La société des Transports au Congo (Transco), établissement public qui bute, à ce jour, à de grosses difficultés de trésorerie, au point que ces bus sont devenus rares sur les artères de la ville par manque de carburant et pièces de rechange pour les bus en panne.
C’est dans ces entrefaites que le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Marc Ekila, surgit avec dans sa mallette, une entreprise dénommée « la Société Solution technique Services SARL », Solutech, raconte un cadre de Transco. Le ministre met la direction générale de Transco sous pression pour signer un contrat avec Solutech, sans respect de la procédure de passation des marchés publics.
Selon les termes de ce contrat, la société Solutech apporte des réponses avec un système de billetterie électronique ; système de géolocalisation ; système de contrôle de carburant à distance ; système de caméras de surveillance ; système de gestion de ressources humaines, système gestion de stocks ; système de gestion financière.
En contrepartie, Transco consent de payer la somme de 1.428.875 USD pour les services rendus. La durée du contrat est de trois ans.
Mais avant l’exécution du contrat, Solutech exige le versement de 30% de l’enveloppe totale en vue de l’acquisition des équipements à installer.
En janvier 2024, alors que le contrat court déjà depuis la date de sa signature, le DG Cyprien Mbere, praticien de droit de son état, sursaute de sa torpeur et sollicite, à travers sa correspondance n°002/Transco/DG/MMC)01/2024, le rapport sur l’impact financier de la solution dans la trésorerie de Transco, ainsi que d’émettre toutes les propositions utiles en vue de la réussite du partenariat avec Solutech.
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Par crainte de sanctions disciplinaires ou complicité dans la rétro-commission, le DG Cyprien Mbere Moba va signer le contrat, avec Solutech, le 21 août 2023.
Dans sa réponse à la lettre du DG Cyprien Mbere, M. Katanga Pierre, directeur financier de Transco, constate que le contrat n’a pas de cahier des charges ayant conduit à ce partenariat ; pas d’avis de non-objection de la DGCMP alors qu’il s’agit d’un marché public ; et propose d’obtenir les éléments légaux tels qu’énumérés à l’article 48 de la loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics. Le directeur financier rappelle à son DG que le charroi actuel (à plus de 80%) de Transco fait face à une exploitation excessive de plus de 3 ans ; le chiffre d’affaires de Transco ne couvre pas tous ses engagements ; Transco est indexée par la BCC ; Transco n’ plus bénéficié de subvention d’équilibre depuis août 2021.
La même source renseigne par ailleurs que les rares personnes qui se sont opposées à ce partenariat sont le DGA et DF qui sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone, car très en froid avec le ministre de tutelle Marc Ekila qui a eu l’outrecuidance de chasser de la cérémonie de remise de 10 nouveaux Made in DRC le Directeur général adjoint.
« Vous n’êtes pas au siège de l’UDPS », a crié le ministre au DGA.
Son pêché, c’est d’avoir arboré son « monyere », identité de militant de l’UDPS-Tshisekedi, alors que dans la même salle se sont retrouvés des Indiens en chapeau. ( complexe).
Gauthier Sey
