Dans une interview émotive accordée à une chaîne locale le week-end dernier, le célèbre chantre congolais Matou Samuel s’est confié pour la première fois sur les décès successifs de ses deux précédentes épouses, une histoire douloureuse qui a marqué sa vie personnelle autant que sa carrière musicale.
Depuis plus d’une décennie, ces pertes tragiques ont suscité de nombreuses spéculations au sein de l’opinion publique congolaise. L’artiste a longtemps été la cible de rumeurs malveillantes, certains allant jusqu’à l’accuser de pratiques occultes et d’être à l’origine des décès de ses femmes pour favoriser sa carrière.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Face à ces accusations, Matou Samuel a tenu à clarifier les faits : « La mort frappe tout le monde. C’est peut-être parce que c’est moi que les gens insistent autant là-dessus, mais ça fait mal. » Les larmes aux yeux, il a partagé la douleur vécue à la suite de la perte de sa première épouse, maman Titi, après 15 ans de mariage et alors que leurs cinq enfants étaient encore très jeunes.
Malgré le choc, le chantre a choisi de reconstruire sa vie en écoutant « la voix de Dieu ». Il s’est alors remarié, cette fois avec maman Kapi, avec qui il a partagé 13 années de vie commune et eu trois enfants. Mais à nouveau, la tragédie a frappé.
« Quand elle est décédée, c’était encore une occasion de moquerie dans notre communauté. Je me suis adressé à Dieu en disant : Seigneur, cette fois-ci, prends-moi… », a-t-il confié, visiblement brisé.
Six ans après la disparition de sa deuxième épouse, Matou Samuel a trouvé la force de se relever et de refaire sa vie. Aujourd’hui, il est marié à maman Véronique, médecin de profession et résidant au Canada. Ensemble, ils partagent quatre années de mariage, marquées par la paix et une nouvelle stabilité.
Reconnaissant envers Dieu, Matou Samuel affirme avoir retrouvé espoir, éloigné des ténèbres de la solitude et des jugements. Il poursuit désormais son ministère et sa mission musicale avec une foi renouvelée.
Voldy Matiafu
