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Haut-Katanga : 7 800 sacs de farine de maïs mis en vente à prix social à Mitwaba

Le ministre provincial de l’Économie, Commerce, Transports et Tourisme, Maître Georges Mbau, a lancé ce vendredi 10 avril 2026 la vente de la farine de maïs à prix social dans le territoire de Mitwaba, à l’occasion de sa première mission en dehors du chef-lieu de la province. Fixé à 35 000 FC le sac, ce prix vise à soulager les ménages face à la hausse du coût de la vie.

Au total, 7 800 sacs ont été déployés et répartis entre plusieurs entités, notamment Kyubo, Kasungeshi et Mitwaba centre. Cette initiative, placée sous le patronage du gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula, s’inscrit dans la stratégie provinciale de lutte contre l’insécurité alimentaire et de stabilisation du panier de la ménagère.

Le ministre Georges Mbau a insisté sur le respect strict du prix fixé et sur la transparence dans la distribution, assurée sous la supervision des services compétents. Saluée par les autorités locales comme un véritable soulagement pour la population, l’opération devrait s’étendre progressivement à l’ensemble de la province du Haut-Katanga.

Fabrice Kabamba

Église catholique : Le cardinal Fridolin Ambongo décroche une nouvelle responsabilité au Vatican

Le cardinal Fridolin Ambongo vient d’être appelé à assumer de nouvelles responsabilités au sein de l’Église catholique. Il a été nommé membre du dicastère chargé de la communication du Saint-Siège par le pape Léon XIV, apprend-on ce vendredi 10 avril à travers un message du recteur de l’Université catholique du Congo (UCC).

Cette décision apparaît comme une marque de confiance envers ce responsable religieux congolais, déjà très actif sur plusieurs questions sociales et spirituelles.

Le dicastère pour la communication fait partie des structures qui assistent le pape dans la gestion de l’Église au niveau mondial. Il a pour mission de superviser la communication du Vatican, tant à travers les médias traditionnels que les plateformes numériques. À travers cette nomination, le cardinal Ambongo participera aux réflexions et aux décisions relatives à la diffusion des messages de l’Église dans un monde où l’information circule de plus en plus rapidement.

Même s’il ne résidera pas en permanence au Vatican, il sera régulièrement sollicité pour prendre part aux réunions et aux travaux de cette institution.

Pour la RDC, cette désignation constitue également une source de fierté, en ce qu’elle illustre la présence d’un de ses ressortissants au sein des instances internationales de l’Église. Elle contribue en outre à renforcer la visibilité du pays dans les grandes orientations de l’Église catholique à l’échelle mondiale.

Charles Mapinduzi

RDC : Le député Guy Mafuta demande des éclaircissements sur la première émission d’un Eurobond

Le député national Guy Mafuta Kabongo, élu de Tshikapa/Territoire, a adressé une question d’actualité au ministre des Finances concernant la première émission d’un Eurobond par la République démocratique du Congo sur les marchés financiers internationaux. Dans une correspondance également transmise à la Première ministre, l’élu souhaite obtenir des éclaircissements sur cette opération présentée comme une avancée majeure pour le pays.

Au cœur de ses préoccupations figure la régularité juridique de l’emprunt. Guy Mafuta s’interroge notamment sur l’existence d’une autorisation législative préalable, exigée par l’article 108 de la loi relative aux finances publiques. Il soulève aussi des questions sur les conditions financières de l’opération ainsi que sur l’identité des souscripteurs, rappelant l’interdiction faite aux banques commerciales de participer à ce type de transaction.Tout en saluant une initiative qu’il qualifie de « louable » et « historique », le parlementaire insiste sur la nécessité de transparence. Il demande des précisions sur l’affectation des fonds mobilisés, estimés à plus d’un milliard de dollars, ainsi que sur les mécanismes mis en place pour garantir une gestion rigoureuse et conforme aux normes en vigueur.

Guy Mafuta appelle le gouvernement à détailler les effets macroéconomiques attendus de cet endettement. Selon lui, cette démarche doit s’inscrire dans une stratégie claire de développement et de soutenabilité de la dette, afin de rassurer à la fois les citoyens et les partenaires financiers internationaux.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Guillaume Ngefa annonce des réformes pour moderniser le système judiciaire

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a dressé un état des lieux du système judiciaire congolais à l’issue de sa mission à Kisangani, tout en réaffirmant sa volonté d’engager des réformes pour une justice plus crédible et accessible. Intervenant vendredi 10 avril sur Top Congo FM, il a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance des citoyens à travers davantage de transparence et d’efficacité.

Parmi les mesures annoncées figure la suspension temporaire du processus d’indemnisation du FRIVAO, en raison d’irrégularités constatées dans les listes des bénéficiaires. Sur les 194 millions USD déjà décaissés, seuls 28 millions ont été utilisés, justifiant l’ouverture d’un audit avant toute reprise des paiements. En parallèle, le ministre a évoqué des projets concrets, dont la réhabilitation du collège Maele à Kisangani, financée à hauteur de 2,5 millions USD, dans le cadre d’un programme de modernisation de plusieurs infrastructures.

Face aux défis structurels tels que le manque de moyens, la lenteur des procédures et la corruption, Guillaume Ngefa a plaidé pour la construction de nouveaux tribunaux de paix, l’amélioration des conditions carcérales et un renforcement de la coopération avec le Conseil supérieur de la magistrature. Il a également réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre tous les auteurs de crimes, y compris étrangers, tout en appelant à un encadrement responsable de la liberté d’expression conformément à la loi.

Fulgence Mavula

Kongo-Central : Plus de 40 maisons écroulées et des champs agricoles détruits après une pluie torrentielle à Mbanza-Ngungu

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Une pluie torrentielle accompagnée de vents violents s’est abattue dans la matinée du vendredi 10 avril 2026 sur l’agglomération de Nkolo, quartier Luzolo, dans le secteur Boko, territoire de Mbanza-Ngungu, province du Kongo-Central. Le bilan provisoire fait état de plus de 40 maisons écroulées, de toitures emportées, ainsi que de plusieurs champs agricoles détruits et un environnement fortement dégradé.

Selon Victor Nzuzi, président de la coopérative agricole Luzolo Lwatoma, ces intempéries deviennent récurrentes et surviennent environ deux fois par an. Il appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement pour assister les populations sinistrées, notamment en matière de relogement et de soutien aux agriculteurs afin d’éviter une crise alimentaire dans la région.

Les cultures de bananier et de maïs ont été entièrement ravagées, selon le responsable paysan, qui souligne que la situation fragilise davantage les communautés locales. Il attribue ces dégâts récurrents, entre autres, à la déforestation massive qui réduit la protection naturelle des villages face aux intempéries.

Rodriguez Kikamba

Au Togo, Aimé Boji dénonce l’inaction de l’APF face à la guerre en RDC

Les lampions se sont éteints ce jeudi 9 avril 2026 à Lomé, à l’issue de la 17ᵉ conférence régionale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), ouverte la veille. À ces assises, le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a dénoncé le manque d’actions concrètes de l’institution face à la guerre persistante qui frappe l’Est du pays depuis plus de trois décennies, malgré l’adoption de plusieurs résolutions.

Dans son intervention, Aimé Boji Sangara a déploré le décalage entre les engagements pris et leur mise en œuvre effective dans un contexte d’instabilité prolongée. Il a également insisté sur la nécessité d’actions concrètes face aux menaces des groupes armés, notamment les Allied Democratic Forces, qui continuent de provoquer de lourdes pertes humaines et d’aggraver la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Selon lui, la crise en République démocratique du Congo dépasse le cadre national et concerne l’ensemble de l’espace francophone et africain. Il a appelé les États membres de l’APF à inscrire cette question parmi leurs priorités et à dépasser les déclarations de principe, soulignant que la stabilité de la RDC est essentielle pour la paix régionale et le développement énergétique du continent, notamment à travers des projets structurants comme Inga.

Rodriguez Kikamba

Kinshasa : Le docteur David Balanganayi affirme avoir reçu au cachot l’envoyé spécial de Félix Tshisekedi lui promettant une libération

À Kinshasa, l’affaire du docteur David Balanganayi refait surface après la diffusion virale d’une nouvelle séquence vidéo issue d’une prédication dans son église. Prenant la parole depuis la chaire, le médecin, également pasteur, affirme avoir reçu la visite d’un envoyé du président de la République alors qu’il se trouvait en détention.

« Je remercie le président de la République, parce que j’avais reçu son envoyé au cachot. C’est un haut gradé, ne vous en faites pas, tout est déjà fin prêt », a-t-il déclaré, suscitant de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Pour rappel, cette affaire remonte à la publication d’une vidéo montrant le Dr Balanganayi, en service à l’hôpital général de référence de Kinkole, en train de porter des coups à une patiente juste après son accouchement. Les images avaient provoqué une onde de choc dans l’opinion publique, poussant même la Première Dame, Denise Nyakeru, à exiger que toute la lumière soit faite sur ces faits jugés inacceptables.

Saisi du dossier, le tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole avait finalement condamné le praticien à deux mois de servitude pénale avec sursis d’une année, après requalification des faits en coups et blessures simples. Bien qu’ayant été reconnu coupable, il avait ainsi pu recouvrer sa liberté. Aujourd’hui, ses nouvelles déclarations, perçues par certains comme une insinuation d’intervention au sommet de l’État, ravivent le débat et relancent les interrogations sur cette affaire qui continue de diviser l’opinion.

Fulgence Mavula

Kasavubu : Le rond-point Gambela de nouveau plongé dans l’insalubrité et l’abandon

Réhabilité en 2024 par l’ancien vice-gouverneur de Kinshasa, Gérard Mulumba, le rond-point Gambela, situé dans la commune de Kasavubu, offrait autrefois un visage moderne et attrayant. Mais à peine deux ans plus tard, ce lieu censé incarner la beauté urbaine est retombé dans un état de dégradation alarmant. Tel est le constat fait par la rédaction de Netic-News, ce vendredi 10 avril. Entre saleté persistante et occupation anarchique, l’espace public s’est transformé en un véritable terrain de football, au grand désarroi des habitants.

À l’époque de sa réhabilitation, le rond-point Gambela était doté d’un jeu d’eau fonctionnel, d’un éclairage public, d’une pelouse naturelle et de quelques chaises permettant aux riverains de se détendre. Aujourd’hui, tout cela a quasiment disparu. Le jeu d’eau ne fonctionne plus, la pelouse est inexistante et les installations sont laissées à l’abandon. L’insalubrité a repris ses droits, donnant à ce lieu une image déplorable, loin des ambitions initiales d’embellissement de la commune.

Face à cette situation, la population locale ne cache plus son indignation et pointe du doigt l’inaction des autorités communales. Pour de nombreux habitants de Kinshasa, ce laisser-aller traduit un manque criant de suivi et d’entretien des infrastructures publiques. Ils appellent à une intervention urgente afin de restaurer ce rond-point et préserver le peu d’espaces de détente encore disponibles dans cette partie de la ville.

Voldy Matiafu

Kinshasa : Gecoco Mulumba dénonce « l’incompétence » du commandement de la police face à l’insécurité

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Kidnapping, braquage, banditisme communément appelé « Kuluna », vol, ce sont les maux qui montent en puissance depuis quelques mois dans la ville-province de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Des cas d’insécurité sont signalés presque dans toutes les communes de la capitale et presque chaque semaine où l’on compte des victimes.

Face à cette situation, le sénateur Gecoco Mulumba monte au créneau et dénonce l’incompétence des autorités. Dans une déclaration faite ce vendredi 10 avril, Gecoco Mulumba a souligné que les criminels opèrent dans toute quiétude et ce qui justifie l’incompétence de la police.

« Ces gens là opèrent dans toute quiétude comme si la police n’existe pas. Nous avons à la tête de la police de la ville-province de Kinshasa, le commandant le plus incompétent que nous n’avons jamais eu », déclare-t-il.

De son côté, le gouvernement par le biais du ministère de l’intérieur et sécurité, se dit déterminé à poursuivre l’opération Ndobo afin de traquer tous les auteurs des actes criminels dans la capitale. Quelques braqueurs ont été arrêtés dans la soirée du jeudi 9 avril, après leur forfait dans la commune de Barumbu. Malheureusement, un criminel arrêté et transféré à l’auditorat il y a un mois, n’a jamais purgé sa peine et se retrouve en circulation dans l’affaire de braquage.

Bienvenu Musoy

Gombe : Des occupants du site de l’OCPT dénoncent une procédure de démolition irrégulière

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À Kinshasa, dans la commune de la Gombe, le bâtiment de l’Office Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT), aujourd’hui Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT), est au cœur d’une vive controverse. Ses occupants, pour la plupart d’anciens agents, affirment être légalement installés sur le site depuis 1999, sur autorisation de la hiérarchie de l’entreprise. Dans une vidéo devenue virale, ils exhibent plusieurs documents administratifs et judiciaires, ainsi que des correspondances officielles, notamment du ministère du Travail, attestant selon eux de la légitimité de leur présence.

Selon une note explicative adressée à l’honorable sénateur Jean Paul Boketsu, ces familles expliquent que leur occupation résulte d’un contexte social difficile marqué par plus de 63 mois d’arriérés de salaires. À l’époque, ils auraient été autorisés à réhabiliter et occuper un site abandonné depuis des années, en contrepartie de sa sécurisation. Cependant, le plan social adopté en 2004, censé accompagner leur départ, n’aurait jamais été exécuté correctement, laissant plusieurs d’entre eux sans salaire, sans soins de santé et sans retraite, avec des conséquences dramatiques, dont des décès au sein du groupe.

Face à cette situation, les habitants dénoncent une tentative de démolition qu’ils jugent illégale et injuste, au regard des preuves accumulées et des responsabilités reconnues par l’État et la SCPT, notamment en matière de cotisations sociales impayées. Ils sollicitent l’intervention des autorités pour obtenir réparation, incluant des indemnités, des dommages et intérêts, ainsi qu’un accompagnement leur permettant de se reloger dignement.

Gilbert Ngonga