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Kisangani : Guillaume Ngefa rappelle les critères d’éligibilité aux indemnisations collectives des victimes de la guerre de six jours

Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a apporté mercredi 07 avril, des éclaircissements sur la gestion des indemnisations collectives lors d’un échange mercredi à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Cette rencontre s’est tenue avec les victimes de la guerre de six jours survenue en juin 2000, opposant les armées rwandaise et ougandaise.

Réagissant à la proposition d’une victime sollicitant un financement de 19 millions pour relancer deux entreprises locales grâce aux fonds d’indemnisation, le ministre a insisté sur le respect strict des critères d’éligibilité. Il a rappelé que seules les entités répondant aux conditions établies peuvent bénéficier de ces fonds.À ce sujet, il a cité l’exemple de la Sotexki, précisant que cette structure ne pourra être prise en compte que si elle remplit les critères requis pour les indemnisations collectives.

Cette mise au point vise à garantir une gestion équitable et transparente des ressources destinées aux victimes.
Par ailleurs, le ministre a averti que toutes les entités ayant perçu des fonds sans y être éligible devront les restituer. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de renforcer la redevabilité et d’assurer que les indemnisations profitent réellement aux victimes légitimes de ce conflit.

Jérémie Ngunga Léman

Matete : la commune accorde 10 jours pour libérer une construction illégale bloquant des travaux routiers

Une mise en demeure de dix jours a été adressée aux occupants d’une construction anarchique entravant les travaux de réhabilitation d’une route à Matete, une commune du centre de Kinshasa, en RDC. L’information a été rendue publique mercredi 07 avril à travers une de la maison communale de cette municipalité.

Cette décision souligne la même source, fait suite à une descente sur terrain du ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, venu évaluer l’état d’avancement des travaux routiers et constater les obstacles liés aux occupations illégales. Sur place, il a relevé que certaines constructions compromettent la continuité normale du chantier.

Les autorités locales exigent ainsi la libération de l’emprise concernée dans le délai imparti, afin de permettre la poursuite des travaux. Cette mesure s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les constructions anarchiques et d’améliorer les infrastructures urbaines dans la ville de Kinshasa.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : plus de 30 000 enfants affectés par les conflits en Ituri ciblés par le projet «Resilience for Children»

Face à la situation critique des enfants affectés par les conflits en Ituri, le gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, mercredi 8 avril 2026, le projet “Resilience for Children”, une initiative destinée à appuyer plus de 30 000 enfants vulnérables. La cérémonie officielle, organisée à l’hôtel du Gouvernement à Kinshasa, a réuni des représentants des autorités nationales, de l’UNICEF ainsi que de la République de Corée du Sud, partenaire financier du programme.

Ce projet entend répondre à la fois aux besoins immédiats des enfants touchés par les violences et les déplacements forcés, tout en renforçant leur capacité de résilience à long terme. Les interventions couvriront des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable et la protection psychosociale. Parmi les actions prévues figurent la fourniture de soins de santé et de biens essentiels, des transferts monétaires ciblés, l’accès à l’éducation pour les enfants déplacés ainsi que l’installation de points d’eau pour améliorer l’approvisionnement des communautés.

Les partenaires du projet ont insisté sur la nécessité d’une approche intégrée et durable. Le représentant de l’UNICEF, John Agbor, a souligné l’urgence d’agir tout en renforçant les capacités locales, tandis que l’ambassadeur sud-coréen Jeong Hong Geun a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur des populations affectées. De leur côté, les ministres Éve Bazaiba et Raissa Mali ont mis en avant l’importance d’une coordination efficace et de l’intégration de l’éducation en situation d’urgence, afin d’assurer aux enfants un accompagnement stable malgré le contexte de crise.

Fulgence Mavula

RDC–Royaume-Uni : l’ambassadeur Ndolamb Ngokwey échange avec Nathalie Makoma sur le rôle de la diaspora

Le rayonnement international de la République démocratique du Congo passe plus que jamais par sa vitalité culturelle et l’engagement de ses fils et filles à l’étranger. Ce mercredi 08 avril 2026 à Londres, cette thématique a été au cœur d’une rencontre hautement symbolique entre l’ambassadeur de la RDC au Royaume-Uni, Ndolamb Ngokwey, et la célèbre chanteuse Nathalie Makoma. Reçue par le diplomate en prélude à son prochain concert sur le sol britannique, l’artiste a porté, aux côtés de l’ambassadeur, un plaidoyer pour une diaspora actrice du soft power congolais.

Pour le diplomate Ndolamb Ngokwey, la diaspora ne représente pas seulement une force économique, mais un vecteur essentiel de l’identité nationale. Il a souligné que, par le biais de la musique et des valeurs portées par le groupe Makoma, la culture congolaise traverse les frontières et unit les générations. Cette rencontre marque ainsi la volonté de la chancellerie de Londres de s’appuyer sur des figures emblématiques pour préserver l’identité culturelle et promouvoir une image positive du pays à l’échelle internationale.

Ce rendez-vous intervient dans un contexte de diplomatie active où la culture est utilisée comme un pont entre Kinshasa et sa communauté installée au Royaume-Uni. En saluant l’apport de Nathalie Makoma, l’ambassadeur réaffirme que chaque expression artistique issue de la diaspora contribue à renforcer l’influence de la RDC. Un concert qui s’annonce donc sous le signe de la promotion des valeurs congolaises et du raffermissement des liens entre la patrie et ses ambassadeurs de l’ombre.

Guyvenant Misenge

Kwilu : Le Tribunal militaire de Kikwit inflige 5 ans de prison à un chef de gang pour terrorisme

Auteur de l’insécurité dans la ville de Kikwit, province du Kwilu, Aaron Kikalula Kanda alias « Ninja », a été condamné à cinq ans de servitude pénale principale, ce mercredi 08 avril par le Tribunal militaire de Kikwit, pour des faits de terrorisme.

Cette condamnation intervient après plusieurs témoignages de ses victimes dont un couple âgé de 80 ans, qui ont présenté des cicatrices visibles, attestant des violences qu’ils déclarent avoir subies de la part de Kikalula Kanda, fait savoir le Directeur de communication de la 11ème Région militaire, le capitaine Anthony Mwalushayi.

À part cette lourde peine la peine, le condamné doit verser une amende de 3 000 000 de francs congolais à titre de dommages et intérêts, soit un million pour chacune des victimes.
Aaron Kikalula dispose d’un délai de cinq jours pour introduire son recours contre le verdict du Tribunal.

Bienvenu Musoy

Gouvernance minière : La RDC et les Nations Unies misent sur les standards internationaux

Le gouvernement congolais entend consolider sa coopération avec le Système des Nations Unies afin de renforcer la gouvernance du secteur minier, un levier clé pour le développement économique du pays. Dans cette dynamique, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a reçu, ce mercredi 8 avril, une délégation onusienne conduite par Bruno Lemarquis. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté affichée de structurer davantage le secteur autour des standards internationaux, notamment en matière de transparence, de traçabilité et de respect des droits humains.

Au cœur des échanges, plusieurs priorités ont été mises en avant, allant de la gestion des impacts environnementaux à l’encadrement de l’exploitation artisanale, en passant par la promotion de la transformation locale des ressources minières. La délégation des Nations Unies a salué l’ouverture des autorités congolaises, soulignant « la qualité de l’écoute et la réceptivité du Ministre des Mines face aux propositions formulées par la délégation onusienne », un signal jugé encourageant pour l’approfondissement du partenariat.

De son côté, le gouvernement a réaffirmé son engagement à aligner ces efforts sur les orientations stratégiques nationales. Le ministre a ainsi mis en avant la cohérence entre ces axes de coopération et la vision des plus hautes autorités, indiquant que ces propositions s’inscrivent pleinement dans les priorités définies au sommet de l’État. Il a également réitéré la détermination de l’exécutif à bâtir un secteur minier « responsable, durable et générateur de valeur ajoutée pour l’économie nationale ».

Cedrick Katay Kalombo

Kinshasa : Un corps calciné découvert à Ngaliema

Un corps calciné d’un jeune homme a été découvert ce mercredi 07 avril, au croisement des avenues Soweto, Ekila et Bonganga, dans la commune de Ngaliema, à l’ouest de Kinshasa, selon l’Agence congolaise de presse qui confirme l’information indique que les premiers éléments indiquent que la victime aurait été tuée ailleurs avant d’être abandonnée sur les lieux.

Le bourgmestre adjoint de Ngaliema, Jules Presley Kabuanga, a précisé que les services compétents ont été mobilisés pour effectuer les constatations et déterminer les circonstances du drame. Une piste criminelle est envisagée, sans que d’autres hypothèses ne soient écartées à ce stade de l’enquête.

Cette découverte a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une montée de l’insécurité dans la zone. Une enquête a été ouverte afin d’identifier la victime et de retrouver les auteurs.

Jérémie Ngunga Léman

Assemblée nationale : Interpellé, Julien Paluku reconnaît la faiblesse des revenus des producteurs de cacao malgré la hausse des exportations

La République démocratique du Congo renforce sa position sur le marché du cacao. Devant les députés nationaux ce mercredi 8 avril, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a indiqué que le pays est désormais le troisième exportateur africain de cacao biologique. Les exportations sont passées de plus de 34 000 tonnes en 2022 à plus de 50 000 tonnes en 2024. Selon lui, les perspectives sont encore plus ambitieuses, avec un objectif de 120 000 tonnes à court terme et plusieurs centaines de milliers de tonnes à l’horizon 2035. Malgré cette progression, le ministre a reconnu que les producteurs continuent de faire face à d’importantes difficultés, notamment en raison de la volatilité et de la baisse des prix sur le marché mondial.

Sur le terrain, les agriculteurs restent confrontés à de nombreux défis structurels. Beaucoup travaillent de manière isolée, sans organisation capable de défendre efficacement leurs intérêts face aux acheteurs. Le cacao est souvent vendu brut, sans transformation locale et parfois avec des problèmes de qualité, ce qui réduit sa valeur marchande. À cela s’ajoutent les difficultés de transport et de stockage, obligeant les producteurs à écouler rapidement leur récolte, parfois à des prix peu avantageux. Pour améliorer la situation, le gouvernement mise sur la diversification des débouchés, notamment vers la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis, afin d’élargir les opportunités d’exportation.

Parallèlement, les autorités entendent renforcer la qualité et la compétitivité du cacao congolais. Des programmes de formation et d’accompagnement à la certification sont en cours pour permettre aux producteurs d’accéder à des marchés plus rémunérateurs. Le gouvernement prévoit également de consolider la présence du pays au sein des organisations internationales du secteur et de promouvoir la transformation locale. Des zones économiques spéciales, notamment à Musienene et à Gwaka, sont en développement pour encourager la production de beurre de cacao, de poudre et d’autres produits dérivés. L’objectif affiché est de faire du cacao un véritable levier de croissance, tout en améliorant durablement les conditions de vie des agriculteurs.

Charles Mapinduzi

RDC : Christian Mwando saisit l’Assemblée nationale sur l’accord d’accueil des expulsés des États-Unis

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Le député national Christian Mwando a déposé ce mercredi 8 avril, une question orale avec débat au bureau de l’Assemblée nationale, envers la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, sur la résolution de l’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis, qui, selon le gouvernement congolais, son entrée en vigueur était le 05 avril 2026.

Christian Mwando exige des éclaircissements de la part de la cheffe de la diplomatie congolaise sur l’élu le contour de l’accord conclu avec Washington, le nombre et le statut juridique des personnes concernées, les risques pour la sécurité du pays et la cohésion nationale, notamment les contreparties obtenues.

Cet élu souligne également la démarche biaisée de ce processus qui n’a pas saisi le bureau de la chambre basse du parlement pour association avant la validation de cet accord « susceptible ». Il s’interroge sur la mise à disposition d’une partie du territoire congolais au service de la politique migratoire américaine.

Bienvenu Musoy

Boxe : Martin Bakole accuse son ancien promoteur Ben Shalom de bloquer sa carrière

Ce mercredi 8 avril, le boxeur congolais Martin Bakole est sorti de son silence pour clarifier sa situation professionnelle, jusque-là entourée d’incertitudes. Dans une déclaration ferme, le poids lourd affirme être prêt à remonter sur le ring à tout moment, mais accuse un homme de freiner volontairement sa carrière : Ben Shalom. Une prise de parole qui révèle des tensions profondes dans les coulisses de sa carrière.

Selon Martin Bakole, son ancien promoteur chercherait à maintenir un contrôle injustifié sur lui, malgré la fin de leur contrat.

« Mon avocat a confirmé que mon contrat avec lui est terminé », insiste-t-il, dénonçant une situation qu’il qualifie de blocage délibéré.

Le boxeur affirme que Ben Shalom enverrait des messages et menaces à ses potentiels partenaires afin de l’empêcher de signer de nouveaux combats. Une stratégie qu’il juge injuste et nuisible à son avenir professionnel.

Déterminé à reprendre sa carrière en main, Martin Bakole martèle qu’il refuse désormais de céder à toute forme de pression financière.

« Je me bats pour subvenir aux besoins de ma famille, pas pour lui », affirme-t-il avec conviction.

Prêt à défendre son honneur et sa liberté sportive, le boxeur congolais appelle à mettre fin à ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation. Une affaire qui pourrait rapidement prendre une tournure juridique si aucun accord n’est trouvé.

Voldy Matiafu