La situation humanitaire à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, devient de plus en plus alarmante. Dans un communiqué publié le mardi 28 janvier 2025, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé avoir pris en charge plus de 600 blessés depuis le début du mois, dont près de la moitié sont des civils. Ces victimes sont les conséquences des violents affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le mouvement rebelle du M23, soutenu par le Rwanda, dans la ville et ses environs.
Le CICR déplore l’afflux massif de blessés, atteints par balles ou par des éclats d’obus, dans plusieurs structures sanitaires. Malgré des moyens limités, celles-ci continuent de prendre en charge les victimes.
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« Des civils arrivent grièvement blessés par balles ou par des éclats d’obus. Tout l’hôpital est mobilisé et les trois équipes chirurgicales travaillent sans relâche pour soigner des patients qui attendent parfois couchés à même le sol, faute d’espace suffisant », a déclaré Myriam Favier, cheffe de la sous-délégation du CICR à Goma.
Face à cette crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver, l’organisation appelle les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à protéger les civils ainsi que leurs biens.
« Il est impératif que les parties au conflit respectent le droit international humanitaire en veillant constamment à épargner les civils ainsi que leurs biens et en prenant toutes les mesures possibles pour minimiser les conséquences humanitaires des opérations militaires qu’elles dirigent », a affirmé François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.
Le CICR insiste également sur la nécessité d’un accès sécurisé pour les humanitaires afin de répondre aux besoins les plus urgents, notamment l’approvisionnement en eau potable, en électricité et en soins médicaux.
« Nous recevons un grand nombre d’appels de personnes blessées, désemparées et livrées à elles-mêmes. Un accès humanitaire sécurisé est indispensable pour répondre aux besoins les plus urgents comme l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à la nourriture et aux soins de santé », a ajouté François Moreillon.
Selon le CICR, cette situation dramatique est notamment due à l’usage intensif de l’artillerie dans des zones densément peuplées, en particulier dans les grands centres urbains comme Goma et les camps de déplacés, ainsi qu’à la violence des combats qui piègent des milliers de civils dans un cycle infernal de destruction et de souffrance.
Blanchi Lungala M.
