Accueil Blog Page 72

Haut-Katanga : Le FPI mise sur la jeunesse de la Cité Don Bosco pour booster l’industrie locale

Le directeur général adjoint du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), Blaise Mastaky, a effectué une visite de supervision à la Cité des jeunes Don Bosco de Lubumbashi, une institution emblématique de la formation professionnelle dans le Haut-Katanga. Selon un communiqué parvenu le 15 avril 2026, cette mission souligne la volonté du gouvernement de transformer l’encadrement des jeunes en un véritable levier de développement économique. Si le FPI a salué l’engagement des formateurs et la détermination des apprenants, le constat sur le terrain révèle une urgence : la modernisation des équipements techniques, souvent vétustes, pour maintenir la compétitivité des jeunes sur le marché du travail.

Au-delà de l’apprentissage technique, l’enjeu majeur identifié lors de cette visite est l’autonomisation des diplômés. Pour que les compétences acquises à Don Bosco se transforment en activités génératrices de revenus, le FPI a annoncé la mise en place d’un « véhicule financier » à l’échelle nationale. Ce mécanisme innovant vise à briser les barrières d’accès au crédit pour les jeunes entrepreneurs et les petites entreprises, en proposant des solutions de financement plus souples et inclusives que les modèles bancaires classiques, souvent inadaptés au profil des nouveaux diplômés.

En positionnant des structures comme la Cité des jeunes Don Bosco comme des incubateurs naturels de talents, l’État congolais amorce une stratégie intégrée liant formation et insertion économique. L’objectif est de créer un écosystème où le savoir-faire technique rencontre enfin le soutien financier nécessaire à l’émergence d’une nouvelle génération d’industriels. Cette approche vise à transformer durablement le potentiel de la jeunesse congolaise en un moteur de croissance capable de soutenir la production nationale.

Guyvenant Misenge

RDC : Djena Bassiala Nlandu prend les commandes de la CFEF sous le signe de la rigueur

Lors de sa première réunion de prise de contact avec les agents, tenue le mardi 14 avril 2026, à Kinshasa, la nouvelle Coordonnatrice nationale par intérim de la Cellule d’exécution des financements en faveur des États fragiles (CFEF), Djena Bassiala Nlandu, a fixé ses priorités. Elle place la sécurisation des opérations en cours, le respect strict des procédures et le rétablissement d’un climat de confiance avec les partenaires au sommet de son agenda. Prônant un management fondé sur le mérite et l’équité, elle a averti que si les agents engagés seront soutenus, aucun manquement ne sera désormais toléré.

Cette reprise en main intervient dans un contexte de crise interne marqué par la suspension de l’ancien coordonnateur, Alain Lungungu Kisoso, par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde. Ce dernier évoque plusieurs griefs de mégestion, notamment des contre-performances dans l’exécution du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) et des conflits d’intérêts avec certaines sociétés exécutantes. Face à ces défis, Mme Bassiala, qui occupait précédemment le poste de coordonnatrice adjointe, s’est engagée à restaurer la transparence et la bonne gouvernance au sein de l’institution pour garantir la continuité des projets.

Pour réussir ce redressement, la Coordonnatrice nationale a.i. mise sur une méthode axée sur l’écoute, l’évaluation objective et la cohésion interne. « Mon message est simple : assurer, mobiliser et responsabiliser », a-t-elle martelé devant les cadres et agents réunis à la Gombe. En insistant sur la discipline et la culture du résultat, elle entend transformer la CFEF en un outil performant au service de la Nation, capable de répondre avec rigueur aux attentes du gouvernement et des bailleurs de fonds internationaux dans le cadre du financement des zones fragiles.

Guyvenant Misenge

Économie : La BCC annonce un ralentissement de l’inflation et des perspectives de croissance prometteuses en 2026

0

L’économie de la République démocratique du Congo affiche des signes de stabilisation encourageants en ce début d’année. Selon la note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo (BCC) consultée, ce jeudi 16 avril 2026, le taux d’inflation hebdomadaire a reculé à 0,16 %, contre 0,20 % la semaine précédente. En glissement annuel, la décélération est encore plus marquée : l’inflation est tombée à 2,24 %, une chute spectaculaire par rapport aux 10,16 % enregistrés à la même période en 2025. Cette atténuation des pressions inflationnistes témoigne d’une maîtrise progressive du cadre macroéconomique et du taux de change.

Malgré cette tendance baissière, le panier de la ménagère reste sous pression, l’analyse par fonctions de consommation révélant que les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » représentent encore près de 70 % de l’indice global des prix. Le logement, l’énergie et les transports complètent les principaux postes de dépenses. Toutefois, le cumul annuel de l’inflation s’établit à 2,49 %, un niveau légèrement inférieur à celui de l’année dernière (2,52 %), confirmant une dynamique des prix globalement contenue sur le marché intérieur.

Les perspectives de croissance pour l’année 2026 s’annoncent prometteuses. Sur la base des performances de production de fin 2025, qui affichaient un taux de croissance du PIB réel de 5,8 %, les projections du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique (CPCM) sont revues à la hausse. Pour l’exercice en cours, les autorités tablent sur une croissance économique de 6,2 %. Cette trajectoire ascendante, couplée à une inflation maîtrisée, renforce l’optimisme quant à la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs.

Guyvenant Misenge

RDC : Le taux de change se fixe à 2 300 FC pour 1 USD à la mi-avril

0

Le marché des changes en République démocratique du Congo enregistre une légère fluctuation de la monnaie nationale face à la devise américaine. Selon l’analyse des données de la Banque Centrale du Congo (BCC), consultées, ce jeudi 16 avril 2026, le taux indicatif officiel s’est établi à 2 300 FC pour 1 dollar américain, le mercredi 15 avril dernier. Cette valeur marque un glissement par rapport au mois précédent, où le taux de référence était fixé à 2 284 FC le 13 mars 2026.

Bien que ce mouvement indique une dépréciation d’environ 0,7 % en un mois, les autorités monétaires soulignent une évolution globalement maîtrisée du taux de change. Cette stabilité relative s’inscrit dans un cadre macroéconomique où les pressions inflationnistes sont en atténuation, comme en témoigne la baisse du taux d’inflation hebdomadaire. La BCC continue de surveiller de près la liquidité bancaire pour éviter toute volatilité excessive qui pourrait impacter le prix des biens de consommation courante.

Cette gestion du taux officiel reste un pilier central pour la stabilité des prix intérieurs, alors que les projections de croissance pour 2026 sont revues à la hausse. En maintenant le Franc congolais dans une fourchette de fluctuation étroite, le gouvernement et la Banque Centrale visent à renforcer la confiance des opérateurs économiques et à protéger le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte où l’économie nationale cherche à consolider ses acquis de croissance.

Guyvenant Misenge

Golfe de Guinée : La RDC renforce la diplomatie sécuritaire de ses espaces maritimes et fluviaux au sein du G7++

La République démocratique du Congo a affirmé ses ambitions sécuritaires sur la scène internationale en participant, mercredi 15 avril 2026 à Paris, à la première réunion plénière du G7++ des « Amis du Golfe de Guinée », une plateforme dédiée à la coopération en matière de sécurité maritime. Conduite par le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, la délégation congolaise a pris part à ces assises co-présidées par la France et le Gabon, réunissant plusieurs responsables africains et européens du secteur sécuritaire.

Dans son intervention, le représentant congolais a réaffirmé la volonté de la RDC de renforcer la sécurisation de ses espaces maritimes et fluviaux, tout en plaidant pour la redynamisation de la force navale des FARDC afin de mieux répondre aux défis actuels. Trois axes de coopération ont été mis en avant : le renforcement des mécanismes institutionnels avec une liaison permanente au sein du G7++, l’appui technique et la formation pour améliorer les capacités opérationnelles nationales, ainsi que l’opérationnalisation de la zone A du CRESMAC, élément clé de l’architecture de Yaoundé.

Ces travaux, qui doivent aboutir à une feuille de route pour 2026, traduisent la volonté de la RDC de consolider sa position géostratégique en Afrique centrale et de contribuer durablement à la stabilité régionale. À travers cette présence, Kinshasa entend jouer un rôle plus actif dans la lutte contre les menaces qui pèsent sur cette zone stratégique, notamment la piraterie, les trafics illicites et la criminalité transnationale.

Fulgence Mavula

RDC : Le gouvernement lance un prix visant à récompenser les meilleures initiatives développées dans le service public

0

Le gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa politique de réforme administrative avec l’annonce du « Prix du service public 2026 », une initiative qui vise à récompenser les performances et à insuffler une culture d’innovation au sein des institutions publiques.

Cette annonce a été faite mercredi lors de la troisième réunion extraordinaire du Conseil des ministres, à travers une communication du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique. Le compte rendu a été lu à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya. Selon les autorités, ce prix distinguera, de manière objective et transparente, les meilleures initiatives développées aux niveaux central, provincial et local pour améliorer les services rendus aux citoyens.

Un jury indépendant sera chargé d’examiner les candidatures et de primer les projets les plus innovants dans plusieurs domaines, notamment l’efficacité administrative, la transparence, la lutte contre la corruption, la qualité de l’accueil des usagers et la digitalisation des services publics. À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne de bâtir une administration moderne, performante et davantage tournée vers les besoins réels de la population, dans le cadre des réformes en cours visant à renforcer la gouvernance publique.

Fulgence Mavula

RDC : Le ministre Augustin Kibassa annonce un nouveau cadre réglementaire pour structurer l’essor de l’économie numérique

Les prestataires de services tels que les centres de données, le cloud, les fintechs et les grandes plateformes sont désormais soumis à une autorisation préalable, c’est que renseigne un arrêté signé par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, et consulté, ce jeudi 16 avril 2026 par notre rédaction. Ce texte, qui accorde aux opérateurs jusqu’au 30 juin 2026 pour se mettre en conformité, impose des obligations strictes en matière de sécurité des systèmes et de protection des données afin de sécuriser un secteur en pleine expansion.

Cette réforme intervient alors que le paysage numérique congolais affiche une vitalité sans précédent, portée par une connectivité en forte hausse. Avec environ 36 millions d’abonnés à Internet (soit 32 % de la population) et un taux de pénétration estimé à 45 %, le numérique s’impose comme un levier stratégique de développement. L’inclusion financière suit la même trajectoire spectaculaire : le pays compte désormais 34 millions de comptes mobiles money actifs, dépassant largement le système bancaire traditionnel. Toutefois, le gouvernement souligne que l’usage reste trop centré sur les réseaux sociaux.

Sur le plan opérationnel, l’instruction des demandes de licence est confiée à l’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), qui doit évaluer la solidité technique et financière des postulants sous 30 jours. À travers ce tour de vis réglementaire, les autorités entendent transformer la simple connectivité en un véritable moteur de croissance économique, capable de générer durablement de l’emploi et de la valeur ajoutée sur l’ensemble du territoire national.

Guyvenant Misenge

RDC : Félix Tshisekedi salue la détermination du gouvernement dans la réussite de la première émission d’eurobonds

À l’issue du Conseil des ministres extraordinaire, tenu le mercredi 15 avril 2026, le Président Félix Tshisekedi a salué la réussite de la première émission d’eurobonds par la RDC. Cette opération, marque une étape importante dans l’histoire économique du pays, désormais présent sur les marchés financiers internationaux.

Selon le porte-parole du gouvernement, le ministre Patrick Muyaya qui a livré cette information lors de son compte rendu, le chef de l’État a félicité l’équipe gouvernementale et les équipes techniques, en mettant en avant le rôle déterminant du ministère des Finances. Il a souligné la rigueur et la discipline ayant permis de mener à bien cette initiative dans un contexte économique mondial incertain.

Cette levée de fonds traduit une amélioration de la crédibilité financière de la RDC auprès des investisseurs. Elle ouvre de nouvelles perspectives de financement pour soutenir les projets de développement et renforcer l’intégration du pays dans les circuits économiques internationaux.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : Deux décès liés au choléra malgré un recul des cas suspects

0

La capitale congolaise enregistre un regain d’inquiétude sanitaire avec l’apparition de décès liés au choléra, en dépit d’une diminution du nombre de cas suspects. Au cours de la 14ᵉ semaine épidémiologique, 36 nouveaux cas suspects et deux décès ont été recensés, contre 51 cas et aucun décès la semaine précédente, selon le compte rendu de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres.

D’après le porte-parole du gouvernement, 16 malades actifs sont actuellement pris en charge dans les centres de traitement du choléra (CTC) de Kinshasa, contre 12 la semaine précédente. À l’échelle nationale, la tendance est également à la baisse, avec 968 cas suspects enregistrés contre 1.157 précédemment, et 14 décès, soit un taux de létalité de 1,5 %. Malgré cette évolution, les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue.

Par ailleurs, la situation sanitaire à la Prison centrale de Makala reste sous contrôle, aucun cas suspect ni nouvelle hospitalisation n’ayant été signalé depuis plus de vingt jours consécutifs. Les autorités soulignent toutefois que la riposte doit se poursuivre avec rigueur afin de contenir durablement cette épidémie.

Fulgence Mavula

Motion de défiance contre Jacquemin Shabani : La plénière reportée sine die à l’Assemblée nationale

La plénière prévue ce mercredi 15 avril 2026 à l’Assemblée nationale, consacrée à l’examen de la motion de défiance initiée par le député national Lady Yangotikala contre le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, a été reportée sine die par le bureau de la chambre basse.

L’annonce a été faite dans l’après-midi par l’auteur de la motion, qui dénonce une décision de dernière minute qu’elle qualifie de manœuvre dilatoire visant à étouffer son initiative parlementaire. Il affirme également subir des pressions de sa famille politique, l’Union sacrée de la nation, l’invitant à retirer sa démarche. Lady Yangotikala rappelle que le délai de 48 heures prévu après le dépôt de la motion arrive à expiration, sans que la plénière n’ait été convoquée.

Le député insiste sur la nécessité de respecter la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, afin de permettre au ministre de l’Intérieur de se défendre devant la représentation nationale. Il estime que seule la plénière, en tant qu’organe souverain, est habilitée à statuer sur cette motion, en décidant soit de son adoption, soit de son rejet.

Rodriguez Kikamba