Après une période d’accalmie, la République démocratique du Congo fait face à une nouvelle résurgence de l’épidémie d’Ebola, cette fois causée par la souche Bundibugyo. Lors d’un briefing presse tenu le mardi 19 mai 2026, le ministre de la Santé, Roger Kamba, le virologue et directeur général de l’INRB, Jean-Jacques Muyembe, ainsi que le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont dressé l’état des lieux de cette 17ᵉ épidémie et présenté les premières mesures de riposte engagées par le gouvernement.
Selon les autorités sanitaires, quatre zones de santé sont actuellement touchées en Ituri, notamment Mungwalu, Bunia, Rwampara et Nyakunde. Des cas ont également été signalés à Butembo et un cas isolé a été enregistré à Goma. Les analyses réalisées à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont permis de confirmer environ 32 cas positifs. Les données disponibles font également état de décès survenus dans la communauté avant toute prise en charge médicale, compliquant ainsi le suivi épidémiologique.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Sur le plan scientifique, le Pr Muyembe a expliqué que la souche Bundibugyo présente un profil différent d’Ebola Zaïre, avec une mortalité estimée à environ 40 % contre plus de 80 % pour la souche la plus virulente. Il a également souligné qu’aucun vaccin ni traitement spécifique n’est encore disponible contre cette souche, tout en rassurant sur les efforts en cours pour développer des solutions thérapeutiques. À ce jour, 69 patients sont pris en charge dans des centres de traitement et environ 543 cas probables sont recensés. La RDC, forte de son expérience dans la gestion des épidémies, a déjà maîtrisé 15 des 17 flambées d’Ebola enregistrées sur son territoire.
Blanchi Lungala M
