Kinshasa : Le prix du riz et de la farine en nette baisse, les ménages soulagés

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Une brise de soulagement souffle enfin sur les marchés de Kinshasa. Après des mois de suffocation inflationniste, la rédaction de Netic News, a noté ce 2 mars 2026 après une ronde au marché Gambela dans la commune de Kasa-Vubu dans la province de Kinshasa, une baisse significative des prix des produits de première nécessité. Entre le 9 février et le 2 mars, le prix du sac de riz de 25 kg a chuté de 12,5 %, une décompression vitale pour les foyers de la capitale.

L’abondance dicte sa loi sur le riz et la farine

Au marché Gambela, l’effervescence habituelle s’accompagne désormais d’une satisfaction renouvelée. Jospin Ekalo, vendeur de céréales, dresse le inventaire de cette décrue : « Actuellement, les prix des sacs de riz de 25 kg ont baissé. Le riz BB se vend à 46.200 FC contre 48.700 FC auparavant, le Lion se négocie à 46.000 FC contre 48.500 FC, et le riz Baba est tombé à 43.900 FC contre 48.000 FC ». Cette tendance ne se limite pas au riz ; la farine Midema de 25 kg suit la courbe avec un recul de plus de 3.000 FC. Pour Jospin, l’explication est simple :

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« Cette baisse est consécutive à l’abondance des produits sur les marchés ».

Huiles et produits laitiers : l’effet « Lufu » et la stabilité monétaire

Le rayon des huiles végétales n’échappe pas à cette dynamique. Le bidon de 25 litres de Regina s’affiche désormais à 98.750 FC. Du côté des produits laitiers, Roger Lutu, également marchand à Gambela, pointe du doigt une source logistique majeure :

« Les prix de lait en poudre ont baissé parce que les produits en provenance du marché de Lufu inondent Kinshasa ». Ainsi, la boîte de lait Nido de 1,8 kg est passée de 47.750 FC à 44.720 FC. Cette « inondation » de l’offre s’appuie sur un socle macroéconomique solide. Ritha Masumbuko, vendeuse au marché Zigida, souligne : « Cette baisse est due à l’abondance et à la stabilité du taux de change, fixé à 2.250 FC pour 1 dollar ».

Chez les légumineuses : le haricot de Goma et le maïs d’Angola en renfort

Sur les étals de légumes secs, les prix fondent également. Le « kopo » (mesurette) de haricots de Goma a dégringolé de 4.000 FC à 3.000 FC. Le haricot « Madesu ya Lufu » suit le mouvement, passant de 3.000 FC à 2.500 FC. Même constat pour la farine de maïs (semoule) à Matadi-Kibala, où la mesurette « Ekolo » de marque angolaise se négocie désormais à 1.700 FC.

« C’est l’abondance sur le marché qui fait respirer les clients », résume André Kabongo, vendeur local.

Les surgelés font exception, et d’ailleurs se font rares sur le marché Kinois

Toutefois, ce tableau idyllique comporte une zone d’ombre : le rayon des vivres frais. Contrairement aux produits secs, les surgelés affichent une hausse de 15 %. Le kilogramme de dindon a bondi de 6.500 FC à 7.500 FC, et les « Mipanzi » (cotis de porc) ont grimpé de 9.000 FC à 12.000 FC.

« Si les prix des surgelés ont haussé, c’est parce qu’il y a rareté de ces produits », déplore Elena Kapinga au marché de l’UPN.

Cette pression sur les protéines animales rappelle que la sécurité alimentaire de Kinshasa reste un équilibre fragile, suspendu à la régularité des chaînes d’approvisionnement en froid.

Guyvenant Misenge

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