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OIF : La RDC multiplie les démarches diplomatiques pour soutenir sa candidature au secrétariat général

La République démocratique du Congo intensifie ses démarches diplomatiques en vue de soutenir sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce vendredi, le ministre délégué à la Francophonie et à la Diaspora, Crispin Mbadu Phanzu, a conduit une mission en Europe, notamment au Grand-Duché de Luxembourg et auprès de la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin de solliciter l’appui de ses partenaires.

À la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’envoyé spécial du président Félix Tshisekedi, accompagné de l’ambassadeur Christian Ndongala Nkunku, a remis un message officiel à la ministre-présidente Élisabeth Degryse. La délégation congolaise a également été reçue au Luxembourg par Jean Olinger, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, dans le cadre de cette campagne diplomatique.

Lors de ces échanges, Crispin Mbadu a souligné le rôle central de la RDC au sein de l’espace francophone. Il a rappelé que le pays constitue le premier bassin francophone au monde, avec une large majorité de sa population parlant français, renforçant ainsi la légitimité de sa candidature à la tête de l’OIF.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : Démolition des kermesses à Limete, une terrasse épargnée interroge

Les autorités de la ville-province de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), avaient lancé l’opération de destruction de toutes les kermesses et terrasses érigées le long du boulevard Lumumba, précisément entre 5ème rue et 1ère Limete/industriel. Ces espaces étaient également devenus un lieu de divertissement pour les enfants avec des jeux et des piscines.

« Espace Royal », la seule kermesse qui n’a pas été touchée par ce commandement de destruction et qui continue de fonctionner comme à l’accoutumée. Ce fait suscite beaucoup de réactions sur la partialité de la justice dans l’exécution des décisions des autorités compétentes. Plusieurs personnes dénoncent une justice de deux poids deux mesures et des privilégiés.

La raison de laisser fonctionner cette seule terrasse n’a pas été élucidée, pourtant tous ses voisins ont été démolis.

« La justice ne doit pas être comme un toit d’araignée, qui arrête les mouches et laisse passer les oiseaux », dit-on, les autorités doivent faire preuve de l’égalité dans l’exécution de toutes les décisions.

Bienvenu Musoy

RDC : Le gouvernement met en place un plan de sauvetage pour la distribution d’eau à Kinshasa

La ville-province de Kinshasa fait face depuis plusieurs années à une pénurie récurrente d’eau potable dans plusieurs de ses communes. Cette situation est notamment attribuée à la vétusté du réseau de distribution, qui entraîne d’importantes pertes d’eau. Lors du Conseil des ministres tenu le vendredi 10 avril 2026 à Kinshasa, le ministre des Ressources hydrauliques, Électricité et Hydrocarbures, Aimé Sakombi, a présenté un plan d’urgence pour améliorer la desserte en eau potable dans la capitale, après avoir dressé un état des lieux de la Régideso.

Selon le ministre, ce plan de sauvetage vise à répondre aux principaux défis opérationnels auxquels fait face la Régideso à Kinshasa. Il s’agit notamment de la perte importante de volumes d’eau produite due au mauvais état du réseau de distribution, dont certaines infrastructures datent de plus de cinquante ans, du manque de pièces de rechange et d’équipements pour l’entretien ainsi que la réparation des fuites, et enfin de la dégradation des installations causée par les érosions provoquées par les pluies.

Par ailleurs, Aimé Sakombi a souligné que le paiement des consommations d’eau par les institutions publiques, ainsi que l’application d’une nouvelle tarification adaptée, constituent des leviers essentiels pour la mise en œuvre de ce plan. Des experts des ministères concernés ont déjà examiné une proposition tarifaire tenant compte des différentes catégories sociales, notamment les plus vulnérables. Le ministre de l’Économie, Daniel Mukoko, a, pour sa part, soulevé la problématique des importantes factures impayées de la Régideso, notamment par les universités et instituts supérieurs publics.

Rodriguez Kikamba

Tourisme : La RDC annoncée à la foire internationale de Durban en mai 2026

La République démocratique du Congo entend accroître sa visibilité sur la scène touristique africaine et mondiale. À cet effet, le gouvernement a annoncé sa participation à une grande foire internationale du tourisme prévue du 11 au 14 mai prochains à Durban, en Afrique du Sud, une plateforme stratégique pour promouvoir ses atouts et séduire investisseurs et partenaires.

L’annonce a été faite lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres, au cours de laquelle le ministre du Tourisme a présenté les enjeux de cette participation. Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette foire constitue un rendez-vous majeur du secteur, réunissant agences de voyages, hôtels, compagnies aériennes, investisseurs et acheteurs internationaux. Elle offre ainsi une vitrine de premier plan pour les destinations africaines, tout en favorisant la création de partenariats structurants.

Au-delà de la simple promotion, cette participation vise à valoriser les produits touristiques congolais et à encourager une dynamique de coopération entre pays africains. Les autorités entendent notamment mettre en place un stand moderne capable de refléter le potentiel du secteur touristique national. Pour rappel, des événements similaires à l’instar de la Fitur 2025, organisée récemment à Madrid, avaient permis de mettre en lumière les performances et les innovations de l’industrie touristique mondiale.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Un projet de viaduc de 3,5 km à Ngaliema pour désengorger la Gombe

Kinshasa pourrait bientôt franchir un cap important dans la lutte contre les embouteillages qui paralysent son centre-ville. Réuni vendredi 10 avril 2026, le Conseil des ministres a examiné un projet d’envergure : la construction d’un viaduc dans la baie de Ngaliema, destiné à fluidifier la circulation vers la commune de la Gombe, principal pôle administratif et économique de la capitale.

Présenté pour approbation, ce projet intervient dans un contexte de saturation persistante des axes routiers menant au centre-ville. Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette infrastructure vise à répondre efficacement aux embouteillages qui affectent particulièrement la rocade nord-ouest et la route de Matadi. Initié par le ministère des Infrastructures et Travaux publics, le viaduc ambitionne de créer un contournement stratégique de la zone Kitambo-Magasin ainsi que de l’axe Kitambo–boulevard Mondjiba–Socimat, identifiés comme des points critiques de congestion.

D’après les détails techniques fournis, l’ouvrage s’étendra sur 3,5 kilomètres en configuration deux fois deux voies, avec pour objectif d’établir une liaison directe entre les rocades nord-ouest et nord-est. Le tracé partira de l’avenue du Tourisme, à hauteur de l’Hôpital de la Rive, traversera le site de Shanic pour rejoindre le boulevard Tchatchi, à proximité de l’hôtel Pullman. Conçu pour une vitesse de circulation comprise entre 60 et 80 km/h, le viaduc intégrera des échangeurs et des rampes contrôlées, tout en longeant partiellement la rive du fleuve, dans une logique d’aménagement d’une voie urbaine structurante pour la capitale congolaise.

Fulgence Mavula

Mondial 2026 : Les Léopards en stage du 1er au 9 juin, annonce Didier Budimbu

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À l’approche de la Coupe du monde 2026, les Léopards de la République démocratique du Congo entreront dans le vif de leur préparation. Le ministre des Sports, Didier Budimbu, a annoncé ce vendredi 10 avril en conseil des ministres que l’équipe nationale tiendra son premier stage du 1er au 9 juin prochain. Ce rassemblement marquera le coup d’envoi officiel des préparatifs en vue de cette prestigieuse compétition mondiale.

Selon le patron des Sports congolais, ce stage sera ponctué par plusieurs matchs amicaux destinés à renforcer la cohésion du groupe et à évaluer le niveau des joueurs. Si le lieu du regroupement n’a pas encore été communiqué, il devrait être dévoilé dans les tout prochains jours. L’objectif est clair : permettre aux Léopards d’aborder la Coupe du monde 2026 avec une équipe compétitive et prête à relever le défi face aux meilleures nations du football.

Par ailleurs, Didier Budimbu a rassuré le gouvernement quant aux dispositions déjà prises pour garantir une préparation optimale. Il a également évoqué des mesures en cours pour faciliter l’obtention des visas aux supporters congolais désireux de soutenir leur équipe sur place. Un signal fort qui témoigne de la volonté des autorités de mobiliser toute la nation derrière les Léopards pour cette échéance historique.

Voldy Matiafu

RDC : Félix Tshisekedi instruit le gouvernement d’entamer la reconnaissance de Nkamba comme ville sainte

Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a ordonné au gouvernement d’entamer sans délai les démarches administratives et institutionnelles devant conduire à la reconnaissance de Nkamba comme ville sainte. Cette décision, prise en Conseil des ministres de ce vendredi 10 avril, s’inscrit dans une volonté de formaliser le statut spirituel de ce site à forte charge symbolique.

L’initiative présidentielle vise également à encadrer davantage les activités religieuses et les flux de pèlerins qui affluent vers Nkamba, tout en assurant la protection de son patrimoine religieux. Les autorités entendent ainsi garantir une meilleure organisation du site et préserver son caractère sacré face aux enjeux liés à son importance croissante.

Lieu central du kimbanguisme fondé par Simon Kimbangu, Nkamba occupe une place particulière dans la mémoire religieuse congolaise. Sa reconnaissance est aussi symboliquement renforcée par le 6 avril, date de naissance du prophète, déjà consacrée jour férié en République démocratique du Congo.

Cedrick Katay Kalombo

À Lubumbashi, la Première ministre lance le Festival Amani et plaide pour la paix en RDC

La ville de Lubumbashi a vécu, ce vendredi 10 avril 2026, le lancement officiel de la 11e édition du Festival Amani, en présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et de plusieurs autorités. Placé sous le thème « Redevenir », cet événement culturel majeur se veut un moment de rassemblement dans un contexte marqué par d’importants défis sécuritaires en RDC. À travers cette initiative, les organisateurs entendent faire de la culture un espace de dialogue, capable de rapprocher les communautés et de raviver l’espoir au sein de la population.

Lors de la cérémonie, les responsables locaux ainsi que les initiateurs du festival ont insisté sur la nécessité de construire la paix dans le pays. Ils ont rappelé que ce rendez-vous dépasse le simple cadre festif, en portant un message fort de cohésion sociale et de responsabilité collective. Artistes, jeunes et citoyens sont ainsi appelés à jouer leur rôle pour renforcer l’unité nationale, en utilisant la culture comme un moyen d’expression et de sensibilisation face aux divisions.

Prenant la parole, la Première ministre a souligné que la musique, l’art et la culture constituent des outils puissants pour reconstruire le tissu social et encourager le vivre-ensemble. Elle a réaffirmé l’engagement du gouvernement à œuvrer pour une paix durable, tout en appelant les Congolais à privilégier le dialogue et la solidarité.

Organisé exceptionnellement à Lubumbashi cette année en raison de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, le Festival Amani transforme la ville, pendant trois jours, en un espace d’échanges et d’espoir tourné vers l’unité et la paix.

Charles Mapinduzi

Assemblée Nationale-Souveraineté alimentaire : La députée Marie-Claire Kengo relance une réforme pour soutenir les producteurs locaux

Après plusieurs ajustements et un long processus d’examen, la proposition de loi portée par la députée nationale Marie-Claire Kengo a finalement franchi une étape décisive en étant déclarée recevable. Un aboutissement salué comme une avancée majeure dans la quête de la souveraineté alimentaire en République démocratique du Congo.

Déposée depuis l’année dernière, cette initiative législative n’a pas connu un parcours sans embûches. À plusieurs reprises renvoyé pour réexamen, le texte a nécessité des améliorations substantielles avant d’obtenir l’aval de recevabilité. « Du premier coup, ce n’était pas évident », reconnaît l’initiatrice, qui souligne avoir retravaillé en profondeur le contenu afin de répondre aux attentes et aux exigences institutionnelles.

Au cœur de cette réforme se trouve une ambition claire : permettre à l’État congolais de mieux accompagner les agriculteurs locaux. Face à une production agricole jugée insuffisante et à une dépendance accrue aux importations, la proposition vise à renforcer les mécanismes d’appui aux cultivateurs afin d’accroître significativement la production nationale.

La députée met en avant une réalité préoccupante : la persistance de l’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du pays.

« Nous ne produisons pas assez », alerte-t-elle, plaidant pour une mobilisation nationale en faveur de l’agriculture.

L’objectif est double : réduire les importations et garantir une autosuffisance alimentaire durable.

La réforme s’appuie sur une loi existante depuis 2011, qu’elle entend moderniser et adapter aux défis actuels. Parmi les axes prioritaires figure la valorisation des produits dits « stratégiques », c’est-à-dire les denrées de base essentielles à l’alimentation des Congolais. Il s’agit notamment du maïs, du manioc, des haricots et des arachides.

Pour l’élue, ces produits ne devraient plus faire l’objet d’importations massives.

« Nous devons être capables de produire suffisamment pour nourrir notre population », insiste-t-elle.

Cette vision repose sur un engagement fort de l’État, appelé à jouer un rôle central dans l’encadrement, le financement et la structuration du secteur agricole.

En filigrane, cette proposition de loi s’inscrit dans une dynamique plus large de relance économique par l’agriculture, considérée comme un levier stratégique pour le développement du pays. Si elle est adoptée, elle pourrait marquer un tournant décisif dans la politique agricole nationale, en plaçant les producteurs locaux au cœur des priorités.

Déjà, cette avancée suscite un intérêt croissant au sein de l’opinion publique et des acteurs du secteur agricole, qui y voient une opportunité concrète de transformation structurelle et de renforcement de l’indépendance alimentaire de la République démocratique du Congo.

Sud-Kivu : Reprise progressive des activités à Fizi et Mwenga après les opérations des FARDC

Dans les territoires de Fizi et Mwenga, au Sud-Kivu, la vie reprend progressivement dans plusieurs villages longtemps affectés par l’insécurité, se félicite l’armée congolaise dans un communiqué publié ce vendredi 10 avril. Après des affrontements marqués par la présence de groupes armés tels que Twirwaneho et Red Tabara, les habitants commencent à retrouver un semblant de normalité. Dans des localités comme Point Zéro, Kalingi, Mikenge et Tuwetuwe, les marchés rouvrent timidement et les populations reprennent leurs activités quotidiennes.

Cette amélioration de la situation sécuritaire est attribuée aux opérations menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui ont permis de reprendre le contrôle de plusieurs zones autrefois occupées par des groupes rebelles. Sur le terrain, la présence des militaires contribue à sécuriser les habitants et à encourager la relance des activités économiques. Des commerçantes, notamment des femmes, expriment leur soulagement de pouvoir retourner au marché, tout en soulignant que la situation demeure encore fragile et nécessite davantage de garanties sécuritaires.

Malgré ce retour progressif au calme, les populations locales appellent à un renforcement durable de la présence militaire afin de prévenir toute résurgence de violences. Plusieurs infrastructures ont été détruites ou pillées lors des affrontements, notamment l’hôpital général de Mikenge ainsi qu’une radio communautaire. Pour les habitants, si la paix reste fragile, l’espoir renaît progressivement avec la reprise des activités et le rétablissement de l’autorité de l’État.

Jean Ngaviro