Le processus de paix entre Kinshasa et Kigali, sous l’égide de l’Angola à Luanda, demeure dans une impasse. Lors de la réunion ministérielle des 20 et 21 août, les deux délégations se sont séparées sans parvenir à un accord, en raison de désaccords majeurs sur la traque des FDLR, une milice d’origine rwandaise.
Selon la présidence angolaise, cette réunion avait pour objectif de discuter d’un accord de paix visant à trouver une solution négociée et pacifique au conflit qui déstabilise l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Toutefois, les discussions ont achoppé sur deux points essentiels : la neutralisation des FDLR et l’élaboration d’un plan de désengagement des forces militaires.
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Des divergences persistantes
Le Rwanda, préoccupé par la menace que représentent les FDLR pour sa sécurité nationale, a exigé un calendrier précis pour le début de leur neutralisation, conditionnant le désengagement de ses troupes à cette mesure.
De son côté, la délégation congolaise a accusé Kigali de soutenir la rébellion du M23, active dans le Nord-Kivu, et de bloquer le processus de paix pour forcer Kinshasa à négocier directement avec les rebelles. La RDC reproche également au Rwanda de ne pas contribuer de manière constructive au processus de désengagement des forces armées.
Un climat tendu
La tension entre les deux pays a encore monté d’un cran lors des réunions des 14 et 15 septembre à Luanda. La ministre congolaise des Affaires étrangères a catégoriquement refusé un plan commun de neutralisation des FDLR, malgré les pressions exercées par les autorités angolaises.
Ce climat tendu a conduit à l’annulation d’une nouvelle rencontre ministérielle prévue du 30 septembre au 1er octobre, en raison de l’absence d’un consensus.
Méfiance croissante
Kinshasa se montre de plus en plus méfiant à l’égard de Kigali, qui persiste à affirmer que le M23 est un groupe armé congolais et que le Rwanda n’y est pour rien.
La médiation angolaise, qui jusqu’ici constituait la principale initiative diplomatique pour tenter de désamorcer la crise, semble perdre de son efficacité. Cependant, la communauté internationale continue de considérer Luanda comme un passage clé pour parvenir à une résolution de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Charles Mapinduzi
