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Système bancaire congolais : la dissociation entre accumulation des actifs et maîtrise du capital

Le classement 2025 des banques d’Afrique centrale, publié par Jeune Afrique ce 11 avril 2026, confirme une tendance lourde : la République démocratique du Congo (RDC) consolide sa stature de géant financier régional. Avec plusieurs établissements occupant le haut du pavé en termes de total de bilan, le pays affiche une densité d’activité qui n’a plus rien de périphérique. Cette présence quantitative témoigne de l’émergence d’un système capable de porter les flux d’une économie aux dimensions continentales.

Pourtant, une lecture attentive impose de dépasser la simple comptabilité des volumes. Si le classement décrit l’importance des actifs, il reste muet sur la localisation effective du pouvoir financier. L’enjeu n’est plus seulement de mesurer la taille des institutions, mais de déterminer qui arbitre l’allocation du capital. Ce glissement de l’analyse révèle une tension structurelle : la capacité de la RDC à décider des conditions du crédit et à inscrire ses choix financiers dans une logique purement nationale ou, au contraire, extraterritoriale.

Rawbank : l’exception du capital privé national

Ausommet de la pyramide, Rawbank conserve sa position de leader avec un bilan impressionnant de 6 190 millions de dollars. Détenue par la famille Rawji, elle demeure la seule grande institution du classement dont le centre de décision reste ancré sur le sol congolais. Véritable nœud de circulation du capital domestique, son modèle repose sur le financement des grandes entreprises et le trade finance, s’exposant directement aux besoins de liquidité des acteurs économiques locaux.

L’intégration régionale sous pavillon kenyan

En deuxième position, Equity BCDC affiche un bilan de 5 075 millions de dollars. Si l’intégration dans le tissu économique congolais est totale, le contrôle est désormais exercé par le groupe kenyan Equity Group Holdings. Cette stratégie d’expansion, fondée sur la bancarisation de masse et la digitalisation, inscrit les décisions stratégiques de la banque dans une vision régionale est-africaine, déplaçant ainsi les leviers de gouvernance vers Nairobi.

Le basculement de la TMB vers l’Afrique de l’Est

La Trust Merchant Bank (TMB), classée 5ème avec 1 775 millions de dollars, illustre également cette mutation. Autrefois fleuron du capital local historiquement ancré au Katanga, elle a basculé sous le contrôle de KCB Group. Bien que ses revenus tirent toujours leur source des systèmes de paie et du financement du commerce en RDC, son alignement sur un actionnariat externe marque une étape supplémentaire dans la régionalisation des centres de décision financiers du pays.

L’influence nord-africaine et les services corporate

À la 10ème place, la Bank of Africa – RDC (BOA), avec un bilan de 487 millions de dollars, complète ce tableau de la diversité des capitaux. Représentant la sphère d’influence marocaine, elle se spécialise dans le financement structuré et les services aux institutionnels. Son modèle, tourné vers les flux transfrontaliers, confirme que le système bancaire congolais est un carrefour où s’entrecroisent des logiques de groupes financiers dont les sièges sociaux se situent bien au-delà des frontières nationales.

Un système performant mais sous influence externe

Ce classement révèle une architecture à double visage. D’un côté, une activité financière dense et structurée qui atteste de la vitalité du marché congolais. De l’autre, un constat de dépendance : sur les quatre principaux acteurs, seule Rawbank échappe, en partie, à la tutelle étrangère. Le système apparaît donc comme un espace d’opérations locales adossé à des logiques de gouvernance externes, où la croissance des actifs ne garantit pas nécessairement un ancrage décisionnel souverain.

Vers une redéfinition de la souveraineté économique

Cette configuration interroge la nature même du contrôle financier en RDC. L’allocation du crédit et l’accès aux lignes de financement dépendent de chaînes de décision rattachées à des centres de gravité extérieurs. Ce déplacement du pouvoir, bien que discret, redéfinit l’espace bancaire national. Entre visibilité comptable et invisibilité du contrôle, le défi de demain pour la RDC sera de transformer sa puissance financière apparente en une véritable souveraineté économique capable d’orienter durablement son propre développement.

L’assouplissement monétaire : un pari sur la croissance

La décision de la BCC de ramener son taux directeur de 15% à 13,5% marque une volonté de relancer la machine économique par le crédit. En abaissant le loyer de l’argent, l’autorité monétaire cherche à réduire les coûts de refinancement pour les banques commerciales, les encourageant théoriquement à prêter davantage aux entreprises et aux ménages. Toutefois, dans un système où le pouvoir décisionnel est souvent déporté, comme démontrer, ul’efficacité de cette mesure dépendra de la propension des groupes bancaires régionaux à répercuter cette baisse sur le marché local plutôt que de privilégier des placements plus lucratifs ou moins risqués hors des frontières.

La nationalisation des flux : vers une reprise en main des devises

Parallèlement, l’interdiction faite aux banques commerciales d’importer des devises étrangères constitue une mesure de souveraineté monétaire forte, visant à assécher les circuits informels et à centraliser la gestion des liquidités externes. En s’octroyant le monopole de l’importation des billets verts, la BCC tente de reprendre le contrôle sur le taux de change et de limiter la « dollarisation » sauvage de l’économie. Cette décision impose aux banques une discipline nouvelle : elles ne sont plus de simples convoyeurs de fonds internationaux, mais doivent désormais s’insérer dans un corridor réglementaire strict où la Banque Centrale agit comme l’unique poumon d’oxygène monétaire du pays.

Guyvenant Misenge

RDC : Louis Watum Kabamba pilote le projet MIFOR pour valoriser le potentiel ferrifère et accélérer l’industrialisation

La République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la structuration du mégaprojet de valorisation de son potentiel ferrifère. Lundi 13 avril 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présidé une réunion stratégique avec les délégués de la future Commission interministérielle du projet MIFOR (Mines de Fer de la Grande Orientale), dans la salle bleue de l’Immeuble Intelligent. Les échanges ont porté sur la présentation de la vision globale du projet, son architecture technique, industrielle et logistique, ainsi que son chronogramme de mise en œuvre.

Ce projet ambitieux prévoit une production initiale de 50 millions de tonnes par an, avec une capacité extensible jusqu’à 300 millions de tonnes. Il intègre également un vaste programme d’infrastructures, incluant une dorsale ferroviaire reliant Bunia à Banana, ainsi que d’importants investissements énergétiques. Par ailleurs, le développement d’une industrie sidérurgique nationale est envisagé, notamment à travers la production d’acier vert à partir du gaz du lac Kivu.

Au cours de cette réunion, le ministre a insisté sur un modèle basé sur des partenariats public-privé pour les activités industrielles, tout en garantissant la souveraineté de l’État sur les infrastructures stratégiques. Le projet MIFOR s’inscrit ainsi dans une dynamique de transformation structurelle, allant de l’exploitation minière au développement d’infrastructures, à la génération de recettes durables et au renforcement de la stabilité macroéconomique du pays.

Blanchi Lungala M

Tanganyika : Sept morts et des biens disparus après le naufrage d’une pirogue sur le lac

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Une pirogue a fait naufrage dans la nuit du lundi 13 avril 2026 sur le lac Tanganyika, dans la province du même nom, faisant au moins sept morts et d’importantes pertes de marchandises. L’embarcation, de fortune, a chaviré aux environs du village de Kasama alors qu’elle se dirigeait vers Kalemie.

Selon Chirac Issa, membre de la société civile du Tanganyika, la catastrophe serait liée à de mauvaises conditions météorologiques. Un vent violent accompagné d’une forte pluie aurait provoqué le chavirement de l’embarcation. Il précise par ailleurs qu’il est difficile, pour l’instant, d’établir le nombre exact de passagers à bord, plusieurs traversées n’étant pas contrôlées, notamment celles effectuées de nuit pour échapper aux services de l’État.

« La pirogue qui a fait naufrage aujourd’hui était en partance de Kasama et se rendait à Kamukologondo pour Kalemie. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres disparus », a indiqué Chirac Issa.

Il a également appelé les autorités compétentes à renforcer les mesures de contrôle et de sécurité sur les traversées du lac Tanganyika afin d’éviter de nouveaux drames.

Rodriguez Kikamba

Gombe : Une enquête ouverte après l’assassinat d’un homme d’affaires de la diaspora sud-africaine

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L’émotion est vive à Kinshasa après le meurtre tragique de Monsieur Amissi Issa Vally, un homme d’affaires congolais évoluant à Pretoria, en Afrique du Sud. Les faits se sont déroulés dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 avril 2026, au sein de l’appartement 6B de l’immeuble « La Renaissance », situé dans la commune résidentielle de la Gombe. Les circonstances exactes de ce drame, qui a coûté la vie à ce compatriote de la diaspora, restent pour l’heure entourées de zones d’ombre.

Face à la gravité de la situation, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé, via un communiqué publié lundi 13 avril 2026, que le parquet s’est immédiatement saisi du dossier. Des enquêtes ont été ouvertes pour identifier les responsables de cet acte et faire toute la lumière sur ce crime. Le ministère précise qu’un principal suspect est actuellement en fuite et activement recherché par les services de sécurité, tandis que plusieurs individus ayant interagi avec lui ont déjà été interpellés pour les besoins de l’instruction.

Le gouvernement congolais a fermement condamné cet assassinat et promet une réponse judiciaire « exemplaire et sans faiblesse ». Dans son communiqué, le ministère de la Justice réaffirme la détermination des autorités à traquer les auteurs, co-auteurs et complices de tels actes afin de les traduire devant les tribunaux. Cette intervention vise à rassurer l’opinion publique sur l’engagement de l’État à garantir la sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national.

Guyvenant Misenge

RDC–Belgique : Jacquemin Shabani échange avec Van Bossuyt sur les questions migratoires

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Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières de la République démocratique du Congo (RDC), Jacquemin Shabani, a reçu, ce lundi 13 avril, Van Bossuyt, Ministre belge de l’Asile et de la Migration, qui est en mission officielle en République démocratique du Congo.

Les discussions ont tourné autour de plusieurs questions sur la coopération bilatérale en matière migratoire, dont les défis liés aux demandes d’asile introduites par des ressortissants congolais en Belgique depuis deux ans. Le VPM de l’Intérieur et Sécurité a dénoncé le comportement de certains ressortissants congolais vivant en Belgique, sous statut d’asile, qui propagent des discours de haine, qui peuvent nuire à la sécurité nationale.

Selon le ministère de l’intérieur de la RDC, cette rencontre vise le renforcement du dialogue et de la coopération entre la RDC et le Royaume de Belgique, pour faciliter une gestion concertée, responsable et efficace des questions migratoires, dans le respect des intérêts des deux États liés par l’histoire.

Bienvenu Musoy

Mondial 2026 : Félix Tshisekedi remet des jeeps Toyota Fortuner aux animateurs des Léopards

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Chose promise, chose due. Les cinq présidents des groupes d’animation des Léopards de la RDC : Evoloko, Thomas, Iyolela, Malula et Joly Matoumona alias Mundele Ndundu ont officiellement reçu, ce lundi 13 avril, leurs jeeps Toyota Fortuner flambant neuves. La cérémonie s’est tenue à la société Sokin située à Kinshasa, marquant ainsi l’accomplissement d’une promesse faite par le président Félix Tshisekedi en reconnaissance de leur engagement indéfectible aux côtés de l’équipe nationale.

Cette dotation exceptionnelle intervient quelques jours seulement après la qualification historique des Léopards de la RDC à la prochaine Coupe du Monde de la FIFA 2026, prévue au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Véritables moteurs de l’ambiance dans les gradins, ces animateurs ont joué un rôle clé dans la mobilisation populaire et le soutien constant apporté aux joueurs tout au long des éliminatoires, contribuant ainsi à galvaniser l’équipe vers cet exploit retentissant.

Au-delà des cinq présidents, un autre visage emblématique de l’animation congolaise a également été honoré. Il s’agit de Michel Kuka alias Lumumba Vea, qui a lui aussi reçu une jeep en sa qualité d’ambassadeur des animateurs. Ce geste fort du chef de l’État vient non seulement récompenser les efforts fournis, mais aussi renforcer la reconnaissance du rôle essentiel des animateurs dans la dynamique du football congolais.

Voldy Matiafu

RDC : Doudou Fwamba Likunde dévoile 7 projets prioritaires financés par un Eurobond d’un milliard USD

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RDC : Doudou Fwamba Likunde dévoile 7 projets prioritaires financés par un Eurobond d’un milliard US

 

 

Le gouvernement congolais passe à la vitesse supérieure dans sa stratégie de financement du développement. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a dévoilé ce lundi 13 avril une série de sept projets prioritaires qui seront financés grâce aux fonds mobilisés via un Eurobond estimé à environ 1 milliard de dollars.

Ces investissements ciblent principalement les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’éducation, avec pour objectif de stimuler la croissance, améliorer la connectivité nationale et renforcer l’intégration régionale.

Des infrastructures au cœur des priorités

Parmi les projets phares figure l’extension de l’Aéroport international de N’djili, avec la construction d’un nouveau terminal de 49 000 m² capable d’accueillir jusqu’à 5 millions de passagers par an. Ce chantier, prévu entre 2026 et 2028, vise à moderniser les capacités d’accueil de la principale porte d’entrée aérienne du pays.

Dans le domaine routier, le gouvernement prévoit la réhabilitation et la modernisation de 750 km de la Route nationale n°4 (RN4), reliant Kisangani à Beni. Ce projet stratégique, programmé de 2026 à 2029, devrait faciliter la circulation des biens et des personnes tout en désenclavant plusieurs zones rurales.

À Kinshasa, capitale du pays, 300 km de routes urbaines seront réhabilités, accompagnés de la construction d’une rocade de 31 km avec échangeurs et ponts. L’objectif est d’améliorer la mobilité urbaine et l’accès à l’aéroport, tout en soutenant le développement d’un système de transport rapide de type BRT.

Un accent sur l’énergie et l’intégration régionale

Le secteur énergétique bénéficie également d’une attention particulière. Le gouvernement prévoit le développement d’un réseau de lignes de transmission électrique de 330 KV pour relier la RDC à la Zambie et à la ceinture de cuivre, un axe stratégique pour l’exploitation minière.

En parallèle, une centrale hydroélectrique d’une capacité de 64 MW sera construite dans le Kasaï Central, avec des réseaux de distribution associés pour améliorer l’accès à l’électricité dans cette région.

Le projet du barrage hydroélectrique de Grand Katende, déjà en cours, s’inscrit également dans cette dynamique, avec une échéance prévue entre 2025 et 2028.

L’éducation et la formation professionnelle en renfort

 

Au-delà des infrastructures et de l’énergie, le gouvernement entend investir dans le capital humain. Des centres de formation professionnelle seront construits à Kisangani, Kinshasa, Mbuji-Mayi et Lubumbashi entre 2026 et 2029.

Ces établissements visent à renforcer les compétences techniques des jeunes et à répondre aux besoins du marché de l’emploi.

Un portefeuille intégré pour la transformation économique

Selon le ministère des Finances, ces projets ne constituent pas des initiatives isolées, mais s’inscrivent dans un pipeline cohérent aligné sur le programme du gouvernement ainsi que sur les engagements pris avec le Fonds monétaire international.

Ce portefeuille d’investissements est conçu pour produire un impact structurel durable, en améliorant les infrastructures de base, en renforçant la capacité énergétique et en soutenant le développement social.

Gilbert Ngonga

RDC : une motion de défiance déposée contre Jacquemin Shabani Lukoo pour insécurité persistante

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Le député national Laddy Yangotikala a déposé, ce lundi 13 avril, au bureau de l’Assemblée nationale, une motion de défiance contre le Vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo.

Cette motion fait suite à la recrudescence de l’insécurité à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que dans plusieurs coins du pays, caractérisée par des braquages, vols, kidnapping et banditisme urbain communément appelé « Kuluna ». Les pétitionnaires dénoncent l’incompétence du VPM de l’Intérieur et Sécurité face à ce fléau.

Pour rappel, plusieurs cas de braquage à main armée se sont succédés depuis quelques semaines dans la ville-province de Kinshasa et ayant occasionné plusieurs pertes, en vies humaines tout comme en biens matériels. Les autorités avaient annoncé le renforcement des patrouilles diurnes et nocturnes pour traquer les auteurs de l’insécurité dans le pays.

Bienvenu Musoy

Processus de paix en RDC : des figures politiques congolaises intègrent la délégation du M23 aux négociations en Suisse

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En marge du 9ᵉ round des négociations de paix entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23, qui s’ouvre ce lundi 13 avril en Suisse, le mouvement rebelle a procédé à une restructuration de sa délégation. Selon un document parvenu à la presse, une liste de 12 membres a été transmise aux facilitateurs, comprenant 6 négociateurs et 6 experts. Cette nouvelle équipe surprend par la présence de figures bien connues de la scène politique et administrative congolaise, notamment Claude Ibalanky, ancien ambassadeur itinérant du président Félix Tshisekedi, désormais intégré comme expert au sein du M23.

D’autres profils retiennent également l’attention, dont Franck Mwe di Malila Apenela, ancien vice-ministre à la Coopération internationale et à l’Intégration régionale, puis au Plan, avant d’occuper le poste de ministre du Tourisme entre 2017 et 2019. À ses côtés figure Jean-Félix Mupanda Kwapa, ancien directeur général du cadastre minier, lui aussi membre de la délégation en qualité d’expert. Cette configuration inédite illustre un rapprochement entre d’anciens responsables gouvernementaux et la rébellion, donnant un relief particulier à cette nouvelle phase des discussions.

Le cas de Claude Ibalanky reste particulièrement marquant. Ancien coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, il avait récemment évoqué un rôle de consultant externe plutôt qu’un engagement formel. Sa présence officielle dans la délégation en Suisse semble désormais confirmer son adhésion au mouvement. Alors que les pourparlers reprennent dans un contexte sécuritaire tendu à l’est de la RDC, cette recomposition de la délégation du M23 pourrait influencer le cours des négociations et soulever des interrogations sur les nouvelles dynamiques d’alliances dans la crise.

Jean Ngaviro

Nord-Kivu : Grève des enseignants à Beni, les cours fortement perturbés

Les activités scolaires ont tourné au ralenti ce lundi 13 avril 2026 dans la ville de Beni, au Nord-Kivu. Dès les premières heures de la matinée, plusieurs établissements n’ont pas fonctionné normalement en raison de l’absence des enseignants dans les salles de classe. Dans de nombreuses écoles, les élèves qui s’étaient présentés ont été renvoyés chez eux.

À l’origine de cette paralysie, un appel à la grève lancé par des syndicats d’enseignants de la province éducationnelle Nord-Kivu 2. Les grévistes revendiquent principalement le paiement de leurs salaires ainsi que l’application des engagements pris entre le gouvernement et les représentants du secteur éducatif. Selon eux, ces promesses restent à ce jour non respectées, les contraignant à suspendre les cours.

Le mouvement est observé non seulement dans la ville de Beni, mais aussi dans plusieurs localités environnantes. Les responsables syndicaux préviennent que la grève pourrait se poursuivre tant qu’aucune solution concrète ne sera trouvée avec les autorités. Cette situation suscite des inquiétudes, alors que l’année scolaire approche de son terme, avec des examens imminents dans plusieurs établissements du pays.

Charles Mapinduzi