La grève des agents engagés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola a repris ce samedi 25 juillet à Bunia, dans la province de l’Ituri, moins de 24 heures après le séjour de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans cette partie du pays. Plusieurs soignants affectés au Centre de traitement Ebola (CTE) Elikya ont quitté leurs postes pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. Cette situation intervient alors que la visite de la cheffe du gouvernement avait fait naître l’espoir de voir les difficultés auxquelles sont confrontées les équipes de la riposte trouver une solution.
Cette reprise de la grève intervient également quelques jours après le passage du ministre de la Santé, qui avait assuré que les agents de la riposte seraient payés dans les plus brefs délais grâce à un nouveau système de paiement par cartes bancaires. Mais, selon les grévistes, ces promesses ne se sont toujours pas concrétisées. En abandonnant leurs postes, les soignants ont paralysé une partie des activités de prise en charge, laissant plusieurs malades sans assistance. Cette situation fait craindre un affaiblissement de la riposte dans une province considérée comme l’épicentre de l’épidémie, au moment où les autorités sanitaires insistent sur la nécessité d’intensifier les efforts pour freiner la propagation du virus.
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Selon les dernières données, l’épidémie a totalisé 2 536 cas confirmés, dont 1 034 décès, soit un taux de létalité de 40,7 %. Au total, 506 patients ont été déclarés guéris, tandis que 738 autres sont encore en isolement ou sous traitement. La reprise de la grève intervient alors que les appels se multiplient en faveur du renforcement de la riposte et que les experts de l’Organisation mondiale de la Santé alertent sur le risque de voir cette épidémie devenir la plus dévastatrice si les mesures nécessaires ne sont pas prises à temps.
Jean Ngaviro
