À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée chaque 1er décembre, les autorités sanitaires du Bas-Uélé tirent la sonnette d’alarme. Selon Fabrice Denangowe Doagbili, secrétaire exécutif du bureau provincial du Programme national multisectoriel de lutte contre le sida (PNMLS), la prévalence du VIH/SIDA dépasse actuellement 1 % dans cette province, la classant parmi les dix plus touchées du pays. Cette situation s’inscrit dans un contexte national d’efforts renouvelés sous le thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA ».
Plusieurs facteurs expliquent cette forte prévalence, notamment la promiscuité observée dans plus de 150 sites miniers d’or et de diamants, souvent associés à une prostitution accrue. La proximité géographique avec des zones fortement touchées — le Haut-Uélé (7,1 %), la République centrafricaine (3,8 %) et le Soudan du Sud (2,6 %) — constitue également un risque majeur. Face à ces défis, Fabrice Denangowe Doagbili appelle le Gouvernement central et les partenaires à renforcer la sensibilisation, le dépistage, la prise en charge des adolescents et des jeunes filles enceintes vivant avec le VIH, à implanter des laboratoires spécialisés et à réorganiser l’Union congolaise des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Il recommande aussi un appui nutritionnel via la Division des Affaires sociales afin de garantir un accès équitable aux services de prévention, de traitement et de soutien pour atteindre l’objectif d’élimination du sida d’ici 2030.
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Dans un message publié sur son compte officiel X ce lundi 1er décembre 2025, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a rappelé que cette journée constitue un moment de mémoire et d’engagement collectif. Il a également appelé à une mobilisation accrue pour faire face aux défis persistants dans la lutte contre la pandémie au niveau national.
Rodriguez Kikamba
