La crise de leadership au sein de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) s’intensifie après le refus du ministère de l’Intérieur, Jacquemain Shabani d’homologuer les résolutions issues de son 4ᵉ congrès. Dans une correspondance adressée au Secrétaire général de l’AFDC, le ministère accuse réception d’un courrier daté du 25 mars 2026 relatif à la transmission des résolutions du congrès du parti. Toutefois, il indique clairement qu’une opposition a été introduite contre la validation dudit congrès, empêchant ainsi toute suite favorable immédiate à la demande du parti.
Selon le document, cette situation impose un examen approfondi du dossier par le Secrétariat général aux Relations avec les partis politiques. Cette décision intervient alors que Modeste Bahati Lukwebo avait été reconduit à l’unanimité à la tête de l’AFDC pour un nouveau mandat de cinq ans, lors du congrès du 15 mars 2026, tenu à Kinshasa. Toutefois, cette réélection s’est déroulée dans un climat déjà fragilisé par une polémique liée à ses positions contre une révision constitutionnelle, qui lui ont valu une pétition puis, finalement, sa démission du bureau du Sénat le 18 mars, malgré des tentatives d’explication.
Parallèlement, la contestation interne s’est accentuée avec l’annonce, le 25 mars, de sa destitution par un groupe se réclamant du Collège des fondateurs du parti, qui a désigné Otto Bashizi pour assurer l’intérim. Une décision rejetée par les fidèles de Bahati, accentuant davantage les divisions au sein de l’AFDC, désormais plongée dans une impasse politique et organisationnelle.
Fulgence Mavula
