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Kolwezi : Trois militants de la Lucha arrêtés lors d’une marche pacifique, l’ASADHO interpelle la gouverneure Masuka

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Trois jeunes militants des mouvements citoyens, dont la Lucha, ont été arrêtés à Kolwezi alors qu’ils tentaient d’organiser une marche pacifique pour dénoncer l’insécurité dans la ville. Il s’agit de Léonard Zama, Patient Tshiteta et Tonton Mpoy, interpellés sur ordre du maire de la ville malgré l’information préalable de la manifestation. Les trois militants ont été transférés à la prison de Dilala.

L’affaire a suscité une vive réaction de Jean-Claude Katende, président de l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO), qui a dénoncé sur son compte X, ce 22 juillet, une arrestation « injuste et inacceptable ». Selon lui, ces jeunes n’ont fait qu’exercer leurs droits constitutionnels. Il déplore le silence des autorités hiérarchiques du maire, y voyant une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Face à cette situation, Jean-Claude Katende appelle la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, à agir en urgence. Il lui demande d’interpeller le maire de Kolwezi et d’ordonner la libération immédiate des trois militants. Pour l’ACAJ, il est impératif de rétablir l’État de droit et de garantir l’exercice des libertés publiques dans la province.

Guyvanant Misenge

Goma : Le M23 impose l’achat de bulletins scolaires, les parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants

À Goma, l’année scolaire 2024-2025 débute sous tension. Les autorités de facto du M23 exigent désormais que chaque élève, qu’il soit en école publique ou privée, achète un bulletin scolaire au prix de 1 000 francs congolais, à payer exclusivement à la CADECO. Cette directive, imposée sans concertation lors d’une réunion avec les acteurs éducatifs locaux, suscite incompréhension et colère. Elle fait peser une charge financière supplémentaire sur des familles déjà fragilisées par l’instabilité et la pauvreté dans cette zone en conflit.

Au-delà de l’aspect économique, cette décision soulève des inquiétudes majeures sur la reconnaissance de ces documents. Les parents redoutent que ces bulletins, produits en dehors du cadre institutionnel congolais, soient jugés non valables par les autorités nationales ou dans d’autres provinces si leurs enfants devaient poursuivre leur scolarité ailleurs. La légitimité même des bulletins précédemment délivrés par l’État congolais est remise en cause, semant le doute et compromettant l’avenir académique de milliers d’élèves.

Face à cette situation, les acteurs éducatifs de Goma appellent à l’intervention urgente de l’UNICEF et de l’UNESCO. Ils demandent l’ouverture d’un dialogue avec le M23 afin de préserver le droit fondamental des enfants à une éducation reconnue, conforme aux standards nationaux. Ils rappellent que l’éducation reste une prérogative exclusive de l’État et ne peut être instrumentalisée comme levier de pouvoir dans un contexte de conflit armé.

Guyvanant Misenge

Sud-Kivu : 19 civils tués dans une attaque à Bukera, dont neuf membres d’une même famille

Une nouvelle attaque meurtrière a endeuillé le village de Bukera, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu), jeudi dernier. Selon des sources locales, au moins 19 civils ont été tués, dont neuf membres d’une même famille, victimes de l’explosion d’un obus. Cette attaque, attribuée aux rebelles du M23, s’inscrit dans un cycle de violences persistantes qui frappent l’Est de la République démocratique du Congo.

La députée provinciale Béatrice Nanvano, élue de Walungu, a dénoncé ce drame en parlant d’un « massacre à répétition », déplorant l’insécurité chronique et la détresse des habitants de la région. « La population vit dans la peur, ne sachant plus où se réfugier », a-t-elle déclaré. Son collègue, le député provincial Rukingira Munguakonkwa Justin, a confirmé les faits et appelé, lui aussi, à une intervention urgente pour protéger les civils.

Alors que les attaques se multiplient sans réponse concrète, les élus provinciaux lancent un appel pressant à la communauté internationale. Ils exigent des actions immédiates pour faire cesser les violences qui plongent des familles entières dans le deuil et la désolation. Le silence face à cette tragédie humanitaire ne peut plus durer.

Guyvanant Misenge

Gims et Lara Trump annoncent « Makasi », un titre inspiré du gospel congolais

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L’artiste franco-congolais Gims et la chanteuse américaine Lara Trump, belle-fille de l’ancien président des États-Unis Donald Trump, s’apprêtent à sortir un nouveau titre intitulé Makasi. Cette collaboration inattendue mêle des influences gospel congolaises à des sonorités pop et urbaines.

Le morceau s’inspire du chant chrétien Pona nini boye du chantre Matou Samuel, figure emblématique de la musique gospel en République démocratique du Congo. Ce titre sera samplé, une technique musicale consistant à réutiliser un extrait sonore d’une œuvre existante pour en créer une nouvelle version modernisée.

Avec Makasi, Gims et Lara Trump ambitionnent de proposer une fusion originale entre Kinshasa et les États-Unis, dans l’espoir de toucher un public international. La sortie du morceau est attendue dans les jours à venir.

Voldy Matiafu

Kwango : Dix ans après sa création, aucune localité n’est encore électrifiée

Dix ans après la création de la province du Kwango, aucune de ses entités administratives n’est encore raccordée au réseau électrique national. La ville de Kenge et ses environs restent plongés dans le noir, malgré les multiples promesses gouvernementales. Tous les espoirs étaient pourtant tournés vers la ligne haute tension de 220 kV censée partir du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo pour alimenter la région, un projet mentionné par la Première ministre Judith Suminwa lors de sa récente tournée dans la province.

Six mois après l’annonce de la disponibilité de l’électricité par la Société nationale d’électricité (SNEL), aucun progrès tangible n’a été constaté sur le terrain. Face à cette situation, le cadre de concertation de la société civile du Kwango a, le lundi 21 juillet 2025, interpellé le Gouvernement central, lui demandant de passer des promesses aux actes pour honorer ses engagements envers la population locale.

« Le Kwango est une province depuis dix ans, mais aucune ville n’a été électrifiée. Le président Félix Tshisekedi l’avait promis, tout comme la Première ministre récemment. Pourtant, rien ne se passe et l’Assemblée nationale garde un silence inquiétant », a déploré Symphorien Kwango, vice-président du cadre de concertation. Il appelle à des éclaircissements sur le blocage du dossier et exhorte le Gouvernement à accélérer la mise en œuvre du projet d’électrification à partir du parc de Bukanga-Lonzo.

Rodriguez Kikamba

Accord de Doha : Kigali prêt à libérer des militaires congolais, Kinshasa envisage une réciprocité

Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé ce lundi 21 juillet des avancées notables dans la mise en œuvre de l’accord de Doha signé entre le gouvernement congolais et le M23/AFC, sous la médiation du Qatar. Lors d’un briefing diffusé sur la RTNC, il a confirmé que le Rwanda s’est engagé à libérer des militaires et défenseurs des droits humains congolais détenus sur son territoire. En retour, Kinshasa envisage de libérer certains membres du M23 actuellement incarcérés en RDC.

Ce possible échange de prisonniers s’inscrit dans une logique de réciprocité, visant à instaurer un climat de confiance en amont des prochaines négociations prévues début août. Le Vice-Premier ministre a tenu à rassurer sur le respect de la souveraineté congolaise et de l’indépendance de la justice. « Aucun compromis ne sera fait au détriment de la justice ou de la vérité », a-t-il affirmé, précisant que le mécanisme mis en place est sous contrôle de l’État congolais et s’inscrit dans la dynamique d’une paix durable.

Face à une population meurtrie par plus d’une décennie de conflit à l’Est, les attentes sont grandes. Le gouvernement promet de veiller à l’exécution stricte de chaque engagement issu de cet accord, avec l’appui du Qatar et d’autres partenaires internationaux. Ces derniers restent mobilisés pour garantir la mise en œuvre des engagements jugés cruciaux pour le retour de la stabilité et de l’autorité de l’État dans les zones affectées.

Cedrick Katay Kalombo

Les médias congolais s’engagent pour le suivi de l’accord de paix de Washington

Réunis à Kinshasa du 18 au 20 juillet à l’initiative de l’organisation Journalistes en danger (JED), journalistes, éditeurs, membres de la société civile et experts ont évalué le rôle stratégique des médias dans le processus de paix entre la RDC et le Rwanda, amorcé avec la signature de l’accord de Washington le 27 juin dernier. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a salué cette dynamique comme une « prise de conscience collective » et une preuve de maturité du secteur, appelant à une implication durable des médias dans la consolidation de la paix.

Parmi les résolutions issues du séminaire figurent la création d’un Observatoire médiatique pour le suivi de l’accord, l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques journalistiques en période de processus de paix, ainsi que l’introduction de rubriques spécialisées dans les rédactions. Ces initiatives visent à faire des médias des acteurs de vigilance citoyenne, garants de la transparence et du respect des engagements pris par les parties prenantes.

La Déclaration de Kinshasa, adoptée à l’issue des travaux, réaffirme l’engagement des professionnels des médias en faveur d’une information libre, indépendante et responsable. Le ministre Muyaya a également proposé la formalisation d’une charte nationale des journalistes pour la paix, dont la signature pourrait intervenir lors de la Journée nationale de la presse, célébrée le 22 juillet en collaboration avec l’UNPC.

Cedrick Katay Kalombo

Fally Ipupa reporte son concert au 30 août et change de site à Luanda

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Prévu initialement le 2 août 2025 au Baía de Luanda, le concert de l’artiste congolais Fally Ipupa est officiellement reporté au 30 août. L’annonce a été faite le lundi 21 juillet par son équipe de production.

Outre le changement de date, l’événement se déroulera désormais au Estádio França Ndalu de Luanda, un espace plus adapté à la grande affluence attendue. Ce stade peut accueillir jusqu’à 50.000 spectateurs en configuration concert, offrant ainsi un cadre idéal pour un spectacle de grande envergure.

Ce report vise à améliorer l’organisation logistique et à répondre à l’engouement croissant du public angolais et de la sous-région. Fally Ipupa, surnommé « L’Aigle », promet une prestation mémorable à ses fans.

Voldy Matiafu

JB Mpiana en concert le 2 août à Canon Beach : Un retour très attendu

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L’icône de la rumba congolaise, JB Mpiana, signe son grand retour sur scène avec un concert prévu le vendredi 2 août 2025 à Canon Beach, un site situé entre Kinshasa et la commune de Maluku. Surnommé « Papa Chéri », le leader de Wenge BCBG promet une prestation à la hauteur des attentes de ses nombreux fans.

Connu pour son énergie scénique et son répertoire alliant classiques et nouveautés, JB Mpiana entend offrir une soirée mémorable dans ce cadre naturel en bordure du fleuve Congo. Ce rendez-vous musical s’annonce déjà comme l’un des temps forts du calendrier culturel kinois en ce début du mois d’août.

Après plusieurs mois d’absence, les mélomanes auront enfin l’occasion de revivre l’ambiance unique des concerts de Wenge BCBG. Le compte à rebours est lancé, et la scène de Canon Beach s’apprête à vibrer au rythme de la rumba authentique.

Voldy Matiafu

RDC : Six jours aux employeurs chinois pour appliquer le SMIG, selon l’intersyndicale du commerce

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L’intersyndicale du secteur du commerce a lancé, ce lundi 21 juillet 2025, un ultimatum de six jours aux employeurs chinois pour l’application effective du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), lors d’un mouvement de grève organisé à Kinshasa. Dans une correspondance adressée à la Première ministre, les syndicats exigent l’exécution du décret n°22/25 portant sur le SMIG, qu’ils considèrent comme une obligation légale non négociable.

« Nous avons laissé passer assez de temps. Le décret sur le SMIG est une obligation légale, pas une suggestion. Nous donnons six jours aux employeurs pour se conformer, sans quoi toutes les activités commerciales chinoises seront suspendues », a déclaré Olivier Nzasi, secrétaire provincial interprofessionnel de l’Organisation des Travailleurs Unis du Congo (OTUC).

Ce mouvement a perturbé les activités dans plusieurs galeries commerciales de la capitale, notamment celles tenues par des commerçants chinois.

En revanche, les magasins appartenant à la communauté indo-pakistanaise sont restés ouverts dans la commune huppée de la Gombe, où les employés congolais ont continué à servir les clients. L’intersyndicale prévient qu’en l’absence d’une réponse favorable dans le délai imparti, les actions syndicales seront intensifiées dans tout le secteur.

Fabrice Kabamba