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Nord-Kivu : Le SYNECAT/Beni menace de boycotter la rentrée scolaire pour exiger la libération de deux enseignants

Dans la ville de Beni, au Nord-Kivu, le SYNECAT (Syndicat des enseignants catholiques) a annoncé une grève dans les écoles catholiques à partir du lundi 13 avril 2026. La décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue le 10 avril. Le syndicat appelle les enseignants à suspendre les cours et demande aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école.

À travers ce mouvement, les enseignants réclament la libération de deux de leurs collègues, Kakule Wakisa Jean Louis et Mumbere Ntambire Roger, actuellement détenus à la prison de Kangbayi. Ces derniers ont été condamnés pour avoir infligé des coups de fouet à des élèves. Une affaire qui divise l’opinion locale, notamment sur la question de la discipline en milieu scolaire.

Le syndicat affirme défendre les droits des enseignants et juge la détention de ses membres injuste. Il se dit déterminé à maintenir la grève jusqu’à obtenir leur libération. Si le mouvement est suivi, plusieurs écoles catholiques de la région pourraient être fortement perturbées dès la reprise des cours.

Charles Mapinduzi

Haut-Uélé : Plus de 1.000 km de routes réhabilitées pour dynamiser l’économie provinciale

Dans la province du Haut-Uélé, le gouverneur Jean Bakomito a annoncé, vendredi 10 avril 2026, la réhabilitation de plus de 1.000 kilomètres de routes. Ces travaux visent à booster les échanges commerciaux tant à l’intérieur de la province qu’avec d’autres entités du pays. Selon l’autorité provinciale, cette dynamique permettra au Haut-Uélé de renforcer son économie et de s’ouvrir davantage vers des provinces voisines telles que le Bas-Uélé, l’Ituri et la Tshopo, mais aussi vers des pays limitrophes comme la République centrafricaine, le Soudan du Sud et l’Ouganda.

« Plus de 70 % des routes sont déjà réhabilitées, soit plus de 1.000 kilomètres pour les routes provinciales et nationales confondues. Il reste 30 %, auxquels s’ajouteront les routes de desserte agricole dont les travaux seront lancés dans les prochains jours », a précisé le gouverneur Jean Bakomito. Il a également annoncé l’acquisition de trois brigades d’engins de génie civil, dont une partie est déjà arrivée à Mombasa, en vue d’accélérer les travaux. La Régie des travaux publics sera chargée de la maintenance et de la réhabilitation continue de ces infrastructures, avec l’objectif d’atteindre 95 % de routes réhabilitées d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, le gouverneur a souligné l’importance du secteur de la santé en parallèle des infrastructures routières. Il a annoncé la réhabilitation de quatre hôpitaux et la construction de deux nouveaux établissements. Ces structures, dont certaines datent de 1911, 1938 et 1940, ne répondent plus aux normes actuelles. Elles seront modernisées et équipées afin d’améliorer les conditions de prise en charge sanitaire de la population.

Rodriguez Kikamba

Choléra à la prison de Mbanza-Ngungu : 13 morts et 160 cas recensés

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Une situation sanitaire préoccupante est signalée dans la province du Kongo-Central, où une flambée de choléra a été enregistrée à la prison de Mbanza-Ngungu, avec un bilan de 13 décès et 160 cas recensés parmi les détenus, selon le compte rendu du 86ᵉ Conseil des ministres.

D’après les informations communiquées par Patrick Muyaya, les premiers cas suspects ont été notifiés depuis le 23 mars 2026, à la suite du transfert de détenus en provenance des cachots de Luozi. Au 8 avril, le cumul s’élevait à 160 cas, dont 13 décès. Le gouvernement indique que plusieurs actions sont en cours pour contenir la propagation de la maladie et assurer la prise en charge des personnes affectées.

Par ailleurs, la situation épidémiologique reste sous surveillance dans d’autres provinces. À Kinshasa, 51 nouveaux cas suspects sans décès ont été rapportés cette semaine, contre 89 cas la semaine précédente. Toutefois, la partie sud du pays demeure la plus touchée avec 234 nouveaux cas et 6 décès. Globalement, une légère baisse est observée, avec 1 157 cas recensés contre 1 161 auparavant, mais le niveau reste préoccupant, dépassant toujours le seuil de 1 000 cas hebdomadaires.

Fulgence Mavula

Investissements : Le gouvernement congolais approuve un accord pour renforcer l’attractivité économique

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a approuvé l’accord de facilitation des investissements (FIDE) lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, réaffirmant sa volonté de renforcer l’attractivité du pays et d’améliorer le climat des affaires.

Selon la note lue à la télévision nationale par Patrick Muyaya, cet accord vise notamment à améliorer la transparence entre l’État et les entreprises, à établir des normes claires en matière d’investissements, à simplifier et accélérer les procédures administratives, ainsi qu’à promouvoir les meilleures pratiques au niveau international, avec un appui technique destiné aux pays en développement.

Dans cette dynamique, les investissements directs étrangers sont considérés comme un levier stratégique pour le développement des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, les mines et les services. Le gouvernement entend ainsi maximiser les retombées de cet accord à travers la poursuite des réformes liées à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de l’administration publique.

Fulgence Mavula

RDC : Félix Tshisekedi appelle à un suivi renforcé des réformes diplomatiques

Le Président de la République a réitéré son appel à un suivi régulier et soutenu des réformes engagées dans le secteur diplomatique, lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres. L’objectif est de renforcer l’efficacité, la cohérence et la crédibilité de l’action extérieure de la République démocratique du Congo dans un contexte international de plus en plus exigeant.

Selon le compte rendu lu à la télévision nationale par Patrick Muyaya, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de poursuivre avec constance les réformes déjà amorcées, notamment en matière de prise en charge des diplomates et des missions diplomatiques. Il a rappelé que la diplomatie constitue un levier stratégique pour la projection de la souveraineté nationale, la défense des intérêts du pays et le rayonnement international de la RDC, appelant ainsi à sa modernisation, sa professionnalisation et la rationalisation de son fonctionnement.

Face aux défis persistants, le Président a instruit les ministères concernés, notamment ceux des Affaires étrangères, du Budget, de la Fonction publique et des Finances, de veiller à une mise en œuvre coordonnée et effective des réformes. Parmi les priorités figurent la modernisation de l’Académie diplomatique, le suivi administratif et financier des missions à l’étranger ainsi que la transformation numérique de la gestion diplomatique, en vue d’améliorer durablement la performance du dispositif diplomatique congolais.

Fulgence Mavula

RDC : 300 millions USD de créances du FPI à recouvrer pour soutenir l’industrie

Le gouvernement congolais est appelé à intervenir pour débloquer une importante enveloppe financière immobilisée. Environ 300 millions de dollars de créances du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) restent en souffrance, compromettant le financement de projets structurants essentiels à la relance du secteur industriel.

La question a été examinée lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue à Kinshasa. Selon le compte rendu présenté par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, le ministre d’État en charge de l’Industrie ad intérim a plaidé pour un appui gouvernemental renforcé afin de recouvrer ces fonds. Il a également recommandé un audit du portefeuille des créances du FPI, en vue d’identifier les dysfonctionnements éventuels liés à leur gestion, qu’il s’agisse de failles organisationnelles, d’un manque de compétences ou encore de pratiques informelles dans l’octroi des financements.

Ces créances, constituées de dettes reconnues, aux montants fixés et aux échéances échues, nécessitent une approche rigoureuse pour éviter tout préjudice financier, tant pour le FPI que pour l’ensemble du tissu industriel. Dans cette optique, il a été proposé la mise en place d’une commission spéciale chargée de catégoriser les débiteurs selon leur bonne ou mauvaise foi, de négocier des règlements à l’amiable lorsque cela est possible, ou encore d’engager des procédures de recouvrement forcé avec l’appui de la puissance publique. Cette démarche s’accompagnerait également de mesures conservatoires sur les biens des débiteurs insolvables et de l’accélération des textes réglementaires encadrant la taxe de promotion de l’industrie.

Fulgence Mavula

RDC : Le gouvernement congolais vise une réduction de 50 % des décès d’ici 2030

Le Vice-Premier ministre en charge des Transports et Communications, Jean-Pierre Bemba, a présenté ce vendredi, lors de la 86è réunion des conseils des ministres le Plan national de sécurité routière (PNSR), une initiative s’inscrivant dans la vision du président Félix Tshisekedi pour lutter contre les accidents de la route et réduire les pertes en vies humaines en République démocratique du Congo.

Ce plan, indique la même source, repose sur une analyse approfondie des principaux facteurs de risque routier. Il met en évidence plusieurs défis majeurs, notamment l’état souvent défectueux des véhicules, les insuffisances du cadre légal et réglementaire, les comportements à risque des usagers ainsi que la dégradation des infrastructures routières à travers le pays.

Le PNSR fixe un objectif ambitieux, réduire de 50 % le nombre de décès sur les routes d’ici 2030. Pour y parvenir, le gouvernement prévoit la révision du code de la route, le renforcement de l’éducation et de la sensibilisation à la sécurité routière, ainsi que l’amélioration progressive des infrastructures, considérées comme un levier essentiel pour une circulation plus sûre.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : L’identification obligatoire imposée pour l’achat des cartes SIM

Dans un contexte marqué par la montée de la criminalité, les autorités congolaises renforcent le contrôle du secteur des télécommunications. Le gouvernement a décidé de rendre obligatoire l’identification des abonnés pour toute acquisition de carte SIM, une mesure jugée prioritaire pour limiter l’usage des réseaux mobiles à des fins criminelles.

Cette décision a été annoncée lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, sur base d’une note d’information du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur. Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ces mesures ont été adoptées à l’issue d’une concertation élargie réunissant les services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi que les opérateurs du secteur. Elles visent à instaurer des exigences strictes et systématiques d’identification pour tout nouvel abonné.

Les analyses sécuritaires ont en effet révélé un recours important aux services de télécommunication par les auteurs d’actes criminels. En attendant la mise en œuvre complète du fichier national d’identification, le gouvernement entend agir rapidement à travers plusieurs mesures complémentaires : limitation du nombre de cartes SIM par individu, relance d’une campagne nationale d’identification et de sensibilisation incluant les zones rurales, ainsi que la définition de dispositions spécifiques pour les abonnés étrangers. Par ailleurs, le Conseil des ministres a également été informé de récents sinistres survenus dans le pays, notamment un naufrage dans la province du Kongo-Central et des pluies diluviennes ayant causé des pertes humaines et matérielles dans les provinces du Mai-Ndombe et du Sud-Kivu.

Fulgence Mavula

RDC : Le gouvernement adopte un plan national pour réduire de 50 % les accidents de la route d’ici 2030

Face à la recrudescence des accidents de la route et à leur lourd bilan humain, le gouvernement congolais a franchi une nouvelle étape en présentant un plan national de sécurité routière. Dévoilé lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, ce programme stratégique vise à encadrer plus efficacement la circulation et à sauver des vies sur l’ensemble du territoire.

Selon le compte rendu lu par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, ce plan s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du Président de la République. Il répond à l’urgence de lutter contre les accidents routiers, responsables de nombreuses pertes en vies humaines et de drames familiaux. Le Vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication a ainsi présenté un diagnostic mettant en évidence plusieurs causes majeures, notamment l’état des véhicules, les insuffisances du cadre légal et réglementaire, les comportements à risque des usagers ainsi que la dégradation des infrastructures routières.

Ce plan national de sécurité routière (PNSR) fixe un objectif clair : réduire de moitié le nombre de décès liés aux accidents de la route d’ici 2030. Pour y parvenir, il prévoit plusieurs axes d’intervention, dont la révision du code de la route, le renforcement de l’éducation et de la sensibilisation des usagers, ainsi que l’amélioration de la sécurité des infrastructures. Porté comme un instrument stratégique, ce programme ambitionne de fédérer l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune : rendre les routes congolaises plus sûres et faire reculer durablement l’insécurité routière.

Fulgence Mavula

Djugu : 14 miliciens de la CRP neutralisés et huit bastions repris par les FARDC

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leurs opérations dans le territoire de Djugu, dans l’objectif de rétablir la sécurité dans cette zone en proie aux violences. Depuis le 7 avril 2026, des offensives sont menées contre des éléments de la CRP, présentés par les autorités locales comme alliés au M23, notamment sur les axes Bule, Kanyuma, Kau, Hala et Karombo.

Selon le porte-parole des FARDC dans la région, le lieutenant Jules Ngongo, l’armée a enregistré des avancées significatives en trois jours d’opérations. Au moins 14 miliciens ont été neutralisés et plusieurs armes récupérées. Par ailleurs, huit bastions occupés par des groupes armés, servant à la fois de bases et de centres d’entraînement, sont désormais passés sous le contrôle des FARDC, illustrant une progression notable sur le terrain.

Malgré ces résultats, deux soldats des FARDC ont été blessés lors des affrontements. Les autorités militaires, sous la conduite du gouverneur de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama, assurent que les opérations se poursuivront jusqu’au rétablissement complet de la sécurité. Elles appellent également les combattants de la CRP à déposer les armes et à renoncer à soutenir Thomas Lubanga, dont la situation est jugée préoccupante.

Charles Mapinduzi