Le directeur général adjoint du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), Blaise Mastaky, a effectué une visite de supervision à la Cité des jeunes Don Bosco de Lubumbashi, une institution emblématique de la formation professionnelle dans le Haut-Katanga. Selon un communiqué parvenu le 15 avril 2026, cette mission souligne la volonté du gouvernement de transformer l’encadrement des jeunes en un véritable levier de développement économique. Si le FPI a salué l’engagement des formateurs et la détermination des apprenants, le constat sur le terrain révèle une urgence : la modernisation des équipements techniques, souvent vétustes, pour maintenir la compétitivité des jeunes sur le marché du travail.
Au-delà de l’apprentissage technique, l’enjeu majeur identifié lors de cette visite est l’autonomisation des diplômés. Pour que les compétences acquises à Don Bosco se transforment en activités génératrices de revenus, le FPI a annoncé la mise en place d’un « véhicule financier » à l’échelle nationale. Ce mécanisme innovant vise à briser les barrières d’accès au crédit pour les jeunes entrepreneurs et les petites entreprises, en proposant des solutions de financement plus souples et inclusives que les modèles bancaires classiques, souvent inadaptés au profil des nouveaux diplômés.
En positionnant des structures comme la Cité des jeunes Don Bosco comme des incubateurs naturels de talents, l’État congolais amorce une stratégie intégrée liant formation et insertion économique. L’objectif est de créer un écosystème où le savoir-faire technique rencontre enfin le soutien financier nécessaire à l’émergence d’une nouvelle génération d’industriels. Cette approche vise à transformer durablement le potentiel de la jeunesse congolaise en un moteur de croissance capable de soutenir la production nationale.
Guyvenant Misenge
