À 48 heures du début de l’examen d’État 2024-2025, l’ambiance est à la fois studieuse et préoccupante dans plusieurs quartiers de Lubumbashi, Haut-Katanga. Les élèves finalistes, déterminés à franchir cette étape décisive vers l’enseignement supérieur, font face à de nombreux obstacles. Parmi les plus mentionnés : les coupures d’électricité fréquentes, qui pénalisent particulièrement les séances d’étude nocturnes. « Depuis trois jours, on n’a pas de courant. Impossible de revoir mes cours le soir », témoigne Fiston Lamba, élève à Kigoma. À cela s’ajoutent des difficultés économiques empêchant plusieurs familles de couvrir les frais liés aux fournitures scolaires ou aux cours de rattrapage.
Autre sujet d’inquiétude pour les finalistes : l’inachèvement du programme scolaire dans certaines écoles. Plusieurs élèves affirment ne pas avoir couvert l’intégralité de la matière prévue en raison de retards accumulés. Christine Muyej, du lycée Wema, explique : « On a sauté plusieurs chapitres en mathématiques. On n’a pas eu le temps nécessaire pour tout voir. » Ce manque de préparation aggrave le stress ressenti à l’approche des quatre jours d’épreuves.
Accédez aux informations importantes avant tout le monde
Enfin, des établissements sont accusés d’avoir enfreint les consignes du ministère de l’Éducation nationale, notamment concernant l’interdiction du « maquis scolaire » — ces cours payants organisés en dehors du cadre officiel. Ces pratiques, encore fréquentes malgré les interdictions, soulignent les limites structurelles et organisationnelles du système éducatif congolais, au moment même où des milliers de jeunes s’apprêtent à jouer leur avenir.
Cedrick Katay Kalombo
