L’opposant Jean-Marc Kabund a vivement dénoncé la répression du sit-in organisé ce vendredi par la coalition de l’opposition à Kinshasa. S’exprimant après les incidents survenus autour du Boulevard Triomphal et du Palais du Peuple, l’ancien président intérimaire de l’UDPS a affirmé que les manifestants avaient fait face à « une police visiblement droguée », évoquant des scènes de violence qu’il dit n’avoir jamais observées au cours de son parcours politique.
« De mémoire d’un opposant ou d’un combattant, ce que j’ai vu aujourd’hui, je ne l’ai jamais vu avant », a déclaré Jean-Marc Kabund. Selon lui, les événements de la journée traduisent une dérive inquiétante dans la gestion des manifestations politiques en République démocratique du Congo. L’opposant estime que les forces de l’ordre ont fait preuve d’une brutalité inhabituelle à l’égard des manifestants venus exprimer leur opposition à la proposition de loi sur le référendum.
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Jean-Marc Kabund a également livré un témoignage particulièrement alarmant sur les violences observées sur le terrain. Il affirme avoir vu un jeune homme être atteint par balle à bout portant avant d’être agressé alors qu’il luttait pour sa survie. « Ce qui s’est passé aujourd’hui est d’une extrême gravité », a-t-il déclaré, accusant la Force du Progrès d’être impliquée dans ces actes sous le regard des forces de l’ordre. Ces allégations n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction officielle des autorités concernées au moment de la publication de cet article.
Gilbert Ngonga
