement, dénonçant ce qu’il qualifie d’acharnement judiciaire à son encontre pour avoir tenté, selon ses dires, de « bloquer les circuits de la mafia ».

Maître Mutamba a indiqué qu’il n’a jamais fui ses responsabilités et qu’il est prêt à répondre de ses actes devant la justice.

« On voulait la tête d’un ministre de la Justice qui dérangeait les intérêts de la mafia », a-t-il déclaré devant les juges.

Il affirme faire face à des complots orchestrés contre sa personne depuis la levée de son immunité parlementaire.

Par ailleurs, son collectif d’avocats avait déjà dénoncé des irrégularités dans la procédure, notamment la manière dont l’Assemblée nationale a levé les immunités de leur client, sans lui permettre une défense équitable. Le ministère public, pour sa part, a rejeté ces allégations, estimant qu’elles visent à retarder l’évolution normale du procès.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Héritier Wata aurait été placé en garde à vue pour atteinte aux bonnes mœurs

Le chanteur congolais Héritier Wata a été interpellé ce mercredi 23 juillet 2025, puis placé en garde à vue au cachot du parquet près le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Il est poursuivi pour atteinte aux bonnes mœurs à travers sa chanson Zala et la danse qui l’accompagne, appelée Magoda, jugées obscènes par les autorités.

Selon plusieurs sources judiciaires, l’artiste avait été à plusieurs reprises convoqué par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) et la Commission nationale de censure pour s’expliquer sur le contenu de son œuvre. Faute de réponse à ces convocations, le parquet a décidé de procéder à son arrestation.

Cette affaire suscite un vif débat dans l’opinion publique. Tandis que certains dénoncent une atteinte à la liberté d’expression artistique, d’autres soutiennent la nécessité d’encadrer les productions culturelles pour préserver les valeurs sociales. Les proches de l’artiste, tout comme ses fans, attendent désormais l’évolution de la procédure judiciaire.

Voldy Matiafu

Jacques Kyabula introuvable : Jacquemin Shabani tente de rassurer

L’absence prolongée de Jacques Kyabula, gouverneur du Haut-Katanga, suscite de vives inquiétudes à Lubumbashi et au-delà. Depuis plus d’une semaine, aucune apparition publique ni déclaration de son entourage n’est venue expliquer sa disparition. Interrogé le mardi 22 juillet sur TV5 Monde, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a déclaré que « le gouvernement est en train de rechercher à le positionner », tout en espérant que « les rumeurs sur sa situation ne soient pas fondées ».

Cette déclaration jugée floue n’a fait qu’intensifier les spéculations. Le silence des autorités provinciales et nationales laisse place à des interprétations diverses, certains y voyant un signe de tensions politiques liées à une éventuelle recomposition des exécutifs provinciaux. À Lubumbashi, certains parlent même d’un « malaise d’État », dans une province considérée comme le poumon économique du pays.

Face à cette situation, l’opinion attend des clarifications urgentes. Le manque de communication officielle, dans un contexte aussi sensible, entretient le flou et alimente les rumeurs. Le Haut-Katanga, du fait de son poids stratégique, ne peut rester sans leadership clair sans risquer de graves répercussions sur sa gouvernance.

Cedrick Katay Kalombo

Crise à l’Est : Joseph Kabila hors-jeu dans les négociations de paix, mais toujours au cœur des suspicions

Revenu en République démocratique du Congo fin mai 2025 après un an d’exil, Joseph Kabila a refait surface par Goma, capitale du Nord-Kivu, région alors partiellement sous contrôle du M23. Dans un discours prononcé le 23 mai, l’ancien président s’est présenté en patriote déterminé à « mettre fin à la dictature ». Une sortie perçue à Kinshasa comme une déclaration de guerre par les autorités, qui l’accusent d’être l’instigateur principal de la crise sécuritaire à l’Est du pays.

« L’AFC, c’est lui »

Félix Tshisekedi ne laisse planer aucun doute. Dans une interview donnée à l’étranger, le chef de l’État a désigné son prédécesseur comme le commanditaire réel du M23 et de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), un nouveau mouvement politico-militaire.

« Le vrai commanditaire du M23, c’est mon prédécesseur, mais il ne l’avoue pas. L’AFC, c’est lui », a-t-il tranché.

Ces déclarations ont déclenché un véritable bras de fer institutionnel. La justice et le Parlement ont ouvert des procédures, évoquant une haute trahison et la participation d’un sénateur à vie à un mouvement insurrectionnel. Kabila, selon Kinshasa, agirait de concert avec le Rwanda pour déstabiliser le pays.

Entre Goma et les consultations fantômes

L’ancien président a renforcé les soupçons en rentrant par Goma, escorté par des éléments du M23, qui ont assuré sa sécurité. Une démarche considérée comme une provocation. Sur place, Kabila a entamé des consultations populaires, dont l’issue reste floue. Ses proches affirment qu’il ne cherche pas à renverser les institutions, mais à proposer une alternative pour l’unité nationale.

Malgré cette tentative de repositionnement politique, aucun des processus de négociation actuellement en cours – ni celui de Washington, ni celui de Doha – ne l’inclut.

Doha et Washington, sans Kabila

Le 27 juin, un accord de paix a été signé entre Kinshasa et Kigali sous l’égide de l’administration américaine. Parallèlement, le gouvernement congolais a entamé, à Doha, des discussions directes avec le M23, pourtant qualifié de groupe terroriste par les autorités elles-mêmes. Le 19 juillet, une déclaration de principes a été signée, annonçant une volonté partagée de « tourner la page » du conflit.

Un accord final est attendu le 18 août prochain. Le régime Tshisekedi a déjà salué « un pas décisif vers la paix ». Pourtant, Joseph Kabila est resté absent de toutes ces étapes. Ce silence intrigue.

« Si Kabila est véritablement le cerveau du M23, pourquoi n’est-il pas impliqué dans le processus de Doha ? », interroge un proche du clan Kabila. Pour certains, cette exclusion fait de lui « le grand perdant », non reconnu ni par Kinshasa ni par ses partenaires internationaux.

Quelle issue pour le Raïs ?

Dans l’attente d’un éventuel dialogue national proposé par la CENCO et l’ECC, Joseph Kabila aurait compilé les recommandations issues de ses consultations. Mais cette option reste incertaine. Le pouvoir congolais semble peu disposé à ouvrir une nouvelle séquence de discussions nationales. Il y a peu, Tshisekedi affirmait que la RDC n’était pas en crise politique, rendant inutile l’idée d’un dialogue interne.

Tout porte à croire que le schéma CENCO-ECC, cher à l’ancien président, ne sera envisagé qu’en cas d’échec du processus de Doha. Si les accords en cours aboutissent, la page pourrait se tourner sans lui.

Resté dans le Nord-Kivu, loin des négociations internationales et sous pression judiciaire à Kinshasa, Joseph Kabila pourrait bien se retrouver marginalisé, dans une crise qu’il est accusé d’avoir alimentée, mais dont les solutions sont en train de se décider sans lui.

Charles Mapinduzi

Tshopo : Les Nations Unies installent une Équipe Provinciale pour renforcer leur coordination locale

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Le Système des Nations Unies en République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé, ce mercredi 22 juillet à Kisangani, une Équipe Provinciale des Nations Unies (EPNU) dans la province de la Tshopo. Il s’agit de la huitième EPNU mise en place dans le pays, dans le cadre d’une stratégie de proximité visant à mieux adapter les interventions onusiennes aux spécificités locales. Cette initiative a été portée par Bruno Lemarquis, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en RDC, qui a souligné la nécessité de renforcer la coordination territoriale.

Cette nouvelle structure regroupe les chefs des agences onusiennes implantées à Kisangani, Buta et Isiro. Elle vise à promouvoir une meilleure synergie entre les différentes entités, harmoniser leurs actions et offrir une plateforme de dialogue unifiée avec les autorités provinciales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile. Parmi les priorités identifiées figure le projet du « couloir vert » dans la Tshopo, pour lequel une approche intégrée est jugée essentielle.

L’EPNU Tshopo aura pour mission de favoriser des actions concertées, d’assurer la cohérence des projets sur le terrain et de renforcer les partenariats locaux en vue d’un développement durable. La désignation prochaine d’un chef et d’un adjoint permettra de piloter cette coordination provinciale. Cette démarche s’inscrit dans l’objectif plus large des Nations Unies de renforcer leur ancrage dans les provinces et d’accroître l’efficacité de leur action en RDC.

Guyvanant Misenge

Haut-Uele : Rupture des tests VIH et médicaments PTME à Nyangara, des centaines de vies menacées

La zone de santé de Nyangara, dans la province du Haut-Uele, fait face à une crise sanitaire préoccupante liée à la rupture prolongée des tests de dépistage du VIH/Sida et à la pénurie des médicaments de prévention de la transmission mère-enfant (PTME). Depuis près d’un an, cette situation compromet gravement la prise en charge des femmes enceintes et de leurs nourrissons, mettant en péril les acquis de la lutte contre le VIH dans cette partie du pays.

Selon le Docteur Didier Amudiandroy, médecin chef de zone, sur 3 091 femmes attendues en consultation prénatale entre juillet 2024 et juin 2025, seules 1 671 ont été dépistées. Il alerte également sur la naissance de 16 enfants de mères séropositives sans suivi adéquat, avec un risque accru de contamination. La province du Haut-Uele affiche une prévalence du VIH estimée à 7,4 % (enquête 2023-2024), un chiffre inquiétant au regard des moyens actuels de prévention largement insuffisants.

Le Dr Amudiandroy appelle les autorités sanitaires et les partenaires du Programme national de lutte contre le VIH/Sida (PNLS) à agir en urgence. Le rétablissement des stocks de tests de dépistage et l’approvisionnement en médicaments PTME s’imposent comme des priorités absolues pour éviter une aggravation de l’épidémie et protéger les populations les plus à risque, notamment les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Guyvanant Misenge

Procès Mutamba : La défense dénonce des irrégularités dans la procédure parlementaire

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Le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, poursuivi pour un présumé détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, s’est poursuivi ce mercredi 23 juillet 2025 à la Cour de cassation. Ouvert le 9 juillet dernier, ce procès suscite déjà des débats juridiques intenses.

Lors de cette nouvelle audience, les avocats de la défense ont soulevé plusieurs exceptions, contestant la régularité de la procédure ayant conduit à la mise en accusation de leur client. Ils ont notamment dénoncé une violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, évoquant un recours irrégulier au vote à main levée au lieu d’un scrutin secret, comme l’exige l’article 97, alinéa 5, du règlement.

Selon eux, cette irrégularité entache la validité de l’autorisation de poursuite délivrée contre Constant Mutamba. La défense s’appuie sur l’article 237 du même règlement, qui prévoit une décision adoptée à la majorité absolue et par bulletin secret lorsqu’il s’agit de membres du gouvernement.

Blanchi Lungala M.

Kinshasa : Jeannot Lompempe réclame la libération de Papy Tamba et Déo Indulu

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L’arrestation récente de Papy Tamba et Déo Indulu, cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) et du Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement (PPRD), suscite de vives réactions au sein de cette plateforme politique proche de l’ancien président Joseph Kabila. Interpellé à l’aéroport international de N’djili en début de semaine, Papy Tamba n’a toujours pas vu les charges retenues contre lui rendues publiques. Face à cette situation, Maître Jeannot Lompempe, également cadre du FCC, exige leur libération ou leur présentation devant le parquet, conformément aux lois de la République.

« Nous demandons la libération de nos camarades du FCC. S’ils sont reprochés de quelque chose, qu’ils soient déférés au parquet dans le respect de la procédure judiciaire », a déclaré Jeannot Lompempe ce mercredi 23 juillet.

Il déplore, en outre, le manque de solidarité politique au sein de leur famille politique, dénonçant le silence de plusieurs hauts responsables du FCC face à cette situation.

Dans cette optique, Maître Lompempe appelle nommément le vice-président du PPRD, l’honorable Aubin Minaku, et le secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary à sortir de leur mutisme. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions politiques accrues entre le régime de Félix Tshisekedi et l’ancien président Joseph Kabila, accusé par le pouvoir en place d’être le parrain de l’Alliance Fleuve Congo, mouvement armé dirigé par Corneille Nangaa et accusé d’occuper illégalement certaines villes de l’Est du pays.

Bienvenu Musoy

Accident meurtrier à Matadi-Kibala : Le gouvernement appelle à une prise en charge des victimes et à une enquête sérieuse

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Le gouvernement congolais, par l’entremise du ministère des Droits humains, a exprimé sa vive émotion à la suite de l’accident de circulation survenu le mardi 22 juillet 2025 à Matadi-Kibala, dans la commune de Mont Ngafula, ayant causé plusieurs morts. Dans un communiqué rendu public le mercredi 23 juillet, la ministre des Droits humains, Me Chantal Chambu, a appelé à une prise en charge rapide, efficace et humaine des victimes et de leurs familles.

Tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées, la ministre a exhorté les autorités compétentes à diligenter une enquête rigoureuse afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, d’établir les responsabilités et de prendre des mesures préventives pour éviter de nouveaux cas similaires.

Selon les premiers témoignages, l’accident aurait été provoqué par un camion-benne chargé de caillasse dont les freins auraient lâché. Hors de contrôle, le véhicule a percuté plusieurs voitures et des marchands installés le long de la chaussée, provoquant une scène de désolation.

Blanchi Lungala M.

Nord-Kivu : Début des travaux de la centrale hydroélectrique de Loanoli en janvier 2026

Les travaux de construction de la mini centrale hydroélectrique de Loanoli, située dans la chefferie de Watalinga (territoire de Beni, Nord-Kivu), débuteront en janvier 2026 pour une durée de deux ans. L’annonce a été faite le mardi 22 juillet 2025 par le député national Albert Baliesima Kadukima, à l’issue d’une audience avec le ministre du Développement rural, Mohindo Nzangi, qui a confirmé l’inclusion du projet dans le budget national 2025.

Selon l’élu du Nord-Kivu, le rapport d’études de faisabilité a été remis au ministre Nzangi après une mission conjointe avec l’entreprise chargée des travaux sur le terrain.

« C’est un dossier que nous avons fait passer dans le budget 2025. Les études de faisabilité ont été réalisées à Beni avec la société retenue », a précisé le député, soulignant l’importance stratégique de cette infrastructure énergétique pour la région.

La centrale de Loanoli aura un débit de 1,5 m³/seconde, une hauteur de chute de 50 mètres et une puissance nette estimée à 500 kilovolts. Elle permettra d’alimenter environ 31 000 ménages répartis dans plusieurs localités, notamment à Nubili, au cœur de la chefferie de Watalinga, contribuant ainsi à améliorer l’accès à l’électricité dans cette zone enclavée du Nord-Kivu.

Rodriguez Kikamba