Le ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo appelle à la prudence quant aux attentes suscitées par l’accord de paix signé récemment avec le Rwanda. « Une continuation des violations, ça ne veut pas dire que l’accord est caduc. Je ne pense pas qu’une guerre qui a duré 30 ans prenne fin juste par la signature d’un accord », a indiqué le ministère, rappelant que la complexité du conflit à l’Est du pays impose une lecture réaliste des étapes à venir.
Selon Kinshasa, l’accord représente une opportunité politique majeure, mais pas une solution immédiate à toutes les tensions. Les autorités congolaises reconnaissent que des « avancées » seront possibles dans les prochains mois, notamment sur le plan diplomatique et sécuritaire, mais préviennent également que le processus pourrait être ponctué « d’échecs ». Cette approche vise à maintenir la confiance du public tout en soulignant les défis persistants dans la mise en œuvre des engagements mutuels.
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Le gouvernement congolais insiste enfin sur la nécessité de poursuivre les efforts de stabilisation, en renforçant les mécanismes de surveillance et de dialogue avec les partenaires régionaux et internationaux. Pour Kinshasa, la signature de l’accord n’est qu’une étape dans un processus long et exigeant, qui demandera cohérence, patience et engagement pour espérer ramener une paix durable dans la région.
Par Gilbert Ngonga
