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RDC : Plus de 400 civils tués en neuf mois dans des attaques attribuées aux ADF au Nord-Kivu et en Ituri

Au cours des neuf derniers mois, l’est de la République démocratique du Congo a été le théâtre d’une série d’attaques meurtrières attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF). Selon les données du projet Congo Monitoring Database, mis en place par Factualité Afrique et consultées ce dimanche 12 avril, au moins 30 attaques ont été recensées entre juillet 2025 et avril 2026 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette insécurité persistante, enracinée dans la région, continue de frapper durement les populations civiles, souvent ciblées dans des zones rurales difficilement accessibles et échappant au contrôle des forces de sécurité.

Ces violences, attribuées à ce groupe armé actif depuis plusieurs années et affilié à l’État islamique, ont causé la mort d’au moins 420 personnes, en grande majorité des civils. Le Nord-Kivu est la province la plus touchée avec 212 victimes, suivi de l’Ituri avec 198 morts. Au-delà du lourd bilan humain, ces attaques ont également entraîné des déplacements massifs de populations, la destruction de biens et l’instauration d’un climat de terreur dans plusieurs localités, où les habitants vivent sous la menace constante de nouvelles incursions.

Parmi les attaques les plus marquantes figure celle du village de Ntoyo, dans le territoire de Lubero, qui demeure la plus meurtrière avec un bilan officiel de 71 personnes tuées. Les données recueillies reposent sur un travail de recoupement entre diverses sources, notamment des témoignages de survivants, des rapports d’autorités administratives, des informations des services de sécurité ainsi que des enquêtes menées par des experts et des médias. Toutefois, le bilan réel pourrait être plus élevé, certaines attaques survenant dans des zones enclavées où l’accès à l’information reste limité.

Charles Mapinduzi

Lubumbashi : Fermeture partielle hebdomadaire de la piste de l’aéroport de la Luano pour travaux

Dès le 16 avril 2026, l’aéroport international de Lubumbashi/Luano entrera dans une phase intensive de modernisation de sa piste d’atterrissage selon le communiqué de la RVA consulté ce dimanche 12 avril. Ce chantier d’envergure, prévu pour s’étaler sur une période de trois mois, impose une réorganisation stricte des rotations aériennes.

Les autorités aéroportuaires ont pris la décision de concentrer les travaux sur une partie de la semaine afin de permettre une remise à neuf complète de l’infrastructure, longue de 3 200 mètres, essentielle à la connectivité de la région du Haut-Katanga.

Le calendrier d’exploitation a été soigneusement segmenté pour minimiser l’impact sur les voyageurs tout en garantissant la sécurité des ouvriers. Ainsi, la piste restera totalement opérationnelle 24h/24 durant les trois premiers jours de la semaine, soit le lundi, le mardi et le mercredi. Pendant ce créneau, les transporteurs aériens pourront utiliser l’intégralité de la piste pour leurs décollages et atterrissages, assurant ainsi une continuité de service pour le fret et les passagers.

À l’inverse, une fermeture totale du trafic est décrétée pour la seconde moitié de la semaine. Du jeudi au dimanche inclus, aucun mouvement d’aéronef ne sera autorisé sur le tarmac de la Luano. Cette mesure de suspension hebdomadaire restera en vigueur jusqu’au 16 juillet 2026. Il est vivement conseillé aux voyageurs et aux opérateurs économiques d’ajuster leurs programmes de vol en tenant compte de ces restrictions temporaires, qui visent, à terme, à offrir des infrastructures répondant aux standards de sécurité internationaux.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Les enseignants protestent contre les retards de salaires et déposent un préavis de grève

À l’approche de la reprise des cours après les vacances de Pâques, la tension monte dans le secteur éducatif en République démocratique du Congo. Dans leur communiqué rendu public ce dimanche 12 avril Plusieurs enseignants fustigent les retards récurrents dans le paiement de leurs rémunérations, notamment celles du mois de mars, ainsi que la situation non régularisée de certains agents identifiés comme N.Pet et N.U. Ce climat d’insatisfaction générale ravive les inquiétudes quant au bon déroulement des activités scolaires sur l’ensemble du territoire.

Dans un préavis de grève adressé aux autorités compétentes, dont les ministères de l’Éducation nationale et des Finances, les syndicats dénoncent également l’accumulation d’arriérés, des conditions de travail jugées précaires et un manque de reconnaissance envers la profession. Ils rappellent les engagements pris par le gouvernement, en particulier la promesse d’une amélioration salariale, restée jusqu’ici sans effet concret. Les enseignants exigent notamment le paiement immédiat des sommes dues, la régularisation administrative des cas en suspens et le respect strict des échéances salariales.

Face à ce qu’ils qualifient de négligence persistante, les professionnels de l’enseignement préviennent qu’en l’absence de réponses rapides, une grève générale illimitée pourrait être déclenchée. Une telle mobilisation, si elle se concrétise, risquerait de perturber durablement le calendrier scolaire et de fragiliser davantage un système éducatif déjà confronté à de nombreux défis.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : La dextérité et le mérite de la DGM sont à saluer en cette période de forte turbulences sécuritaires

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Sous l’impulsion de son actuel Directeur général, Roland Kashwantale nommé en 2019, la DGM amorce une véritable renaissance. Entre réformes structurelles, amélioration des services et renforcement de la sécurité, l’institution se repositionne comme un levier essentiel de gouvernance et de souveraineté.

Une dynamique encourageante, qui mérite d’être consolidée et soutenue pour inscrire durablement la RDC dans une gestion moderne et maîtrisée des migrations.
Au cœur des enjeux de souveraineté, de sécurité nationale et d’ouverture internationale de la République démocratique du Congo, la Direction générale de migration (DGM) s’impose aujourd’hui comme un pilier stratégique de l’action publique. Sous la houlette de son actuel Directeur général, Roland Kashwantale, l’institution connaît une transformation remarquable, marquée par une volonté affirmée de modernisation, d’efficacité et de restauration de la confiance citoyenne.

Une institution stratégique au service de l’État

Créée par le décret-loi du 11 janvier 2003, la DGM est chargée de l’exécution de la politique migratoire du gouvernement, notamment la gestion des flux migratoires, la police des frontières et des étrangers, ainsi que la délivrance des documents officiels de voyage.
Dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe, cette mission revêt une importance capitale pour la stabilité du pays et la crédibilité de ses institutions.

La dextérité et le mérite de la DGM sont à saluer au haut point, en cette période de forte turbulences sécuritaires dans la partie orientale du pays, notamment. A la différence de dernières années de l’ère Maréchal Mobutu ou du règne de Kabila père et fils, sous la férule du DG Roland Kashwantale, la DGM se montre plus efficace et vigilante au point que les frontières nationales sont régulièrement tenues que la capitale et d’autres principales agglomérations du pays sont hors d’atteinte des infiltrés, hormis ces cas emblématiques ayant conduit à la chute de Goma et Bukavu en début d’année 2025.

Des réformes visibles et structurantes
Depuis sa prise de fonctions, Roland Kashwatale, actuel Directeur général, a impulsé une dynamique de réformes profondes visant à repositionner la DGM comme une administration moderne et performante. Parmi les avancées majeures : Renforcement du contrôle aux frontières, avec une meilleure coordination des services et une surveillance accrue des flux migratoires ; Amélioration de la gouvernance interne, fondée sur la discipline, l’éthique et la transparence, en ligne avec la devise de la DGM : « Courtoisie, Fermeté, Honnêteté » ; Modernisation des procédures administratives, facilitant les démarches pour les usagers et réduisant les délais de traitement ; Digitalisation progressive des services, pour une gestion plus efficace et sécurisée des données migratoires.

Un impact direct sur les citoyens et les investisseurs

Ces réformes se traduisent concrètement par une amélioration de la qualité du service public. Les usagers bénéficient désormais d’un accueil plus professionnel, de procédures plus claires et d’une réduction des tracasseries administratives.
Dans le même temps, la DGM contribue à renforcer l’attractivité de la RDC auprès des investisseurs et partenaires internationaux, en garantissant une gestion plus fiable et sécurisée des entrées et séjours sur le territoire.

Une institution engagée dans la sécurité et la coopération internationale
La DGM joue également un rôle clé dans la lutte contre l’immigration irrégulière et la criminalité transfrontalière, notamment à travers sa collaboration avec les organismes internationaux comme Interpol.
Cette dimension sécuritaire, conjuguée à une approche respectueuse des droits humains, positionne la DGM comme un acteur crédible sur la scène régionale et internationale.

Vers une DGM du futur

Portée par une vision ambitieuse, la Direction générale de migration s’inscrit désormais dans une trajectoire de transformation durable. L’objectif est clair : bâtir une administration moderne, efficace et respectée, capable de répondre aux défis migratoires du XXIe siècle tout en accompagnant le développement de la RDC.

Gauthier Sey

Belgique D2 : Élie Mpungu débute avec le KRC Genk U23 lors du nul face aux Francs Borains

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L’attaquant congolais Élie Mpungu Kongolo, surnommé « Ya Mopaka », a officiellement lancé son aventure européenne avec la réserve du KRC Genk U23. Le jeune joueur a disputé ses premières minutes ce samedi 11 avril 2026, lors du match nul (2-2) face au Royal Francs Borains, comptant pour la deuxième division belge. Une première apparition attendue qui marque une étape importante dans la progression de ce talent congolais.

Entré en jeu à la 77e minute, Élie Mpungu n’a certes pas eu beaucoup de temps pour s’illustrer, mais sa présence sur le terrain témoigne de la confiance que lui accorde déjà son staff technique. Formé au TP Les Anges, le joueur poursuit ainsi son ascension en découvrant le football européen, un environnement exigeant où chaque minute est précieuse pour convaincre et s’imposer.

Du côté collectif, le KRC Genk U23 occupe actuellement la 14e place du classement avec 30 points après 31 journées. Un positionnement qui oblige l’équipe à redoubler d’efforts pour assurer son maintien. Dans ce contexte, l’intégration progressive de jeunes talents comme Élie Mpungu pourrait apporter un nouveau souffle et contribuer à améliorer les performances du groupe en cette fin de saison.

Voldy Matiafu

RDC : À l’issue de son conclave, «Sauvons la RDC» met en cause la gestion du pouvoir en place

Réunis du 6 au 8 avril 2026 lors de leur deuxième conclave, les membres fondateurs du mouvement « Sauvons la RDC », sous la présidence de Joseph Kabila, ont dressé un réquisitoire sévère contre le régime en place. Dans leur communiqué final, ils accusent le pouvoir dirigé par Félix Tshisekedi d’avoir engagé le pays dans une « dérive dictatoriale », évoquant une répression politique accrue, le musellement des opposants et l’absence de dialogue politique crédible.

Le mouvement dénonce également une situation sécuritaire alarmante dans plusieurs régions du pays. Il pointe notamment les bombardements de zones habitées, les massacres attribués aux ADF en Ituri et au Nord-Kivu, ainsi que l’abandon des populations du Grand Bandundu face aux violences des milices Mobondo. Ces crises, selon les signataires, traduisent l’incapacité du pouvoir à assurer la protection des citoyens et à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

Sur le plan diplomatique, « Sauvons la RDC » exprime de vives réserves concernant certains accords conclus avec les États-Unis, jugés contraires aux intérêts nationaux, notamment dans les domaines sanitaire et migratoire. Par la voix de son coordonnateur technique, Moïse Nyarugabo, le mouvement réaffirme son opposition catégorique à toute révision constitutionnelle et annonce la poursuite de son combat contre ce qu’il qualifie de « dictature », appelant à une mobilisation accrue des forces politiques et sociales du pays.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Le mouvement « Sauvons la RDC » de Joseph Kabila rejette l’accueil des migrants américains

Le mouvement « Sauvons la RDC », plateforme politique proche de Joseph Kabila, a exprimé, dans une déclaration rendue publique ce dimanche 12 avril, sa position sur la situation politique, sécuritaire, économique et sociale en République démocratique du Congo. Cette structure affirme avoir examiné les différentes initiatives régionales et internationales visant à trouver une issue à la crise qui secoue le pays, tout en dénonçant ce qu’elle qualifie de dérives du régime en place.

Dans son communiqué, la plateforme critique la gouvernance du président Félix Tshisekedi, évoquant une répression politique qu’elle juge « systématique et brutale », ainsi qu’un musellement des voix discordantes. Elle déplore également la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs régions et le refus présumé d’un dialogue crédible susceptible de conduire à une sortie de crise durable.

Par ailleurs, « Sauvons la RDC » s’oppose fermement aux accords conclus avec les États-Unis, notamment en ce qui concerne l’éventuel accueil de migrants américains sur le sol congolais. Le mouvement rejette toute idée de révision constitutionnelle, estimant que la RDC « n’est pas un dépotoir humain ». Il salue néanmoins les efforts de médiation entrepris par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre son combat politique.

Bienvenu Musoy

Bas-Uélé : 13 enfants kidnappés par des éléments de la Séléka dans le territoire d’Ango

Au moins treize enfants, dont l’âge exact reste inconnu, ont été enlevés samedi 11 avril 2026 par des éléments de la coalition rebelle Séléka, venus de la République centrafricaine, dans le secteur de Zapai, territoire d’Ango, dans la province du Bas-Uélé. Depuis cette attaque, les victimes demeurent introuvables. Cette nouvelle incursion serait liée au redéploiement des forces loyalistes vers la cité d’Ango pour un contrôle physique, laissant plusieurs localités environnantes sans couverture sécuritaire.

C’est la députée nationale Grâce Neema qui a lancé l’alerte le même jour. Elle dénonce un vide sécuritaire préoccupant dans cette entité, désormais exposée aux incursions répétées des groupes armés en provenance de la RCA. Selon elle, la situation actuelle favorise l’activisme des rebelles, qui opèrent sans être inquiétés dans cette zone frontalière difficile d’accès.

« On a kidnappé 13 enfants. Conséquence des incursions que nous avons toujours dénoncées. Il y a une vaste forêt inhabitée qui sépare la RDC et la RCA », a-t-elle déclaré. L’élue affirme par ailleurs que les rebelles Séléka bénéficieraient de complicités locales, notamment de certains éleveurs Mbororo, accusés de ravitailler ces groupes armés retranchés dans la forêt.

Rodriguez Kikamba

Streaming en Afrique : Fally Ipupa et Koffi Olomide dans le Top 10 du premier trimestre 2026

La rumba congolaise confirme une nouvelle fois sa puissance sur la scène musicale africaine dans la zone francophone. Durant le premier trimestre de l’année 2026, deux de ses figures emblématiques, Fally Ipupa et Koffi Olomide, figurent dans le Top 10 des artistes les plus écoutés en streaming sur le continent. Une performance remarquable qui témoigne de la vitalité et de l’influence persistante de la musique congolaise au-delà des frontières nationales.

Selon les chiffres publiés, le classement est dominé par Salif Keita avec 50 millions de streams, suivi de près par Fally Ipupa avec 47 millions, puis Himra avec 46 millions. Le groupe Magic System se positionne à la quatrième place avec 40 millions de streams, tandis qu’Alpha Blondy occupe la cinquième position avec 23 millions. Didi B, Amadou & Mariam, Fatoumata Diawara, Koffi Olomidé 9e avec 13 millions de stream et Youssou N’dour clôture ce classement très compétitif, qui reflète la diversité et la richesse musicale du continent.

La présence de Fally Ipupa et Koffi Olomide dans ce Top 10 illustre l’impact durable de la rumba congolaise dans l’industrie musicale africaine et mondiale. Alors que les plateformes numériques redessinent les modes de consommation musicale, ces artistes prouvent que la musique congolaise continue de séduire un large public et de s’imposer comme une force majeure dans le paysage culturel africain.

Voldy Matiafu

Musique : Yuma Dash en studio avec Héritier Wata pour un nouveau projet

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Après avoir marqué son entrée sur la scène musicale avec son tout premier titre en solo intitulé « Naloba Nini », l’artiste Yuma Dash continue de faire parler de lui. Ce samedi 11 avril, il a été aperçu en plein travail en studio aux côtés d’Héritier Wata, une rencontre qui suscite déjà l’enthousiasme des mélomanes.

Si pour l’instant, le titre de cette future collaboration n’a pas encore été révélé, tout comme sa date de sortie, la simple association de ces deux artistes attise déjà la curiosité du public. L’univers musical de Yuma Dash, mêlé au style et à l’expérience d’Héritier Wata, laisse présager un morceau fort et marquant.

Cette séance studio laisse entrevoir un projet ambitieux qui pourrait bien faire sensation dans les prochaines semaines. En attendant d’en savoir plus, les fans restent à l’affût de la moindre information concernant ce titre très attendu.

Voldy Matiafu