Plus de trente-six (36) corps d’indigents sont abandonnés depuis plus de six mois à la morgue du centre hospitalier de référence de Makala (Sanat), situé à Selembao, une commune du centre de Kinshasa. L’alerte a été donnée ce vendredi 23 janvier, par une source parlementaire citée par l’agence congolaise de presse, qui évoque une situation préoccupante tant sur le plan sanitaire qu’environnemental, dans un contexte urbain déjà marqué par de fortes pressions démographiques.
Selon Steve Mulumba, président de la commission Environnement de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), cette situation a particulièrement retenu l’attention des députés provinciaux. Il souligne que l’absence de prise en charge adéquate de ces dépouilles soulève de graves questions éthiques, tout en exposant le personnel hospitalier et les populations riveraines à des risques sanitaires majeurs liés à la dégradation prolongée des corps.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Un constat similaire a été dressé à l’hôpital général de référence de Kintambo, également situé dans le centre de la capitale congolaise. Dans cette structure sanitaire, plus de trente-trois (33) corps seraient abandonnés depuis plus de trois ans, révélant une problématique structurelle de gestion des indigents décédés et mettant en lumière les limites des mécanismes publics de prise en charge funéraire à Kinshasa.
Jérémie Ngunga Léman
