La ville de Beni, qui fait actuellement office de chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF dans la matinée de ce jeudi 11 juin. L’incursion s’est produite dans la cellule Munzambayi, au quartier Boikene, où au moins trois civils ont été tués. Plusieurs personnes auraient également été prises en otage par les assaillants, selon des sources locales.
D’après des témoignages recueillis sur place, les rebelles ont opéré dans une zone située à proximité d’une position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette nouvelle attaque soulève de nombreuses inquiétudes parmi les habitants, certains affirmant que des alertes sécuritaires avaient été lancées avant le drame sans être suffisamment prises en compte. Les FARDC seraient intervenues après l’attaque pour repousser les assaillants et sécuriser le secteur.
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La situation a provoqué une vive tension dans le centre-ville de Beni. Des conducteurs de motos-taxis ainsi que plusieurs habitants sont descendus dans la rue pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire. Des manifestations spontanées ont été enregistrées et des tirs ont été entendus lors d’affrontements entre des jeunes manifestants et les forces de l’ordre. Cette attaque survient quelques semaines après une relative accalmie dans la ville et quelques jours seulement après le massacre de 21 civils à Ngadi et Vemba, ravivant les craintes d’une recrudescence des violences dans cette partie du Nord-Kivu.
Charles Mapinduzi
