La situation demeure tendue ce jeudi 16 juillet à Komanda, dans la province de l’Ituri, après la mort d’un chef de la milice du Front patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC). Dans ce centre commercial situé à l’ouest de Bunia, plusieurs activités sont paralysées depuis la matinée. Des tirs à l’arme à feu ont été entendus durant la nuit, attribués à des combattants de ce groupe armé.
Les incidents ont débuté mercredi soir au Centre de traitement d’Ebola de Nyankunde, après le décès d’une femme à la suite de complications liées à son accouchement. Selon des sources locales, cette dernière était l’épouse d’un membre de la FPIC. Une pénurie de sang aurait empêché sa prise en charge à temps, provoquant la colère des miliciens qui ont saccagé le centre. C’est au cours de ces violences que le chef de la milice aurait été atteint par balle. Des témoins affirment ensuite que les assaillants ont accusé le centre d’abriter des éléments des FARDC et de la police.
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Face à cette situation, plusieurs habitants ainsi que des malades ont fui les zones affectées pour se mettre à l’abri. Des sources locales rapportent également le retrait temporaire de certaines organisations humanitaires impliquées dans la riposte contre Ebola à Nyankunde. La société civile de l’Ituri condamne ces actes et appelle au rétablissement de la sécurité dans la zone.
Charles Mapinduzi
