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RDC : Six jours aux employeurs chinois pour appliquer le SMIG, selon l’intersyndicale du commerce

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L’intersyndicale du secteur du commerce a lancé, ce lundi 21 juillet 2025, un ultimatum de six jours aux employeurs chinois pour l’application effective du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), lors d’un mouvement de grève organisé à Kinshasa. Dans une correspondance adressée à la Première ministre, les syndicats exigent l’exécution du décret n°22/25 portant sur le SMIG, qu’ils considèrent comme une obligation légale non négociable.

« Nous avons laissé passer assez de temps. Le décret sur le SMIG est une obligation légale, pas une suggestion. Nous donnons six jours aux employeurs pour se conformer, sans quoi toutes les activités commerciales chinoises seront suspendues », a déclaré Olivier Nzasi, secrétaire provincial interprofessionnel de l’Organisation des Travailleurs Unis du Congo (OTUC).

Ce mouvement a perturbé les activités dans plusieurs galeries commerciales de la capitale, notamment celles tenues par des commerçants chinois.

En revanche, les magasins appartenant à la communauté indo-pakistanaise sont restés ouverts dans la commune huppée de la Gombe, où les employés congolais ont continué à servir les clients. L’intersyndicale prévient qu’en l’absence d’une réponse favorable dans le délai imparti, les actions syndicales seront intensifiées dans tout le secteur.

Fabrice Kabamba

L’aéroport de Luano à Lubumbashi : Un chaos qui perdure après les interventions officielles

Malgré les instructions claires de l’exécutif provincial, le désordre continue de régner à l’aéroport international de Luano à Lubumbashi. Lors d’une visite musclée le 8 mai dernier, le gouverneur Jacques Kyabula avait ordonné la suppression des services fictifs et la destruction des marchés pirates, promettant un retour à l’ordre. Cependant, lors d’une descente effectuée le 21 juillet, les anciennes pratiques désordonnées ont repris, laissant les voyageurs dans une situation chaotique.

Des scènes surréalistes se multiplient à chaque vol, avec des individus sans badge se faisant passer pour des « protocoles ». Certains vont même jusqu’à monter sur les tapis roulants pour récupérer, voire subtiliser, des colis appartenant à d’autres passagers. Un voyageur, excédé par ce manque de discipline, a déclaré : « Ce n’est pas un aéroport, c’est un marché. »

Alors que des travaux de modernisation sont en cours sous l’impulsion du Chef de l’État, les passagers s’interrogent sur l’impact réel de ces efforts si l’ordre n’est pas rétabli. Avec des files désorganisées, des interventions non autorisées et une insécurité ambiante, l’aéroport de Luano attend toujours un véritable décollage vers la bonne gouvernance et le respect des normes.

Cedrick Katay Kalombo

Prédications dans les transports en commun à Kinshasa : Entre liberté de culte et intrusion dans l’espace public

Chaque matin, le scénario est quasi identique dans les bus de transport en commun de Kinshasa. Au milieu de la cohue et du vacarme de la capitale, une voix s’élève, souvent là devant, transformant l’espace exigu du véhicule en une tribune improvisée. Ce sont les « pasteurs de bus », des prédicateurs qui, le temps d’un trajet, mènent prières, exhortations et collectes de fonds. Une pratique bien ancrée dans le quotidien kinois, mais qui commence à irriter certains passagers.

Dès les premières lueurs du jour, alors que les Kinois se pressent pour rejoindre leurs lieux de travail ou d’études, ces prédicateurs se fondent dans la masse des usagers. Une fois le bus en mouvement, ils prennent l’initiative. Louanges vibrantes, prières ferventes pour un voyage sûr, exhortations à la repentance ou à la persévérance… le répertoire est varié. L’objectif, disent-ils, est d’apporter la parole de Dieu et un moment de spiritualité aux voyageurs avant qu’ils n’entament leur journée.

De la prière à la quête : quand la foi rime avec finances

Cependant, au-delà de l’aspect spirituel, la particularité de ces mini-cultes réside dans la phase de collecte d’offrandes. Après les moments de prière et d’édification, le ton change. Les requêtes financières affluent : pour les orphelins, la construction d’églises en difficulté, le financement d’études pour des jeunes défavorisés, ou encore pour soutenir des initiatives humanitaires. Les prédicateurs justifient ces collectes par la nécessité d’œuvrer pour des causes nobles et de « semer » pour recevoir les bénédictions divines.

Un chapeau, un sac ou même une main tendue circule alors de rangée en rangée. Certains passagers donnent quelques francs congolais, d’autres glissent un billet, tandis que beaucoup s’abstiennent, préférant ignorer la sollicitation ou se montrant visiblement mal à l’aise.

Ferveur contre fatigue : l’agacement monte chez les usagers

Si, pour certains Kinois, cette pratique est une expression normale de la ferveur religieuse qui caractérise le pays, pour d’autres, la répétition quotidienne de ces scènes devient une source de lassitude, voire d’agacement.

« Chaque matin, c’est la même chose », lâche Sarah,

étudiante en droit, le visage fermé.

« Je suis fatiguée, je veux juste un peu de calme pour penser à mes cours. Mais on est obligés d’écouter des prêches, puis ils demandent de l’argent. C’est trop, surtout quand on sait que beaucoup d’entre nous n’ont pas grand-chose. »

Jean-Pierre, chauffeur de taxi-bus occasionnel, partage ce sentiment.

« Parfois, ça va. Mais quand ils ne cessent pas de parler, ça devient un problème. Et la quête, c’est souvent forcé. Les gens n’osent pas refuser de peur d’être mal vus. »

L’aspect répétitif et le passage quasi systématique à la quête sont les points de discorde majeurs. Nombreux sont ceux qui perçoivent une forme de pression, voire de harcèlement, dans cette sollicitation quotidienne. La ligne est parfois mince entre liberté d’expression religieuse et intrusion dans l’espace personnel d’autrui, surtout dans un contexte de précarité économique où chaque franc compte.

Un phénomène qui interroge

Le phénomène des « pasteurs de bus » soulève plusieurs questions : est-ce une manifestation spontanée de la foi ou une organisation plus structurée ? Quelle est la légitimité de ces collectes et la traçabilité des fonds ? Et surtout, comment concilier la liberté de culte avec le droit des usagers à un transport en commun paisible et sans contrainte ?

Pour l’heure, les autorités semblent tolérer cette pratique, devenue une composante familière du paysage urbain kinois. Mais face à l’exaspération croissante d’une partie des voyageurs, la question de sa régulation pourrait bien finir par se poser. En attendant, les pasteurs de bus continueront d’animer les trajets matinaux, laissant aux Kinois le choix entre la prière, l’offrande… ou une patience à toute épreuve.

Guyvanant Misenge

Une cargaison de cocaïne estimée à plus de 20 millions de dollars saisie des mains d’un officiel congolais en Bulgarie

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Jean-de-Dieu Muteba, 40 ans, deuxième conseiller à l’ambassade de la République démocratique du Congo en Belgique, a été interpellé en Bulgarie en compagnie d’une ressortissante belge de 54 ans et d’un chauffeur bulgare de 43 ans. Les trois individus transportaient une cargaison de cocaïne estimée à plus de 20 millions de dollars américains. Le trio, en provenance de la Turquie, a été arrêté à la frontière terrestre bulgare alors qu’il se dirigeait vers la Belgique.

Selon les autorités bulgares, la drogue — d’un poids total de 206 kg répartis dans 176 sacs — était dissimulée dans cinq valises au milieu d’effets personnels à bord d’un véhicule diplomatique. Il s’agit de la plus importante saisie jamais enregistrée à une frontière terrestre du pays. La découverte a été faite le 18 juillet dernier lors d’une inspection minutieuse du véhicule.

Les suspects encourent des peines de 15 à 20 ans de prison ainsi qu’une lourde amende, conformément à la législation bulgare. Une enquête approfondie est en cours pour identifier l’origine de la drogue et les éventuels complices impliqués dans ce réseau de trafic international.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Deux entrepôts ravagés par le feu à Lingwala et Limete

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Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 21 juillet 2025 à Lingwala, dans l’un des entrepôts de la Mission chinoise de coopération technique, située entre le Palais du Peuple et le Stade des Martyrs. Utilisé pour stocker des objets plastiques, le dépôt a pris feu, suscitant une vive inquiétude dans ce quartier densément peuplé. Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus pour maîtriser les flammes et éviter leur propagation.

Selon le commandant provincial de la police de Kinshasa, Mugiama Kangafu, l’incendie pourrait être lié au contact entre des installations électriques et les objets plastiques entassés dans un espace mal ventilé. Aucune victime n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont considérables. L’entrepôt hébergeait également des ressortissants chinois, membres de la mission de coopération bilatérale entre la Chine et la RDC.

Le même jour, un autre feu s’est déclaré dans un entrepôt de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin), dans la commune de Limete. Là aussi, plusieurs matériaux ont été consumés, sans que les causes exactes ne soient encore connues. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine de ces deux sinistres.

Blanchi Lungala M.

Haut-Katanga : Les recrues des FARDC appelées à bannir le tribalisme et à renforcer la cohésion

Lors d’une parade tenue ce lundi 21 juillet au centre d’instruction de Mura, près de Likasi (Haut-Katanga), le commandant du site, le colonel Zanza Te Semba, a lancé un message fort aux jeunes recrues des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il les a appelées à rejeter toute forme de repli identitaire, affirmant que « l’armée n’a pas de tribu, elle n’a qu’un seul chef, le président de la République ». Ce message intervient dans un contexte où les tensions communautaires continuent de menacer l’unité nationale.

L’officier supérieur a insisté sur la nécessité d’adopter les valeurs fondamentales de la République tout au long de la carrière militaire. Il a exhorté les recrues à faire de la loyauté, de la discipline et de la cohésion leurs repères permanents, tout en rappelant l’importance du respect de la hiérarchie et de l’engagement envers la nation. Le discours s’inscrit dans une volonté de renforcer une armée républicaine, au service de la stabilité et de la paix.

Le centre de formation de Mura, stratégique pour l’armée congolaise, accueille principalement des jeunes du Sud-Est du pays. Dès leur intégration, ces recrues sont formées à la rigueur militaire, à l’esprit patriotique et à la défense de l’intérêt général. À travers ce rappel à l’ordre, les FARDC entendent bâtir une armée unifiée, reflet d’un Congo solidaire et résolument tourné vers l’avenir.

Cedrick Katay Kalombo

Crise en RDC : Le dialogue national inclusif, une nécessité stratégique pour la paix durable ?

Minée par une crise sécuritaire persistante et des tensions politiques récurrentes, la République démocratique du Congo semble engagée sur plusieurs fronts pour sortir de l’impasse. Après avoir signé un accord de principes avec le Rwanda le 19 juillet dernier à Doha, dans le cadre d’un processus de paix entamé à Washington, Kinshasa a fini par accepter des négociations directes avec le M23. Un changement de cap notable, alors que cette option était jusque-là considérée comme une ligne rouge à ne pas franchir. Un accord définitif est attendu d’ici au 18 août, au terme des discussions prévues à partir du 8 août.

Une dynamique interne négligée ?

Bien que le régime congolais affiche sa volonté d’apaisement sur le plan diplomatique, il reste étonnamment réservé sur la question d’un dialogue national inclusif. Cette réticence contraste avec les appels pressants lancés par l’opposition et les forces sociales en faveur d’une concertation interne pour désamorcer la crise dans ses dimensions les plus profondes.

Pour plusieurs analystes, les racines de l’instabilité en RDC sont avant tout endogènes. Le climat de méfiance entre acteurs politiques, la montée des frustrations sociales, la résurgence des tensions communautaires et la fragilité des institutions constituent autant de bombes à retardement. Comme l’ont souligné Seth Kikuni et Claudel Lubaya dans un communiqué conjoint du Cadre de concertation de l’opposition :

 » La crise congolaise est profondément endogène et multiforme. Elle tire son origine de l’illégitimité générique des institutions et de leur incapacité structurelle à garantir la paix et la stabilité. « 

Les autorités de Kinshasa semblent cependant minimiser cette donne. Le président Félix Tshisekedi a lui-même déclaré, il y a quelques mois, qu’aucune crise politique ne justifiait l’organisation d’un dialogue interne. Une posture qui, pour certains, risque de compromettre les chances d’une paix durable.

Vers un pacte républicain ?

Nombreuses sont les voix qui plaident en faveur d’un dialogue national. De Joseph Kabila à Moïse Katumbi, en passant par Martin Fayulu, Dely Sessanga ou encore les plateformes religieuses telles que la CENCO et l’ECC, l’idée d’assises nationales refait surface avec insistance. Pour Kikuni et Lubaya,
 » Il est impératif d’élargir le champ des possibles pour favoriser une participation plus large et approfondir les discussions à la faveur d’un débat national. L’objectif étant de déboucher sur un pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble.  »

Alors que la menace d’un embrasement général plane, l’absence de volonté politique d’engager ce type de processus pourrait se révéler contre-productive. Les frustrations accumulées par une partie de la population et des acteurs politiques, marginalisés ou ignorés, risquent de se transformer en actes de radicalisation.

Un analyste alerte : en dialoguant avec les rebelles armés du M23 tout en ignorant les revendications pacifiques de l’opposition institutionnelle et des forces vives, le pouvoir en place pourrait envoyer un signal dangereux. Celui qu’il faut prendre les armes pour être entendu. Une situation qui pourrait exacerber davantage les tensions.

Un impératif républicain

Face à une crise multiforme, où les menaces sécuritaires côtoient la crise de légitimité et les fractures sociales, le dialogue national inclusif apparaît de plus en plus comme une nécessité républicaine. Un cadre où les antagonismes seraient confrontés publiquement, où les rancœurs seraient exprimées et dépassées, et où un nouveau contrat social pourrait émerger.

Au-delà des accords de paix négociés à Washington ou à Doha, seule une dynamique endogène, construite autour d’une volonté collective de réconciliation et de refondation, pourra garantir à la RDC une paix véritable et durable. Il est temps, peut-être, que les Congolais se parlent franchement — avant qu’il ne soit trop tard.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Les embouteillages nuisent gravement à la santé publique et à l’environnement, alerte le professeur Jean-Pierre Mfwamba

Kinshasa fait face à des embouteillages monstres. Est-ce un problème d’infrastructures, de gouvernance ou de surnombre de véhicules ?
Le dimanche 20 juillet 2025, dans un entretien accordé à Netic News, le professeur Jean-Pierre Mfwamba, physicien de l’atmosphère, a mis en lumière les conséquences sanitaires et environnementales de ce phénomène récurrent dans la capitale congolaise.

Netic News : Quel est votre constat sur l’état des routes à Kinshasa ?
Jean-Pierre Mfwamba (JPM) : La question des routes est cruciale pour nous, physiciens de l’atmosphère, car elle est liée à la dispersion des émissions polluantes générées par les véhicules. Kinshasa est une ville marquée par une croissance démographique fulgurante, mais malheureusement, les infrastructures n’ont pas suivi. En 1960, la ville comptait environ 300 000 habitants ; dix ans plus tard, ce chiffre avait presque triplé. Devenue un pôle culturel et politique, Kinshasa a connu un exode rural massif. Aujourd’hui, les embouteillages sont un problème majeur, avec des effets néfastes sur la santé humaine et sur l’environnement.

Netic News : Les embouteillages sont-ils dus à un surnombre de véhicules ou à un manque d’éducation routière ?
JPM : D’un point de vue urbanistique, on recommande 5 km de routes par tranche de 1 000 habitants. Or, Kinshasa ne dispose que d’environ 1 500 km de routes asphaltées pour une population estimée à 20 millions d’habitants. Nous ne disposons pas d’infrastructures aux dimensions standardisées. Même les grands boulevards ne sont pas conformes aux normes internationales, qui prévoient notamment des bandes réservées aux services d’urgence.

Netic News : Qu’est-ce que la pollution atmosphérique ?
JPM : La pollution de l’air, ou pollution atmosphérique, correspond à une altération de la qualité de l’air, causée par des polluants chimiques, biologiques ou physiques appelés aérocontaminants. La notion de « qualité de l’air » est née aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la vallée de la Meuse en Belgique, après des épisodes de mortalité dus à l’inhalation d’air pollué par les usines. Ce sujet a été officiellement pris en compte à la Conférence de Stockholm en 1972.

Netic News : Faut-il s’en inquiéter ?
JPM : Absolument. La population doit être consciente de la qualité de l’air qu’elle respire. D’après un rapport de l’OMS, environ 400 millions de personnes meurent chaque année dans le monde à cause de la pollution de l’air, à l’origine de maladies respiratoires telles que la bronchite ou la tuberculose.

Netic News : Existe-t-il une loi sur la pollution de l’air en RDC ?
JPM : Non, malheureusement. Il n’existe pas de loi qui encadre le contrôle de la qualité de l’air ambiant. En l’absence de cadre juridique, chacun pollue librement via les véhicules, les motos, les boulangeries, etc. Cela devrait être régulé pour garantir un air plus sain aux Congolais. Une enquête épidémiologique menée par le ministère de la Santé révélerait sûrement de nombreuses maladies liées à cette pollution. Parmi les polluants en cause, on retrouve le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote et le plomb.

Netic News : Quel est l’impact des gaz d’échappement sur l’environnement ?
JPM : Les gaz dégagés par les véhicules et autres engins sont des gaz à effet de serre. Ils détériorent les arbres, les monuments, les murs, les panneaux solaires, les antennes, les véhicules, etc. Jusqu’à présent, la RDC ne dispose d’aucun mécanisme de contrôle des émissions polluantes issues du transport.

Propos recueillis par Rodriguez Kikamba

FC Saint Éloi Lupopo en péril après l’éviction de Jacques Kyabula

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L’avenir du FC Saint Éloi Lupopo s’assombrit à la suite de l’absence prolongée de son président sponsor, Jacques Kyabula, récemment écarté de ses fonctions de gouverneur du Haut-Katanga. Son retrait brutal de la scène politique met en péril la stabilité du club de Lubumbashi, notamment sur les plans administratif et financier. Kyabula assurait jusque-là le financement d’une grande partie des opérations du club, dont la logistique, les salaires et le recrutement.

Cette situation n’est pas sans rappeler celle du TP Mazembe après le départ temporaire de son président Moïse Katumbi, un précédent qui avait profondément ébranlé l’élan sportif du club. À l’approche de la saison 2025–2026, les craintes d’un effondrement structurel grandissent chez les supporters, alors que plus de 25 joueurs attendent toujours leurs salaires et que l’incertitude règne sur la poursuite du projet sportif.

Par ailleurs, Jacques Kyabula s’était récemment exprimé lors d’un rassemblement à Lubumbashi, appelant à la réconciliation entre figures politiques telles que Joseph Kabila et Corneille Nangaa, qu’il a qualifiés de « Congolais » appelés à régler leurs différends « en famille ». Ces propos, jugés ambigus par certains observateurs, ont été tenus dans un contexte tendu marqué par des accusations sur leur implication présumée dans la crise sécuritaire à l’Est du pays.

Voldy Matiafu

Kinshasa : L’avenue Victoire à Kasavubu gravement dégradée, la circulation paralysée

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L’avenue Victoire, l’une des principales artères de la commune de Kasavubu à Kinshasa, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, notamment à hauteur du croisement avec l’avenue Éthiopie. Ce tronçon, stratégique pour les usagers en provenance de Gambela et du rond-point Victoire, est devenu presque impraticable. Des nids-de-poule béants perturbent la circulation et provoquent quotidiennement d’importants embouteillages, impactant négativement les activités économiques locales.

Les automobilistes et motocyclistes, contraints de slalomer entre les crevasses, subissent une usure accélérée de leurs engins, une perte de temps considérable et un stress permanent. Malgré les multiples cris d’alarme lancés par les riverains, aucune intervention concrète n’a encore été engagée par les autorités compétentes pour réparer ce tronçon essentiel.

Face à ce silence des pouvoirs publics, l’indignation monte au sein de la population. Les habitants de Kasavubu dénoncent une négligence prolongée et appellent à une réhabilitation urgente de cette voie, indispensable au bon fonctionnement de la circulation dans la capitale.

Voldy Matiafu