Des membres de la Force du Progrès, un mouvement proche de l’UDPS, auraient affirmé avoir reçu des consignes pour perturber le sit-in organisé par l’opposition le 12 juin dernier à Kinshasa. Selon un rapport publié ce jeudi 9 juillet par Human Rights Watch (HRW), plusieurs témoins interrogés par l’organisation ont déclaré avoir été mobilisés avant la manifestation, avec la promesse d’une récompense financière.
D’après HRW, les violences auraient commencé avant le début du rassemblement, avec notamment des attaques visant des permanences de partis de l’opposition, avant des affrontements autour du Palais du Peuple. L’organisation affirme, sur base de témoignages, de vidéos et d’autres éléments recueillis, que les forces de sécurité auraient fait un usage excessif de la force et n’auraient pas suffisamment assuré la protection des manifestants.
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L’UDPS rejette ces accusations et affirme n’avoir jamais donné de telles instructions, estimant que certaines personnes se réclament de la Force du Progrès sans en être membres. Par ailleurs, le procureur général près la Cour de cassation a ouvert une enquête sur les violences enregistrées lors de cette manifestation. HRW appelle à une procédure indépendante afin que les responsables, quelle que soit leur appartenance politique, répondent de leurs actes.
Charles Mapinduzi
