La recrudescence des braquages à main armée dans la ville-province de Kinshasa suscite de vives inquiétudes au sein de la société congolaise. Dans un entretien accordé vendredi 30 mai à la rédaction de Netic-News, Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka et de l’ADD-Congo, affirme que Kinshasa est devenue une véritable zone de non-droit.
« La ville de Kinshasa est devenue le nouveau Far West, une zone de non-droit. Il ne se passe plus un jour sans qu’un braquage ne soit signalé. De véritables tueurs et braqueurs en série opèrent en plein jour avec des armes de type AK-47. Ils attaquent les cambistes ou changeurs de monnaie et n’hésitent pas à tuer leurs victimes sans que la police n’intervienne », déclare-t-il.
Le porte-parole de Lamuka souligne que « la police est en sous-effectif, sous-équipée et mal rémunérée. Comment une ville de plus de dix-sept millions d’habitants peut-elle compter moins de dix-sept mille policiers ? »
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Prince Epenge s’interroge :
« Les autorités du pays sont-elles au courant de cette situation ? Et si elles se sentent incapables de protéger les Kinois, qu’elles les autorisent à porter des armes. Car Félix Tshisekedi les a abandonnés. Aujourd’hui, à l’UNIKIN, des coups de feu ont été tirés et il y a eu des blessés lors de cette attaque. »
Pour rappel, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a signé, le jeudi 29 mai, une coopération avec l’Université de Kinshasa (UNIKIN), via son école de criminologie, afin de lutter contre ce fléau. Des patrouilles mixtes et un contrôle accru figurent parmi les mesures convenues entre les deux parties.
Bienvenu Musoy
