Contrôle parlementaire : le député Eric Ngalula interpelle la ministre des Mines

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Le député national Eric Ngalula, élu de la circonscription électorale de Lupatapata, dans la province du Kasaï Oriental, a pris, ce vendredi 15 septembre 2023, jour l’ouverture de la session ordinaire de septembre, une initiative de contrôle parlementaire. Il s’agit d’une interpellation de la ministre des Mines Antoinette N’Samba concernant son arrêté n°00049 qui viole les prescrits de l’article 85 du code minier.

En croire l’élu de Lupatapata, l’article 85 du code minier stipule clairement que les produits miniers extraits des périmètres des sociétés minières doivent être vendus librement par ces sociétés, au prix qu’elles veulent bien appliquer. Mais avec cet arrêté, la ministre des Mines fixe une panoplie de conditions qui ne prennent en compte que les intérêts d’un seul individu, de l’acheteur des diamants produits par la société Ennui Congo d’investissement minier qui a installé à Tshibwe, dans le territoire de Miabi, province du Kasaï Oriental.

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« Pendant les vacances parlementaires, j’ai initié une question écrite à laquelle la ministre n’a réservé aucune suite. Aujourd’hui, je l’interpelle à l’Assemblée nationale pour qu’elle vienne s’expliquer. Cette société est la seule du Kasaï Oriental qui emploie près d’un millier de travailleurs. Quand la ministre conditionne la vente des produits miniers.  L’acheteur prend le produit à 14 dollars pour revendre 24 dollars le carat. La conséquence est que les diamants de la Sacim sont sous évalués avec « la complicité du CEEC ». La société ne gagne pas assez. Aujourd’hui, il y a des arriérés qui ne sont pas payés, les travailleurs de la Sacim vont tout le temps en grève. La société ne sait pas renouveler les matériels roulants, elle sait acheter du carburant. Il y a déjà la Brasimba qui est partie du Kasaï, la Miba ne tourne pas et on ne va pas fermer la seule entreprise qui tourne encore ou la mettre en difficulté. Raison pour laquelle nous demandons à la ministre de venir nous expliquer sa démarche. De plus, ce genre d’arrêtés marchent bien dans le Grand Katanga, où les grandes firmes qui brassent des milliards en bourse. Nous lui proposons de rapporter son arrêté ou la modifier ou encore que les diamants de la Sacim ne soient plus concernés par cet arrêté qui a déjà causé beaucoup de tort à l’entreprise », a expliqué le député Ngalula.

En tant fils d’un négociant de diamant, Erice Ngalula aborde la question en connaissance de cause. Les diamants de la Sacim sont de qualité industrielle, ils se vendent en bourse au prix minimum de 22 dollars le carat. L’acheteur attitré ne débourse que 14 dollars, avec 10 dollars de manque à gagner pour l’entreprise productrice. Aujourd’hui, la Sacim éprouve de difficultés de fonctionnement et risque de mettre la clé sous le paillasson.

Il est donc question de sauver l’unique société minière qui procure de l’emploi aux populations du Kasaï Oriental et environs.

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