L’activité est totalement paralysée ce vendredi 8 août 2025 au poste de péage de Lukangaba, situé à 13 kilomètres de Sakania, à la frontière zambienne. Les travailleurs congolais de l’entreprise chinoise Jiayou International, affectés au port sec de Lukangaba, ont déclenché un mouvement de grève pour dénoncer le non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et des conditions de travail précaires. Ils exigent une revalorisation salariale, des équipements de sécurité adéquats, ainsi que le départ de leur directeur, accusé d’entraver toute amélioration.
Les manifestants affirment que les salaires, attendus le 5 août, n’ont été versés que tardivement, après des menaces de protestation, et sans tenir compte du nouveau barème légal.
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« Nous ne reprendrons le travail que lorsque la loi sera respectée. Le SMIG est appliqué dans d’autres entreprises, pourquoi pas chez Jiayou ? », a interrogé un gréviste.
Ils dénoncent également l’absence de protections de base telles que les tenues de travail et les chaussures de sécurité, malgré leur exposition constante à la poussière.
Sur le terrain, la circulation est complètement bloquée : de longues files de camions sont à l’arrêt dans les deux sens, engendrant un embouteillage majeur sur cet axe stratégique du Haut-Katanga. Les tentatives de joindre la direction de Jiayou International sont restées vaines, et le climat demeure tendu autour du site.
Cedrick Katay Kalombo
