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RDC : Reprise des pourparlers de paix entre Kinshasa et le M23 ce lundi en Suisse

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Une nouvelle phase des discussions visant à mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo s’ouvre ce lundi 13 avril en Suisse, sauf changement de dernière minute. Initialement prévues à Qatar, ces négociations ont été délocalisées en raison du contexte sécuritaire tendu au Moyen-Orient et après plusieurs rencontres sans résultats concrets. Ce changement vise à insuffler une nouvelle dynamique au dialogue entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, tandis que le Qatar reste impliqué dans la médiation et que la Suisse offre un cadre neutre propice aux échanges.

Ces pourparlers, prévus jusqu’au 17 avril, réunissent plusieurs acteurs internationaux, notamment les États-Unis, la MONUSCO, l’Union africaine et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Leur implication vise à renforcer la crédibilité du processus et à encourager les parties à parvenir à un compromis durable. Une pression particulière devrait être exercée sur le M23 afin d’obtenir des gestes concrets, notamment la réouverture de l’aéroport de Goma. Les discussions porteront également sur des enjeux sensibles tels que l’accès humanitaire, la protection des civils, ainsi que le désarmement et la réinsertion des combattants.

Malgré cette relance diplomatique, la situation sur le terrain reste préoccupante, avec la poursuite des affrontements en dépit des appels au cessez-le-feu. Des divergences persistent, notamment sur l’échange de prisonniers, dont les modalités continuent de bloquer les avancées. De son côté, l’AFC/M23 affirme participer aux discussions tout en accusant les forces gouvernementales de mener des offensives dans certaines zones. La rencontre en Suisse apparaît ainsi comme une nouvelle tentative pour relancer le processus de paix, dont l’issue dépendra avant tout de la volonté réelle des parties à respecter leurs engagements.

Jean Ngaviro

Sud-Kivu : 6 militaires FARDC, dont un colonel, tués lors d’affrontements à Minembwe

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De nouveaux affrontements ont opposé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à des hommes armés dans la région de Minembwe, au Sud-Kivu, dans la nuit du 10 au 11 avril 2026. Les combats se sont déroulés sur l’axe Mugeti–Muranvia, une zone qui enregistre régulièrement des violences. Selon des sources sécuritaires, ces affrontements ont coûté la vie à six militaires congolais, dont le colonel Étienne Kalumuna Mishabira.

D’après plusieurs informations recueillies, les assaillants seraient des combattants du groupe armé Twirwaneho, allié de l’AFC/M23 dans cette partie du territoire. Des responsables militaires affirment que ces groupes continuent de mener des offensives contre les positions des FARDC, malgré les appels au cessez-le-feu. De son côté, l’armée congolaise assure riposter pour défendre ses positions face à ces attaques répétées, dans un contexte de tension persistante sur les hauts plateaux.

Alors que les appels au cessez-le-feu se multiplient et que les efforts pour le retour de la paix s’intensifient, la situation sécuritaire à Minembwe demeure particulièrement instable. Les affrontements entre forces régulières et groupes armés y sont fréquents, compliquant toute perspective d’accalmie. À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite par les autorités militaires sur ces pertes, qui viennent alourdir un bilan humain déjà lourd, tant parmi les militaires que les civils.

Jean Ngaviro

Kinshasa : Meurtre de l’homme d’affaires Vally Amisi, la justice lance un avis de recherche contre Mukena Mwepu Beni

La ville de Kinshasa est secouée par l’assassinat de Vally Amisi, un homme d’affaires congolais retrouvé mort dans la nuit de mercredi au jeudi dernier derrière l’hôtel Béatrice, dans le secteur du Beach Ngobila. Selon des témoignages recueillis sur place, la victime avait des traces de balles au niveau du visage et de la poitrine, ce qui a fait penser à un assassinat. Selon des sources proches du dossier, Vally Amisi avait quitté son hôtel tard dans la soirée pour des raisons professionnelles, avant de disparaître dans des circonstances encore non élucidées. La découverte de son corps quelques heures plus tard a suscité une curiosité.

Les enquêtes lancées ont permis d’identifier un principal suspect : Mukena Mwepu Beni, désormais en fuite et activement recherché par la justice congolaise. Des images de vidéosurveillance, partagées sur les réseaux sociaux, constituent semblent en dire long sur le sujet. On y voit la victime entrer dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un homme présenté comme le suspect. Celui-ci ressort seul, après avoir changé de vêtements, et tente de dissimuler une caméra en la recouvrant. Une autre séquence le montre dans un ascenseur, semblant hésiter à sortir alors qu’un corps est visible à ses pieds.

Face à la gravité des faits, le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe a émis un avis de recherche et appelle la population à collaborer afin de retrouver le suspect. Vally Amisi était une personnalité connue dans les milieux économiques et sportifs du pays. Il dirigeait plusieurs entreprises, notamment dans la sous-traitance et la location de jets privés pour une clientèle VIP, et présidait la Fédération congolaise de netball. Son assassinat a provoqué de nombreuses réactions sur les médias sociaux, notamment, dont celle du ministre des Sports, qui a salué un entrepreneur dynamique tout en réclamant une enquête approfondie pour que justice soit rendue.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Après le meurtre de Vally Amisi, la justice lance un avis de recherche contre un suspect en fuite

La ville de Kinshasa est sous le choc après l’assassinat de Vally Amisi, un homme d’affaires congolais, dont le corps a été retrouvé dans la nuit de mercredi à jeudi derrière l’hôtel Béatrice, dans le secteur du Beach Ngobila. D’après des témoignages recueillis sur place, la victime présentait des impacts de balles au visage et à la poitrine, laissant peu de doute sur la nature criminelle des faits. Selon des sources proches du dossier, Vally Amisi avait quitté son hôtel tard dans la soirée pour des raisons professionnelles avant de disparaître dans des circonstances encore floues.

Les premières investigations ont permis d’identifier un principal suspect : Mukena Mwepu Beni, actuellement en fuite et activement recherché par la justice congolaise. Des images de vidéosurveillance, largement relayées sur les réseaux sociaux, semblent accréditer cette piste. On y voit la victime entrer dans une chambre d’hôtel en compagnie d’un homme présenté comme le suspect. Ce dernier en ressort seul, après avoir changé de vêtements, tentant au passage de dissimuler une caméra de surveillance. Une autre séquence le montre dans un ascenseur, paraissant hésitant alors qu’un corps est visible à ses pieds.

Face à la gravité des faits, le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe a émis un avis de recherche et appelle la population à collaborer pour retrouver le suspect. Vally Amisi, figure connue des milieux économiques et sportifs, dirigeait plusieurs entreprises, notamment dans la sous-traitance et la location de jets privés pour une clientèle VIP, et présidait la Fédération congolaise de netball. Son assassinat a suscité une vive émotion, y compris au sein du gouvernement, où le ministre des Sports a salué la mémoire d’un entrepreneur dynamique tout en exigeant que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : Le gouvernement lance une intervention urgente sur les axes routiers prioritaires

Le ministère national des Infrastructures et Travaux publics enclenche une nouvelle dynamique pour améliorer la circulation dans la capitale congolaise. Réuni ce dimanche 12 avril 2026 avec les principaux services sous sa tutelle, le ministre John Banza Lunda a placé l’urgence au cœur des priorités, en appelant à une intervention rapide et coordonnée sur plusieurs artères jugées vitales pour la mobilité urbaine.

Parmi les axes ciblés figurent notamment les avenues Tourisme, Laurent-Désiré Kabila, de l’École, Mondjiba, Libération, Poids lourds et Lumumba. Ces tronçons, régulièrement confrontés à des dégradations avancées, font désormais l’objet d’instructions fermes visant une exécution rigoureuse des travaux. Le ministère insiste sur le respect des délais, avec une planification échelonnée destinée à garantir l’efficacité et la continuité des chantiers.

Dans la foulée, une réunion avec les entreprises engagées sur le terrain est prévue ce lundi 13 avril afin d’harmoniser les interventions et lever les éventuelles contraintes opérationnelles. À travers cette démarche, les autorités entendent redonner à Kinshasa un réseau routier plus fluide, capable de soutenir les activités économiques et d’améliorer les conditions de déplacement des usagers.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : L’inhumation du général Sikatenda fixée au 24 avril, dix mois après son décès à la prison de Ndolo

Près de dix mois après sa disparition, le lieutenant-général à la retraite Sikatenda Shabani sera finalement inhumé à Kinshasa le 24 avril prochain, mettant fin à une longue attente pour sa famille et ses anciens compagnons. Décédé le 4 juin 2025 à l’âge de 83 ans, cet officier des Forces armées de la République démocratique du Congo a consacré une grande partie de sa vie au service du pays. Compagnon de lutte de Laurent-Désiré Kabila dans le maquis de Fizi-Baraka (Sud-Kivu), il avait participé aux combats ayant conduit à la prise du pouvoir en 1997, avant d’occuper plusieurs fonctions stratégiques au sein de l’armée issue des anciennes Forces armées zaïroises.

Les circonstances de sa mort demeurent toutefois au cœur d’une vive polémique. Selon le témoignage du professeur Jean-Jacques Wondo, qui l’a côtoyé lors de leur détention à la prison militaire de Ndolo, le général avait été incarcéré en octobre 2024 dans un état de santé déjà très préoccupant. Très affaibli physiquement et mentalement, il ne représentait, d’après lui, aucune menace. Il aurait passé plusieurs mois en détention dans des conditions difficiles, notamment en raison d’un manque de prise en charge médicale adéquate. Au cours de leurs échanges, il exprimait également ses inquiétudes quant à l’évolution du pays, regrettant l’absence de transformation des mentalités malgré les changements institutionnels.

Sa disparition, survenue après plusieurs mois d’incarcération, est intervenue dans un climat politique particulier en RDC, marqué par des accusations de pressions visant d’anciens cadres proches du régime de Joseph Kabila, notamment au sein des FARDC. Bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée, ces allégations ont alimenté le débat sur une possible chasse ciblée contre certains officiers restés fidèles à l’ancien chef de l’État. Par ailleurs, la question des conditions de détention, souvent décrites comme contraires à la dignité humaine, est revenue au centre des préoccupations. Dans ce contexte, plusieurs observateurs appellent à faire toute la lumière sur les circonstances exactes de la mort du général Sikatenda.

Jean Ngaviro

ONU : Macky Sall présente sa vision à la RDC dans la course au poste de secrétaire général

Le processus de désignation du successeur de António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, est désormais enclenché au sein de Organisation des Nations unies. Dans cette dynamique, plusieurs candidatures émergent, dont celle de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Reçu à la représentation permanente de la République démocratique du Congo auprès de l’ONU, le candidat a exposé les grandes lignes de sa vision, tout en mettant en avant le rôle stratégique de la RDC sur le continent africain.

Au cours de cette rencontre, Macky Sall a indiqué avoir récemment échangé avec le président Félix Tshisekedi à Kinshasa afin de solliciter le soutien des autorités congolaises. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la voix de l’Afrique dans les instances internationales, plaidant pour un multilatéralisme plus équilibré et un meilleur accès aux financements pour les pays en développement. Le candidat a également évoqué les défis liés au leadership des Nations unies dans un contexte mondial marqué par de multiples crises.

S’agissant de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, Macky Sall a promis d’y accorder une attention particulière s’il accède au poste de secrétaire général. Il a souligné que cette crise, qu’il lie notamment à la présence de forces extérieures, exige une approche fondée sur la coopération entre États, le respect de la souveraineté nationale et la promotion d’une stabilité durable. Le processus de sélection, basé sur des principes de transparence et d’inclusivité, prévoit notamment des dialogues interactifs avec les candidats dès le 20 avril 2026.

Gilbert Ngonga

RDC : Kampala plaide pour un pouvoir central fort et une décentralisation accrue face à la crise sécuritaire

Lors d’une intervention médiatique le week-end dernier, le porte-parole de l’armée ougandaise, Felix Kulayigye, a livré son analyse de la crise sécuritaire en RDC. Selon lui, le pays doit avant tout disposer d’un gouvernement central stable à Kinshasa, capable de prendre des décisions fortes et de les faire appliquer sur toute l’étendue du territoire. Il estime que sans cette base politique solide, les efforts engagés pour rétablir la sécurité, notamment dans l’Est, risquent de rester insuffisants face à la complexité de la situation.

Le porte-parole des Uganda People’s Defence Force évoque ce qu’il considère comme un problème majeur : l’absence d’un contrôle effectif de l’État dans plusieurs zones, en particulier dans les provinces orientales. Il fait état de plus de 130 groupes armés qui profiteraient de ce vide pour s’implanter et multiplier les attaques contre les populations civiles. Pour y remédier, il préconise une décentralisation plus concrète, avec des entités locales dotées de moyens administratifs et sécuritaires réels, capables d’assurer la présence de l’État sur le terrain tout en restant sous l’autorité du pouvoir central.

Cette déclaration intervient dans un contexte de coopération militaire entre Kinshasa et Kampala. Depuis novembre 2021, les troupes ougandaises sont engagées aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo dans le cadre des opérations Shujaa, visant à neutraliser les rebelles ADF au Nord-Kivu et en Ituri. Toutefois, malgré plus de quatre ans d’opérations conjointes, la menace persiste. À travers cette prise de position, l’armée ougandaise insiste sur la nécessité d’un État congolais plus structuré et mieux organisé pour faire face à l’insécurité persistante.

Charles Mapinduzi

RDC : Plus de 400 civils tués en neuf mois dans des attaques attribuées aux ADF au Nord-Kivu et en Ituri

Au cours des neuf derniers mois, l’est de la République démocratique du Congo a été le théâtre d’une série d’attaques meurtrières attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF). Selon les données du projet Congo Monitoring Database, mis en place par Factualité Afrique et consultées ce dimanche 12 avril, au moins 30 attaques ont été recensées entre juillet 2025 et avril 2026 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette insécurité persistante, enracinée dans la région, continue de frapper durement les populations civiles, souvent ciblées dans des zones rurales difficilement accessibles et échappant au contrôle des forces de sécurité.

Ces violences, attribuées à ce groupe armé actif depuis plusieurs années et affilié à l’État islamique, ont causé la mort d’au moins 420 personnes, en grande majorité des civils. Le Nord-Kivu est la province la plus touchée avec 212 victimes, suivi de l’Ituri avec 198 morts. Au-delà du lourd bilan humain, ces attaques ont également entraîné des déplacements massifs de populations, la destruction de biens et l’instauration d’un climat de terreur dans plusieurs localités, où les habitants vivent sous la menace constante de nouvelles incursions.

Parmi les attaques les plus marquantes figure celle du village de Ntoyo, dans le territoire de Lubero, qui demeure la plus meurtrière avec un bilan officiel de 71 personnes tuées. Les données recueillies reposent sur un travail de recoupement entre diverses sources, notamment des témoignages de survivants, des rapports d’autorités administratives, des informations des services de sécurité ainsi que des enquêtes menées par des experts et des médias. Toutefois, le bilan réel pourrait être plus élevé, certaines attaques survenant dans des zones enclavées où l’accès à l’information reste limité.

Charles Mapinduzi

Lubumbashi : Fermeture partielle hebdomadaire de la piste de l’aéroport de la Luano pour travaux

Dès le 16 avril 2026, l’aéroport international de Lubumbashi/Luano entrera dans une phase intensive de modernisation de sa piste d’atterrissage selon le communiqué de la RVA consulté ce dimanche 12 avril. Ce chantier d’envergure, prévu pour s’étaler sur une période de trois mois, impose une réorganisation stricte des rotations aériennes.

Les autorités aéroportuaires ont pris la décision de concentrer les travaux sur une partie de la semaine afin de permettre une remise à neuf complète de l’infrastructure, longue de 3 200 mètres, essentielle à la connectivité de la région du Haut-Katanga.

Le calendrier d’exploitation a été soigneusement segmenté pour minimiser l’impact sur les voyageurs tout en garantissant la sécurité des ouvriers. Ainsi, la piste restera totalement opérationnelle 24h/24 durant les trois premiers jours de la semaine, soit le lundi, le mardi et le mercredi. Pendant ce créneau, les transporteurs aériens pourront utiliser l’intégralité de la piste pour leurs décollages et atterrissages, assurant ainsi une continuité de service pour le fret et les passagers.

À l’inverse, une fermeture totale du trafic est décrétée pour la seconde moitié de la semaine. Du jeudi au dimanche inclus, aucun mouvement d’aéronef ne sera autorisé sur le tarmac de la Luano. Cette mesure de suspension hebdomadaire restera en vigueur jusqu’au 16 juillet 2026. Il est vivement conseillé aux voyageurs et aux opérateurs économiques d’ajuster leurs programmes de vol en tenant compte de ces restrictions temporaires, qui visent, à terme, à offrir des infrastructures répondant aux standards de sécurité internationaux.

Cedrick Katay Kalombo