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Crise humanitaire en RDC : Le gouvernement mise sur une refonte de la coordination nationale

La relance du Cadre national de concertation humanitaire (CNCH) a été au centre d’une réunion stratégique présidée, le jeudi 9 avril 2026 par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une aggravation des besoins humanitaires, notamment en raison des déplacements massifs de populations et de la pression accrue sur les services sociaux de base.

Face à cette situation, l’exécutif entend repenser le fonctionnement du CNCH, afin d’améliorer la coordination entre les différents acteurs et de rendre les interventions plus efficaces. L’accent a été mis sur la nécessité de garantir la continuité des services essentiels, tout en levant les contraintes qui entravent l’action des organisations humanitaires sur le terrain.

Le gouvernement congolais affiche sa volonté d’aller au-delà de la gestion d’urgence pour s’inscrire dans une dynamique de solutions durables. Judith Suminwa Tuluka a insisté sur l’impact humain de la crise, rappelant que derrière les statistiques se trouvent des communautés fragilisées, des familles déplacées et des enfants privés d’éducation. Cette orientation s’inscrit dans le cadre du programme d’actions du gouvernement, qui ambitionne de renforcer durablement la réponse humanitaire en RDC.

Cedrick Katay Kalombo

Insécurité à Kinshasa : Israël Kantu met en cause la légèreté des peines infligées aux criminels interpellés dans la ville

La ville-province de Kinshasa, fait face à une dégradation considérable de la situation sécuritaire, malgré les arrestations et condamnations des criminels et bandits auteurs de cette psychose. La question épineuse demeure autour de la crédibilité et la rigueur de la justice sur les peines infligées aux auteurs des actes criminels dont le braquage à main armée.

Entre le processus d’arrestations, transfert devant la justice et la purge des peines de ces malfrats, un dysfonctionnement semble être installé. Dans une déclaration faite jeudi 9 avril, le Commissaire Divisionnaire de la Police Nationale Congolaise de la ville de Kinshasa, le général Israël Kantu Bakulu, a renseigné qu’un criminel arrêté par son équipe et transféré à l’auditorat depuis 9 mois, circule actuellement avec toute liberté. Il fait même partie des criminels qui ont terrorisé la population dans la commune de Barumbu.

Une situation qui relance le débat sur les peines infligées aux auteurs de troubles interpellés par la Police. Pendant ce temps, les cambistes, banques, bijoutiers, ainsi que des établissements commerciaux restent la cible principale de ces criminels. La psychose gagne ainsi du terrain dans ce secteur commercial.

Bienvenu Musoy

Nord-Kivu : Plusieurs déplacés de guerre vivent dans des conditions inhumaines à Kasindi

Plus de 15.000 personnes, dont 5.000 femmes et 1.750 enfants ayant fui la guerre dans les zones sous contrôle du M23 et des ADF, vivent dans les conditions inhumaines dans la zone de Kasindi, territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu. Ils sont repartis dans les familles d’accueils et n’ont aucune assistante significative depuis plus d’une année.

Selon Aimé Mukanda Busa, défenseur des droits de l’homme et porte-parole des déplacés, qui a livré cette information, jeudi 9 avril 2026, cette situation s’observe depuis 2025 et aucun solution n’a été trouvée malgré les alertes lancées par les organisations de la Société civile.

 »Depuis janvier 2025, ces personnes n’ont jamais reçu une assistance humanitaire », a-t-il déclaré.

Face à cette situation qui n’est autre qu’une crise humanitaire, Aimé Mukanda a lancé un SOS au Gouvernement central, aux différents partenaires et aux Nations-Unies, pour une assistante adéquate en faveur de ces déplacés, qui demeurent exposés à plusieurs maladies. Craignant que la situation s’aggrave, il appelle à l’ouverture d’un couloir humanitaire qui passe obligatoirement par la réouverture de l’aéroport de Goma.

Rodriguez Kikamba

Crise en RDC : Une vingtaine d’humanitaires tués en 3 ans

Au moins 25 humanitaires ont été tués au cours des trois dernières années en République Démocratique du Congo. Ce chiffre révélé par l’ONU, lors de la 10131 séance du Conseil de sécurité des Nations-Unies tenue, le mercredi 8 avril 2026 à ! New-York, est la conséquence des violences contre ceux qui viennent en aide aux populations en détresse, particulièrement dans les zones insecurisees de l’Est du pays. À l’échelle mondiale, plus de 1 000 humanitaires ont perdu la vie durant cette même période, un niveau jamais atteint auparavant.

Selon des acteurs onusiens, cette situation illustre clairement que les acteurs humanitaires ne sont plus protégés comme ils devraient l’être et qu’ils deviennent, de plus en plus, des cibles directes dans les zones de conflit. Ces décès ne sont pas dus au hasard, mais d’un choix fait par les parties engagées dans les conflits. À en croire ce rapport, dans plusieurs pays, y compris la RDC, les humanitaires sont attaqués alors même qu’ils interviennent pour sauver des vies, distribuer de l’aide ou soigner des blessés.

L’ONU déplore que cette réalité, remet en cause les principes du droit international humanitaire, qui impose pourtant la protection des civils et du personnel humanitaire. Face à cette situation, des questions se posent sur le respect réel de ces règles et sur l’absence de sanctions contre ceux qui s’en prennent à ces travailleurs. En RDC, les organisations humanitaires font face à une forte demande, alors que les financements restent insuffisants. Cette insécurité et ce manque de ressources complique davantage le travail sur terrain et nécessitent des mesures concrètes pour la continuité de l’aide.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : La police met la main sur les présumés braqueurs ayant secoué la commune de Barumbu

Après la scène horrible qui s’est déroulée dans la journée de jeudi 9 avril 2026 à Barumbu, l’une des communes de la ville de Kinshasa, les éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) en collaboration avec la population, ont mis la main sur les présumés auteurs de ce braquage, qui a eu lieu précisément au croisement de l’avenue Tshuapa et de la direction de Confina.

Ces suspects arrêtés à proximité du lieu des faits, ont été présentés dans la soirée au Vice-premier ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, par le Commissaire Divisionnaire Israël Kantu, avec des pièces de conviction de leurs forfaits.

À cette occasion, le VPM de l’Intérieur a encouragé les éléments de l’ordre à redoubler les efforts pour mettre fin à toute forme de criminalité dans la capitale congolaise, ainsi que dans d’autres parties de la République démocratique du Congo (RDC). Jacquemin Shabani a réitéré la détermination de poursuivre l’opération Ndobo, afin de rassurer une bonne sécurité à la population.

Bienvenu Musoy

Kongo-Central : Le gouvernement et l’Assemblée provinciale fument le calumet de la paix

L’heure est à la paix est enfin arrivée dans la province du Kongo-Central, après un moment d’incompréhensions entre l’Assemblée provinciale et le gouvernement provincial. Les deux institutions se sont rencontrées, jeudi 9 avril 2026, pour la troisième fois d’affilée, après les rencontres de novembre et décembre derniers.

Selon le rapporteur de l’assemblée provinciale, Gylain Panzu, cette initiative vise tout simplement à restaurer la cohésion et garantir un fonctionnement plus harmonieux entre ces deux institutions. À en croire ce dernier, ces rencontres se tiennent sur recommandation du VPM de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, qui ne cesse d’insister sur l’interdiction des motions des défiances et des pétitions pendant cette période de guerre.

 »La province du Kongo-Central a été visitée à deux reprises par l’Inspection générale des finances, IGF sur demande du président de la république, Félix Tshisekedi. A l’issue de ces contrôles, il y a eu des recommandations à l’endroit du gouvernement provincial et l’assemblée provinciale, où le gouverneur fait part à l’exécutif de ses différentes recommandations et l’assemblée provinciale prend des dispositions pour répondre à ses préoccupations », a fait savoir Ghylain Panzu, qui estime que la province doit à présent se concentrer sur son développement.

Rodriguez Kikamba

Accueil des migrants venus des USA : Kinshasa évoque un séjour temporaire qui peut s’arrêter à tout moment

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a tenté de calmer les inquiétudes des Congolais après l’annonce d’un dispositif d’accueil de migrants en provenance des États-Unis. Dans une note parvenue à la presse, ce vendredi 10 avril 2026, les autorités indiquent qu’il ne s’agit pas d’une installation définitive, mais d’un simple passage des migrants. Les personnes concernées vont transiter par Kinshasa pour une durée limitée, avant d’être renvoyées vers leurs pays d’origine. Le gouvernement insiste : « ces migrants ne resteront pas en RDC ».

D’après ces explications officielles, le processus sera strictement encadré et concernera un nombre limité de personnes. Chaque cas sera examiné individuellement et des contrôles seront effectués avant toute arrivée. Les autorités assurent qu’il n’y aura pas d’arrivée massive et que le dispositif se fera progressivement. La durée de séjour pourra aller de quelques jours à quelques mois, sans dépasser en général six mois.

Kinshasa affirme également que cette opération ne coûtera rien au pays. La prise en charge sera assurée par les partenaires internationaux, notamment l’Organisation internationale pour les migrations. Le gouvernement présente ansi cette initiative comme un geste de solidarité, tout en rassurant qu’il garde le contrôle total sur la situation. Il précise enfin que ce programme est temporaire et peut être arrêté à tout moment si les conditions ne sont pas respectées.

Charles Mapinduzi

Énergie – RDC : l’UCM et l’ARE concluent un nouvel accord autour du projet AGREE

Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la réforme du secteur de l’électricité et de l’eau. Ce jeudi 9 avril 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord spécifique a été signé entre l’Unité de Coordination et de Management des projets (UCM) et l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE), dans le cadre de la mise en œuvre du projet AGREE, financé par la Banque mondiale. Cette initiative vise à soutenir les transformations structurelles engagées dans un secteur stratégique pour le développement du pays.

À travers cet accord, l’UCM, en tant que structure fiduciaire des partenaires techniques et financiers, apportera son appui à l’ARE pour renforcer ses capacités opérationnelles. L’accent sera mis sur l’amélioration de la régulation, la coordination des interventions et la mobilisation de nouveaux financements. Cette collaboration traduit la volonté des autorités de rendre plus cohérente l’action publique dans un domaine marqué par des défis persistants en matière d’accès et de gestion des ressources.

Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la gouvernance du secteur énergétique. Il devrait permettre d’accélérer les réformes en cours tout en posant les bases d’une amélioration durable des services d’électricité et d’eau. À terme, les retombées attendues concernent directement les populations, avec une meilleure qualité d’accès et une gestion plus efficace des infrastructures essentielles.

Cedrick Katay Kalombo

Énergie – RDC: l’UCM et l’ARE concluent un nouvel accord autour du projet AGREE

Le gouvernement congolais franchit une nouvelle étape dans la réforme du secteur de l’électricité et de l’eau. Ce jeudi 9 avril 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord spécifique a été signé entre l’Unité de Coordination et de Management des projets (UCM) et l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE), dans le cadre de la mise en œuvre du projet AGREE, financé par la Banque mondiale. Cette initiative vise à soutenir les transformations structurelles engagées dans un secteur stratégique pour le développement du pays.

À travers cet accord, l’UCM, en tant que structure fiduciaire des partenaires techniques et financiers, apportera son appui à l’ARE pour renforcer ses capacités opérationnelles. L’accent sera mis sur l’amélioration de la régulation, la coordination des interventions et la mobilisation de nouveaux financements. Cette collaboration traduit la volonté des autorités de rendre plus cohérente l’action publique dans un domaine marqué par des défis persistants en matière d’accès et de gestion des ressources.

Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la gouvernance du secteur énergétique. Il devrait permettre d’accélérer les réformes en cours tout en posant les bases d’une amélioration durable des services d’électricité et d’eau. À terme, les retombées attendues concernent directement les populations, avec une meilleure qualité d’accès et une gestion plus efficace des infrastructures essentielles.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Le système éducatif se dote d’une nouvelle feuille de route pour moderniser sa gouvernance

Le gouvernement congolais entend impulser une transformation en profondeur de la gestion du système éducatif. Ce cap a été réaffirmé, ce jeudi 9 avril 2026, à Kinshasa par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, lors de la clôture de l’atelier de renforcement des capacités des directeurs des 60 provinces éducationnelles, lancé le 7 avril dernier.

La cérémonie s’est déroulée en présence du vice-ministre Théodore Kazadi Muayila ainsi que du secrétaire général Juvénal Sanga Kaubo. Dans une allocution à forte portée stratégique, la ministre a salué l’engagement des responsables provinciaux, estimant que les recommandations issues des travaux constituent désormais une véritable feuille de route pour la réforme du secteur, axée notamment sur la modernisation de la gouvernance administrative et l’intégration accrue des outils numériques.

Insistant sur les exigences de performance, Raïssa Malu a souligné l’importance de disposer de données fiables, d’assurer la régularité dans la délivrance des bulletins scolaires et de prendre en compte les contraintes liées aux crises climatiques et sécuritaires dans la mise en œuvre des politiques éducatives d’urgence. Elle a, enfin, appelé les directeurs provinciaux à adopter une gestion proactive, fondée sur l’anticipation, la coordination et la redevabilité, tout en prônant discipline et rigueur à l’approche de la 13ᵉ édition de la Semaine de la science et des technologies.

Fulgence Mavula